Subwing aux îles Gili, la glisse sous-marine qui donne une autre idée du lagon

Plongée
Le Figaro Nautisme
Par Le Figaro Nautisme

Entre sensation de vol, eau chaude et récifs tropicaux, les îles Gili offrent un décor presque taillé sur mesure pour découvrir le Subwing, cette activité tractée qui transforme une simple sortie en mer en expérience à part.

Entre sensation de vol, eau chaude et récifs tropicaux, les îles Gili offrent un décor presque taillé sur mesure pour découvrir le Subwing, cette activité tractée qui transforme une simple sortie en mer en expérience à part.

© Wikipédia

Un drôle d’engin né d’une idée simple

Le Subwing ne ressemble à rien de très impressionnant quand on le voit hors de l’eau. Deux ailes reliées par un axe, une prise en main assez intuitive, un câble accroché à un bateau, et voilà. Pourtant, une fois immergé, l’objet change complètement de dimension. Imaginé par le Norvégien Simon Sivertsen alors qu’il avait 18 ans, au cours d’un voyage en Méditerranée en 2010, le concept s’est ensuite développé comme une nouvelle forme de glisse aquatique, à mi chemin entre l’apnée ludique, le snorkeling tracté et la sensation très particulière de “voler” sous la surface. Le principe est d’une redoutable efficacité. Le pratiquant s’accroche à la planche, ou plutôt à ses deux ailes mobiles, pendant qu’un bateau le tracte lentement. La vitesse recommandée se situe autour de 2 à 4 nœuds, ce qui suffit largement à créer des appuis dans l’eau et à faire décoller les sensations. En inclinant les deux ailes vers le bas, on plonge. En les relevant, on remonte. En jouant différemment avec chaque côté, on peut tourner, onduler, enchaîner les changements de direction et même réaliser quelques figures.

Ce qui séduit surtout, c’est le décalage entre la simplicité du geste et le ressenti. Le Subwing ne demande ni bouteille, ni technique lourde, ni longue préparation. Il faut évidemment être à l’aise dans l’eau, savoir gérer son souffle et respecter les consignes de sécurité, mais l’apprentissage reste rapide. En quelques minutes, l’engin devient presque instinctif, et l’on passe très vite de la curiosité à cette impression troublante de se déplacer comme un poisson, en silence, dans une eau traversée par la lumière.

© Wikipédia

Pourquoi les îles Gili s’y prêtent si bien

Pour comprendre pourquoi le Subwing fonctionne si bien aux îles Gili, il faut d’abord regarder le décor. Au large de Lombok, les 3 îles principales, Gili Trawangan, Gili Meno et Gili Air, se sont imposées comme l’un des grands terrains de jeu aquatiques de l’Indonésie touristique. Elles sont connues pour leurs eaux chaudes, leur bonne visibilité, leurs récifs accessibles et la richesse de leur vie marine, qui attire depuis longtemps plongeurs et amateurs de snorkeling. Dans ce paysage, le Subwing trouve une place presque naturelle. L’activité a besoin d’une mer lisible, d’une eau agréable, d’un environnement qui donne envie de garder la tête sous la surface plus longtemps que prévu. Les Gili cochent toutes les cases. Le bleu y est limpide, les fonds changent vite de relief, et l’on passe facilement d’une zone sableuse à des secteurs plus vivants où les coraux et les poissons donnent immédiatement de l’épaisseur à l’expérience. Ici, on ne se contente pas d’être tracté derrière un bateau. On a réellement l’impression d’entrer dans le lagon. Gili Air reste souvent l’île qui incarne le mieux cette promesse. Plus douce que Gili Trawangan, moins confidentielle que Gili Meno, elle concentre ce mélange très recherché de lagon accueillant, de récifs proches et d’activités nautiques faciles à organiser. Les sites de plongée qui l’entourent témoignent bien de cette diversité, avec des secteurs connus pour les tortues, des tombants accessibles, des poissons de récif, des nudibranches, des poulpes, des murènes et, selon les zones et les conditions, des rencontres plus ponctuelles avec des raies ou des requins de récif.

Si vous n'étiez pas encore totalement convaincu, voici un dernier argument, en vidéo :

 

Une activité pensée pour le plaisir plus que pour la performance

C’est sans doute ce qui rend le Subwing aussi séduisant dans un lieu comme les Gili. Il ne s’agit pas d’une activité de spécialistes, ni d’un exploit sportif. Le plaisir vient d’ailleurs. Il vient du mouvement, de la fluidité, du rapport immédiat avec l’eau. Là où le snorkeling reste en surface et où la plongée impose une autre logistique, le Subwing ouvre un entre deux très ludique. On descend un instant, on remonte, on vire, on se laisse porter, on observe. Le corps devient plus léger, le paysage sous marin plus proche, et la sortie en mer prend soudain une allure beaucoup plus joueuse.

Dans les îles Gili, cet aspect récréatif compte énormément. La destination vit au rythme des journées sur l’eau, des sorties snorkeling, des plongées et des excursions autour des récifs. Le Subwing s’inscrit donc dans un écosystème déjà tourné vers l’exploration marine, mais avec une tonalité différente. Plus accessible qu’une vraie séance d’apnée, plus immersive qu’une simple baignade tractée, il apporte un supplément de sensation sans faire basculer l’expérience dans quelque chose de trop technique. C’est précisément cette légèreté qui lui va si bien sous ces latitudes.

© Wikimédia

Sous l’eau, le spectacle fait le reste

L’autre force des Gili, c’est bien sûr ce que l’on peut croiser sous la surface. La région est connue pour ses tortues marines, omniprésentes sur certains secteurs, et pour sa grande diversité de poissons de récif. Les plongeurs évoquent aussi régulièrement les murènes, les seiches, les poissons perroquets, les poissons coffres, certains hippocampes sur des sites précis, ainsi que des requins de récif dans plusieurs zones plus exposées. Les raies manta, elles, restent des rencontres plus occasionnelles que systématiques.

C’est là que le Subwing prend tout son relief. Non pas parce qu’il transformerait chaque sortie en safari marin garanti, mais parce qu’il amplifie la qualité du face à face avec le monde sous marin. On ne regarde plus seulement les fonds en passant. On les traverse. On se met à hauteur des reliefs, on suit les ondulations du sable, on accompagne le bleu plutôt que de le survoler. Dans une zone aussi lisible et généreuse que les Gili, cette proximité change tout. Même sans recherche de performance, même sans profondeur importante, l’expérience laisse une impression très forte.

 

Une autre manière d’entrer dans l’Indonésie balnéaire

Choisir les îles Gili pour découvrir le Subwing, ce n’est donc pas seulement choisir une activité. C’est aussi choisir un décor cohérent avec elle. Peu d’endroits réunissent aussi bien la chaleur de l’eau, la clarté du lagon, la présence régulière d’une belle vie marine et cette atmosphère de vacances entièrement tournée vers la mer. Le Subwing n’est peut-être qu’un “jouet” nautique au départ, mais dans ce coin d’Indonésie, il devient vite bien plus qu’une curiosité. Il offre une sensation rare, celle d’entrer dans le paysage au lieu de simplement le contempler depuis le pont d’un bateau.

Avant de partir, pensez à consulter les prévisions sur La Chaîne Météo Voyage et à télécharger l'application mobile gratuite Bloc Marine.

 

L'équipe
Nathalie Moreau
Nathalie Moreau
Nathalie Moreau
Nathalie Moreau est l’atout voyage et évasion de l’équipe, elle est passionnée de croisières et de destinations nautiques. En charge du planning rédactionnel du site figaronautisme.com et des réseaux sociaux, Nathalie suit de très près l’actualité et rédige chaque jour des news et des articles pour nous dépayser et nous faire rêver aux quatre coins du monde. Avide de découvertes, vous la croiserez sur tous les salons nautiques et de voyages en quête de nouveaux sujets.
Gilles Chiorri
Gilles Chiorri
Gilles Chiorri
Associant une formation d’officier C1 de la marine marchande et un MBA d’HEC, Gilles Chiorri a sillonné tous les océans lors de nombreuses courses au large ou records, dont une victoire à la Mini Transat, détenteur du Trophée Jules Verne en 2002 à bord d’Orange, et une 2ème place à La Solitaire du Figaro la même année. Il a ensuite contribué à l’organisation de nombreux évènements, comme la Coupe de l’America, les Extreme Sailing Series et des courses océaniques dont la Route du Rhum et la Solitaire du Figaro (directeur de course), la Volvo Ocean Race (team manager). Sa connaissance du monde maritime et son réseau à l’international lui donnent une bonne compréhension du milieu qui nous passionne.
Il collabore avec les équipes de METEO CONSULT et Figaro Nautisme depuis plus de 20 ans.
Sophie Savant-Ros
Sophie Savant-Ros
Sophie Savant-Ros
Sophie Savant-Ros, architecte de formation et co-fondatrice de METEO CONSULT est entre autres, directrice de l’édition des « Bloc Marine » et du site Figaronautisme.com.
Sophie est passionnée de photographie, elle ne se déplace jamais sans son appareil photo et privilégie les photos de paysages marins. Elle a publié deux ouvrages consacrés à l’Ile de Porquerolles et photographie les côtes pour enrichir les « Guides Escales » de Figaro Nautisme.
Albert Brel
Albert Brel
Albert Brel
Albert Brel, parallèlement à une carrière au CNRS, s’est toujours intéressé à l’équipement nautique. Depuis de nombreuses années, il collabore à des revues nautiques européennes dans lesquelles il écrit des articles techniques et rend compte des comparatifs effectués sur les divers équipements. De plus, il est l’auteur de nombreux ouvrages spécialisés qui vont de la cartographie électronique aux bateaux d’occasion et qui décrivent non seulement l’évolution des technologies, mais proposent aussi des solutions pour les mettre en application à bord des bateaux.
Jean-Christophe Guillaumin
Jean-Christophe Guillaumin
Jean-Christophe Guillaumin
Journaliste, photographe et auteur spécialisé dans le nautisme et l’environnement, Jean-Christophe Guillaumin est passionné de voyages et de bateaux. Il a réussi à faire matcher ses passions en découvrant le monde en bateau et en le faisant découvrir à ses lecteurs. De ses nombreuses navigations il a ramené une certitude : les océans offrent un terrain de jeu fabuleux mais aussi très fragile et aujourd’hui en danger. Fort d’une carrière riche en reportages et articles techniques, il a su se distinguer par sa capacité à vulgariser des sujets complexes tout en offrant une expertise pointue. À travers ses contributions régulières à Figaro Nautisme, il éclaire les plaisanciers, amateurs ou aguerris, sur les dernières tendances, innovations technologiques, et défis liés à la navigation. Que ce soit pour analyser les performances d’un voilier, explorer l’histoire ou décortiquer les subtilités de la course au large, il aborde chaque sujet avec le souci du détail et un regard expert.
Charlotte Lacroix
Charlotte Lacroix
Charlotte Lacroix
Charlotte est une véritable globe-trotteuse ! Très jeune, elle a vécu aux quatre coins du monde et a pris goût à la découverte du monde et à l'évasion. Tantôt à pied, en kayak, en paddle, à voile ou à moteur, elle aime partir à la découverte de paradis méconnus. Elle collabore avec Figaro Nautisme au fil de l'eau et de ses coups de cœur.
Max Billac
Max Billac
Max Billac
Max est tombé dedans quand il était petit ! Il a beaucoup navigué avec ses parents, aussi bien en voilier qu'en bateau moteur le long des côtes européennes mais pas que ! Avec quelques transatlantiques à son actif, il se passionne pour le monde du nautisme sous toutes ses formes. Il aime analyser le monde qui l'entoure et collabore avec Figaro Nautisme régulièrement.
Denis Chabassière
Denis Chabassière
Denis Chabassière
Naviguant depuis son plus jeune âge que ce soit en croisière, en course, au large, en régate, des deux côtés de l’Atlantique, en Manche comme en Méditerranée, Denis, quittant la radiologie rochelaise en 2017, a effectué avec sa femme à bord de PretAixte leur 42 pieds une circumnavigation par Panama et Cape Town. Il ne lui déplait pas non plus de naviguer dans le temps avec une prédilection pour la marine d’Empire, celle de Trafalgar …
Michel Ulrich
Michel Ulrich
Michel Ulrich
Après une carrière internationale d’ingénieur, Michel Ulrich navigue maintenant en plaisance sur son TARGA 35+ le long de la côte atlantique. Par ailleurs, il ne rate pas une occasion d’embarquer sur des navires de charge, de travail ou de services maritimes. Il nous fait partager des expériences d’expédition maritime hors du commun.
METEO CONSULT
METEO CONSULT
METEO CONSULT
METEO CONSULT est un bureau d'études météorologiques opérationnel, qui assiste ses clients depuis plus de 30 ans. Les services de METEO CONSULT reposent sur une équipe scientifique de haut niveau et des moyens techniques de pointe. Son expertise en météo marine est reconnue et ses prévisionnistes accompagnent les plaisanciers, les capitaines de port et les organisateurs de courses au large depuis ses origines : Route du Rhum, Transat en double, Solitaire du Figaro…
Cyrille Duchesne
Cyrille Duchesne
Cyrille Duchesne
Titulaire d'un doctorat en Climatologie-Environnement, Cyrille est notre expert METEO CONSULT. Après avoir enseigné la climatologie et la géographie à l'université, il devient l'un des météorologues historiques de La Chaîne Météo en intégrant l'équipe en 2000. Spécialiste de la météo marine, il intervient également en tant qu'expert météo marine pour des courses de renommée mondiale, comme la Route du Rhum, la Solitaire du Figaro, la Transat Paprec...
Irwin Sonigo
Irwin Sonigo
Irwin Sonigo
Capitaine 200 et ancien embarqué dans la Marine nationale, Irwin Sonigo a exploré toutes les facettes de la navigation. Des premiers bords sur un cotre aurique de 1932 à la grande plaisance sur la Côte d’Azur, en passant par les catamarans de Polynésie, les voiliers des Antilles ou plusieurs transatlantiques, il a tout expérimenté. Il participe à la construction d’Open 60 en Nouvelle-Zélande et embarque comme boat pilote lors de la 32e America’s Cup. Aujourd’hui, il met cette riche expérience au service de Figaro Nautisme, où il signe des essais et reportages ancrés dans le réel.