Tom Laperche (SVR-Lazartigue) : « Avec ce bateau, je m'éclate ! »
"Moi aussi je vais bientôt avoir froid ! Mais c’est vrai que depuis quelques jours, il fait chaud. Ça va commencer à se rafraîchir à partir de demain. Là, je suis en tee-shirt, la température est élevée, c’est agréable. On est au portant avec toute la toile, le grand gennaker, la mer est plate, c’est juste génial. Et on va avoir un peu plus de vent cette nuit."
"C’est plutôt sympa d’être bord à bord avec Charles (Caudrelier). On a réussi à aller assez vite par rapport à lui au large de Recife, en arrivant dans l’Atlantique Sud. Avec la météo et les conditions de chacun, on fait parfois l’élastique. Ça reste une belle bataille, c’est cool de régater et de voir un autre trimaran à côté !"
"On est parti dimanche avec du vent au portant et la route était plutôt idéale. Il n’y a pas eu de gros choix tactiques à faire hormis quelques petits décalages de l’un ou de l’autre en fonction des variations de vent. On n’a pas eu beaucoup de vent dans la transition à Madère, puis il y a eu un front assez costaud à passer. La suite, ça a été du portant jusqu’au Pot-au-Noir, le passage de l’équateur avant de contourner l’anticyclone de Sainte-Hélène. Et là, on va bientôt attaquer au portant dans du vent un peu plus fort !"
"Oui ça va être le cas et forcément, il y aura un peu d’appréhension. On va attraper le haut d’une des dépressions qui tournent autour de l’Antarctique. Nous sommes sur le bon timing pour avoir une mer plate et du vent fort. Les vitesses théoriques sont assez élevées, certes, mais c’est le but de ces bateaux de tenir de telles vitesses. Ils ont été conçus pour ça. Et puis ce sont de super bords… Ça va le faire !"
"Le Cap de Bonne Espérance est dans un peu plus de trois jours et j’avoue ne pas avoir trop regardé la suite pour l’instant. J’essaie de me concentrer sur les conditions du moment, de trouver la bonne trajectoire… Il va y avoir du vent plus soutenu et plus rapide pendant deux jours d’ici un petit 24 heures… L’océan Indien, on verra, je n’ai pas encore téléchargé les fichiers météos. Mais je sais qu’à terre (à la cellule routage NDRL), ils en ont déjà un bon aperçu."
"Bien sûr, si on avait eu à choisir, on n’aurait pas fait comme ça et on serait resté au village toute la semaine. Mais oui, naviguer l’avant-veille et la veille du départ, être sur mon bateau, ça a été positif. Et ça s’est vu puisque j’ai pris un super départ et j’ai été dès le début parmi les premiers."
"Je n’ai pas eu de gros soucis mais des petites bricoles, des trucs du quotidien. Il n’y a rien eu de très handicapant en matière de vitesse donc c’est hyper satisfaisant. Et ça fait seulement deux semaines qu’on a remis le bateau à l’eau !"
"Oui, je m’éclate avec ce bateau ! J’ai bien profité, le début de course est assez génial. Les bateaux ont des conditions propices pour voler et pour aller vite depuis le départ de Brest. C’est un privilège, il faut en profiter d’autant que tout se passe bien, je suis en tête et j’ai l’impression d’être dans le bon rythme."
"Je crois que c’était un peu après Recife, en longeant les côtes brésiliennes. Ça commençait vraiment à accélérer, la mer était belle, le bateau était sous J2, c’était vraiment génial. Du pur vol, sans forcer. Je repensais un peu à tout… Je trouve ça merveilleux d’être à bord de SVR-Lazartigue. J’étais ému de voir le bateau aussi à l’aise et gagner quelques milles sur le Maxi Edmond de Rothschild."
"À ce moment-là, ça ne faisait qu’une semaine qu’on avait remis le bateau à l’eau. J’étais en tête de ce tour du monde, sans gros problème technique. Ça montre le travail qui a été fait par l’équipe pour arriver là. Il y a eu un super travail réalisé depuis longtemps, depuis la conception de ce bateau."
"J’en ai fini une hier et oui, ça tient ! Ils sont bien emballés… Ça se conserve bien, le seul problème c’est que c’est fragile. À terre, ce n’est pas vraiment mon activité favorite de cuisiner mais en mer, j’aime bien manger ! "
