Anaïs David : « Ce sont nos exposants qui font la qualité du Salon International du Multicoque »

Par Charline David

À 2 semaines de l’ouverture du Salon International du Multicoque à La Grande Motte, Anaïs David, commissaire générale de l’événement, revient sur une édition 2026 qui s’annonce particulièrement dense. Record de bateaux exposés, forte présence internationale, montée en puissance des modèles à moteur, innovations environnementales, évolution des usages et mutation du marché : elle détaille les grands enjeux d’un rendez-vous devenu incontournable pour toute la filière.

Le Figaro Nautisme : Comment allez-vous à 2 semaines de l’ouverture du salon ? Les derniers préparatifs se passent-ils bien ?

Anaïs David : « Oui, le montage a commencé et toute la machine est désormais lancée à La Grande Motte. C’est toujours une période très intense, parce qu’il faut presque recréer le salon à partir de zéro. Quand on arrive sur site, tout est vierge : il faut installer les pontons, monter les tentes, organiser les espaces, coordonner les équipes techniques et préparer l’accueil des exposants dans un calendrier extrêmement serré. Cette année encore, l’ampleur logistique est considérable, avec 1,4 km de pontons à positionner et un port qui doit progressivement se transformer pour accueillir l’événement dans les meilleures conditions. Toutes les équipes sont mobilisées pour que cette montée en puissance se fasse de manière fluide, du montage jusqu’à l’arrivée des bateaux dans les jours précédant l’ouverture. La majorité des unités arrivera d’ailleurs la semaine qui précède le salon, ce qui suppose une organisation particulièrement rigoureuse pour fermer les bassins au fur et à mesure et accueillir chaque bateau dans l’ordre prévu. J’en profite pour saluer le travail remarquable des équipes portuaires, de la ville de La Grande Motte, ainsi que de l’ensemble des prestataires qui nous accompagnent chaque année avec toujours beaucoup de professionnalisme. »

Le Figaro Nautisme : Pouvez-vous nous rappeler les principaux chiffres des dernières éditions et les estimations pour 2026 ?

Anaïs David : « Le salon poursuit sa progression, et c’est un signal très fort pour l’ensemble de la filière. L’an dernier, nous avions accueilli 73 multicoques à flot. Cette année, nous allons passer à 80 unités, ce qui constitue un cap important. Ces bateaux viendront de 12 pays différents et représenteront environ 40 marques, ce qui confirme l’ampleur internationale du rendez-vous. À terre, la dynamique est tout aussi nette, avec 175 exposants attendus, dont environ 30 % d’internationaux. Côté fréquentation, nous tablons sur une fréquentation d’environ 15 000 visiteurs. Mais au-delà du volume, ce qui fait la force du salon, c’est surtout la qualité des projets portés par les visiteurs. Nous rencontrons ici un public très qualifié, souvent déjà engagé dans une réflexion concrète autour d’un achat, d’une location, d’un projet de voyage ou même d’une activité professionnelle liée au nautisme. C’est ce qui donne au salon une tonalité très particulière, à la fois accessible et très professionnelle. »

Le Figaro Nautisme : Quels seront les grands temps forts du programme cette année ?

Anaïs David : « Le Salon International du Multicoque a la particularité d’être un événement où les temps forts sont d’abord portés par les exposants eux-mêmes. Ce sont eux qui font l’actualité du salon, à travers les lancements, les présentations de nouveaux modèles, les essais, les rencontres commerciales et les démonstrations. Cette année, nous aurons 9 premières mondiales, ce qui donne tout de suite la mesure de l’édition 2026. C’est un point très fort, parce que cela signifie que La Grande Motte reste un lieu stratégique pour dévoiler les nouveautés à un public international et prescripteur.

Il y a aussi un espace auquel je tiens beaucoup, Multihull Design & Innovation, qui apporte une autre lecture du salon. On y découvre des architectes, des projets prospectifs, des visions du multicoque de demain, mais aussi des équipes qui travaillent sur les innovations techniques, les nouveaux usages et les évolutions du design. C’est un lieu qui permet de sortir du simple face-à-face commercial pour entrer dans une réflexion plus large sur l’avenir de la plaisance. Et c’est justement cette complémentarité entre business, inspiration et innovation qui donne toute sa richesse au salon. »

Le Figaro Nautisme : Chaque édition est marquée par la présentation de nouveaux modèles et de technologies innovantes. Quelles seront, cette année, les grandes nouveautés que les visiteurs ne devront pas manquer ?

Anaïs David : « Je crois justement qu’il ne faut pas chercher une seule nouveauté star, parce que l’intérêt du salon réside dans la diversité de ce qui est proposé. Tous les exposants ont quelque chose à raconter, à montrer, à expliquer. Le format du salon permet cela : on reste sur un événement à taille humaine, où l’on peut prendre le temps d’échanger en profondeur, de comparer, de comprendre les choix techniques et de découvrir les orientations de chaque marque.

Cette année, les visiteurs verront naturellement beaucoup de choses autour des motorisations hybrides, de l’optimisation des performances, de l’évolution des matériaux ou encore des réponses apportées aux enjeux environnementaux. Mais il n’y a pas seulement la technique. Il y a aussi de nouvelles pratiques, de nouvelles façons de penser la navigation, l’usage du bateau, l’autonomie à bord et la relation à la mer. Toutes les entreprises du nautisme sont aujourd’hui très sensibles à ces enjeux, et notre rôle est justement de rendre visibles ces transformations. L’innovation nautique ne se limite plus à une seule dimension : elle touche à la fois la conception, l’énergie, l’expérience utilisateur et l’évolution globale des usages. »

Le Figaro Nautisme : Le multicoque connaît depuis plusieurs années une croissance très soutenue. Comment expliquez-vous cet engouement, et comment le salon accompagne-t-il cette évolution du marché ?

Anaïs David : « Le succès du multicoque s’explique, selon moi, par le fait qu’il correspond très bien aux attentes actuelles. Il offre de l’espace, du confort, une circulation plus fluide à bord et une forme d’accessibilité qui séduit des publics de plus en plus variés. Il y a quelques années, le profil type était souvent celui d’une famille avec un grand projet de voyage ou de tour du monde. Ce public existe toujours, bien sûr, mais il n’est plus le seul. Aujourd’hui, nous voyons arriver d’autres usages, d’autres envies, et surtout d’autres profils de plaisanciers.
Le développement du multicoque à moteur illustre très bien cette évolution. Sur les 80 bateaux présents cette année, 21 seront des modèles à moteur. Il y a encore 3 ou 4 ans, ils n’étaient que 5. Cette progression dit beaucoup de l’ouverture du marché. Le multicoque n’est plus seulement perçu comme un bateau de voyage à la voile, mais comme une plateforme de vie, de croisière, de location, voire d’activité professionnelle. Le charter, notamment, occupe une place de plus en plus importante dans l’univers du multicoque. C’est aussi ce qui explique que le salon soit parfois perçu comme un rendez-vous semi-professionnel : on y croise bien sûr des particuliers, mais aussi beaucoup d’entrepreneurs ou de porteurs de projets qui veulent se lancer dans la location.

Par ailleurs, la manière de naviguer évolue. On sent bien que l’usage devient progressivement plus important que la seule propriété. La location, les boat clubs et d’autres formes plus souples d’accès au nautisme répondent à des attentes nouvelles, notamment chez les jeunes générations. Le salon accompagne cette évolution en permettant aux visiteurs de comparer les modèles, de rencontrer directement les marques et, surtout, de réaliser des essais en mer. Parce qu’un multicoque, cela ne se découvre pas sur brochure : cela se visite, cela se ressent, cela s’essaie. »

Le Figaro Nautisme : Le salon de La Grande Motte est aujourd’hui considéré comme l’un des rendez-vous majeurs du multicoque dans le monde. Comment parvenez-vous à maintenir ce niveau d’attractivité internationale ?

Anaïs David : « Je dirais d’abord que cette attractivité repose sur les exposants. Ce sont eux qui font la qualité du salon, parce qu’ils consentent un effort logistique important pour acheminer des unités parfois très lourdes à déplacer, rassembler leurs équipes et proposer une expérience commerciale complète. Nous, notre rôle, c’est de mettre à leur disposition un outil performant, lisible et efficace. Mais ce sont bien eux qui donnent au salon sa valeur et sa crédibilité.

Ensuite, il faut rappeler que l’achat d’un multicoque s’inscrit rarement dans une décision immédiate. C’est un projet long, réfléchi, jalonné par plusieurs étapes. Le salon s’insère donc dans un parcours plus large, en complément d’autres rendez-vous nautiques. Il intervient à un moment charnière, où les visiteurs ont souvent déjà commencé à affiner leur décision. La spécificité de La Grande Motte, c’est de leur permettre de comparer de nombreux modèles concentrés dans un même lieu, de rencontrer directement les marques et, surtout, de réaliser des essais en mer. Cette possibilité change beaucoup de choses. Elle transforme la visite en expérience concrète et permet souvent de passer d’une intention à une vraie décision. C’est cette utilité très directe qui entretient, année après année, le rayonnement international du salon. »

Le Figaro Nautisme : Dans un contexte économique parfois incertain, comment voyez-vous évoluer le marché du multicoque dans les prochaines années ?

Anaïs David : « Il serait faux de dire que le contexte est simple. Le marché traverse une phase plus compliquée et plus contrastée qu’au sortir du Covid, où la dynamique avait été exceptionnelle. Nous sommes aujourd’hui dans une période de normalisation. Les projets existent toujours, mais ils demandent davantage de temps, de réflexion et de maturation. Cela ne signifie pas que le désir disparaît, bien au contraire. Cela veut dire que le passage à l’acte est plus long, plus construit et parfois plus prudent.

Dans ce cadre, les salons jouent un rôle essentiel, parce qu’ils permettent de maintenir le lien entre les marques, les prospects et l’ensemble de l’écosystème nautique. Ils accompagnent les visiteurs dans leur réflexion et donnent de la visibilité à un marché qui continue d’évoluer. Pour les années à venir, je pense que l’usage va encore prendre de l’ampleur face à la propriété pure. On ira sans doute vers une approche plus souple de la navigation, avec des modèles économiques et des pratiques qui répondront mieux aux attentes des nouvelles générations. Le défi sera d’attirer ces publics, de les sensibiliser, de les séduire et de leur montrer que la mer peut s’aborder autrement, avec des formats plus accessibles. Le multicoque a des atouts très forts dans cette perspective. »

Le Figaro Nautisme : Si vous deviez convaincre un visiteur de venir, que lui diriez-vous ?

Anaïs David : « Je lui dirais simplement : venez vivre l’expérience. Le multicoque est un univers qu’il faut découvrir concrètement. Il faut monter à bord, ressentir les volumes, comprendre les circulations, parler avec les exposants, comparer les modèles, observer les innovations et, quand c’est possible, sortir en mer. Le salon n’est pas réservé à ceux qui ont déjà un projet d’achat immédiat. Il peut aussi être un moment d’inspiration, une manière de mieux comprendre les évolutions du nautisme et d’entrer dans une autre philosophie de navigation. Même par curiosité, c’est une visite qui a du sens. Parce qu’au-delà des bateaux, c’est toute une vision de la mer qui se donne à voir ici. »

Le Figaro Nautisme : Pour terminer, pouvez-vous rappeler les informations pratiques pour les visiteurs qui souhaitent venir au salon cette année ?

Anaïs David : « Le Salon International du Multicoque se tiendra du 22 au 26 avril 2026 à La Grande Motte. Il sera ouvert du mercredi au samedi de 10 h à 19 h, puis le dimanche de 10 h à 17 h. Cette année, l’entrée du salon évolue : elle se fera désormais côté ville, au niveau de la capitainerie, ce qui permettra de relier plus directement l’événement au centre de La Grande Motte. C’est un point important à retenir pour les visiteurs afin d’éviter toute hésitation à l’arrivée.

L’organisation a également prévu plusieurs solutions pour faciliter l’accès, notamment pour les visiteurs venant de plus loin. Des liaisons sont mises en place depuis les gares de Montpellier, y compris la gare Sud de France, ainsi que depuis l’aéroport. L’idée est vraiment de rendre le salon plus fluide et plus accessible, que l’on vienne pour une journée de visite, pour un rendez-vous professionnel ou pour suivre l’ensemble de l’événement sur plusieurs jours. »

 

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Nathalie Moreau
Nathalie Moreau
Nathalie Moreau
Nathalie Moreau est l’atout voyage et évasion de l’équipe, elle est passionnée de croisières et de destinations nautiques. En charge du planning rédactionnel du site figaronautisme.com et des réseaux sociaux, Nathalie suit de très près l’actualité et rédige chaque jour des news et des articles pour nous dépayser et nous faire rêver aux quatre coins du monde. Avide de découvertes, vous la croiserez sur tous les salons nautiques et de voyages en quête de nouveaux sujets.
Gilles Chiorri
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Gilles Chiorri
Associant une formation d’officier C1 de la marine marchande et un MBA d’HEC, Gilles Chiorri a sillonné tous les océans lors de nombreuses courses au large ou records, dont une victoire à la Mini Transat, détenteur du Trophée Jules Verne en 2002 à bord d’Orange, et une 2ème place à La Solitaire du Figaro la même année. Il a ensuite contribué à l’organisation de nombreux évènements, comme la Coupe de l’America, les Extreme Sailing Series et des courses océaniques dont la Route du Rhum et la Solitaire du Figaro (directeur de course), la Volvo Ocean Race (team manager). Sa connaissance du monde maritime et son réseau à l’international lui donnent une bonne compréhension du milieu qui nous passionne.
Il collabore avec les équipes de METEO CONSULT et Figaro Nautisme depuis plus de 20 ans.
Sophie Savant-Ros
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Sophie Savant-Ros
Sophie Savant-Ros, architecte de formation et co-fondatrice de METEO CONSULT est entre autres, directrice de l’édition des « Bloc Marine » et du site Figaronautisme.com.
Sophie est passionnée de photographie, elle ne se déplace jamais sans son appareil photo et privilégie les photos de paysages marins. Elle a publié deux ouvrages consacrés à l’Ile de Porquerolles et photographie les côtes pour enrichir les « Guides Escales » de Figaro Nautisme.
Albert Brel
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Albert Brel, parallèlement à une carrière au CNRS, s’est toujours intéressé à l’équipement nautique. Depuis de nombreuses années, il collabore à des revues nautiques européennes dans lesquelles il écrit des articles techniques et rend compte des comparatifs effectués sur les divers équipements. De plus, il est l’auteur de nombreux ouvrages spécialisés qui vont de la cartographie électronique aux bateaux d’occasion et qui décrivent non seulement l’évolution des technologies, mais proposent aussi des solutions pour les mettre en application à bord des bateaux.
Jean-Christophe Guillaumin
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Journaliste, photographe et auteur spécialisé dans le nautisme et l’environnement, Jean-Christophe Guillaumin est passionné de voyages et de bateaux. Il a réussi à faire matcher ses passions en découvrant le monde en bateau et en le faisant découvrir à ses lecteurs. De ses nombreuses navigations il a ramené une certitude : les océans offrent un terrain de jeu fabuleux mais aussi très fragile et aujourd’hui en danger. Fort d’une carrière riche en reportages et articles techniques, il a su se distinguer par sa capacité à vulgariser des sujets complexes tout en offrant une expertise pointue. À travers ses contributions régulières à Figaro Nautisme, il éclaire les plaisanciers, amateurs ou aguerris, sur les dernières tendances, innovations technologiques, et défis liés à la navigation. Que ce soit pour analyser les performances d’un voilier, explorer l’histoire ou décortiquer les subtilités de la course au large, il aborde chaque sujet avec le souci du détail et un regard expert.
Charlotte Lacroix
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Charlotte est une véritable globe-trotteuse ! Très jeune, elle a vécu aux quatre coins du monde et a pris goût à la découverte du monde et à l'évasion. Tantôt à pied, en kayak, en paddle, à voile ou à moteur, elle aime partir à la découverte de paradis méconnus. Elle collabore avec Figaro Nautisme au fil de l'eau et de ses coups de cœur.
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Max est tombé dedans quand il était petit ! Il a beaucoup navigué avec ses parents, aussi bien en voilier qu'en bateau moteur le long des côtes européennes mais pas que ! Avec quelques transatlantiques à son actif, il se passionne pour le monde du nautisme sous toutes ses formes. Il aime analyser le monde qui l'entoure et collabore avec Figaro Nautisme régulièrement.
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Naviguant depuis son plus jeune âge que ce soit en croisière, en course, au large, en régate, des deux côtés de l’Atlantique, en Manche comme en Méditerranée, Denis, quittant la radiologie rochelaise en 2017, a effectué avec sa femme à bord de PretAixte leur 42 pieds une circumnavigation par Panama et Cape Town. Il ne lui déplait pas non plus de naviguer dans le temps avec une prédilection pour la marine d’Empire, celle de Trafalgar …
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Après une carrière internationale d’ingénieur, Michel Ulrich navigue maintenant en plaisance sur son TARGA 35+ le long de la côte atlantique. Par ailleurs, il ne rate pas une occasion d’embarquer sur des navires de charge, de travail ou de services maritimes. Il nous fait partager des expériences d’expédition maritime hors du commun.
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METEO CONSULT est un bureau d'études météorologiques opérationnel, qui assiste ses clients depuis plus de 30 ans. Les services de METEO CONSULT reposent sur une équipe scientifique de haut niveau et des moyens techniques de pointe. Son expertise en météo marine est reconnue et ses prévisionnistes accompagnent les plaisanciers, les capitaines de port et les organisateurs de courses au large depuis ses origines : Route du Rhum, Transat en double, Solitaire du Figaro…
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Titulaire d'un doctorat en Climatologie-Environnement, Cyrille est notre expert METEO CONSULT. Après avoir enseigné la climatologie et la géographie à l'université, il devient l'un des météorologues historiques de La Chaîne Météo en intégrant l'équipe en 2000. Spécialiste de la météo marine, il intervient également en tant qu'expert météo marine pour des courses de renommée mondiale, comme la Route du Rhum, la Solitaire du Figaro, la Transat Paprec...
Irwin Sonigo
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Capitaine 200 et ancien embarqué dans la Marine nationale, Irwin Sonigo a exploré toutes les facettes de la navigation. Des premiers bords sur un cotre aurique de 1932 à la grande plaisance sur la Côte d’Azur, en passant par les catamarans de Polynésie, les voiliers des Antilles ou plusieurs transatlantiques, il a tout expérimenté. Il participe à la construction d’Open 60 en Nouvelle-Zélande et embarque comme boat pilote lors de la 32e America’s Cup. Aujourd’hui, il met cette riche expérience au service de Figaro Nautisme, où il signe des essais et reportages ancrés dans le réel.