Fabrice Amedeo sur la Vendée Arctique « plus difficile qu'une transatlantique »

Course au large
Jeudi 9 juin 2022 à 6h29

Ce dimanche, Fabrice Amedeo prendra part à la Vendée-Arctique-Les Sables d’Olonne, un tracé de 3 500 milles particulièrement exigeant avec le contournement de l’Islande. Le skipper de Nexans - Art & Fenêtres souhaite en profiter pour continuer l’apprentissage et gagner en sérénité à bord de son foiler.

© Jean-Marie Liot
Ce dimanche, Fabrice Amedeo prendra part à la Vendée-Arctique-Les Sables d’Olonne, un tracé de 3 500 milles particulièrement exigeant avec le contournement de l’Islande. Le skipper de Nexans - Art & Fenêtres souhaite en profiter pour continuer l’apprentissage et gagner en sérénité à bord de son foiler.

Pour Fabrice Amedeo, cette 2e édition de la Vendée-Arctique-Les Sables d’Olonne est l’occasion de parfaire son apprentissage à bord de Nexans - Art & Fenêtres dont les nouveaux foils, issus d’Hugo Boss, obligent à une nouvelle façon d’aborder la navigation. Début mai, il avait déjà participé à une première course, la Guyader Bermudes 1000 Race (19e). « Cette course était arrivée très tôt après la mise à l’eau, confie-t-il. Elle a révélé quelques petits soucis techniques, notamment en matière d’étanchéité des systèmes électriques que l’équipe s’est affairée à résoudre ». Ce travail collectif a notamment permis de « fiabiliser davantage le bateau » afin de « gagner en sérénité ».

Les sorties en mer qui ont suivi l’ont prouvé, notamment un long entraînement de 30 heures, Fabrice à la barre, en ‘faux-solo’ avec Vincent Riou à ses côtés. Le vainqueur du Vendée Globe 2004-2005 a déjà participé à des navigations depuis la mise à l’eau de Nexans - Art & Fenêtres mais jamais aussi longuement. Et entre Lorient, les Glénans et des bords vers le large, les enseignements ont été nombreux. « L’expérience de Vincent permet d’aller plus vite, plus loin, de continuer à démystifier la navigation », souligne le skipper. Il évoque notamment « l’approche technique et la sensibilité nécessaire » pour trouver les bons réglages avec ses foils qu’il peut rentrer et sortir en fonction des conditions. De cette longue navigation, il restera aussi des sensations marquantes comme ce bord « génial » sous spi, sur mer plate, à voler au-dessus de l’eau.

Une course « technique et intense »

Désormais, place donc à la compétition, aux 3500 milles à parcourir au fil de cette 2e course de la saison qui s’annonce « très engagée » et « particulièrement intéressante ». « Lors des transatlantiques, nous allons toujours à la rencontre des système météo avant de les accompagner, décrypte Fabrice. Là, on va traverser les systèmes dans un axe Nord/Sud. Il est donc possible de traverser un anticyclone et une dépression dans la même journée. Ce sera technique, intense, avec beaucoup de manœuvres ».

Un sacré défi sportif qui s’annonce « plus difficile qu’une transatlantique ». Dans de telles conditions, les objectifs sont bien définis. Fabrice souhaite « continuer à apprendre, faire preuve d’humilité et engranger de l’expérience ».  « Je ne veux pas me soucier des autres et faire mon petit bout de chemin en essayant d’être plus engagé qu’à la Guyader Bermudes 1000 Race ». En somme, la volonté affichée est de monter en puissance tout en conservant une impérieuse sérénité.

« Ça va être fascinant »

Ce trajet inédit, avec le contournement de l’Islande et un passage à proximité du Groenland, permettra également de constater l’effet du réchauffement climatique là où les expéditions scientifiques s’aventurent peu. Grâce à ses capteurs embarqués, installés avec le soutien d’Onet, Fabrice continuera de collecter des datas en matière de microplastiques, de taux de CO2, de température de l’eau et de salinité. « Ce sont des zones où il y a peu de relevés, ce sera donc particulièrement pertinent de continuer la mission scientifique que nous avons commencée en 2019 avec nos partenaires : l’Ifremer, l’Université de Bordeaux, l’IRD, Geomar et le Max Planck Institute. ».

Enfin, partir dans ces endroits méconnus est la certitude, aussi, d’en prendre plein les yeux. « On va monter en Islande en plein solstice d’été. Il fera donc jour 24 heures sur 24. Ça va être fascinant ». Jamais la flotte IMOCA n’est ‘montée’ autant au nord de la planète. Une multitude d’éléments qui ne font que renforcer sa motivation à l’heure de disputer ce « mini-Vendée Globe » en une quinzaine de jours.

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Nathalie Moreau
Nathalie Moreau
Nathalie Moreau est l'atout voyage et évasion de l'équipe, elle est passionnée de croisières et de destinations nautiques. En charge du planning rédactionnel du site figaronautisme.com et des réseaux sociaux, Nathalie suit de très près l'actualité et rédige chaque jour des news et des articles pour nous dépayser et nous faire rêver aux quatre coins du monde. Avide de découvertes, vous la croiserez sur tous les salons nautiques et de voyages en quête de nouveaux sujets.
Gilles Chiorri
Gilles Chiorri
Associant une formation d’officier C1 de la marine marchande et un MBA d’HEC, Gilles Chiorri a sillonné tous les océans lors de nombreuses courses au large ou records, dont une victoire à la Mini Transat, détenteur du Trophée Jules Verne en 2002 à bord d’Orange, et une 2ème place à La Solitaire du Figaro la même année. Il a ensuite contribué à l’organisation de nombreux évènements, comme la Coupe de l’America, les Extreme Sailing Series et des courses océaniques dont la Route du Rhum et la Solitaire du Figaro (directeur de course), la Volvo Ocean Race (team manager). Sa connaissance du monde maritime et son réseau à l’international lui donnent une bonne compréhension du milieu qui nous passionne. Il collabore avec les équipes de METEO CONSULT et Figaro Nautisme depuis plus de 20 ans.
Sophie Savant Ros
Sophie Savant Ros
Sophie Savant-Ros, architecte de formation et co-fondatrice de METEO CONSULT est entre autres, directrice de l'édition des « Bloc Marine » et du site Figaronautisme.com. Sophie est passionnée de photographie, elle ne se déplace jamais sans son appareil photo et privilégie les photos de paysages marins. Elle a publié deux ouvrages consacrés à l'Ile de Porquerolles et photographie les côtes pour enrichir les « Guides Escales » de Figaro Nautisme.
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Depuis toujours, François est passionné de voile en général et de multicoques en particulier. En croisière ou en course, de l’Europe à l’Australie, il ne les délaisse que lorsque le règlement l’exige : Mini-transat, Fastnet, Giraglia… Jamais rassasié de nouveautés, il a assisté à la plupart des salons sur les cinq continents. Depuis 2018 il se consacre entièrement à la rédaction et à l’information, notamment pour Figaro Nautisme.
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Albert Brel, parallèlement à une carrière au CNRS, s'est toujours intéressé à l'équipement nautique. Depuis de nombreuses années, il collabore à des revues nautiques européennes dans lesquelles il écrit des articles techniques et rend compte des comparatifs effectués sur les divers équipements. De plus, il est l'auteur de nombreux ouvrages spécialisés qui vont de la cartographie électronique aux bateaux d'occasion et qui décrivent non seulement l'évolution des technologies, mais proposent aussi des solutions pour les mettre en application à bord des bateaux
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Naviguant depuis son plus jeune âge que ce soit en croisière, en course, au large, en régate, des deux côtés de l’Atlantique, en Manche comme en Méditerranée, Denis, quittant la radiologie rochelaise en 2017, a effectué avec sa femme à bord de PretAixte leur 42 pieds une circumnavigation par Panama et Cape Town. Il ne lui déplait pas non plus de naviguer dans le temps avec une prédilection pour la marine d’Empire, celle de Trafalgar …
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Après une carrière internationale d’ingénieur, Michel Ulrich navigue maintenant en plaisance sur son Targa 35+ le long de la côte atlantique. Par ailleurs, il ne rate pas une occasion d’embarquer sur des navires de charge, de travail ou de services maritimes. Il nous fait partager des expériences d’expédition maritime hors du commun.
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Eric Mas est l'un des fondateur de METEO CONSULT – La Chaîne Météo. Éminent spécialiste de météo, Eric est également un marin passionné qui a routé les plus grands skippers sur toutes les eaux du globe : VDH lors du premier Vendée Globe, Philippe Jeantot, Jean Maurel, Michel Desjoyeaux, Francis Joyon, et tant d'autres. Actuellement il participe au projet de Lalou Roucayrol sur son multi 50.
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