Que voir dans les îles Scilly pour une première escapade ?

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À 45 kilomètres des Cornouailles, les îles Scilly réunissent cinq îles habitées, des centaines d’îlots, des plages claires et une histoire jalonnée de naufrages. On y vient pour marcher, naviguer et passer d’une île à l’autre. En octobre, l’archipel devient plus sauvage : oiseaux migrateurs, lumières basses et météo changeante redessinent chaque journée.

Quelle île choisir comme base pour un premier séjour ?

St Mary’s est le choix le plus simple. C’est la plus grande île habitée, celle où arrivent le ferry Scillonian III et la plupart des vols. Hugh Town concentre commerces, restaurants, hébergements et départs de bateaux. On rejoint pourtant rapidement des plages calmes, les fortifications de The Garrison ou les rochers de Peninnis Head.

Tresco convient à ceux qui privilégient le jardin, les plages et une atmosphère plus soignée. St Martin’s attire par ses longues étendues de sable, Bryher par son contraste entre criques abritées et côte occidentale battue par l’Atlantique, St Agnes par son impression de bout du monde. Pour quatre ou cinq nuits, loger à St Mary’s puis rayonner en bateau offre la meilleure souplesse.

Et avant de partir, pensez à consulter les prévisions météo sur La Chaîne Météo Voyage et à télécharger l'application mobile gratuite Bloc Marine.

Que faut-il absolument voir à St Mary’s ?

The Garrison forme une boucle historique au-dessus de Hugh Town, avec ses remparts, ses batteries et ses vues sur les chenaux. Plus au sud, Peninnis Head aligne des chaos granitiques sculptés par le vent. À marée basse, Porthcressa et les plages voisines invitent à observer les estrans plutôt qu’à courir d’un monument à l’autre.

L’île possède aussi des sites préhistoriques et des traces de son rôle stratégique sur les routes atlantiques. Une promenade guidée permet de comprendre les naufrages, les pilotes locaux et la navigation dans cet archipel de récifs. Presque chaque panorama révèle une balise, un mouillage ou un passage dont la sécurité dépend de la marée.

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Pourquoi Tresco Abbey Garden est-il si étonnant à cette latitude ?

Créé au XIXe siècle par Augustus Smith, Tresco Abbey Garden profite d’un climat océanique doux et d’un réseau de murs et de brise-vent. Il rassemble des milliers de plantes venues de régions méditerranéennes et subtropicales. Aloès, protéas et palmiers composent un paysage inattendu si près des côtes britanniques.

Tresco mérite aussi une journée pour ses plages, ses ruines et ses chemins sans voitures ordinaires. Pentle Bay figure parmi les plus photogéniques, mais l’île change d’allure selon la marée et le vent. Depuis St Mary’s, les bateaux annoncent leur programme quotidien en fonction des conditions : il ne faut pas enfermer Tresco dans un horaire rigide.

Quelles îles privilégier pour les plages et les paysages les plus sauvages ?

St Martin’s déroule des plages comme Great Bay, Par Beach ou Lawrence’s Bay, souvent citées parmi les plus belles de l’archipel. L’eau claire invite au kayak et, en saison, au snorkeling, même si sa température reste fraîche. Bryher offre un contraste saisissant : Hell Bay reçoit la houle de l’Atlantique, tandis que l’autre côté de l’île abrite des anses paisibles.

St Agnes est reliée à Gugh par un banc de sable découvert selon la marée. La traversée demande une lecture attentive des horaires : le même passage peut disparaître rapidement sous l’eau. Ces petites îles se parcourent à pied, sans chercher la performance. Leur intérêt naît du changement de lumière, du bruit des oiseaux et de la proximité de la mer.

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Comment observer les phoques et les oiseaux sans les déranger ?

Les Scilly abritent des phoques gris de l’Atlantique et de nombreux oiseaux marins. En automne, l’archipel devient un site majeur pour les migrateurs, attirant des ornithologues venus observer des espèces parfois rares. Les sorties en bateau autour des îlots inhabités offrent la meilleure approche, à condition de conserver les distances et de suivre les consignes de l’équipage.

À terre, on reste sur les sentiers lorsque les zones sont sensibles, on tient les chiens selon la réglementation locale et l’on évite les drones près des colonies. Les jumelles remplacent avantageusement l’approche physique. L’objectif n’est pas d’obtenir une photo au prix d’un envol ou d’une mise à l’eau précipitée.

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Peut-on vraiment découvrir l’archipel sans voiture ?

Oui. La marche est le mode naturel sur les petites îles ; vélos et voiturettes de golf existent sur certains secteurs, notamment St Mary’s et Tresco. Les « tripper boats » assurent les liaisons inter-îles et publient chaque jour leurs destinations en fonction du vent, de la marée et de la demande. Cette flexibilité est au cœur du séjour.

Le ferry Scillonian III relie Penzance à St Mary’s de la mi-mars au début novembre selon le calendrier publié. Avions et hélicoptères complètent l’accès. En octobre, une marge avant une correspondance est prudente : brouillard, houle et vent peuvent perturber les liaisons. Les plaisanciers doivent préparer avec soin marées, courants et dangers rocheux.

Quel climat fait-il dans les Scilly en octobre ?

L’influence de l’océan et du Gulf Stream adoucit les températures, mais octobre reste automnal. Les maximales se situent souvent autour de 15 °C, les averses et le vent se renforcent et une même journée peut passer d’une lumière éclatante à une pluie horizontale. La mer conserve une certaine douceur, sans devenir confortable pour tous.

Il faut prévoir plusieurs couches, une vraie veste imperméable et des chaussures qui sèchent vite. La météo décide souvent de l’île visitée : une traversée annoncée le matin peut être modifiée, tandis qu’une côte exposée devient impraticable. Cette incertitude ne gâche pas le séjour ; elle donne aux Scilly leur caractère maritime.

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Quelles formalités faut-il connaître depuis la France ?

Les îles Scilly appartiennent au Royaume-Uni. Les voyageurs français doivent disposer d’un passeport valide et, sauf exemption liée à leur statut, d’une autorisation électronique de voyage ETA. Depuis le 25 février 2026, les transporteurs contrôlent cette autorisation avant l’embarquement ; son coût et ses conditions doivent être vérifiés sur le site officiel britannique.

Une assurance couvrant les annulations et les activités nautiques est particulièrement utile en automne. Il faut également réserver l’hébergement : l’offre est limitée et plusieurs établissements ferment hors saison. Un voyage en octobre se prépare davantage qu’une escapade estivale, mais il offre un archipel silencieux, des chemins presque vides et une relation directe avec l’Atlantique.

Comment composer une première escapade sans vouloir tout voir ?

Il est raisonnable de prévoir une journée entière à St Mary’s, une à Tresco et une troisième dans l’une des petites îles, choisie selon la météo. Le reste du temps doit rester libre pour une sortie naturaliste, une marche ou un changement de programme. Les distances semblent minuscules sur la carte, mais chaque traversée possède son horaire et sa marée.

Les Scilly récompensent précisément cette disponibilité. Un jardin subtropical, un phoque dans un chenal et un ancien mur de batterie peuvent se succéder sans donner l’impression d’un parc d’attractions. Pour le voyageur comme pour le plaisancier, l’archipel rappelle une évidence : ici, ce n’est pas le programme qui commande, mais la mer.

 

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Nathalie Moreau
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Nathalie Moreau est l’atout voyage et évasion de l’équipe, elle est passionnée de croisières et de destinations nautiques. En charge du planning rédactionnel du site figaronautisme.com et des réseaux sociaux, Nathalie suit de très près l’actualité et rédige chaque jour des news et des articles pour nous dépayser et nous faire rêver aux quatre coins du monde. Avide de découvertes, vous la croiserez sur tous les salons nautiques et de voyages en quête de nouveaux sujets.
Gilles Chiorri
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Associant une formation d’officier C1 de la marine marchande et un MBA d’HEC, Gilles Chiorri a sillonné tous les océans lors de nombreuses courses au large ou records, dont une victoire à la Mini Transat, détenteur du Trophée Jules Verne en 2002 à bord d’Orange, et une 2ème place à La Solitaire du Figaro la même année. Il a ensuite contribué à l’organisation de nombreux évènements, comme la Coupe de l’America, les Extreme Sailing Series et des courses océaniques dont la Route du Rhum et la Solitaire du Figaro (directeur de course), la Volvo Ocean Race (team manager). Sa connaissance du monde maritime et son réseau à l’international lui donnent une bonne compréhension du milieu qui nous passionne.
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Sophie Savant-Ros, architecte de formation et co-fondatrice de METEO CONSULT est entre autres, directrice de l’édition des « Bloc Marine » et du site Figaronautisme.com.
Sophie est passionnée de photographie, elle ne se déplace jamais sans son appareil photo et privilégie les photos de paysages marins. Elle a publié deux ouvrages consacrés à l’Ile de Porquerolles et photographie les côtes pour enrichir les « Guides Escales » de Figaro Nautisme.
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Albert Brel, parallèlement à une carrière au CNRS, s’est toujours intéressé à l’équipement nautique. Depuis de nombreuses années, il collabore à des revues nautiques européennes dans lesquelles il écrit des articles techniques et rend compte des comparatifs effectués sur les divers équipements. De plus, il est l’auteur de nombreux ouvrages spécialisés qui vont de la cartographie électronique aux bateaux d’occasion et qui décrivent non seulement l’évolution des technologies, mais proposent aussi des solutions pour les mettre en application à bord des bateaux.
Jean-Christophe Guillaumin
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Journaliste, photographe et auteur spécialisé dans le nautisme et l’environnement, Jean-Christophe Guillaumin est passionné de voyages et de bateaux. Il a réussi à faire matcher ses passions en découvrant le monde en bateau et en le faisant découvrir à ses lecteurs. De ses nombreuses navigations il a ramené une certitude : les océans offrent un terrain de jeu fabuleux mais aussi très fragile et aujourd’hui en danger. Fort d’une carrière riche en reportages et articles techniques, il a su se distinguer par sa capacité à vulgariser des sujets complexes tout en offrant une expertise pointue. À travers ses contributions régulières à Figaro Nautisme, il éclaire les plaisanciers, amateurs ou aguerris, sur les dernières tendances, innovations technologiques, et défis liés à la navigation. Que ce soit pour analyser les performances d’un voilier, explorer l’histoire ou décortiquer les subtilités de la course au large, il aborde chaque sujet avec le souci du détail et un regard expert.
Charlotte Lacroix
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Charlotte est une véritable globe-trotteuse ! Très jeune, elle a vécu aux quatre coins du monde et a pris goût à la découverte du monde et à l'évasion. Tantôt à pied, en kayak, en paddle, à voile ou à moteur, elle aime partir à la découverte de paradis méconnus. Elle collabore avec Figaro Nautisme au fil de l'eau et de ses coups de cœur.
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Max est tombé dedans quand il était petit ! Il a beaucoup navigué avec ses parents, aussi bien en voilier qu'en bateau moteur le long des côtes européennes mais pas que ! Avec quelques transatlantiques à son actif, il se passionne pour le monde du nautisme sous toutes ses formes. Il aime analyser le monde qui l'entoure et collabore avec Figaro Nautisme régulièrement.
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Naviguant depuis son plus jeune âge que ce soit en croisière, en course, au large, en régate, des deux côtés de l’Atlantique, en Manche comme en Méditerranée, Denis, quittant la radiologie rochelaise en 2017, a effectué avec sa femme à bord de PretAixte leur 42 pieds une circumnavigation par Panama et Cape Town. Il ne lui déplait pas non plus de naviguer dans le temps avec une prédilection pour la marine d’Empire, celle de Trafalgar …
Michel Ulrich
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Après une carrière internationale d’ingénieur, Michel ULRICH a navigué en plaisance le long de la côte atlantique, et embarqué au long cours sur des navires de la marine marchande, accumulant une large expérience de nombreuses expéditions maritimes. Il est un bénévole engagé à la SNSM (canotier, ancien vice-président de la station de l’Herbaudière) depuis plus de dix ans. Capitaine 200 UMS, il est maintenant auteur et conférencier dans le domaine de l’histoire maritime, lauréat (mention 2024) de l’Académie de Marine, auditeur de l’Académie de Marine, membre associé de la Fédération Maritime (Maison de la Mer à Nantes).
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METEO CONSULT est un bureau d'études météorologiques opérationnel, qui assiste ses clients depuis plus de 30 ans. Les services de METEO CONSULT reposent sur une équipe scientifique de haut niveau et des moyens techniques de pointe. Son expertise en météo marine est reconnue et ses prévisionnistes accompagnent les plaisanciers, les capitaines de port et les organisateurs de courses au large depuis ses origines : Route du Rhum, Transat en double, Solitaire du Figaro…
Cyrille Duchesne
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Titulaire d'un doctorat en Climatologie-Environnement, Cyrille est notre expert METEO CONSULT. Après avoir enseigné la climatologie et la géographie à l'université, il devient l'un des météorologues historiques de La Chaîne Météo en intégrant l'équipe en 2000. Spécialiste de la météo marine, il intervient également en tant qu'expert météo marine pour des courses de renommée mondiale, comme la Route du Rhum, la Solitaire du Figaro, la Transat Paprec...
Irwin Sonigo
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Irwin Sonigo
Capitaine 200 et ancien embarqué dans la Marine nationale, Irwin Sonigo a exploré toutes les facettes de la navigation. Des premiers bords sur un cotre aurique de 1932 à la grande plaisance sur la Côte d’Azur, en passant par les catamarans de Polynésie, les voiliers des Antilles ou plusieurs transatlantiques, il a tout expérimenté. Il participe à la construction d’Open 60 en Nouvelle-Zélande et embarque comme boat pilote lors de la 32e America’s Cup. Aujourd’hui, il met cette riche expérience au service de Figaro Nautisme, où il signe des essais et reportages ancrés dans le réel.