Fort-de-France, la grande baie martiniquaise qui séduit les plaisanciers

Le Figaro Nautisme
Par Le Figaro Nautisme

Entre reliefs tropicaux, mouillages côté Caraïbe, patrimoine créole et escales faciles vers les Trois-Îlets ou les Anses-d’Arlet, Fort-de-France reste l’une des plus belles portes d’entrée pour découvrir la Martinique par la mer.

 

Une baie qui se découvre d’abord depuis l’eau

Il y a des villes que l’on comprend mieux en arrivant par la route. Fort-de-France, elle, se révèle surtout depuis la mer. La capitale martiniquaise s’ouvre sur une vaste baie protégée, longtemps connue sous le nom de baie des Flamands, avec en toile de fond les reliefs du nord de l’île et, plus loin, les silhouettes puissantes des Pitons du Carbet. Au sud, le regard file vers les Trois-Îlets, l’Anse Mitan, l’Anse à l’Âne, puis les premières courbes des Anses-d’Arlet.

Ce décor n’a rien d’un simple argument touristique. En novembre 2011, la baie de Fort-de-France a rejoint le club international des Plus Belles Baies du Monde, une distinction qui valorise autant la qualité paysagère du site que son intérêt environnemental et économique. La baie fait aussi l’objet d’un Contrat de baie, outil destiné à préserver et améliorer cet espace sensible, soumis à la fois aux usages maritimes, urbains et naturels.

Depuis 2023, la Martinique bénéficie également d’une reconnaissance majeure avec l’inscription des volcans et forêts de la Montagne Pelée et des pitons du nord au patrimoine mondial de l’UNESCO. Même si ce classement concerne le nord de l’île, il renforce l’image d’une destination où la mer, les reliefs, la forêt tropicale et la biodiversité forment un ensemble particulièrement précieux.

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Fort-de-France, une vraie escale de plaisance

Pour les plaisanciers, Fort-de-France n’est pas seulement un point sur la carte. C’est une escale utile, vivante, pratique pour organiser la suite d’une croisière en Martinique. Le port de plaisance de l’Étang Z’Abricots, situé à environ 15 minutes du centre ville et de l’aéroport, accueille des bateaux jusqu’à 25 m et propose les services attendus pour une halte technique : eau, électricité, Wi-Fi, cale de mise à l’eau, laverie, station essence et avitaillement de base.

Cette position fait de Fort-de-France un bon point de départ pour rayonner dans la baie. Les navettes maritimes Blue Lines relient notamment Fort-de-France aux Trois-Îlets, avec des informations en temps réel sur les rotations, horaires et perturbations. Pour les visiteurs sans bateau, c’est aussi une manière agréable de traverser la baie et de découvrir la capitale depuis l’eau.

À terre, Fort-de-France garde une vraie personnalité. Le marché, les rues animées, la cathédrale Saint-Louis, la bibliothèque Schœlcher et la Savane permettent de sentir la ville autrement qu’à travers son seul rôle administratif. C’est une escale urbaine, avec ses contrastes, son énergie, son patrimoine créole et son rythme antillais.

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Les Trois-Îlets, l’autre visage de la baie

Face à Fort-de-France, les Trois-Îlets offrent une ambiance plus balnéaire. La Pointe du Bout, l’Anse Mitan et l’Anse à l’Âne concentrent plages, restaurants, activités nautiques et départs vers d’autres secteurs de la côte caraïbe. Pour un plaisancier, cette partie sud de la baie est intéressante car elle permet de changer rapidement d’atmosphère sans quitter le bassin de navigation.

L’Anse Mitan reste l’un des secteurs les plus connus, avec sa plage de sable doré et sa vue directe sur Fort-de-France. L’Anse à l’Âne, plus à l’ouest, marque une transition vers une Martinique plus douce, plus tournée vers les anses et les reliefs boisés. En poursuivant vers le Cap Salomon, la baie s’ouvre progressivement vers les Anses-d’Arlet, l’un des secteurs les plus appréciés pour le snorkeling et les paysages sous-marins.

 

Les Anses-d’Arlet, tortues et fonds marins côté Caraïbe

Au sud de la baie de Fort-de-France, les Anses-d’Arlet restent un passage presque évident pour qui veut découvrir la Martinique par la mer. Grande Anse, Anse Dufour et Anse Noire figurent parmi les lieux les plus réputés de l’île pour observer les tortues marines, souvent présentes sur les herbiers à quelques mètres du rivage. La côte caraïbe, plus abritée que la façade Atlantique, permet aussi des sorties snorkeling souvent plus lisibles pour les visiteurs, même si la prudence reste toujours nécessaire en mer.

Ce succès impose toutefois une vraie responsabilité. Les tortues ne doivent pas être touchées, suivies ou encerclées. L’intérêt du lieu tient justement à cette possibilité rare d’observer la faune marine dans son environnement naturel, sans transformer l’expérience en attraction. Pour les plaisanciers, c’est l’un des grands plaisirs de cette côte : pouvoir passer, jeter l’ancre dans un secteur adapté, se mettre à l’eau et retrouver immédiatement ce mélange de sable clair, d’herbiers et de poissons tropicaux.

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Balata et les Pitons du Carbet, l’appel de la forêt tropicale

Fort-de-France a aussi cet avantage rare : depuis la mer, la montagne n’est jamais très loin. En quittant la ville par la route de Balata, on rejoint rapidement un autre visage de la Martinique, plus humide, plus végétal, presque enveloppé par la forêt.

Le Jardin de Balata, créé en 1982 par l’horticulteur Jean-Philippe Thoze autour d’une ancienne maison créole, est devenu l’un des sites naturels majeurs de l’île. On y découvre une collection de plantes tropicales, de palmiers, de fougères arborescentes et de fleurs dans un décor qui tranche complètement avec l’agitation du littoral. Le parcours dure au moins 1 h 30 et permet de prolonger l’escale maritime par une immersion dans la biodiversité terrestre martiniquaise.

Plus haut, les Pitons du Carbet attirent les amateurs de randonnée, de forêt tropicale et de canyoning. Le secteur d’Absalon est souvent cité comme l’un des plus accessibles pour une première expérience, tandis que l’Alma s’adresse davantage à des pratiquants confirmés. Pour un équipage qui souhaite faire une pause entre 2 navigations, cette proximité entre baie, ville et montagne donne à Fort-de-France une vraie profondeur.

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Une escale complète, entre navigation, culture et nature

Fort-de-France ne se résume pas à son rôle de capitale. Pour les plaisanciers, c’est une escale qui permet à la fois de se ravitailler, de réparer, de changer de rythme, de traverser la baie, de rejoindre les Trois-Îlets, de pousser vers les Anses-d’Arlet ou de partir vers les reliefs tropicaux du centre de l’île.

La force du lieu tient à cette variété. En quelques milles, on passe d’une ville caribéenne animée à des plages plus lumineuses, puis à des anses bordées d’herbiers où les tortues viennent se nourrir. En quelques kilomètres, on quitte les quais pour les jardins tropicaux et les routes forestières. C’est cette densité qui rend la baie de Fort-de-France si intéressante : elle n’est pas seulement belle à regarder, elle se vit vraiment depuis la mer.

 

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Nathalie Moreau
Nathalie Moreau
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Nathalie Moreau est l’atout voyage et évasion de l’équipe, elle est passionnée de croisières et de destinations nautiques. En charge du planning rédactionnel du site figaronautisme.com et des réseaux sociaux, Nathalie suit de très près l’actualité et rédige chaque jour des news et des articles pour nous dépayser et nous faire rêver aux quatre coins du monde. Avide de découvertes, vous la croiserez sur tous les salons nautiques et de voyages en quête de nouveaux sujets.
Gilles Chiorri
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Associant une formation d’officier C1 de la marine marchande et un MBA d’HEC, Gilles Chiorri a sillonné tous les océans lors de nombreuses courses au large ou records, dont une victoire à la Mini Transat, détenteur du Trophée Jules Verne en 2002 à bord d’Orange, et une 2ème place à La Solitaire du Figaro la même année. Il a ensuite contribué à l’organisation de nombreux évènements, comme la Coupe de l’America, les Extreme Sailing Series et des courses océaniques dont la Route du Rhum et la Solitaire du Figaro (directeur de course), la Volvo Ocean Race (team manager). Sa connaissance du monde maritime et son réseau à l’international lui donnent une bonne compréhension du milieu qui nous passionne.
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Sophie Savant-Ros
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Sophie Savant-Ros, architecte de formation et co-fondatrice de METEO CONSULT est entre autres, directrice de l’édition des « Bloc Marine » et du site Figaronautisme.com.
Sophie est passionnée de photographie, elle ne se déplace jamais sans son appareil photo et privilégie les photos de paysages marins. Elle a publié deux ouvrages consacrés à l’Ile de Porquerolles et photographie les côtes pour enrichir les « Guides Escales » de Figaro Nautisme.
Albert Brel
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Albert Brel, parallèlement à une carrière au CNRS, s’est toujours intéressé à l’équipement nautique. Depuis de nombreuses années, il collabore à des revues nautiques européennes dans lesquelles il écrit des articles techniques et rend compte des comparatifs effectués sur les divers équipements. De plus, il est l’auteur de nombreux ouvrages spécialisés qui vont de la cartographie électronique aux bateaux d’occasion et qui décrivent non seulement l’évolution des technologies, mais proposent aussi des solutions pour les mettre en application à bord des bateaux.
Jean-Christophe Guillaumin
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Journaliste, photographe et auteur spécialisé dans le nautisme et l’environnement, Jean-Christophe Guillaumin est passionné de voyages et de bateaux. Il a réussi à faire matcher ses passions en découvrant le monde en bateau et en le faisant découvrir à ses lecteurs. De ses nombreuses navigations il a ramené une certitude : les océans offrent un terrain de jeu fabuleux mais aussi très fragile et aujourd’hui en danger. Fort d’une carrière riche en reportages et articles techniques, il a su se distinguer par sa capacité à vulgariser des sujets complexes tout en offrant une expertise pointue. À travers ses contributions régulières à Figaro Nautisme, il éclaire les plaisanciers, amateurs ou aguerris, sur les dernières tendances, innovations technologiques, et défis liés à la navigation. Que ce soit pour analyser les performances d’un voilier, explorer l’histoire ou décortiquer les subtilités de la course au large, il aborde chaque sujet avec le souci du détail et un regard expert.
Charlotte Lacroix
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Charlotte est une véritable globe-trotteuse ! Très jeune, elle a vécu aux quatre coins du monde et a pris goût à la découverte du monde et à l'évasion. Tantôt à pied, en kayak, en paddle, à voile ou à moteur, elle aime partir à la découverte de paradis méconnus. Elle collabore avec Figaro Nautisme au fil de l'eau et de ses coups de cœur.
Max Billac
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Naviguant depuis son plus jeune âge que ce soit en croisière, en course, au large, en régate, des deux côtés de l’Atlantique, en Manche comme en Méditerranée, Denis, quittant la radiologie rochelaise en 2017, a effectué avec sa femme à bord de PretAixte leur 42 pieds une circumnavigation par Panama et Cape Town. Il ne lui déplait pas non plus de naviguer dans le temps avec une prédilection pour la marine d’Empire, celle de Trafalgar …
Michel Ulrich
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Après une carrière internationale d’ingénieur, Michel ULRICH a navigué en plaisance le long de la côte atlantique, et embarqué au long cours sur des navires de la marine marchande, accumulant une large expérience de nombreuses expéditions maritimes. Il est un bénévole engagé à la SNSM (canotier, ancien vice-président de la station de l’Herbaudière) depuis plus de dix ans. Capitaine 200 UMS, il est maintenant auteur et conférencier dans le domaine de l’histoire maritime, lauréat (mention 2024) de l’Académie de Marine, auditeur de l’Académie de Marine, membre associé de la Fédération Maritime (Maison de la Mer à Nantes).
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METEO CONSULT est un bureau d'études météorologiques opérationnel, qui assiste ses clients depuis plus de 30 ans. Les services de METEO CONSULT reposent sur une équipe scientifique de haut niveau et des moyens techniques de pointe. Son expertise en météo marine est reconnue et ses prévisionnistes accompagnent les plaisanciers, les capitaines de port et les organisateurs de courses au large depuis ses origines : Route du Rhum, Transat en double, Solitaire du Figaro…
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Titulaire d'un doctorat en Climatologie-Environnement, Cyrille est notre expert METEO CONSULT. Après avoir enseigné la climatologie et la géographie à l'université, il devient l'un des météorologues historiques de La Chaîne Météo en intégrant l'équipe en 2000. Spécialiste de la météo marine, il intervient également en tant qu'expert météo marine pour des courses de renommée mondiale, comme la Route du Rhum, la Solitaire du Figaro, la Transat Paprec...
Irwin Sonigo
Irwin Sonigo
Irwin Sonigo
Capitaine 200 et ancien embarqué dans la Marine nationale, Irwin Sonigo a exploré toutes les facettes de la navigation. Des premiers bords sur un cotre aurique de 1932 à la grande plaisance sur la Côte d’Azur, en passant par les catamarans de Polynésie, les voiliers des Antilles ou plusieurs transatlantiques, il a tout expérimenté. Il participe à la construction d’Open 60 en Nouvelle-Zélande et embarque comme boat pilote lors de la 32e America’s Cup. Aujourd’hui, il met cette riche expérience au service de Figaro Nautisme, où il signe des essais et reportages ancrés dans le réel.