
Un chantier structurant, porté par un calendrier précis
Le renouveau du site s’incarne d’abord dans la déconstruction du bâtiment 2, étape symbolique et stratégique du projet. Les opérations ont débuté par la dépose de la toiture et une phase de désamiantage particulièrement encadrée, prévue sur environ deux semaines.
La suite du calendrier est désormais bien établie. Fin mars, place à la déconstruction des murs et de la structure existante. Mi-mai, les nouveaux poteaux d’angles seront mis en place, avant l’installation de la charpente et du bardage au mois de juin. Puis viendra, en novembre, le coulage de la dalle béton. L’ensemble doit conduire à une livraison du bâtiment à la fin du mois de février 2027. Un cap clair, donc, pour une transformation pensée dans le détail et pilotée avec méthode.
Une production réorganisée, mais jamais interrompue
Pendant que les travaux redessinent progressivement le site, la fabrication des coques, des ponts et des pièces en composite polyester se poursuit sans relâche. Pour maintenir la continuité de l’activité, les opérations ont été réparties de manière stratégique entre les bâtiments 1 et 3.
Dans le bâtiment 1, qui accueille environ un tiers des activités composites, se concentrent désormais le moulage des coques, celui du pont de l’AMEL 60, ainsi que les opérations de gelcoatage et de détourage des pièces polyester. Les installations ont été adaptées, notamment sur le plan de la ventilation, afin de garantir des conditions de travail optimales.
Le bâtiment 3 joue, lui aussi, un rôle central dans cette phase de transition. Cet espace historique, datant de 1968, a été réaménagé sur un tiers de sa surface pour accueillir la fabrication du pont de l’AMEL 50 et de nombreuses petites pièces, comme les capots, les cabines de douche ou encore les abris de cockpit. Pour fluidifier les circulations et accompagner la montée en charge, une porte a été agrandie et les systèmes d’aspiration renforcés.
Un atelier d’assemblage repensé pour gagner en efficacité
Autre évolution majeure : la réorganisation de l’assemblage au sein du bâtiment 1. Grâce à l’extension de la mezzanine, la quasi-totalité de l’assemblage des AMEL 50 et 60 est désormais regroupée dans un même espace. Cette nouvelle configuration favorise une meilleure coordination entre les différents métiers, électriciens, mécaniciens, menuisiers et accastilleurs et permet de fluidifier le travail collectif. À terme, cette logique d’optimisation ira encore plus loin : une quatrième zone d’assemblage d’AMEL 50 viendra compléter le dispositif dès que le futur atelier composite sera mis en service.

Une menuiserie modernisée, pensée pour la performance
Depuis septembre, les équipes de menuiserie évoluent également dans un environnement entièrement rénové. Installé sur un tiers du bâtiment 1, ce nouvel espace regroupe découpe numérique, vernissage, ébénisterie et fabrication sous vide dans un cadre modernisé.
Pour les douze menuisiers et vernisseurs, cet atelier représente un véritable saut qualitatif. L’espace a été conçu pour conjuguer confort de travail et performance industrielle, avec une isolation phonique soignée et un système de recyclage d’air chaud qui améliore l’efficacité énergétique du site.
La logistique, pilier discret mais essentiel
Dans cette phase de réorganisation intense, la logistique joue plus que jamais un rôle clé. Si le bâtiment 4 demeure le point névralgique du stockage principal, l’équipe est également pleinement mobilisée dans le bâtiment 1, où sont conservés tissus de verre et résines au sein d’un “laboratoire” sécurisé. Réception des marchandises, picking, livraison en bord de ligne : chaque étape est orchestrée avec précision pour garantir aux compagnons de production la disponibilité des bons matériaux, au bon moment. Une mécanique discrète, mais indispensable au bon fonctionnement de l’ensemble.

Une transition progressive, tournée vers l’avenir
Le bâtiment 3, de son côté, reste encore un maillon essentiel de l’organisation actuelle. Il abrite toujours une fosse d’assemblage d’AMEL 50, une zone de montage des abris de cockpit, la sellerie, ainsi que les pôles électricité et électronique. Il continuera donc à vivre au rythme de la production jusqu’à ce que l’ensemble des activités puisse rejoindre ses implantations définitives dans les bâtiments 1 et 2.
À travers cette transformation d’ampleur, les Chantiers AMEL montrent qu’il est possible de bâtir l’avenir sans interrompre le présent. Entre modernisation des infrastructures, réorganisation des flux et maintien d’une production exigeante, le projet PHARE illustre une ambition claire : faire évoluer l’outil industriel tout en restant fidèle à ce qui fait la force d’AMEL, la qualité de ses voiliers et l’engagement de ses équipes.
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