
Ce n’est qu’avec la tombée de la nuit que le puissant souffle des alizés de nord est s’est enfin manifesté dans les voiles du trimaran géant. Vint alors le moment toujours redouté de réduire la toile en conséquence, et le hook réfractaire de la grand voile s’est de nouveau montré récalcitrant, contraignant Alexia Barrier, Dee Caffari, Annemieke Bes, Rebecca Gmür Hornell, Deborah Blair, Molly LaPointe, Támara Echegoyen et Stacey Jackson à une nouvelle opération démontage-remontage des plus pénible, mais aussi pénalisante pour la vitesse.
Et comme les ennuis volent toujours en escadrille, c’est en effectuant cette délicate prise de ris que les filles ont constaté une déchirure sur la chute de la GV. Avec le lever du jour, un atelier voilerie se met en place à bord. « Rien de très grave » affirme Alexia. « Nous allons pouvoir réparer rapidement, mais nous serons quelque peu ralenties ce matin, puisque nous ne naviguons plus que sous GV à deux ris et J3 à l’avant. » Ajoutez un peu (beaucoup) de sargasses* en cette partir équatoriale du parcours, et vous comprendrez que les 2 800 milles encore à parcourir jusqu’à Ouessant sont loin d’être les plus faciles de cet incroyable périple planétaire.
*Les sargasses sont un genre d'algues brunes de la famille des Sargassaceae.
Depuis 2011, de vastes nappes de sargasses se sont ainsi étendues en haute mer au nord-est de l'Amérique du sud, et aussi vers l'Afrique. Elles s’agglomèrent en de vastes radeaux pouvant atteindre plus de 1000 m2 et plusieurs mètres d’épaisseur.On estime qu'en 2018, une biomasse record de 20 millions de tonnes a colonisé cette partie de l'océan.
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