SailGP à New York : les F50 volants lancent le grand été sportif sur l’Hudson

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Le Figaro Nautisme
Par Le Figaro Nautisme

Le Rolex SailGP Championship fait escale à New York les 30 et 31 mai 2026 pour le Mubadala New York Sail Grand Prix. Face à Manhattan et à la Statue de la Liberté, les catamarans F50 s’apprêtent à offrir l’un des rendez-vous les plus spectaculaires de la saison, entre vitesse extrême, pression sportive et ambiance grand format.

Le Rolex SailGP Championship fait escale à New York les 30 et 31 mai 2026 pour le Mubadala New York Sail Grand Prix. Face à Manhattan et à la Statue de la Liberté, les catamarans F50 s’apprêtent à offrir l’un des rendez-vous les plus spectaculaires de la saison, entre vitesse extrême, pression sportive et ambiance grand format.

New York, décor géant pour un championnat lancé à pleine vitesse

SailGP retrouve New York avec l’un des cadres les plus saisissants de son calendrier. Le week-end des 30 et 31 mai, la flotte du Rolex SailGP Championship s’élancera sur l’Hudson River, avec Manhattan d’un côté, la Statue de la Liberté en toile de fond et plus de 6 000 spectateurs attendus pour suivre le spectacle au plus près.

Cette 6e étape de la saison 2026 arrive à un moment clé. Le championnat entre dans une phase charnière, les écarts commencent à peser lourd et chaque manche peut modifier la dynamique d’une équipe. À New York, l’enjeu dépasse donc le décor. Derrière l’image spectaculaire des F50 lancés à très haute vitesse, c’est une étape qui peut faire basculer une saison. Sur l’eau, 12 des 13 équipes internationales prendront le départ. Les Black Foils restent absents, leur F50 étant toujours immobilisé par d’importantes réparations. Le reste de la flotte, lui, devra composer avec un plan d’eau aussi spectaculaire qu’exigeant, où la moindre erreur peut coûter cher.

L’Hudson River, un stade nautique aussi beau que piégeux

À New York, la course ne se résume pas à une carte postale. L’Hudson River impose un vrai défi tactique aux équipages. Les vents urbains, souvent perturbés par les immeubles, peuvent changer rapidement d’orientation et d’intensité. À cela s’ajoutent les courants puissants du fleuve et un espace de course resserré, qui oblige les équipages à prendre des décisions en quelques secondes.

Dans ces conditions, la communication à bord devient décisive. Les F50 sont des machines identiques, capables de voler sur leurs foils jusqu’à 60 mph, soit près de 100 km/h, mais la vitesse seule ne suffit pas. Il faut anticiper les risées, gérer les phases de départ, préserver la trajectoire et garder le contrôle dans un environnement où tout se joue très vite.

Pour le public embarqué sur les bateaux spectateurs positionnés autour du parcours, l’expérience s’annonce particulièrement immersive. Les départs tendus, les croisements serrés et les accélérations des catamarans volants devraient donner à cette étape new-yorkaise une intensité rare.

Les BONDS Flying Roos arrivent en patrons

Tous les regards seront tournés vers les BONDS Flying Roos. L’équipe australienne arrive à New York en leader du championnat, portée par 2 victoires consécutives à Rio puis aux Bermudes. Une performance d’autant plus marquante que l’Australie n’avait plus enchaîné 2 succès de rang depuis 4 saisons.

Leur force tient autant à leur vitesse qu’à leur capacité à rester lucides sous pression. Les Australiens ont retrouvé ce mélange de maîtrise tactique, d’agressivité au bon moment et de régularité qui fait les grandes équipes de SailGP. Dans les finales à 3, où tout se joue sur quelques manœuvres, ils ont su garder la tête froide quand la tension montait.

Une 3e victoire consécutive sur l’Hudson renforcerait encore leur statut de favoris pour le titre. Mais New York peut aussi rebattre les cartes. Sur un plan d’eau aussi instable, même l’équipe la plus solide peut se retrouver piégée par un départ manqué, une mauvaise lecture du vent ou une option tactique perdante.

L’équipe américaine face à son grand rendez-vous

Pour l’U.S. SailGP Team, cette étape a forcément une saveur particulière. À domicile, devant un public new-yorkais attendu nombreux et très engagé, l’équipage américain devra transformer l’énergie du moment en performance sportive.

Actuellement 4e du classement général, l’équipe américaine a construit son début de saison avec sérieux. La progression est nette, la régularité s’améliore et les résultats commencent à installer le bateau parmi les prétendants crédibles au podium. New York arrive donc au bon moment, comme une occasion de franchir un palier.

La pression sera forte, mais elle peut aussi devenir un moteur. Une finale à domicile ou un podium sur l’Hudson donnerait une toute autre dimension à la campagne 2026 des Américains. Dans un championnat où la dynamique compte presque autant que les points, un grand week-end devant leur public pourrait peser bien au-delà du classement immédiat.

L’Espagne confirme son retour au premier plan

Derrière l’Australie, l’Espagne avance avec une trajectoire impressionnante. Les Los Gallos arrivent à New York en 2e position du championnat, portés par une nouvelle performance solide aux Bermudes. Leur saison avait pourtant très mal commencé, avec une absence lors de l’ouverture à Perth après de lourds dommages subis par leur F50 à l’entraînement.

Depuis leur retour, les Espagnols ont répondu de la meilleure manière possible. À chaque événement disputé en 2026, ils ont terminé 2e ou 3e. Cette constance les a replacés très vite dans la course au titre et a installé une rivalité directe avec les BONDS Flying Roos.

À New York, l’Espagne aura l’occasion de confirmer que son retour n’est pas une simple série favorable, mais bien une candidature sérieuse au championnat. Dans une flotte aussi dense, leur capacité à rester dans le haut du classement à chaque rendez-vous devient l’une des grandes forces de leur saison.

L’Allemagne veut confirmer après son déclic aux Bermudes

L’autre équipe à suivre de près sera l’Allemagne. Après un début de saison difficile, l’équipage mené par Erik Heil a signé aux Bermudes sa première qualification en finale d’événement de la saison. Un résultat historique pour l’équipe, mais surtout un signal fort envoyé au reste de la flotte.

Aux Bermudes, l’Allemagne a semblé transformée. Plus agressive sur les départs, plus claire dans ses choix tactiques, plus régulière dans les phases de course, elle a réussi à décrocher plusieurs places sur le podium dans les manches de flotte. Ce changement de rythme lui a permis de gagner 2 rangs au classement général et de retrouver une vraie confiance.

Reste désormais à confirmer. Un bon résultat à New York prouverait que la performance des Bermudes n’était pas un coup d’éclat isolé, mais le début d’une nouvelle dynamique.

Une étape spectaculaire, mais surtout décisive

Le Mubadala New York Sail Grand Prix coche toutes les cases du grand rendez-vous SailGP : un décor mondialement connu, des bateaux spectaculaires, une flotte internationale dense et un enjeu sportif immédiat. Mais derrière l’image très forte des F50 volant devant Manhattan, cette 6e étape pourrait surtout marquer un tournant dans la saison 2026.

L’Australie veut creuser l’écart. L’Espagne veut confirmer son statut de prétendante au titre. Les États-Unis rêvent d’un grand résultat à domicile. L’Allemagne cherche à transformer son regain de confiance en vraie progression durable. Sur l’Hudson, la marge d’erreur sera mince et le spectacle devrait être total.

New York lance ainsi le grand été sportif de SailGP avec une promesse claire : de la vitesse, de la tension, des trajectoires serrées et un championnat qui pourrait sortir de ce week-end avec une hiérarchie beaucoup plus nette.

 

 

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Nathalie Moreau
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Nathalie Moreau est l’atout voyage et évasion de l’équipe, elle est passionnée de croisières et de destinations nautiques. En charge du planning rédactionnel du site figaronautisme.com et des réseaux sociaux, Nathalie suit de très près l’actualité et rédige chaque jour des news et des articles pour nous dépayser et nous faire rêver aux quatre coins du monde. Avide de découvertes, vous la croiserez sur tous les salons nautiques et de voyages en quête de nouveaux sujets.
Gilles Chiorri
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Associant une formation d’officier C1 de la marine marchande et un MBA d’HEC, Gilles Chiorri a sillonné tous les océans lors de nombreuses courses au large ou records, dont une victoire à la Mini Transat, détenteur du Trophée Jules Verne en 2002 à bord d’Orange, et une 2ème place à La Solitaire du Figaro la même année. Il a ensuite contribué à l’organisation de nombreux évènements, comme la Coupe de l’America, les Extreme Sailing Series et des courses océaniques dont la Route du Rhum et la Solitaire du Figaro (directeur de course), la Volvo Ocean Race (team manager). Sa connaissance du monde maritime et son réseau à l’international lui donnent une bonne compréhension du milieu qui nous passionne.
Il collabore avec les équipes de METEO CONSULT et Figaro Nautisme depuis plus de 20 ans.
Sophie Savant-Ros
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Sophie Savant-Ros, architecte de formation et co-fondatrice de METEO CONSULT est entre autres, directrice de l’édition des « Bloc Marine » et du site Figaronautisme.com.
Sophie est passionnée de photographie, elle ne se déplace jamais sans son appareil photo et privilégie les photos de paysages marins. Elle a publié deux ouvrages consacrés à l’Ile de Porquerolles et photographie les côtes pour enrichir les « Guides Escales » de Figaro Nautisme.
Albert Brel
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Albert Brel, parallèlement à une carrière au CNRS, s’est toujours intéressé à l’équipement nautique. Depuis de nombreuses années, il collabore à des revues nautiques européennes dans lesquelles il écrit des articles techniques et rend compte des comparatifs effectués sur les divers équipements. De plus, il est l’auteur de nombreux ouvrages spécialisés qui vont de la cartographie électronique aux bateaux d’occasion et qui décrivent non seulement l’évolution des technologies, mais proposent aussi des solutions pour les mettre en application à bord des bateaux.
Jean-Christophe Guillaumin
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Journaliste, photographe et auteur spécialisé dans le nautisme et l’environnement, Jean-Christophe Guillaumin est passionné de voyages et de bateaux. Il a réussi à faire matcher ses passions en découvrant le monde en bateau et en le faisant découvrir à ses lecteurs. De ses nombreuses navigations il a ramené une certitude : les océans offrent un terrain de jeu fabuleux mais aussi très fragile et aujourd’hui en danger. Fort d’une carrière riche en reportages et articles techniques, il a su se distinguer par sa capacité à vulgariser des sujets complexes tout en offrant une expertise pointue. À travers ses contributions régulières à Figaro Nautisme, il éclaire les plaisanciers, amateurs ou aguerris, sur les dernières tendances, innovations technologiques, et défis liés à la navigation. Que ce soit pour analyser les performances d’un voilier, explorer l’histoire ou décortiquer les subtilités de la course au large, il aborde chaque sujet avec le souci du détail et un regard expert.
Charlotte Lacroix
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Charlotte est une véritable globe-trotteuse ! Très jeune, elle a vécu aux quatre coins du monde et a pris goût à la découverte du monde et à l'évasion. Tantôt à pied, en kayak, en paddle, à voile ou à moteur, elle aime partir à la découverte de paradis méconnus. Elle collabore avec Figaro Nautisme au fil de l'eau et de ses coups de cœur.
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Max est tombé dedans quand il était petit ! Il a beaucoup navigué avec ses parents, aussi bien en voilier qu'en bateau moteur le long des côtes européennes mais pas que ! Avec quelques transatlantiques à son actif, il se passionne pour le monde du nautisme sous toutes ses formes. Il aime analyser le monde qui l'entoure et collabore avec Figaro Nautisme régulièrement.
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Naviguant depuis son plus jeune âge que ce soit en croisière, en course, au large, en régate, des deux côtés de l’Atlantique, en Manche comme en Méditerranée, Denis, quittant la radiologie rochelaise en 2017, a effectué avec sa femme à bord de PretAixte leur 42 pieds une circumnavigation par Panama et Cape Town. Il ne lui déplait pas non plus de naviguer dans le temps avec une prédilection pour la marine d’Empire, celle de Trafalgar …
Michel Ulrich
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Après une carrière internationale d’ingénieur, Michel ULRICH a navigué en plaisance le long de la côte atlantique, et embarqué au long cours sur des navires de la marine marchande, accumulant une large expérience de nombreuses expéditions maritimes. Il est un bénévole engagé à la SNSM (canotier, ancien vice-président de la station de l’Herbaudière) depuis plus de dix ans. Capitaine 200 UMS, il est maintenant auteur et conférencier dans le domaine de l’histoire maritime, lauréat (mention 2024) de l’Académie de Marine, auditeur de l’Académie de Marine, membre associé de la Fédération Maritime (Maison de la Mer à Nantes).
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Titulaire d'un doctorat en Climatologie-Environnement, Cyrille est notre expert METEO CONSULT. Après avoir enseigné la climatologie et la géographie à l'université, il devient l'un des météorologues historiques de La Chaîne Météo en intégrant l'équipe en 2000. Spécialiste de la météo marine, il intervient également en tant qu'expert météo marine pour des courses de renommée mondiale, comme la Route du Rhum, la Solitaire du Figaro, la Transat Paprec...
Irwin Sonigo
Irwin Sonigo
Irwin Sonigo
Capitaine 200 et ancien embarqué dans la Marine nationale, Irwin Sonigo a exploré toutes les facettes de la navigation. Des premiers bords sur un cotre aurique de 1932 à la grande plaisance sur la Côte d’Azur, en passant par les catamarans de Polynésie, les voiliers des Antilles ou plusieurs transatlantiques, il a tout expérimenté. Il participe à la construction d’Open 60 en Nouvelle-Zélande et embarque comme boat pilote lors de la 32e America’s Cup. Aujourd’hui, il met cette riche expérience au service de Figaro Nautisme, où il signe des essais et reportages ancrés dans le réel.