The Ocean Race Europe 2021 : une compétition de haut vol

Course au large
Mardi 13 octobre 2020 à 16h06

L’édition inaugurale de The Ocean Race Europe, prévue pour partir à la fin du printemps 2021 offrira une compétition internationale de haut vol, rendant visite à un maximum de cinq villes européennes. The Ocean Race Europe s’engagera avec les citoyens européens pour renforcer l’ambitieuse transition verte et témoigner du pouvoir de la transformation digitale.

© Mirpuri Foundation Race Team
L’édition inaugurale de The Ocean Race Europe, prévue pour partir à la fin du printemps 2021 offrira une compétition internationale de haut vol, rendant visite à un maximum de cinq villes européennes. The Ocean Race Europe s’engagera avec les citoyens européens pour renforcer l’ambitieuse transition verte et témoigner du pouvoir de la transformation digitale.

The Ocean Race Europe verra des équipages à la barre d’IMOCA à foils et de monotypes VO65 naviguer entre la côte Nord Atlantique de l’Europe vers la Mer Méditerranée, sur un parcours qui comportera jusqu’à cinq étapes, rapportant toutes le même nombre de points. Un vainqueur sera sacré dans chacune des deux classes.

« The Ocean Race Europe, qui devrait se tenir au cours du mois de juin, s’inscrit parfaitement dans le calendrier 2021 et offre une course compétitive et significative l’année prochaine, permettant de garantir de la continuité aux différents programmes, » déclare Johan Salén, le Directeur Général de The Ocean Race. « En tant que nouvel évènement, il a été important d’avoir le soutien des équipes et des marins pour voir ce projet sortir de terre, et jusqu’à maintenant, le feedback est extrêmement positif. »

« The Ocean Race Europe est un nouvel évènement génial pour la flotte IMOCA, puisque cela nous permettra d’entamer l’été avec une course autour de l’Europe, en équipage, dans les conditions variées de l’Atlantique et de la Méditerranée, » confie Jérémie Beyou, le skipper du 60 pieds Charal. « La course devrait être serrée et très compétitive puisque les étapes seront relativement courtes, tandis qu’à terre, nous pourrons nous engager avec davantage de fans en Europe. Pour nous, c’est un projet très intéressant. »

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© Austin Wong/The Ocean Race

Thomas Ruyant, le skipper de l’IMOCA LinkedOut ajoute : « J’aime l’idée d’avoir une nouvelle course compétitive en équipage, afin de se projeter après le Vendée Globe, et The Ocean Race Europe est idéale. Ce sera un nouveau challenge de naviguer en équipage, et les courtes étapes vont permettre de favoriser la régate au contact. De plus, cela nous rapproche des fans et des parties prenantes de la course en Europe, que nous ne voyons pas toujours sur nos courses autour du monde, ou nos transats. »

Après ses huit participations à The Ocean Race, le néerlandais Bouwe Bekking navigue avec Sailing Holland et Team Childhood cette année, en plus de coacher l’équipe VO65 Sailing Poland. Il déclare : « C’est super que The Ocean Race Europe rende visite à des pays importants pour nos partenaires en plus de nous permettre de rencontrer de jeunes marins rêvant de participer à The Ocean Race. J’aime le fait que cette course soit courte et intense, mais aussi que nous allions naviguer dans de nouveaux endroits de la Méditerranée après Alicante en Espagne. »

« Ce sera très intéressant de voir comment les nouvelles équipes performent, mais aussi comment les VO65 peuvent rivaliser avec les IMOCA. Dans des conditions rapides de reaching (vent de travers), je suis certain qu’il y aura de grands écarts et les IMOCA devraient nous déposer. Mais au près ou au vent arrière, nous pourrions voir une ou deux surprises ! Quoi qu’il en soit, cela devrait être une course excitante et j’ai déjà hâte d’y être, » ajoute Bekking.

« Nous sommes très heureux d’entendre parler de cette nouvelle course qu’est The Ocean Race Europe, » affirme Yoann Richomme, le skipper de la Mirpuri Foundation Racing Team. « Avec la course autour du monde reportée d’une année, c’est une parfaite opportunité de continuer à régater sur un format d’épreuve pour lequel notre bateau et notre équipe sont conçus. Être en mesure de combiner cela avec un focus sur le développement durable et notre campagne Racing for the Planet est idéal. »

« The Ocean Race Europe arrive au bon moment pour nous, puisque l’idée sera de repartir régater après le Vendée Globe, » se réjouit Boris Herrmann, le skipper de SeaExplorer / Yacht Club de Monaco. « Se mettre en configuration équipage sur notre IMOCA sera un tout nouveau challenge et une opportunité de promouvoir des initiatives de développement durable dans le contexte d’une course de haut niveau. »

A terre, des activités ouvertes au public se tiendront dans chacune des villes étapes, aux côtés d’évènements promotionnels et de relations publiques. The Ocean Race Europe mettra la santé des marins, des équipes et du public en priorité absolue et respectera scrupuleusement les régulations de chaque ville vis-à-vis du COVID19.

Le travail entamé par le récompensé programme de développement durable 2017-18 sera prolongé sous la bannière ‘Racing with Purpose’ (Naviguer avec du Sens). The Ocean Race Europe servira de catalyseur pour aider à restaurer la santé de notre planète avec un focus sur les Aires Marines Protégées, l’impact du changement climatique sur les océans, le développement durable, et l’élimination de la pollution plastique.

Ce travail sera pleinement intégré à The Ocean Race Europe. ‘Racing with Purpose’ (naviguer avec du sens) comprend des revendications ; il utilise la science et parle de l’excellence des évènements pédagogiques et durables.

La santé des océans et le changement climatique sont intimement liés. The Ocean Race Europe revendiquera une action climatique et racontera l’histoire du changement climatique.

En tant qu’acteur de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques - dans le domaine du ‘Sport en faveur de l’action pour le climat’ - The Ocean Race s’associe au secteur du sport et à notre course mondiale pour un objectif de zéro émission nette de CO2 d’ici 2030.

Et le plan pour The Ocean Race n’est pas seulement d’atteindre zéro émission, mais de restaurer et ainsi d’avoir une empreinte positive.

« En tant que marins, nous savons d’instinct que de protéger une ressource aussi centrale que l’océan est essentiel pour notre futur commun, » déclare Richard Brisius, le Président de The Ocean Race. « Avec nos marins, nos équipes, les villes et nos partenaires, nous continuerons nos efforts pour promouvoir un océan en bonne santé et abondant. The Ocean Race Europe entre pleinement dans cette dynamique. »

« Cet évènement s’est inspiré des valeurs de l’identité et de l’esprit de la coopération européenne et leur fera honneur, » ajoute Brisius. « The Ocean Race Europe rendra visite à plusieurs pays membres de l’union et de fait, sera une réelle vitrine de la libre circulation entre les frontières, du Green Deal européen, du pouvoir de la transformation digitale ainsi que de l’état d’esprit européen : travailler positivement et pro-activement ensemble pour faire face à des challenges communs. »

L’édition inaugurale de The Ocean Race Europe 2021 marque le début d’une décennie d’activités, avec notamment des éditions de l’iconique course en équipage autour monde - The Ocean Race - confirmées tous les quatre ans, débutant en 2022-23.

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© Pierre Bouras / TR Racing

Lors d’un meeting avec les équipes inscrites ce mercredi, les organisateurs de The Ocean Race ont informé les futurs protagonistes du progrès réalisé quant à la tenue de l’évènement européen, en plus de prévenir d’un amendement à venir dans l’avis de course de The Ocean Race.

Ce dernier inclura un changement à la composition d’équipage des IMOCA, qui vient réduire le nombre d’équipier(e)s à bord à quatre (avec au minimum une femme) ; ou à cinq (avec au moins quatre femmes). Dans les deux cas, chaque équipe devra également embarquer un(e) OBR (média man) dédié(e).

Cela représente une réponse positive à une demande de la classe IMOCA, et fait suite à des consultations avec plusieurs équipes membres.

« Le but est de rendre cela plus facile pour les bateaux actuels et les marins, qui sont déjà actifs dans la classe IMOCA, afin qu’ils puissent prendre part à la course, » explique Antoine Mermod, le Président de la classe. « Un feedback commun était de réduire le nombre de marins et nous sommes heureux de constater ce changement. »

Toutes les informations au sujet de The Ocean Race 2022-23 se trouvent sur www.theoceanrace.com

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Nathalie Moreau
Nathalie Moreau
Nathalie Moreau est l'atout voyage et évasion de l'équipe, elle est passionnée de croisières et de destinations nautiques. En charge du planning rédactionnel du site figaronautisme.com et des réseaux sociaux, Nathalie suit de très près l'actualité et rédige chaque jour des news et des articles pour nous dépayser et nous faire rêver aux quatre coins du monde. Avide de découvertes, vous la croiserez sur tous les salons nautiques et de voyages en quête de nouveaux sujets.
Gilles Chiorri
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Associant une formation d’officier C1 de la marine marchande et un MBA d’HEC, Gilles Chiorri a sillonné tous les océans lors de nombreuses courses au large ou records, dont une victoire à la Mini Transat, détenteur du Trophée Jules Verne en 2002 à bord d’Orange, et une 2ème place à La Solitaire du Figaro la même année. Il a ensuite contribué à l’organisation de nombreux évènements, comme la Coupe de l’America, les Extreme Sailing Series et des courses océaniques dont la Route du Rhum et la Solitaire du Figaro (directeur de course), la Volvo Ocean Race (team manager). Sa connaissance du monde maritime et son réseau à l’international lui donnent une bonne compréhension du milieu qui nous passionne. Il collabore avec les équipes de METEO CONSULT et Figaro Nautisme depuis plus de 20 ans.
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Sophie Savant-Ros, architecte de formation et co-fondatrice de METEO CONSULT est entre autres, directrice de l'édition des « Bloc Marine » et du site Figaronautisme.com. Sophie est passionnée de photographie, elle ne se déplace jamais sans son appareil photo et privilégie les photos de paysages marins. Elle a publié deux ouvrages consacrés à l'Ile de Porquerolles et photographie les côtes pour enrichir les « Guides Escales » de Figaro Nautisme.
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Depuis toujours, François est passionné de voile en général et de multicoques en particulier. En croisière ou en course, de l’Europe à l’Australie, il ne les délaisse que lorsque le règlement l’exige : Mini-transat, Fastnet, Giraglia… Jamais rassasié de nouveautés, il a assisté à la plupart des salons sur les cinq continents. Depuis 2018 il se consacre entièrement à la rédaction et à l’information, notamment pour Figaro Nautisme.
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Albert Brel, parallèlement à une carrière au CNRS, s'est toujours intéressé à l'équipement nautique. Depuis de nombreuses années, il collabore à des revues nautiques européennes dans lesquelles il écrit des articles techniques et rend compte des comparatifs effectués sur les divers équipements. De plus, il est l'auteur de nombreux ouvrages spécialisés qui vont de la cartographie électronique aux bateaux d'occasion et qui décrivent non seulement l'évolution des technologies, mais proposent aussi des solutions pour les mettre en application à bord des bateaux
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Norbert Conchin est originaire de Paris mais très vite il prend le large pour découvrir le monde. Un premier voyage aux Antilles sur un Ketch puis un tour du monde dans la Marine lui donne le goût de la navigation. Il prend le chemin des côtes normandes pour exercer sa passion de la voile et de la régate. Décidé à vivre de sa passion, il travaille à partir de 1996 pour différents supports de la presse nautique avant de collaborer au Figaro Nautisme depuis 2017.
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Après une carrière internationale d’ingénieur, Michel Ulrich navigue maintenant en plaisance sur son Targa 35+ le long de la côte atlantique. Par ailleurs, il ne rate pas une occasion d’embarquer sur des navires de charge, de travail ou de services maritimes. Il nous fait partager des expériences d’expédition maritime hors du commun.
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Eric Mas est l'un des fondateur de METEO CONSULT – La Chaîne Météo. Éminent spécialiste de météo, Eric est également un marin passionné qui a routé les plus grands skippers sur toutes les eaux du globe : VDH lors du premier Vendée Globe, Philippe Jeantot, Jean Maurel, Michel Desjoyeaux, Francis Joyon, et tant d'autres. Actuellement il participe au projet de Lalou Roucayrol sur son multi 50.