
Entre une coque classique et un semi-rigide, quelle est la meilleure option pour aller en mer ?
Dans la famille des petits bateaux à moteur, deux architectures co-existent : la coque rigide classique et le bateau «semi-rigide». On rappellera que c’est l’association d’une carène en composite (verre/polyester) et d’une structure gonflable qui donna son nom à ce type d'unité, souvent désigné dans le langage courant par le qualificatif de «pneumatique», ou par le terme « Zodiac »en rapport avec la marque emblématique. Sachant qu’il est possible de passer de très bons moments sur les deux types d’embarcations, voici un petit aperçu des avantages et inconvénients de chacune d’elle.
Une approche différente
De nombreux professionnels de la mer choisissent des semi-rigides, ce n'est pas un hasard : écoles de voiles, secours en mer, club de plongée, pompiers, entraîneurs, militaires, gardes-côtes, etc... Le semi-rigide est un excellent bateau de travail et d’intervention en tout genre. Il est simple, robuste, efficace, fonctionnel, il nécessite peu d’entretien, il est aisé à mettre et à sortir de l’eau, il s’avère assez facile à piloter, il n’a pas peur du contact et bénéficie d’une large plage d’utilisation. Autant de qualités qui peuvent séduire les plaisanciers.
De son côté, le bateau traditionnel avec coque et pont en stratifié a d’autres atouts à offrir. À son bord, on est souvent mieux installé, davantage protégé par un cockpit plus accueillant, doté de francs bords plus hauts. C’est le facteur sécurité que les femmes apprécient notamment. Autres points positifs, les performances pour les modèles sportifs, l’équipement pour les modèles loisirs, la petite cabine pour les unités destinées à la mini-croisière et bien sûr le style… On a aussi le droit d’aimer un bateau pour son design.
En navigation
Il peut être hasardeux de généraliser par famille de produits mais on peut dire sans se tromper qu'un semi-rigide est plus stable à l’arrêt. Cette qualité est due à son architecture et à son importante flottabilité périphérique. Une particularité qui lui permet aussi d’afficher des capacités d’embarquement plus importantes que celles d’une coque rigide classique. Le petit temps lui va bien évidemment, mais il s’avère en général très efficace sur un plan d’eau difficile, voire démonté, car bas sur l’eau, stable, maniable et absorbant bien les chocs. Il est moins secoué par la houle à l’arrêt et vire aussi plus à plat. Les grands modèles (7 mètres et plus) peuvent vraiment affronter des conditions extrêmes. En ce sens, le SR est un vrai 4 x 4. Il est plus difficile de dresser un portrait robot d'un coque classique car il y a une très grande variété de modèles aux architectures parfois très différentes. Les modèles de moins de 6 mètres sont souvent très joueurs, mais souffrent davantage à mesure que le plan d’eau s’agite, notamment sur le clapot très sec de la Méditerranée, obligeant à réduire sa vitesse. Au dessus de 7 m de long, les choses s’améliorent. La longueur de coque et le poids permettent alors aux coques rigides de mieux s’affranchir des vagues et du clapot.
Pour les manœuvres au port, avantage au semi-rigides. Sa structure souple qui craint mois les chocs rassure le pilote peut expérimenté. Au mouillage par contre, avantage à la coque classique, au plan de pont souvent plus convivial et mieux équipé : plage de bain, tau de protection solaire, mini-cuisine, réchaud, douchette...
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