
Dès son premier tour du monde, à bord d’Yvinec I, Guirec Soudée s’est équipé d’un PlanktoScope pour analyser, depuis son voilier, les planctons récoltés. Depuis lors, il s’engage dans des projets de science participative. Ainsi, pour son tour du monde à l’envers sur l'Ultim MACSF, il s’est doté de plusieurs instruments de mesure scientifique pour contribuer, à son échelle, à la collecte de données dans des latitudes moins fréquentées : le dernier prototype de PlanktoScope signé FairScope, un flotteur Argo en collaboration avec l’Ifremer, une bouée dérivante SVP avec Météo-France, ainsi que différents capteurs physiologiques et biométriques du programme Hatch Systems, en collaboration avec l’Université de Caen.
Le PlanktoScope

Conçu par Thibaut Pollina de Fairscope, il est branché directement sur le circuit de déssalinisation d’eau de mer et permet à Guirec de lancer des cycles de récolte en appuyant sur un bouton. Ce microscope étudie des milliers d’échantillons pendant 6 heures. Les images de ces échantillons sont ensuite transférées sur une plateforme accessible à tous les scientifiques du monde, qui vont pouvoir ainsi comparer le plancton trouvé avec tous les planctons déjà connus. Comme Guirec traverse des zones où peu d’humains s’aventurent, il pourrait donc réaliser des découvertes inédites….
Le flotteur Argo

Après avoir franchi le Cap Horn, Guirec a atteint la zone définie par l’Ifremer (Institut Français de Recherche pour l'Exploitation de la Mer) pour déployer le flotteur Argo à la mer. Le flotteur va dériver pendant 5 à 8 ans, plonger jusqu’à 2000 m, et revenir à la surface tous les 10 jours pour envoyer par satellite les données de température et de salinité de l’océan. Des données essentielles pour mieux comprendre le rôle des océans sur le climat.
La bouée météo
En collaboration avec Météo-France, Guirec a également embarqué une bouée dérivante SVP, qui, une fois déployée, va étudier et communiquer en temps réel des données sur la température de la mer, la pression atmosphérique et les courants de surface. Ces données sont partagées aux ingénieurs du monde entier pour affiner les prévisions. La bouée participe également au suivi climatique de la planète. Près de 1200 bouées sont déployées dans le cadre d'une collaboration scientifique internationale portée par l'UNESCO.
Le capteur biométrique Hatch Systems
Une montre connectée au biceps de Guirec analyse sa fréquence cardiaque, ses cycles de sommeil, ses dépenses énergétiques, etc. Il endure et endurera encore des efforts intenses avec peu de repos. Découvrir comment le corps réagit à ce rythme est une vraie source d’information utile pour le corps médical.
Ces dispositifs scientifiques embarqués offrent un éclairage précieux sur l’homme et son environnement, mais ils s’inscrivent avant tout dans une navigation bien réelle, avec ses choix stratégiques et ses contraintes techniques. Car sur l’eau, la situation évolue rapidement.
Actuellement, Guirec est engagé depuis 36 jours dans son tour du monde à l’envers. Après avoir franchi le cap Horn, il se trouve désormais en plein Pacifique. S’il avait réussi à prendre un léger avantage sur le temps de référence de Jean-Luc Van Den Heede, la route qu’il a choisie depuis le Horn peut surprendre. Un choix qui s’explique par la nature même de son bateau : à bord de l’Ultim MACSF, Guirec ne peut pas suivre la trajectoire d’un monocoque. Malgré un potentiel de vitesse supérieur, le multicoque impose des angles plus contraints et une vigilance constante pour préserver la structure. Il est donc en train de dessiner une large “aile de mouette” dans le Pacifique, en remontant très au nord avant de mettre progressivement le cap vers l’Ouest, puis de redescendre vers le Sud, une phase durant laquelle il devrait pouvoir commencer à réduire son retard sur le record.
Suivez Guirec grâce à la cartographie en direct et pour les prévisions météo marine, rendez-vous sur METEO CONSULT Marine.
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