L'enquête Polynésienne - Épisode 7 : les hollandais s'en mêlent

La poursuite du continent austral n’est absolument pas le but de Schouten et Lemaire en 1616, leur quête est mercantile, pensez, des Hollandais ! Voici l’affaire : après que, en 1581, les Provinces-Unies se soient déclarées indépendantes de la couronne d’Espagne, les Bataves ont pris pied en Afrique du Sud en 1602.

Les traités entre Espagnols et les Portugais validés par le pape, ils s’en tapent les Bataves, ils sont protestants ! Une société privée, la première multinationale au monde, la VOC, « La compagnie Néerlandaise des Indes orientales », s’est arrogée tout pouvoir sur la route des Indes et la colonie indonésienne que l’on baptise Batavia. Les Espagnols contrôlent le détroit de Magellan. La route vers le Pacifique est ainsi bloquée à l’Est par la VOC des Provinces-Unies et à l’Ouest par Philippe III d’Espagne.

 

Isaac Lemaire (1553-1624) a qui le Cap Horn doit son nom. In : https://www.julianadorp-parelvandekop.com/het-koegras/lemaire/isaac-lemaire-en-Koegras.htm
Isaac Lemaire (1553-1624) a qui le Cap Horn doit son nom. In : https://www.julianadorp-parelvandekop.com/het-koegras/lemaire/isaac-lemaire-en-Koegras.htm

 

Isaac Le Maire, néerlandais méridional né à Tournai fonde « la Compagnie australienne », qui s’est vu attribuer le droit de faire quatre voyages et de commercer avec les Moluques. Il convainc les commerçants de la ville de Hoorn qui chargent son fils Jacob Le Maire et Willem Schouten de contourner l’interdit de la VOC : si on trouve un passage au sud de l’Amérique du Sud on peut aller en Asie et commercer en se moquant : et des Espagnols, et des Portugais, et des compatriotes de la VOC qui restent quand même des concurrents, vous pensez, des Hollandais ! En Patagonie, alors qu’il a été abattu en carène, pour nettoyer les œuvres vives, le navire de Schouten, le Hoorn, est la proie d’un incendie qui le détruit entièrement. C’est donc l’Eendracht qui récupère l’équipage et continuera, seul navire, l’aventure. La suite vous la connaissez, ils franchissent le 31 janvier 1616, un cap qui deviendra mythique et dont le nom reste attaché à la ville des commanditaires de l’expédition commerciale.

 

Première carte du Cap Horn dressée par l’expédition Lemaire/Schouten avec la route de l’Eendracht Le Maire, Jacob (1585-1616) ; Schouten, Willem Corneliszoon (1567?-1625), Domaine public, via Wikimedia Commons
Première carte du Cap Horn dressée par l’expédition Lemaire/Schouten avec la route de l’Eendracht Le Maire, Jacob (1585-1616) ; Schouten, Willem Corneliszoon (1567?-1625), Domaine public, via Wikimedia Commons

 

 

L'Eendracht et le Horn quittant les Pays-Bas. In : https://www.les-plats-pays.com/wp-content/uploads/2024/10/De-Eendracht-en-De-Hoorn.png
L'Eendracht et le Horn quittant les Pays-Bas. In : https://www.les-plats-pays.com/wp-content/uploads/2024/10/De-Eendracht-en-De-Hoorn.png

 

Ce que l’on sait moins est que nos deux audacieux capitaines firent de nombreuses rencontres dans le monde polynésien. Allez quelques indiscrétions : consultons le journal de bord de Schouten ! (SW) L’expédition débouche sur le nord des Tuamotu.
Le 14 avril 1616 ils reconnaissent Takaora par 14°Sud : « Vers le soir, alors que nous étions avec notre navire à environ une lieue de la terre, un canot vint à notre rencontre, avec quatre Indiens à bord, tous nus, de couleur rougeâtre, avec de longs cheveux noirs. Ils se tinrent à bonne distance de notre navire et nous appelèrent d'abord, nous faisant signe de venir à terre, mais nous ne les comprîmes pas, ni eux non plus, bien que nous leur répondîmes et les appelâmes en espagnol, en moluque, en laotien et dans notre propre langue néerlandaise. »

Faisant route au sud-ouest, ils continuent à découvrir les îles les plus septentrionales des Tuamotu qui prendront le nom « d’îles du roi George ».

 

 

Le lendemain 15 avril ils sont à Takapoto à une vingtaine de milles de Takaora :
« Nous avons longé la terre, où nous avons vu de nombreux hommes nus debout sur le rivage, nous appelant et criant (semblait-il) pour nous demander de venir à terre, et puis un autre canot est venu de la terre vers notre navire, avec trois Indiens à bord, qui nous ont également appelés, et n'ont pas voulu monter à bord, mais ont ramé jusqu'à la chaloupe, et s'en sont approchés… Des gens étranges, tout nus, avec seulement un morceau de natte suspendu devant leurs membres. Leur peau était marquée de diverses figures, comme des serpents, des dragons et autres créatures similaires, qui semblaient très colorées, comme si elles avaient été brûlées avec de la poudre à canon. Nous leur avons donné du vin, assis dans le canot, mais ils n'ont pas voulu nous rendre la coupe. »

Les rapports avec les locaux illustrent le stéréotype de ces navigations :
« Nous avons renvoyé notre chaloupe à terre…, pour voir ce qu'il y avait à trouver sur l'île et nous lier d'amitié avec eux. Mais dès qu'ils furent près de la grève et que les hommes arrivèrent à terre, au moins trente Indiens sortirent du bateau avec de grandes massues ou gourdins. Ils auraient voulu prendre nos armes et tenter de tirer la chaloupe sur la terre ferme. »

 

Wilhem Schouten (1567-1625).
Wilhem Schouten (1567-1625). © Wikipédia

 

Enfin après avoir reconnu Ahe le 16 avril, ils sont impressionnés, deux jours plus tard, par l’étendue du plus grand lagon de Polynésie : Rangiroa.
« Le 18 au matin, nous avons aperçu une autre île basse au sud-ouest de nous, située à l'ouest-nord-ouest et à l'est-sud-est, aussi loin que nous pouvions voir, à au moins vingt lieues de distance de l'autre. »
L’estimation est juste, une lieue marine correspond à trois milles marins*, mais là encore le local n’est pas accueillant :

« Mais, n'ayant pas d'armes avec eux et voyant un homme méchant qui, pensaient-ils, tenait un gourdin à la main, ils retournèrent aussitôt à la chaloupe et remontèrent à bord sans rien faire. S'étant bien éloignés du rivage, cinq ou six hommes méchants arrivèrent sur le rivage, qui, voyant que nos hommes étaient partis, retournèrent dans la forêt. »

Et pour qui connaît l’insistance pesante de la mouche polynésienne, cette observation prouve qu’elle tient sa virulence depuis des siècles :
« Lorsque nos hommes revinrent à bord, ils étaient couverts de mouches, en si grande abondance que nous ne pouvions pas les reconnaître, leurs visages, leurs mains, et les fleurs aussi loin qu'elles étaient hors de l'eau, étaient couvertes de mouches noires, merveilleuses à voir : ces mouches sont venues avec eux à bord de notre navire et ont coulé si dru sur nos corps et sur nos visages, que nous ne savions pas comment les éviter, car nous pouvions à peine manger ou boire, mais tout était plein d'elles : nous nous essuyions toujours le visage et les mains, et faisions des battements pour en tuer autant que nous le pouvions, cela a continué deux ou trois jours avec beaucoup de difficulté pour nous tous : à la fin nous avons eu une bonne rafale de vent, par laquelle, et en les tuant continuellement, à la fin, lorsque trois ou quatre jours se sont écoulés, nous en avons été débarrassés, nous avons appelé cette île, « l'île aux mouches » et nous en sommes partis ».

 

La route de l’Eendracht, du détroit de Lemaire à la nouvelle guinée, en passant par le Cap Horn, les tuamotu et
La route de l’Eendracht, du détroit de Lemaire à la nouvelle guinée, en passant par le Cap Horn, les tuamotu et © Futuna In : https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k8702453f/f109.item Domaine public

 


La mémoire collective a oublié les Tuamotu, car c’est Futuna qui est citée, avant tout, comme découverte des deux Hollandais qui baptiseront Futuna et Alofi : « Îles Horn » qu’ils abordent le 21 mai après avoir subi des vents et une houle de Sud puissants et reconnu l’atoll de Niuafo’ou au nord des Tonga le 14 mai.
Les 1 750 milles depuis Rangiroa ont été parcourus en 33 jours.

Entre temps, le 9 mai, ils font une curieuse rencontre. L’Eendracht en route vers l’Ouest croise une embarcation venant du Sud et qui fait cap au Nord. Il s’agit d’une pirogue de voyage. Le contact est rugueux : pour faire stopper le catamaran, les Hollandais, fins psychologues, tirent deux coups de canon au-dessus de leur embarcation, ce qui invite les Polynésiens à fuir ! On met alors à l’eau une chaloupe et on les poursuit, en leur adressant, en guise de message d’amitié, des balles de mousquet… Les gens nus sont blessés pour certains, d’autres se jettent à l’eau, deux ou trois se noient.

 

Les marins de l'Eendracht assaillent la pirogue de voyage le 9 mai 1616, remarquez le feu de cuisson à bord du catamaran.
Les marins de l'Eendracht assaillent la pirogue de voyage le 9 mai 1616, remarquez le feu de cuisson à bord du catamaran. © Wikimédia

 

« En ce bateau trouvâmes huit femmes et trois enfants allaitant et d’autres de l’âge de neuf ou dix ans, de sorte que selon notre opinion, ils étaient jusqu’au nombre de 25 personnes. »
Finalement on amène ces indigènes à bord, ils n’ont pas d’arme, on panse les plaies qu’on leur a infligées, on échange des présents et chacun reprend sa route. La traduction en français du « Eendracht » néerlandais est : Concorde, Harmonie…

Au-delà de la démonstration de la diplomatie de la canonnière, L’intéressant de cet épisode tragique est la rencontre avec une pirogue de voyage, qui, à l’évidence, d’après la position de L’Eendracht et le cap du catamaran, se rend soit aux îles Kiribati à 1000 milles de là soit aux îles Hawaï à 2000 milles ! Et la description qui est faite de ces Polynésiens et de leur navire ne lasse pas de surprendre :

« Nous vîmes qu’ils buvaient de l’eau marine et en donnaient aussi à leurs petits enfants, chose qui nous semblait contre nature, aussi bien les hommes que les femmes avaient un petit voile devant leurs parties honteuses… Ils étaient de couleur rouge et se frottaient ou s’oignaient de certaine huile ou quelque autre graisse. Les femmes avaient les cheveux tondus et les hommes les portaient fort longs. Leur bateau était de merveilleuse construction et d’étrange façon comme l’on peut le voir dans la figure qui suit (nb : qui précède dans notre texte) : il était fait de deux longs et beaux canoës entre lesquels il y avait un bon espace au milieu desquels il y avait deux planches fort larges… le tout bien clos et fermé l’un sur l’autre. Sur le devant d’un canoë, à tribord, il y avait un pieu fourchu servant de mât, dans lequel leur voile (étant faite de natte et de telle façon que portent les barques d’Espagne (nb : des voiles latines) étaient fichées. Ils étaient fort propres et bien adroits à naviguer, ils n’avaient ni boussole ni autre instrument marin, mais seulement des hameçons pour pêcher, desquels étaient de pierre, de quelque os noir ou d’écaille de tortue, aucun aussi de coquilles de perles… Quand ils partirent de nous ils faisaient leur course vers le Sud-Est. »

Justement choqués nos Polynésiens s’en retournent d’où ils viennent : à Pora Pora !

En effet, en recoupant les données de navigation de l’Eendracht, on peut estimer qu’ils étaient proches de 15°20’S et 152°30’W à environ 80 milles au NNW de Pora Pora. Il s’en est fallu de peu que les Îles sous le vent devinssent hollandaises !

 

Le point de rencontre de l'Eendracht et de la pirogue de voyage à 80milles au NNW de Bora Bora
Le point de rencontre de l'Eendracht et de la pirogue de voyage à 80milles au NNW de Bora Bora

 

A SUIVRE…
* La Lieu marine correspond à 1/20 du degré de l’arc de Grand Cercle terrestre.

(SW) Schouten, Willem, Cornelius.  The relation of a wonderfull voiage made by VVilliam Cornelison Schouten of Horne Shewing how south from the Straights of Magelan, in Terra Del-fuogo: he found and discouered a newe passage through the great South Sea, and that way sayled round about the world. Describing what islands, countries, people, and strange aduentures he found in his saide passage. Dawnson &Newbery London 1625 

https://quod.lib.umich.edu/e/eebo2/A11585.0001.001/1:4?rgn=div1;view=fulltext

(SW) En vieux François: //gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k8702453f
 

L'équipe
Nathalie Moreau
Nathalie Moreau
Nathalie Moreau
Nathalie Moreau est l’atout voyage et évasion de l’équipe, elle est passionnée de croisières et de destinations nautiques. En charge du planning rédactionnel du site figaronautisme.com et des réseaux sociaux, Nathalie suit de très près l’actualité et rédige chaque jour des news et des articles pour nous dépayser et nous faire rêver aux quatre coins du monde. Avide de découvertes, vous la croiserez sur tous les salons nautiques et de voyages en quête de nouveaux sujets.
Gilles Chiorri
Gilles Chiorri
Gilles Chiorri
Associant une formation d’officier C1 de la marine marchande et un MBA d’HEC, Gilles Chiorri a sillonné tous les océans lors de nombreuses courses au large ou records, dont une victoire à la Mini Transat, détenteur du Trophée Jules Verne en 2002 à bord d’Orange, et une 2ème place à La Solitaire du Figaro la même année. Il a ensuite contribué à l’organisation de nombreux évènements, comme la Coupe de l’America, les Extreme Sailing Series et des courses océaniques dont la Route du Rhum et la Solitaire du Figaro (directeur de course), la Volvo Ocean Race (team manager). Sa connaissance du monde maritime et son réseau à l’international lui donnent une bonne compréhension du milieu qui nous passionne.
Il collabore avec les équipes de METEO CONSULT et Figaro Nautisme depuis plus de 20 ans.
Sophie Savant-Ros
Sophie Savant-Ros
Sophie Savant-Ros
Sophie Savant-Ros, architecte de formation et co-fondatrice de METEO CONSULT est entre autres, directrice de l’édition des « Bloc Marine » et du site Figaronautisme.com.
Sophie est passionnée de photographie, elle ne se déplace jamais sans son appareil photo et privilégie les photos de paysages marins. Elle a publié deux ouvrages consacrés à l’Ile de Porquerolles et photographie les côtes pour enrichir les « Guides Escales » de Figaro Nautisme.
Albert Brel
Albert Brel
Albert Brel
Albert Brel, parallèlement à une carrière au CNRS, s’est toujours intéressé à l’équipement nautique. Depuis de nombreuses années, il collabore à des revues nautiques européennes dans lesquelles il écrit des articles techniques et rend compte des comparatifs effectués sur les divers équipements. De plus, il est l’auteur de nombreux ouvrages spécialisés qui vont de la cartographie électronique aux bateaux d’occasion et qui décrivent non seulement l’évolution des technologies, mais proposent aussi des solutions pour les mettre en application à bord des bateaux.
Jean-Christophe Guillaumin
Jean-Christophe Guillaumin
Jean-Christophe Guillaumin
Journaliste, photographe et auteur spécialisé dans le nautisme et l’environnement, Jean-Christophe Guillaumin est passionné de voyages et de bateaux. Il a réussi à faire matcher ses passions en découvrant le monde en bateau et en le faisant découvrir à ses lecteurs. De ses nombreuses navigations il a ramené une certitude : les océans offrent un terrain de jeu fabuleux mais aussi très fragile et aujourd’hui en danger. Fort d’une carrière riche en reportages et articles techniques, il a su se distinguer par sa capacité à vulgariser des sujets complexes tout en offrant une expertise pointue. À travers ses contributions régulières à Figaro Nautisme, il éclaire les plaisanciers, amateurs ou aguerris, sur les dernières tendances, innovations technologiques, et défis liés à la navigation. Que ce soit pour analyser les performances d’un voilier, explorer l’histoire ou décortiquer les subtilités de la course au large, il aborde chaque sujet avec le souci du détail et un regard expert.
Charlotte Lacroix
Charlotte Lacroix
Charlotte Lacroix
Charlotte est une véritable globe-trotteuse ! Très jeune, elle a vécu aux quatre coins du monde et a pris goût à la découverte du monde et à l'évasion. Tantôt à pied, en kayak, en paddle, à voile ou à moteur, elle aime partir à la découverte de paradis méconnus. Elle collabore avec Figaro Nautisme au fil de l'eau et de ses coups de cœur.
Max Billac
Max Billac
Max Billac
Max est tombé dedans quand il était petit ! Il a beaucoup navigué avec ses parents, aussi bien en voilier qu'en bateau moteur le long des côtes européennes mais pas que ! Avec quelques transatlantiques à son actif, il se passionne pour le monde du nautisme sous toutes ses formes. Il aime analyser le monde qui l'entoure et collabore avec Figaro Nautisme régulièrement.
Denis Chabassière
Denis Chabassière
Denis Chabassière
Naviguant depuis son plus jeune âge que ce soit en croisière, en course, au large, en régate, des deux côtés de l’Atlantique, en Manche comme en Méditerranée, Denis, quittant la radiologie rochelaise en 2017, a effectué avec sa femme à bord de PretAixte leur 42 pieds une circumnavigation par Panama et Cape Town. Il ne lui déplait pas non plus de naviguer dans le temps avec une prédilection pour la marine d’Empire, celle de Trafalgar …
Michel Ulrich
Michel Ulrich
Michel Ulrich
Après une carrière internationale d’ingénieur, Michel Ulrich navigue maintenant en plaisance sur son TARGA 35+ le long de la côte atlantique. Par ailleurs, il ne rate pas une occasion d’embarquer sur des navires de charge, de travail ou de services maritimes. Il nous fait partager des expériences d’expédition maritime hors du commun.
METEO CONSULT
METEO CONSULT
METEO CONSULT
METEO CONSULT est un bureau d'études météorologiques opérationnel, qui assiste ses clients depuis plus de 30 ans. Les services de METEO CONSULT reposent sur une équipe scientifique de haut niveau et des moyens techniques de pointe. Son expertise en météo marine est reconnue et ses prévisionnistes accompagnent les plaisanciers, les capitaines de port et les organisateurs de courses au large depuis ses origines : Route du Rhum, Transat en double, Solitaire du Figaro…
Cyrille Duchesne
Cyrille Duchesne
Cyrille Duchesne
Titulaire d'un doctorat en Climatologie-Environnement, Cyrille est notre expert METEO CONSULT. Après avoir enseigné la climatologie et la géographie à l'université, il devient l'un des météorologues historiques de La Chaîne Météo en intégrant l'équipe en 2000. Spécialiste de la météo marine, il intervient également en tant qu'expert météo marine pour des courses de renommée mondiale, comme la Route du Rhum, la Solitaire du Figaro, la Transat Paprec...
Irwin Sonigo
Irwin Sonigo
Irwin Sonigo
Capitaine 200 et ancien embarqué dans la Marine nationale, Irwin Sonigo a exploré toutes les facettes de la navigation. Des premiers bords sur un cotre aurique de 1932 à la grande plaisance sur la Côte d’Azur, en passant par les catamarans de Polynésie, les voiliers des Antilles ou plusieurs transatlantiques, il a tout expérimenté. Il participe à la construction d’Open 60 en Nouvelle-Zélande et embarque comme boat pilote lors de la 32e America’s Cup. Aujourd’hui, il met cette riche expérience au service de Figaro Nautisme, où il signe des essais et reportages ancrés dans le réel.