Location de bateau : les 30 minutes de contrôle pour des vacances de rêve !

La météo est belle, l’équipage impatient et le premier mouillage déjà choisi. Pourtant, avant de quitter la base, il convient de prendre une toute petite demie heure pour réaliser quelques contrôles… qui pourraient vous éviter bien des déconvenues. Moteur, mouillage, batteries, sécurité, annexe, voiles ou documents : voici comment prendre réellement en main un bateau de location avant de profiter pleinement de vacances de rêve bien méritées.

C’est un classique des bases de location les samedis après-midi. Les sacs s’entassent dans le cockpit, les provisions arrivent dans des chariots, les enfants réclament déjà de se baigner et le chef de bord garde un œil sur la montre. Il aimerait quitter le port rapidement, rejoindre le premier mouillage ou profiter d’une fenêtre météo favorable… Au milieu de cette agitation, un technicien présente le bateau. Il montre rapidement le tableau électrique, démarre le moteur, désigne quelques vannes et passe au bateau suivant. Le locataire acquiesce, signe l’état des lieux et largue les amarres. Quelques heures plus tard, au moment de mouiller, personne ne sait où se trouve le disjoncteur du guindeau. Ou comment sélectionner le second réservoir d’eau. Ou pourquoi le moteur hors-bord de l’annexe refuse obstinément de démarrer.

Savoir naviguer ne signifie pas connaître le bateau que l’on vient de louer. Chaque unité possède ses habitudes, ses équipements et parfois ses petites faiblesses. La prise en main ne doit donc jamais être considérée comme une simple visite guidée. C’est un véritable transfert de responsabilité entre la base et le chef de bord.

Organiser la prise en main avant de charger le bateau

La première erreur consiste à vouloir tout faire en même temps. Pendant que le technicien explique le fonctionnement du guindeau, un équipier demande où ranger les bouteilles d’eau, un autre cherche une prise électrique et le téléphone du skipper ne cesse de sonner. L’idéal est de désigner deux personnes pour suivre la prise en main. Le chef de bord écoute, manipule les équipements et pose les questions. Un second équipier prend des notes, contrôle l’inventaire et photographie les éventuelles anomalies. Les autres membres de l’équipage peuvent charger les affaires sans interrompre le briefing. Il ne suffit pas de regarder le technicien appuyer sur un bouton. Il faut réaliser soi-même les principales manipulations : démarrer le moteur, enclencher la marche arrière, descendre l’ancre, utiliser les toilettes, sélectionner un réservoir d’eau ou mettre en route le pilote automatique. Avant le départ, demandez également le numéro d’assistance de la base, les horaires auxquels elle reste joignable et la procédure à suivre en cas de panne. Certaines réparations ne peuvent être engagées sans son accord préalable. Il vaut mieux connaître les règles avant de se retrouver immobilisé dans un port éloigné.

Le moteur reste un équipement de sécurité

Sur un voilier, le moteur reste indispensable pour sortir d’un port, franchir une passe, éviter un danger ou manœuvrer lorsque le vent tombe. Son contrôle doit donc être réalisé avec attention. Ouvrez le compartiment moteur lorsqu’il est encore froid. Une odeur forte de carburant, de l’huile dans la cale, une durite marquée ou une courroie détendue doivent attirer l’attention. Demandez au technicien de vous montrer la jauge d’huile, le vase d’expansion, le filtre à eau de mer, la vanne de refroidissement et le filtre à carburant. Au démarrage, les alarmes doivent s’allumer puis s’éteindre. Vérifiez que l’eau ressort correctement avec les gaz d’échappement. Testez ensuite la marche avant et la marche arrière, bateau solidement amarré. Sur un catamaran, chaque moteur doit être essayé séparément. 

Le niveau de carburant mérite lui aussi d’être vérifié. Les jauges sont parfois imprécises. Demandez la capacité du réservoir, le niveau estimé au départ et la consommation habituelle du moteur. Ces informations doivent être inscrites sur l’état des lieux, en particulier lorsque le bateau doit être rendu avec le plein.

Batteries et tableau électrique : prévenir la panne de la première nuit

Une batterie de servitude fatiguée se fait rarement remarquer au ponton, lorsque le bateau est encore branché à terre. Elle se révèle plutôt au premier mouillage, après quelques heures de réfrigérateur, d’éclairage et d’électronique. Repérez les coupe-batteries et distinguez le parc moteur du parc de servitude. Observez les tensions affichées, puis débranchez la prise de quai afin de vérifier le comportement du système électrique en autonomie. Testez les feux de navigation, les pompes de cale, le réfrigérateur, la pompe à eau et les instruments. 

Il faut également savoir comment recharger les batteries : par le moteur, les panneaux solaires ou un groupe électrogène. Sur les bateaux les plus équipés, demandez quels appareils ne doivent pas fonctionner simultanément. Un chauffe-eau, un dessalinisateur et un convertisseur puissant peuvent rapidement mettre l’installation en difficulté.

Le mouillage, priorité absolue

Le mouillage est souvent utilisé dès le premier soir. Pourtant, sa vérification est régulièrement expédiée. Faites descendre plusieurs mètres de chaîne, puis remontez-les. Cela permet de tester la commande, le guindeau et le passage de la chaîne dans le davier. Demandez la longueur totale de chaîne et la signification des marques de couleur. Vérifiez que l’ancre est correctement assurée pour la navigation, que la manille ou l’émerillon est sécurisé et que l’extrémité de la chaîne est reliée au bateau. Repérez le disjoncteur du guindeau ainsi que le système de débrayage manuel. La manivelle adaptée doit être accessible. Vérifiez enfin la présence d’une main de fer, d’un bout de reprise ou, sur un catamaran, d’une patte d’oie. Le guindeau ne doit pas supporter seul les efforts du bateau au mouillage.

Une seconde ancre n’est utile que si elle peut être rapidement mise en œuvre. Elle doit disposer d’un câblot, d’une chaîne et d’un point d’amarrage adaptés.

Annexe et moteur hors-bord : le bateau dans le bateau

Dans de nombreuses zones de croisière, l’annexe est indispensable pour débarquer, faire les courses ou rejoindre une plage. Son état doit donc être contrôlé avec autant de soin que celui du bateau principal. Vérifiez son gonflage, ses valves, son plancher, ses dames de nage et son amarre. La pompe et les avirons doivent se trouver à bord. Si elle est suspendue à des bossoirs, demandez comment la descendre et la remonter sans endommager le tableau arrière.

Le moteur hors-bord doit démarrer devant vous. Repérez le starter, le coupe-circuit, le robinet d’essence et la mise à l’air du réservoir. Vérifiez aussi la quantité de carburant disponible. Même pour un trajet très court, les avirons doivent rester dans l’annexe.

Sous les planchers, les équipements que personne ne regarde

Soulevez les planchers et ouvrez les coffres techniques. Repérez les passe-coques, les vannes des toilettes, la prise d’eau moteur et les pompes de cale. Chaque vanne importante doit être accessible et manipulable. Pour le gaz, identifiez la bouteille, le robinet principal et l’éventuelle électrovanne. Faites fonctionner un brûleur, puis coupez l’arrivée. Toute odeur suspecte doit conduire à appeler immédiatement la base. On ne recherche jamais une fuite de gaz avec une flamme.

Demandez ensuite la capacité des réservoirs d’eau et la manière de passer de l’un à l’autre. Une pompe qui se remet régulièrement en marche alors que tous les robinets sont fermés peut révéler une fuite. Les toilettes doivent être testées. Comprenez leur fonctionnement, la position des vannes et l’utilisation du réservoir d’eaux noires. Tous les équipiers doivent savoir qu’aucune lingette, aucun papier épais et aucun objet ne doit y être jeté.

Matériel de sécurité : vérifier, localiser et comprendre

Compter les gilets ne suffit pas. Ils doivent être adaptés à la morphologie des membres de l’équipage, en particulier des enfants. Vérifiez leur état et leur accessibilité. Un gilet rangé sous plusieurs sacs ne sera d’aucune utilité en cas d’urgence. Repérez les extincteurs, la couverture anti-feu, la trousse de secours, les bouées, les harnais, les longes et le radeau de survie. Vérifiez les dates de validité lorsqu’elles sont mentionnées et demandez comment larguer le radeau.

La VHF doit être allumée et recevoir correctement. Le nom du bateau, son indicatif radio et son numéro MMSI doivent être disponibles à proximité. Chaque adulte devrait savoir sélectionner le canal 16 et lancer un appel de détresse simple. Le chef de bord doit également localiser les coupures générales de carburant, de gaz et d’électricité. En situation d’urgence, ces gestes doivent pouvoir être réalisés sans chercher dans un manuel.

Voiles, pont et électronique : essayer avant de partir

Sur un voilier, inspectez les drisses, les écoutes, les bosses de ris, les enrouleurs et les bloqueurs. Vérifiez que le génois s’enroule correctement et que les bosses de ris sont clairement identifiées. Lorsque les conditions le permettent, hisser quelques mètres de grand-voile peut révéler une drisse mal passée, une latte déplacée ou une voile endommagée. Examinez également les filières, les chandeliers, les winches, les taquets, le bimini et la capote.

Au poste de barre, testez le pilote automatique, le propulseur d’étrave, le sondeur, le loch, le traceur et l’AIS. Demandez comment est calculée la profondeur affichée. Selon le réglage, elle peut être mesurée depuis la sonde, depuis la surface ou sous la quille. Les cartes électroniques doivent couvrir toute la zone prévue. Elles ne remplacent pas une préparation de navigation ni les documents nautiques disponibles à bord.

Photographier le bateau et noter toutes les réserves

Avant de quitter la base, faites le tour du bateau avec un téléphone. Photographiez l’étrave, les jupes, la coque visible, les chandeliers, le guindeau, l’annexe, le moteur hors-bord, le bimini et la sellerie. À l’intérieur, conservez une trace des impacts, des taches ou des équipements déjà détériorés. Une courte vidéo complète utilement les photographies. Tout défaut important doit être inscrit sur l’état des lieux et validé par la base. Une remarque orale ne suffit pas. Vérifiez également l’inventaire, les documents du bateau, l’assurance, le montant de la franchise et les limites de navigation prévues au contrat. Ces précautions ne traduisent aucune défiance. Elles protègent simplement le locataire comme le loueur lors du retour du bateau.

Tester les manœuvres avant de mettre le cap au large

Une fois dégagé du ponton, restez quelques minutes dans une zone sûre. Testez la barre, le rayon de giration, la marche arrière et la distance nécessaire pour arrêter le bateau. Sur un catamaran, entraînez-vous à manœuvrer avec les deux moteurs. La première étape doit idéalement rester courte et se dérouler de jour. Consultez les prévisions météo et interrogez la base sur les effets locaux : brises thermiques, accélérations du vent, courants dans les passes ou mer difficile à l’entrée d’un port. Avant l’appareillage définitif, organisez un briefing d’équipage. Montrez les gilets, les extincteurs, la VHF, les vannes et les coupe-batteries. Expliquez la procédure d’homme à la mer et désignez une personne capable d’arrêter le moteur si le chef de bord est indisponible.

La checklist finale avant de quitter la base

Propulsion et manœuvre : le moteur démarre correctement, le refroidissement fonctionne, les marches avant et arrière répondent, la direction et le propulseur ont été testés. Le niveau de carburant est connu.

Mouillage : le guindeau fonctionne dans les deux sens, la longueur de chaîne est identifiée, l’ancre est sécurisée et le système de reprise des efforts est disponible.

Annexe : elle est correctement gonflée, les avirons et la pompe sont à bord, le hors-bord démarre et son coupe-circuit est présent.

Énergie et eau : les coupe-batteries sont repérés, les batteries chargent, les pompes fonctionnent et la capacité des réservoirs d’eau est connue.

Sécurité : les gilets sont adaptés, les extincteurs et la trousse de secours accessibles, la VHF opérationnelle et les procédures d’urgence comprises.

Navigation : le sondeur, le traceur, le pilote automatique, les cartes et les feux ont été vérifiés. La météo a été consultée et la première étape préparée.

Contrat : les défauts existants sont photographiés et inscrits sur l’état des lieux. Les limites de navigation, l’assurance, la franchise et la procédure d’assistance sont connues.

En location, une heure perdue au ponton est presque toujours préférable à une journée perdue en mer. Profitez bien de vos vacances !

Crédit photo couverture : Illustration AdobeStock - Martí Rosselló 

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Nathalie Moreau
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Nathalie Moreau est l’atout voyage et évasion de l’équipe, elle est passionnée de croisières et de destinations nautiques. En charge du planning rédactionnel du site figaronautisme.com et des réseaux sociaux, Nathalie suit de très près l’actualité et rédige chaque jour des news et des articles pour nous dépayser et nous faire rêver aux quatre coins du monde. Avide de découvertes, vous la croiserez sur tous les salons nautiques et de voyages en quête de nouveaux sujets.
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Associant une formation d’officier C1 de la marine marchande et un MBA d’HEC, Gilles Chiorri a sillonné tous les océans lors de nombreuses courses au large ou records, dont une victoire à la Mini Transat, détenteur du Trophée Jules Verne en 2002 à bord d’Orange, et une 2ème place à La Solitaire du Figaro la même année. Il a ensuite contribué à l’organisation de nombreux évènements, comme la Coupe de l’America, les Extreme Sailing Series et des courses océaniques dont la Route du Rhum et la Solitaire du Figaro (directeur de course), la Volvo Ocean Race (team manager). Sa connaissance du monde maritime et son réseau à l’international lui donnent une bonne compréhension du milieu qui nous passionne.
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Sophie Savant-Ros, architecte de formation et co-fondatrice de METEO CONSULT est entre autres, directrice de l’édition des « Bloc Marine » et du site Figaronautisme.com.
Sophie est passionnée de photographie, elle ne se déplace jamais sans son appareil photo et privilégie les photos de paysages marins. Elle a publié deux ouvrages consacrés à l’Ile de Porquerolles et photographie les côtes pour enrichir les « Guides Escales » de Figaro Nautisme.
Albert Brel
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Albert Brel, parallèlement à une carrière au CNRS, s’est toujours intéressé à l’équipement nautique. Depuis de nombreuses années, il collabore à des revues nautiques européennes dans lesquelles il écrit des articles techniques et rend compte des comparatifs effectués sur les divers équipements. De plus, il est l’auteur de nombreux ouvrages spécialisés qui vont de la cartographie électronique aux bateaux d’occasion et qui décrivent non seulement l’évolution des technologies, mais proposent aussi des solutions pour les mettre en application à bord des bateaux.
Jean-Christophe Guillaumin
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Journaliste, photographe et auteur spécialisé dans le nautisme et l’environnement, Jean-Christophe Guillaumin est passionné de voyages et de bateaux. Il a réussi à faire matcher ses passions en découvrant le monde en bateau et en le faisant découvrir à ses lecteurs. De ses nombreuses navigations il a ramené une certitude : les océans offrent un terrain de jeu fabuleux mais aussi très fragile et aujourd’hui en danger. Fort d’une carrière riche en reportages et articles techniques, il a su se distinguer par sa capacité à vulgariser des sujets complexes tout en offrant une expertise pointue. À travers ses contributions régulières à Figaro Nautisme, il éclaire les plaisanciers, amateurs ou aguerris, sur les dernières tendances, innovations technologiques, et défis liés à la navigation. Que ce soit pour analyser les performances d’un voilier, explorer l’histoire ou décortiquer les subtilités de la course au large, il aborde chaque sujet avec le souci du détail et un regard expert.
Charlotte Lacroix
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Charlotte est une véritable globe-trotteuse ! Très jeune, elle a vécu aux quatre coins du monde et a pris goût à la découverte du monde et à l'évasion. Tantôt à pied, en kayak, en paddle, à voile ou à moteur, elle aime partir à la découverte de paradis méconnus. Elle collabore avec Figaro Nautisme au fil de l'eau et de ses coups de cœur.
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Max est tombé dedans quand il était petit ! Il a beaucoup navigué avec ses parents, aussi bien en voilier qu'en bateau moteur le long des côtes européennes mais pas que ! Avec quelques transatlantiques à son actif, il se passionne pour le monde du nautisme sous toutes ses formes. Il aime analyser le monde qui l'entoure et collabore avec Figaro Nautisme régulièrement.
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Naviguant depuis son plus jeune âge que ce soit en croisière, en course, au large, en régate, des deux côtés de l’Atlantique, en Manche comme en Méditerranée, Denis, quittant la radiologie rochelaise en 2017, a effectué avec sa femme à bord de PretAixte leur 42 pieds une circumnavigation par Panama et Cape Town. Il ne lui déplait pas non plus de naviguer dans le temps avec une prédilection pour la marine d’Empire, celle de Trafalgar …
Michel Ulrich
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Après une carrière internationale d’ingénieur, Michel ULRICH a navigué en plaisance le long de la côte atlantique, et embarqué au long cours sur des navires de la marine marchande, accumulant une large expérience de nombreuses expéditions maritimes. Il est un bénévole engagé à la SNSM (canotier, ancien vice-président de la station de l’Herbaudière) depuis plus de dix ans. Capitaine 200 UMS, il est maintenant auteur et conférencier dans le domaine de l’histoire maritime, lauréat (mention 2024) de l’Académie de Marine, auditeur de l’Académie de Marine, membre associé de la Fédération Maritime (Maison de la Mer à Nantes).
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Titulaire d'un doctorat en Climatologie-Environnement, Cyrille est notre expert METEO CONSULT. Après avoir enseigné la climatologie et la géographie à l'université, il devient l'un des météorologues historiques de La Chaîne Météo en intégrant l'équipe en 2000. Spécialiste de la météo marine, il intervient également en tant qu'expert météo marine pour des courses de renommée mondiale, comme la Route du Rhum, la Solitaire du Figaro, la Transat Paprec...
Irwin Sonigo
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Capitaine 200 et ancien embarqué dans la Marine nationale, Irwin Sonigo a exploré toutes les facettes de la navigation. Des premiers bords sur un cotre aurique de 1932 à la grande plaisance sur la Côte d’Azur, en passant par les catamarans de Polynésie, les voiliers des Antilles ou plusieurs transatlantiques, il a tout expérimenté. Il participe à la construction d’Open 60 en Nouvelle-Zélande et embarque comme boat pilote lors de la 32e America’s Cup. Aujourd’hui, il met cette riche expérience au service de Figaro Nautisme, où il signe des essais et reportages ancrés dans le réel.