The Ocean Race Atlantic 2026 : Le sprint transatlantique reste indécis

Course au large
Le Figaro Nautisme
Par Le Figaro Nautisme

La bataille déjà féroce pour la tête de The Ocean Race Atlantic s'est encore intensifiée au cours des dernières 24 heures, alors que le groupe de tête s'est resserré dans un vent en train de faiblir, à l'approche d'une dorsale anticyclonique venant bloquer la route des équipages vers la ligne d'arrivée à Lorient, en France.

La bataille déjà féroce pour la tête de The Ocean Race Atlantic s'est encore intensifiée au cours des dernières 24 heures, alors que le groupe de tête s'est resserré dans un vent en train de faiblir, à l'approche d'une dorsale anticyclonique venant bloquer la route des équipages vers la ligne d'arrivée à Lorient, en France.

© Marin Le Roux | United by the Ocean | The Ocean Race

Cet après-midi, les trois équipes de tête n'étaient séparées que par moins de 11 milles nautiques en distance jusqu'à l'arrivée, alors qu'elles naviguaient au près dans des vents de sud-est de 10 à 15 nœuds. Devant elles se dresse une zone de vent faible et instable, que les équipages de tête vont devoir négocier avec prudence avant de renouer avec une navigation au portant plus rapide.

À 12h00 UTC / 14h00 CEST aujourd'hui, DMG MORI Global One (JPN), skippé par Kojiro Shiraishi, occupait la première place du classement, avec 1 203 milles nautiques restant à parcourir. En deuxième position, United by the Ocean (FRA), skippé par Paul Meilhat, comptait 1 210 milles nautiques à parcourir, tandis que 11th Hour Racing (USA), skippé par Francesca Clapcich, occupait la troisième place, à 1 214 milles nautiques de Lorient. De son côté, Team Malizia (GER), skippé par Boris Herrmann et quatrième, restait clairement dans la course pour une place sur le podium, malgré ses 52 milles nautiques de retard sur le leader.

Vous pouvez suivre toute l'action sur la chaîne YouTube de The Ocean Race.

L'accalmie des conditions météo dans l'Atlantique Nord, après plusieurs jours à un rythme effréné pour les équipages de ces IMOCA à foils de 60 pieds, a offert aux marins une pause bienvenue pour manger, dormir et récupérer, tant physiquement que mentalement.

Arisa Moriya, membre de l'équipage de DMG MORI Global One, a résumé la situation météo de la façon suivante :

« Ces deux derniers jours, ça tapait fort dans un vent très soutenu, mais maintenant le vent faiblit », a-t-elle expliqué. « Au cours des deux prochains jours, la situation va être très changeante et difficile. »

« Nous avons navigué avec un système dépressionnaire, mais nous sommes en train d'en sortir la partie la plus forte, et nous allons bientôt traverser une zone de hautes pressions. Ensuite, nous aurons des conditions de vent faible au près, suivies d'un vent de travers puis de portant. On va donc tout avoir sur les prochains jours. Il faut naviguer vite, faire les bons choix de voilure et continuer à pousser. »

Après avoir subi de lourdes pertes en se retrouvant piégé dans un inattendu trou de vent dimanche soir, l'équipage japonais est revenu dans la course pendant la nuit, sa position plus au sud lui ayant permis de suivre une route plus directe vers l'est que ses rivaux français et américain, positionnés plus au nord.

À bord de 11th Hour Racing, longtemps leader de la course, la skipper Francesca Clapcich a indiqué que son équipe tentait de se maintenir dans le groupe de tête, malgré des conditions qui ne sont pas optimales pour le bateau américain.

« Ces conditions de près, avec un vent moyen à faible, ne sont pas vraiment notre point fort », a-t-elle expliqué. « La zone de hautes pressions se déplace, mais on ne sait pas à quelle vitesse. On espère ensuite retrouver plus de vent, et ce sera à peu près du travers jusqu'à la pointe de Bretagne. »

 

À bord de United by the Ocean, le skipper Paul Meilhat s'est dit convaincu que la dernière partie de la course offrirait des conditions plus faciles que celles rencontrées jusqu'ici, avec un trio de tête naviguant en formation serrée sur le reste de la traversée de l'Atlantique, jusqu'à ce qu'il imagine être une arrivée haletante.

« Une mer plus plate pourrait signifier des vitesses moyennes plus élevées », a-t-il déclaré. « La course reste vraiment ouverte, parce qu'on remonte vers cette dorsale sans vent, et ensuite la dépression dans laquelle nous étions va de nouveau nous pousser vers la ligne d'arrivée. Donc, probablement, on va arriver tous ensemble — ce qui est génial pour le public qui suit la course ! On a aussi vu que Malizia peut être très rapide par moments, donc peut-être qu'ils vont nous rejoindre avant la fin. »

À bord d'Embrace the Challenge, l'équipage suisse cinquième, Oliver Heer a livré un discours de motivation à son équipage après la réparation réussie de leur grand-voile, qui leur a pris la majeure partie de la journée d'hier. À 12h00 UTC / 14h00 CEST, le bateau suisse naviguait au portant à 18 nœuds, à 340 milles nautiques des leaders.

« Je sais que tout le monde est fatigué », a déclaré Heer à son équipage. « Ces deux derniers jours n'ont pas été faciles, ils ont été stressants, ils ont été épuisants. En tant qu'équipe, on doit se serrer les coudes. On est tous des professionnels, et au fond, on fait ce qu'on aime — naviguer. Les conditions sont vraiment agréables en ce moment, alors naviguons en équipe, communiquons, écoutons-nous les uns les autres, faisons avancer le bateau ensemble, et profitons de ces 2 000 derniers milles. »

En sixième position, le sourire était de retour sur le visage de l'équipage néo-zélandais de Conrad Colman, à bord de MSIG Europe, après que le bateau sans foils est sorti des vents faibles de la veille pour retrouver des conditions de portant plus soutenues. Lundi après-midi, le bateau néo-zélandais naviguait à 12 nœuds, à 440 milles nautiques des leaders.

Alors que le trio de tête évoluait dans des conditions moins favorables, le Super Sprint de lundi a vu Embrace the Challenge décrocher sa première victoire de la série face à Team Malizia, offrant à MSIG Europe une deuxième place sur le podium.

 

 

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Nathalie Moreau
Nathalie Moreau
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Nathalie Moreau est l’atout voyage et évasion de l’équipe, elle est passionnée de croisières et de destinations nautiques. En charge du planning rédactionnel du site figaronautisme.com et des réseaux sociaux, Nathalie suit de très près l’actualité et rédige chaque jour des news et des articles pour nous dépayser et nous faire rêver aux quatre coins du monde. Avide de découvertes, vous la croiserez sur tous les salons nautiques et de voyages en quête de nouveaux sujets.
Gilles Chiorri
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Associant une formation d’officier C1 de la marine marchande et un MBA d’HEC, Gilles Chiorri a sillonné tous les océans lors de nombreuses courses au large ou records, dont une victoire à la Mini Transat, détenteur du Trophée Jules Verne en 2002 à bord d’Orange, et une 2ème place à La Solitaire du Figaro la même année. Il a ensuite contribué à l’organisation de nombreux évènements, comme la Coupe de l’America, les Extreme Sailing Series et des courses océaniques dont la Route du Rhum et la Solitaire du Figaro (directeur de course), la Volvo Ocean Race (team manager). Sa connaissance du monde maritime et son réseau à l’international lui donnent une bonne compréhension du milieu qui nous passionne.
Il collabore avec les équipes de METEO CONSULT et Figaro Nautisme depuis plus de 20 ans.
Sophie Savant-Ros
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Sophie Savant-Ros, architecte de formation et co-fondatrice de METEO CONSULT est entre autres, directrice de l’édition des « Bloc Marine » et du site Figaronautisme.com.
Sophie est passionnée de photographie, elle ne se déplace jamais sans son appareil photo et privilégie les photos de paysages marins. Elle a publié deux ouvrages consacrés à l’Ile de Porquerolles et photographie les côtes pour enrichir les « Guides Escales » de Figaro Nautisme.
Albert Brel
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Albert Brel, parallèlement à une carrière au CNRS, s’est toujours intéressé à l’équipement nautique. Depuis de nombreuses années, il collabore à des revues nautiques européennes dans lesquelles il écrit des articles techniques et rend compte des comparatifs effectués sur les divers équipements. De plus, il est l’auteur de nombreux ouvrages spécialisés qui vont de la cartographie électronique aux bateaux d’occasion et qui décrivent non seulement l’évolution des technologies, mais proposent aussi des solutions pour les mettre en application à bord des bateaux.
Jean-Christophe Guillaumin
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Journaliste, photographe et auteur spécialisé dans le nautisme et l’environnement, Jean-Christophe Guillaumin est passionné de voyages et de bateaux. Il a réussi à faire matcher ses passions en découvrant le monde en bateau et en le faisant découvrir à ses lecteurs. De ses nombreuses navigations il a ramené une certitude : les océans offrent un terrain de jeu fabuleux mais aussi très fragile et aujourd’hui en danger. Fort d’une carrière riche en reportages et articles techniques, il a su se distinguer par sa capacité à vulgariser des sujets complexes tout en offrant une expertise pointue. À travers ses contributions régulières à Figaro Nautisme, il éclaire les plaisanciers, amateurs ou aguerris, sur les dernières tendances, innovations technologiques, et défis liés à la navigation. Que ce soit pour analyser les performances d’un voilier, explorer l’histoire ou décortiquer les subtilités de la course au large, il aborde chaque sujet avec le souci du détail et un regard expert.
Charlotte Lacroix
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Charlotte est une véritable globe-trotteuse ! Très jeune, elle a vécu aux quatre coins du monde et a pris goût à la découverte du monde et à l'évasion. Tantôt à pied, en kayak, en paddle, à voile ou à moteur, elle aime partir à la découverte de paradis méconnus. Elle collabore avec Figaro Nautisme au fil de l'eau et de ses coups de cœur.
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Max est tombé dedans quand il était petit ! Il a beaucoup navigué avec ses parents, aussi bien en voilier qu'en bateau moteur le long des côtes européennes mais pas que ! Avec quelques transatlantiques à son actif, il se passionne pour le monde du nautisme sous toutes ses formes. Il aime analyser le monde qui l'entoure et collabore avec Figaro Nautisme régulièrement.
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Naviguant depuis son plus jeune âge que ce soit en croisière, en course, au large, en régate, des deux côtés de l’Atlantique, en Manche comme en Méditerranée, Denis, quittant la radiologie rochelaise en 2017, a effectué avec sa femme à bord de PretAixte leur 42 pieds une circumnavigation par Panama et Cape Town. Il ne lui déplait pas non plus de naviguer dans le temps avec une prédilection pour la marine d’Empire, celle de Trafalgar …
Michel Ulrich
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Après une carrière internationale d’ingénieur, Michel ULRICH a navigué en plaisance le long de la côte atlantique, et embarqué au long cours sur des navires de la marine marchande, accumulant une large expérience de nombreuses expéditions maritimes. Il est un bénévole engagé à la SNSM (canotier, ancien vice-président de la station de l’Herbaudière) depuis plus de dix ans. Capitaine 200 UMS, il est maintenant auteur et conférencier dans le domaine de l’histoire maritime, lauréat (mention 2024) de l’Académie de Marine, auditeur de l’Académie de Marine, membre associé de la Fédération Maritime (Maison de la Mer à Nantes).
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Titulaire d'un doctorat en Climatologie-Environnement, Cyrille est notre expert METEO CONSULT. Après avoir enseigné la climatologie et la géographie à l'université, il devient l'un des météorologues historiques de La Chaîne Météo en intégrant l'équipe en 2000. Spécialiste de la météo marine, il intervient également en tant qu'expert météo marine pour des courses de renommée mondiale, comme la Route du Rhum, la Solitaire du Figaro, la Transat Paprec...
Irwin Sonigo
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Irwin Sonigo
Capitaine 200 et ancien embarqué dans la Marine nationale, Irwin Sonigo a exploré toutes les facettes de la navigation. Des premiers bords sur un cotre aurique de 1932 à la grande plaisance sur la Côte d’Azur, en passant par les catamarans de Polynésie, les voiliers des Antilles ou plusieurs transatlantiques, il a tout expérimenté. Il participe à la construction d’Open 60 en Nouvelle-Zélande et embarque comme boat pilote lors de la 32e America’s Cup. Aujourd’hui, il met cette riche expérience au service de Figaro Nautisme, où il signe des essais et reportages ancrés dans le réel.