Cap-Martinique 2026 : départ confirmé ce lundi 20 avril à 17h, la flotte prête à s’élancer vers Fort-de-France

Course au large
Par Le Figaro Nautisme

Après un report décidé pour des raisons météorologiques, la Cap-Martinique 2026 confirme officiellement son départ ce lundi 20 avril à 17h depuis La Trinité-sur-Mer. La troisième édition de cette transatlantique solidaire va ainsi pouvoir s’élancer vers Fort-de-France, en Martinique, sur un parcours de 3 800 milles nautiques qui promet une entrée en matière exigeante avant une traversée plus régulière vers les Antilles.

Après un report décidé pour des raisons météorologiques, la Cap-Martinique 2026 confirme officiellement son départ ce lundi 20 avril à 17h depuis La Trinité-sur-Mer. La troisième édition de cette transatlantique solidaire va ainsi pouvoir s’élancer vers Fort-de-France, en Martinique, sur un parcours de 3 800 milles nautiques qui promet une entrée en matière exigeante avant une traversée plus régulière vers les Antilles.
© Liot-Bouras / Disobey. / Cap-Martinique

 

Un report météo assumé pour préserver la sécurité de la flotte

Le choix de différer le départ initial n’a jamais été pris à la légère. Depuis plusieurs jours, la direction de course, l’organisation et la cellule météo analysent les scénarios toutes les 8 heures afin d’identifier la fenêtre la plus favorable. Les systèmes météorologiques redoutés se sont confirmés, validant la décision de reporter le départ afin d’éviter d’exposer les équipages à des conditions trop engagées dès les premières heures de navigation. En accord avec la direction de course menée par François Séruzier, les organisateurs ont donc retenu le lundi 20 avril à 17h comme créneau optimal pour lancer la course. Une décision pleinement assumée, guidée avant tout par la sécurité des 45 bateaux engagés sur cette traversée de l’Atlantique.

 

Une parade en baie de Quiberon pour saluer les équipages

La veille du départ, la flotte a offert un moment fort au public en baie de Quiberon. Sous un soleil généreux et dans des conditions idéales, les bateaux ont participé à une parade en mer qui a permis aux familles, aux associations et aux visiteurs de venir saluer les marins une dernière fois avant leur départ. Depuis les pontons ou à bord des navettes, l’émotion était palpable. La présence du Rhône, bâtiment de la Marine nationale, a ajouté une dimension spectaculaire à cette ultime répétition avant le grand départ, rappelant l’importance maritime et symbolique de cette traversée.

 

Un parcours ajusté pour sécuriser la première phase de course

Au-delà du calendrier, le parcours a lui aussi été adapté. Les concurrents devront désormais virer une bouée située à l’est du Golfe-de-Gascogne, au niveau de l’estuaire de la Gironde, avant de se diriger vers le cap Finisterre. Cette modification vise à mieux encadrer la sortie du littoral et à protéger l’ensemble de la flotte dans une zone réputée pour ses conditions parfois rudes.

Les unités les plus rapides pourraient atteindre le cap Finisterre dès mercredi soir. Elles y trouveront encore du vent soutenu et une mer formée, des conditions qui pourraient inciter certains skippers à temporiser avant de poursuivre leur route vers le large. La situation devrait ensuite s’améliorer progressivement, ouvrant une fenêtre météo plus favorable pour la suite de la traversée vers les Antilles.

La Cap-Martinique s’est imposée en quelques années comme une course singulière dans le paysage nautique français. Le principe est clair : relier La Trinité-sur-Mer à Fort-de-France en solo ou en duo, à bord de monocoques IRC de 30 à 40 pieds, tout en portant les couleurs d’une association. Chaque bateau représente ainsi une cause, qu’il s’agisse de solidarité, de santé ou d’environnement. Cette dimension humaine confère à la course une identité forte, qui dépasse la seule performance sportive et renforce le lien entre les skippers et le public.

 

Un record toujours en ligne de mire

Le temps de référence reste celui établi lors de la première édition : 19j 21h 40m 42s, signé par Alex Ozon en solitaire. Un chrono ambitieux qui constitue toujours l’objectif à battre pour les concurrents de cette édition 2026. La configuration météo des premiers jours pourrait toutefois compliquer la tâche des prétendants au record. Entre navigation musclée dans le Golfe-de-Gascogne et passage stratégique au large du cap Finisterre, la course devrait d’abord se jouer sur la gestion des conditions avant de devenir une affaire de vitesse pure au cœur de l’Atlantique.

 

Un départ ouvert au public dès le début d’après-midi

Le public pourra assister au départ depuis les pontons de La Trinité-sur-Mer à partir de 14h. Les bateaux quitteront le port selon une procédure séquencée, avec un départ toutes les 2 minutes, offrant à chacun la possibilité d’observer les équipages une dernière fois avant leur grande traversée. À 17h précises, la flotte mettra le cap vers le large. Après l’attente et les ajustements nécessaires, la Cap-Martinique 2026 va enfin entrer dans le vif du sujet, avec un premier objectif commun pour tous les concurrents : franchir le cap Finisterre dans les meilleures conditions avant de s’engager pleinement sur la route de Fort-de-France.

 

L'équipe
Nathalie Moreau
Nathalie Moreau
Nathalie Moreau
Nathalie Moreau est l’atout voyage et évasion de l’équipe, elle est passionnée de croisières et de destinations nautiques. En charge du planning rédactionnel du site figaronautisme.com et des réseaux sociaux, Nathalie suit de très près l’actualité et rédige chaque jour des news et des articles pour nous dépayser et nous faire rêver aux quatre coins du monde. Avide de découvertes, vous la croiserez sur tous les salons nautiques et de voyages en quête de nouveaux sujets.
Gilles Chiorri
Gilles Chiorri
Gilles Chiorri
Associant une formation d’officier C1 de la marine marchande et un MBA d’HEC, Gilles Chiorri a sillonné tous les océans lors de nombreuses courses au large ou records, dont une victoire à la Mini Transat, détenteur du Trophée Jules Verne en 2002 à bord d’Orange, et une 2ème place à La Solitaire du Figaro la même année. Il a ensuite contribué à l’organisation de nombreux évènements, comme la Coupe de l’America, les Extreme Sailing Series et des courses océaniques dont la Route du Rhum et la Solitaire du Figaro (directeur de course), la Volvo Ocean Race (team manager). Sa connaissance du monde maritime et son réseau à l’international lui donnent une bonne compréhension du milieu qui nous passionne.
Il collabore avec les équipes de METEO CONSULT et Figaro Nautisme depuis plus de 20 ans.
Sophie Savant-Ros
Sophie Savant-Ros
Sophie Savant-Ros
Sophie Savant-Ros, architecte de formation et co-fondatrice de METEO CONSULT est entre autres, directrice de l’édition des « Bloc Marine » et du site Figaronautisme.com.
Sophie est passionnée de photographie, elle ne se déplace jamais sans son appareil photo et privilégie les photos de paysages marins. Elle a publié deux ouvrages consacrés à l’Ile de Porquerolles et photographie les côtes pour enrichir les « Guides Escales » de Figaro Nautisme.
Albert Brel
Albert Brel
Albert Brel
Albert Brel, parallèlement à une carrière au CNRS, s’est toujours intéressé à l’équipement nautique. Depuis de nombreuses années, il collabore à des revues nautiques européennes dans lesquelles il écrit des articles techniques et rend compte des comparatifs effectués sur les divers équipements. De plus, il est l’auteur de nombreux ouvrages spécialisés qui vont de la cartographie électronique aux bateaux d’occasion et qui décrivent non seulement l’évolution des technologies, mais proposent aussi des solutions pour les mettre en application à bord des bateaux.
Jean-Christophe Guillaumin
Jean-Christophe Guillaumin
Jean-Christophe Guillaumin
Journaliste, photographe et auteur spécialisé dans le nautisme et l’environnement, Jean-Christophe Guillaumin est passionné de voyages et de bateaux. Il a réussi à faire matcher ses passions en découvrant le monde en bateau et en le faisant découvrir à ses lecteurs. De ses nombreuses navigations il a ramené une certitude : les océans offrent un terrain de jeu fabuleux mais aussi très fragile et aujourd’hui en danger. Fort d’une carrière riche en reportages et articles techniques, il a su se distinguer par sa capacité à vulgariser des sujets complexes tout en offrant une expertise pointue. À travers ses contributions régulières à Figaro Nautisme, il éclaire les plaisanciers, amateurs ou aguerris, sur les dernières tendances, innovations technologiques, et défis liés à la navigation. Que ce soit pour analyser les performances d’un voilier, explorer l’histoire ou décortiquer les subtilités de la course au large, il aborde chaque sujet avec le souci du détail et un regard expert.
Charlotte Lacroix
Charlotte Lacroix
Charlotte Lacroix
Charlotte est une véritable globe-trotteuse ! Très jeune, elle a vécu aux quatre coins du monde et a pris goût à la découverte du monde et à l'évasion. Tantôt à pied, en kayak, en paddle, à voile ou à moteur, elle aime partir à la découverte de paradis méconnus. Elle collabore avec Figaro Nautisme au fil de l'eau et de ses coups de cœur.
Max Billac
Max Billac
Max Billac
Max est tombé dedans quand il était petit ! Il a beaucoup navigué avec ses parents, aussi bien en voilier qu'en bateau moteur le long des côtes européennes mais pas que ! Avec quelques transatlantiques à son actif, il se passionne pour le monde du nautisme sous toutes ses formes. Il aime analyser le monde qui l'entoure et collabore avec Figaro Nautisme régulièrement.
Denis Chabassière
Denis Chabassière
Denis Chabassière
Naviguant depuis son plus jeune âge que ce soit en croisière, en course, au large, en régate, des deux côtés de l’Atlantique, en Manche comme en Méditerranée, Denis, quittant la radiologie rochelaise en 2017, a effectué avec sa femme à bord de PretAixte leur 42 pieds une circumnavigation par Panama et Cape Town. Il ne lui déplait pas non plus de naviguer dans le temps avec une prédilection pour la marine d’Empire, celle de Trafalgar …
Michel Ulrich
Michel Ulrich
Michel Ulrich
Après une carrière internationale d’ingénieur, Michel Ulrich navigue maintenant en plaisance sur son TARGA 35+ le long de la côte atlantique. Par ailleurs, il ne rate pas une occasion d’embarquer sur des navires de charge, de travail ou de services maritimes. Il nous fait partager des expériences d’expédition maritime hors du commun.
METEO CONSULT
METEO CONSULT
METEO CONSULT
METEO CONSULT est un bureau d'études météorologiques opérationnel, qui assiste ses clients depuis plus de 30 ans. Les services de METEO CONSULT reposent sur une équipe scientifique de haut niveau et des moyens techniques de pointe. Son expertise en météo marine est reconnue et ses prévisionnistes accompagnent les plaisanciers, les capitaines de port et les organisateurs de courses au large depuis ses origines : Route du Rhum, Transat en double, Solitaire du Figaro…
Cyrille Duchesne
Cyrille Duchesne
Cyrille Duchesne
Titulaire d'un doctorat en Climatologie-Environnement, Cyrille est notre expert METEO CONSULT. Après avoir enseigné la climatologie et la géographie à l'université, il devient l'un des météorologues historiques de La Chaîne Météo en intégrant l'équipe en 2000. Spécialiste de la météo marine, il intervient également en tant qu'expert météo marine pour des courses de renommée mondiale, comme la Route du Rhum, la Solitaire du Figaro, la Transat Paprec...
Irwin Sonigo
Irwin Sonigo
Irwin Sonigo
Capitaine 200 et ancien embarqué dans la Marine nationale, Irwin Sonigo a exploré toutes les facettes de la navigation. Des premiers bords sur un cotre aurique de 1932 à la grande plaisance sur la Côte d’Azur, en passant par les catamarans de Polynésie, les voiliers des Antilles ou plusieurs transatlantiques, il a tout expérimenté. Il participe à la construction d’Open 60 en Nouvelle-Zélande et embarque comme boat pilote lors de la 32e America’s Cup. Aujourd’hui, il met cette riche expérience au service de Figaro Nautisme, où il signe des essais et reportages ancrés dans le réel.