50 000 plaisanciers sur liste d’attente : la France manque-t-elle vraiment de places de port ?

Le Figaro Nautisme
Par Le Figaro Nautisme

Obtenir une place à l’année dans un port français serait, pour de nombreux plaisanciers, un parcours de patience. Les listes d’attente s’allongent, les tarifs progressent et les ports, pris entre contraintes environnementales, pression foncière et évolution de la flotte, ne peuvent presque plus s’étendre. Un chiffre circule : 50 000 plaisanciers serait sur liste d’attente, et c’est tout un modèle de plaisance qui se transforme. Corps-morts, mouillages organisés, ports à sec, ports étrangers : enquête sur une crise discrète qui oblige déjà les navigateurs à repenser leur manière de posséder et d’utiliser leur bateau.

Places de port : la grande attente des plaisanciers français

Acheter un bateau qui commence par un rêve et se termine, souvent, par une question beaucoup plus terre à terre : « Où vais-je le mettre ? » Pendant longtemps, cette interrogation venait après le choix du modèle, du budget, du moteur, des voiles ou de l’électronique. Aujourd’hui, elle arrive parfois avant même la première visite. Car trouver une place de port à l’année en France est devenu, selon les régions, presque aussi stratégique que trouver le bon bateau. Le scénario est devenu classique. Un plaisancier repère un voilier de 10 ou 11 mètres, parfait pour des week-ends prolongés, quelques croisières estivales et, pourquoi pas, une traversée vers la Corse, les Baléares ou Îles Scilly. Le prix est cohérent, l’expertise rassurante, l’équipement sérieux. Puis vient l’appel à la capitainerie. Réponse aimable, mais souvent décourageante : « Vous pouvez vous inscrire sur liste d’attente. » Combien de temps ? Trois ans, cinq ans, huit ans, parfois davantage. Dans certains ports très recherchés du littoral atlantique, de Bretagne Sud ou de Méditerranée, le délai devient ainsi une donnée à part entière du programme de navigation… Le chiffre de 50 000 plaisanciers inscrits sur liste d’attente revient régulièrement dans les conversations de ponton et les analyses de marché. Il faut toutefois le manier avec prudence. Les listes ne sont pas toujours centralisées, certains plaisanciers s’inscrivent dans plusieurs ports et tous les demandeurs ne sont pas forcément prêts à prendre une place immédiatement. Mais cet ordre de grandeur, même imparfait, explique une réalité bien connue de ceux qui cherchent un anneau : la place de port est devenue une ressource rare, parfois plus rare encore que le bateau lui-même !

Une pénurie de places de port qui ne date pas d’hier

La crise des places de port n’est pas née de la guerre en Ukraine ou de celle dans le Golfe Persique, ni avec l’inflation, et encore moins avec la hausse des tarifs d’amarrage. Elle est plus profonde. La France dispose pourtant d’un réseau portuaire considérable, avec plusieurs centaines d’installations réparties sur le littoral et plus de 200 000 anneaux. Sur le papier, cela paraît important. Dans la pratique, l’offre est très inégalement répartie, souvent saturée dans les bassins de navigation les plus demandés, et difficile à augmenter. Contrairement à ce que l’on pourrait imaginer, il ne suffit pas de construire quelques pontons supplémentaires pour régler le problème. Créer un port ou l’agrandir suppose des autorisations administratives lourdes, des études environnementales, des travaux coûteux, des digues, du dragage, des réseaux d’eau et d’électricité, des sanitaires, des parkings, des accès routiers, une aire technique, souvent une station d’avitaillement. Sur un littoral déjà très convoité, soumis à la pression touristique, à la protection des milieux naturels et à l’érosion côtière, la création massive de nouvelles places à flot est devenue presque impossible.

Et c’est là tout le paradoxe de la plaisance française. Le bateau reste un formidable objet de liberté, mais son stationnement dépend d’une infrastructure rare, réglementée et très localisée. Un bateau peut naviguer loin, changer de bassin, hiverner à sec, partir autour du monde… Mais pour beaucoup de propriétaires, surtout ceux qui naviguent à l’année, l’anneau reste LA base arrière, LE repère, LE point fixe autour duquel s’organise toute la pratique.

Pourquoi les listes d’attente s’allongent

La première raison est simple : les bateaux restent longtemps dans les ports. Un bateau bien entretenu peut vivre plusieurs décennies. Les unités des années 1980, 1990 et 2000 sont encore nombreuses, parfois remotorisées, rénovées, modernisées. Elles occupent toujours des places, même lorsqu’elles sortent peu. Le fameux « bateau-ventouse » est souvent caricaturé, mais il existe bel et bien : un bateau qui ne navigue presque plus, mais dont le propriétaire conserve la place, parce qu’il espère s’y remettre, parce qu’il y est attaché, ou parce qu’il sait qu’il ne la retrouvera probablement jamais s’il la rend. La deuxième raison tient à l’évolution de la flotte. Les bateaux ont grandi. Le plaisancier qui naviguait autrefois sur un 8 mètres regarde aujourd’hui un 10 ou un 11 mètres. Les catamarans, plus larges, séduisent pour la croisière familiale, le confort au mouillage et les longs séjours à bord, mais ils occupent souvent l’équivalent de deux emplacements. Les bateaux à moteur habitables, plus volumineux, demandent eux aussi davantage de largeur, d’accès et parfois de puissance électrique. Or beaucoup de ports français ont été conçus à une époque où la flotte moyenne était plus petite. La troisième raison est géographique. Tous les ports ne se valent pas dans l’esprit des plaisanciers. Une place dans un bassin bien abrité, accessible à toute heure, proche d’une grande agglomération, avec parking, shipchandlers, mécaniciens, voileries, gare ou aéroport, vaut bien plus qu’un emplacement éloigné, soumis à marée, avec peu de services ou un long chenal d’accès soumis à la marée. Les listes d’attente se concentrent donc sur les ports les plus pratiques, les mieux placés, les plus désirables. La pénurie est moins nationale qu’hyperlocale. 

Enfin, il existe un effet psychologique très fort : quand une place devient difficile à obtenir, elle devient difficile à lâcher. Même un plaisancier qui navigue peu hésite à rendre son contrat annuel. Il sait que revenir plus tard sera compliqué. Le système se fige. Le port reste plein, la liste d’attente grossit, les nouveaux entrants patientent, et la rotation naturelle ralentit ou se fige !

Des tarifs de port en hausse, mais des situations très contrastées

À cette tension sur la disponibilité s’ajoute la question du prix. Dans de nombreux ports, les tarifs annuels augmentent régulièrement. Les hausses de 3 à 8 % selon les années et les installations ne surprennent plus vraiment les plaisanciers. Elles sont rarement populaires, mais les gestionnaires avancent des arguments solides : inflation des coûts de maintenance, hausse de l’énergie, modernisation des pontons, dragage, sécurité, traitement des déchets, mise aux normes environnementales, réfection des sanitaires, adaptation au changement climatique. Un port de plaisance n’est plus seulement un alignement de pontons. C’est une petite ville technique, ouverte toute l’année, avec des réseaux, des salariés, des astreintes, de la surveillance, des obligations réglementaires et une pression environnementale croissante. Les plaisanciers veulent des ports propres, sûrs, bien équipés, agréables, connectés, avec des services fiables. Tout cela a un coût. 

Mais le ressenti varie énormément selon les façades. En Manche ou dans certains ports moins tendus, un bateau de 8 à 10 mètres peut encore trouver une solution à un prix relativement raisonnable. En Bretagne Sud, sur certains bassins atlantiques très prisés ou sur la Côte d’Azur, la même unité peut coûter beaucoup plus cher à l’année, et surtout nécessiter des années d’attente. Le plaisancier ne paie pas seulement des mètres linéaires : il paie une localisation, une protection, une accessibilité, parfois une forme de tranquillité. Pour les propriétaires de grands bateaux, la facture grimpe très vite. Au-delà de 12 mètres, chaque mètre supplémentaire pèse lourd. La largeur devient déterminante. Un catamaran de croisière confortable peut être un rêve au mouillage et un casse-tête au port. Même chose pour les unités à moteur de grande taille, gourmandes en espace et en services. Le choix du bateau ne peut donc plus se faire sans intégrer très tôt le coût et la disponibilité de son stationnement.

Bretagne, Atlantique, Méditerranée : le grand écart des ports français

La crise n’a pas la même couleur partout. En Bretagne Nord, la contrainte vient souvent de la marée, des bassins à seuil, des ports d’échouage, des places sur bouées et d’une forte tradition de plaisance locale. En Bretagne Sud, la concentration de bassins très désirés, du Morbihan au Finistère Sud, crée une pression forte. Les plans d’eau sont magnifiques, les navigations variées, les îles proches, les services nombreux. Résultat : les places partent peu, et les délais peuvent devenir très longs. Sur la façade atlantique, les grands ports structurants offrent davantage de capacité, mais la demande reste élevée autour des bassins de navigation réputés. Les pertuis charentais, le bassin d’Arcachon ou le Pays basque attirent des plaisanciers locaux, des propriétaires de résidences secondaires et des navigateurs au long cours qui cherchent une base technique solide. Là encore, la qualité du port fait la rareté.

En Méditerranée, la situation est encore plus tendue sur les secteurs les plus touristiques. La Côte d’Azur concentre une demande internationale, une flotte plus grande, des bateaux plus larges et une pression foncière extrême. Les ports y sont pris entre la plaisance traditionnelle, la grande plaisance, l’accueil saisonnier et la valorisation touristique des quais. Trouver une place annuelle pour un bateau familial peut relever du parcours d’obstacles. Plus à l’ouest, certains ports du Languedoc offrent davantage de possibilités, mais la demande progresse aussi, portée par des tarifs parfois plus accessibles et une bonne qualité de bassin de navigation. La Normandie, les Hauts-de-France ou certains ports moins immédiatement associés à la grande croisière estivale peuvent offrir des délais plus raisonnables. Mais tout dépend du programme. Un port moins cher et plus disponible n’a d’intérêt que s’il correspond vraiment à votre manière de naviguer. Faire trois heures de route pour sortir deux fois dans la saison est rarement une bonne affaire…

Corps-morts et mouillages organisés : une alternative crédible

Face à la saturation des pontons, les corps-morts et les mouillages organisés reviennent au centre du jeu. Pour un plaisancier qui accepte de rejoindre son bateau en annexe, de composer avec la météo et de limiter le branchement permanent à quai, la bouée peut être une excellente solution. Elle coûte souvent moins cher qu’une place sur ponton, libère de l’espace dans les ports et correspond très bien à une pratique estivale ou semi-saisonnière. Mais il ne faut pas idéaliser le mouillage organisé. Une bouée bien située, dans un abri sûr, avec un service d’annexe, un parking proche et une surveillance minimale, devient, elle aussi, très demandée. Elle impose des contraintes : pas d’accès immédiat à l’eau et à l’électricité, manutention des affaires plus compliquée, surveillance accrue en cas de coup de vent, usure de l’annexe, embarquement parfois sportif pour les enfants ou les personnes âgées. Pour un bateau habitable utilisé régulièrement, c’est une solution formidable si elle est choisie, beaucoup moins si elle est subie.

Les mouillages associatifs jouent aussi un rôle important. Ils maintiennent une plaisance locale, souvent plus simple, moins consommatrice de services, très attachée à son territoire. Mais leur avenir dépendra de leur capacité à répondre aux exigences environnementales. Les zones de mouillages et d’équipements légers permettent d’organiser les pratiques, d’éviter les ancrages anarchiques et de protéger les fonds. Là encore, la plaisance de demain devra concilier liberté et gestion collective.

Le port à sec, une solution longtemps sous-estimée

Longtemps, le port à sec a été regardé avec une forme de condescendance par une partie des plaisanciers à voile. Le vrai bateau, pensait-on, devait flotter, être prêt à partir, vivre dans son élément. Cette vision évolue. Pour les petites unités à moteur, les semi-rigides, les day-boats et certains voiliers transportables, le port à sec est souvent une solution logique. Le bateau vieillit moins vite, la coque reste propre, l’antifouling devient inutile ou moins fréquent, la surveillance est plus simple et le coût souvent inférieur à une place à flot. Le frein principal reste alors l’usage. Il faut réserver ou demander une mise à l’eau, respecter les horaires, accepter une part d’organisation. Le départ improvisé après le travail ou la sortie très matinale deviennent plus compliqués. Pour un propriétaire qui sort souvent, cela peut être frustrant. Pour celui qui utilise son bateau par journées entières, week-ends planifiés ou vacances, c’est beaucoup plus cohérent. 

À moyen terme, le port à sec a un vrai rôle à jouer, surtout pour désengorger les bassins saturés de petits bateaux qui n’ont pas forcément besoin d’être à flot toute l’année. Il ne remplacera pas l’anneau pour un voilier de voyage, un bateau habitable utilisé comme résidence secondaire flottante ou une unité qui part souvent en croisière. Mais il peut absorber une partie de la demande, notamment autour des grandes agglomérations littorales.

Ports étrangers : partir plus loin pour naviguer davantage

Certains plaisanciers ont déjà tranché. Leur bateau n’est plus en France. Espagne, Italie, Portugal, Grèce, Croatie : selon les programmes, les ports étrangers peuvent offrir davantage de disponibilité, des tarifs attractifs ou simplement un bassin de navigation plus en phase avec les envies du propriétaire. Pour un bateau qui navigue surtout l’été, laisser son voilier en Galice, aux Baléares, en Sardaigne ou en mer Ionienne peut avoir du sens. On troque la proximité contre le plaisir d’être déjà sur zone. Cette solution n’est pas miraculeuse. Elle impose des billets d’avion, de la logistique, une relation à distance avec le chantier, des contraintes d’assurance, parfois des règles locales différentes. La moindre intervention technique devient plus compliquée. Il faut aussi accepter de ne plus aller bricoler une heure au bateau le samedi matin. Mais pour des propriétaires qui naviguent par blocs de deux ou trois semaines, le calcul peut être excellent. 

C’est d’ailleurs une évolution de fond : le port d’attache n’est plus forcément le port le plus proche du domicile. Il devient le point de départ d’un programme. Celui qui rêve de Méditerranée orientale n’a pas nécessairement intérêt à attendre dix ans une place sur la Côte d’Azur. Celui qui prépare une transat peut chercher une base atlantique provisoire. Celui qui navigue peu mais loin peut préférer une place saisonnière ou un hivernage à sec dans une région adaptée.

Faut-il posséder moins pour naviguer mieux ?

La crise des places de port pose une question dérangeante : avons-nous besoin de posséder autant de bateaux qui naviguent aussi peu ? Beaucoup de ports constatent une réalité connue de tous : une partie importante de la flotte sort rarement. Non par manque d’envie, mais par manque de temps, d’équipage, de météo favorable, de disponibilité familiale, parfois de confiance. Le bateau reste là, prêt en théorie, immobile en pratique. Pour les ports, l’enjeu des dix prochaines années sera sans doute moins de créer massivement de nouvelles places que de mieux utiliser celles qui existent. Cela pourrait passer par des contrats plus souples, des offres saisonnières, des places partagées, des incitations à déclarer ses absences, une meilleure gestion numérique des disponibilités, des ports à sec plus efficaces, des zones de mouillage mieux organisées et peut-être une réflexion sur les bateaux durablement inactifs…

Pour les plaisanciers, cela peut être une bonne nouvelle. La propriété classique — un bateau, une place, un contrat annuel, une sortie de temps en temps — n’est plus l’unique modèle. La copropriété, la location entre particuliers encadrée, les clubs, la gestion-location, les longues croisières avec hivernage hors du port d’origine, ou même l’achat d’un bateau plus petit et plus simple à stationner deviennent des solutions très sérieuses. Le bon bateau n’est plus seulement celui qui fait rêver au salon nautique. C’est celui que l’on peut réellement utiliser !

Crédit photo de couverture : Illustration AdobeStock - VSzili

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Nathalie Moreau
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Nathalie Moreau est l’atout voyage et évasion de l’équipe, elle est passionnée de croisières et de destinations nautiques. En charge du planning rédactionnel du site figaronautisme.com et des réseaux sociaux, Nathalie suit de très près l’actualité et rédige chaque jour des news et des articles pour nous dépayser et nous faire rêver aux quatre coins du monde. Avide de découvertes, vous la croiserez sur tous les salons nautiques et de voyages en quête de nouveaux sujets.
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Associant une formation d’officier C1 de la marine marchande et un MBA d’HEC, Gilles Chiorri a sillonné tous les océans lors de nombreuses courses au large ou records, dont une victoire à la Mini Transat, détenteur du Trophée Jules Verne en 2002 à bord d’Orange, et une 2ème place à La Solitaire du Figaro la même année. Il a ensuite contribué à l’organisation de nombreux évènements, comme la Coupe de l’America, les Extreme Sailing Series et des courses océaniques dont la Route du Rhum et la Solitaire du Figaro (directeur de course), la Volvo Ocean Race (team manager). Sa connaissance du monde maritime et son réseau à l’international lui donnent une bonne compréhension du milieu qui nous passionne.
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Sophie Savant-Ros, architecte de formation et co-fondatrice de METEO CONSULT est entre autres, directrice de l’édition des « Bloc Marine » et du site Figaronautisme.com.
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Albert Brel, parallèlement à une carrière au CNRS, s’est toujours intéressé à l’équipement nautique. Depuis de nombreuses années, il collabore à des revues nautiques européennes dans lesquelles il écrit des articles techniques et rend compte des comparatifs effectués sur les divers équipements. De plus, il est l’auteur de nombreux ouvrages spécialisés qui vont de la cartographie électronique aux bateaux d’occasion et qui décrivent non seulement l’évolution des technologies, mais proposent aussi des solutions pour les mettre en application à bord des bateaux.
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Journaliste, photographe et auteur spécialisé dans le nautisme et l’environnement, Jean-Christophe Guillaumin est passionné de voyages et de bateaux. Il a réussi à faire matcher ses passions en découvrant le monde en bateau et en le faisant découvrir à ses lecteurs. De ses nombreuses navigations il a ramené une certitude : les océans offrent un terrain de jeu fabuleux mais aussi très fragile et aujourd’hui en danger. Fort d’une carrière riche en reportages et articles techniques, il a su se distinguer par sa capacité à vulgariser des sujets complexes tout en offrant une expertise pointue. À travers ses contributions régulières à Figaro Nautisme, il éclaire les plaisanciers, amateurs ou aguerris, sur les dernières tendances, innovations technologiques, et défis liés à la navigation. Que ce soit pour analyser les performances d’un voilier, explorer l’histoire ou décortiquer les subtilités de la course au large, il aborde chaque sujet avec le souci du détail et un regard expert.
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Charlotte est une véritable globe-trotteuse ! Très jeune, elle a vécu aux quatre coins du monde et a pris goût à la découverte du monde et à l'évasion. Tantôt à pied, en kayak, en paddle, à voile ou à moteur, elle aime partir à la découverte de paradis méconnus. Elle collabore avec Figaro Nautisme au fil de l'eau et de ses coups de cœur.
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Naviguant depuis son plus jeune âge que ce soit en croisière, en course, au large, en régate, des deux côtés de l’Atlantique, en Manche comme en Méditerranée, Denis, quittant la radiologie rochelaise en 2017, a effectué avec sa femme à bord de PretAixte leur 42 pieds une circumnavigation par Panama et Cape Town. Il ne lui déplait pas non plus de naviguer dans le temps avec une prédilection pour la marine d’Empire, celle de Trafalgar …
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Après une carrière internationale d’ingénieur, Michel ULRICH a navigué en plaisance le long de la côte atlantique, et embarqué au long cours sur des navires de la marine marchande, accumulant une large expérience de nombreuses expéditions maritimes. Il est un bénévole engagé à la SNSM (canotier, ancien vice-président de la station de l’Herbaudière) depuis plus de dix ans. Capitaine 200 UMS, il est maintenant auteur et conférencier dans le domaine de l’histoire maritime, lauréat (mention 2024) de l’Académie de Marine, auditeur de l’Académie de Marine, membre associé de la Fédération Maritime (Maison de la Mer à Nantes).
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Titulaire d'un doctorat en Climatologie-Environnement, Cyrille est notre expert METEO CONSULT. Après avoir enseigné la climatologie et la géographie à l'université, il devient l'un des météorologues historiques de La Chaîne Météo en intégrant l'équipe en 2000. Spécialiste de la météo marine, il intervient également en tant qu'expert météo marine pour des courses de renommée mondiale, comme la Route du Rhum, la Solitaire du Figaro, la Transat Paprec...
Irwin Sonigo
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Capitaine 200 et ancien embarqué dans la Marine nationale, Irwin Sonigo a exploré toutes les facettes de la navigation. Des premiers bords sur un cotre aurique de 1932 à la grande plaisance sur la Côte d’Azur, en passant par les catamarans de Polynésie, les voiliers des Antilles ou plusieurs transatlantiques, il a tout expérimenté. Il participe à la construction d’Open 60 en Nouvelle-Zélande et embarque comme boat pilote lors de la 32e America’s Cup. Aujourd’hui, il met cette riche expérience au service de Figaro Nautisme, où il signe des essais et reportages ancrés dans le réel.
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