SailGP à Valence : les États-Unis s’imposent et relancent la course à la finale d’Abu Dhabi

Régates
Le Figaro Nautisme
Par Le Figaro Nautisme

Le U.S. SailGP Team a remporté dimanche le Grand Prix de Valence, signant sa deuxième victoire de la saison 2026. Les Américains ont dominé les Bonds Flying Roos dans une finale très disputée et grimpent à la troisième place du championnat, tandis que Los Gallos, leaders après la première journée, ont manqué la finale à domicile.

Le U.S. SailGP Team a remporté dimanche le Grand Prix de Valence, signant sa deuxième victoire de la saison 2026. Les Américains ont dominé les Bonds Flying Roos dans une finale très disputée et grimpent à la troisième place du championnat, tandis que Los Gallos, leaders après la première journée, ont manqué la finale à domicile.

 

Le U.S. SailGP Team a parfaitement choisi son moment pour frapper. Dimanche à Valence, l’équipage de Taylor Canfield s’est imposé au terme d’une finale longtemps dominée par les Bonds Flying Roos, avant de renverser la situation dans les derniers instants. Une victoire précieuse, la deuxième de la saison 2026 pour les Américains, qui relance complètement leur course à une qualification pour la Grand Final d’Abu Dhabi.

Dans des conditions de vent léger, avec seulement quatre équipiers à bord et l’utilisation des foils en titane, des safrans spécifiques au petit temps et de l’aile de 27,5 mètres, la journée s’annonçait particulièrement tactique. Chaque groupe ne disposait que d’une seule manche qualificative pour décrocher sa place en finale, laissant très peu de marge à l’erreur.

Les Américains font basculer la finale

En finale, les Bonds Flying Roos ont pourtant longtemps semblé en mesure de s’imposer. Les Australiens ont pris les commandes dès le premier passage de marque, profitant notamment d’une pénalité pour départ anticipé infligée à Red Bull Italy. Tom Slingsby et son équipage ont ensuite contrôlé une grande partie de la course, mais les Américains ont progressivement réduit leur retard en privilégiant des trajectoires simples et en limitant les manœuvres dans une brise particulièrement délicate.

Tout s’est finalement joué dans le dernier bord de près puis autour de l’ultime marque. Le U.S. SailGP Team est parvenu à revenir sur les Australiens avant de leur fermer la porte et de prendre définitivement l’avantage. Les Bonds Flying Roos ont dû se contenter de la deuxième place, devant Red Bull Italy, troisième pour sa toute première participation à une finale SailGP, et ROCKWOOL Denmark, quatrième.

« Nous savions dès hier que nous avions les moyens de le faire. Nous sommes arrivés aujourd’hui avec un bon plan et nous l’avons parfaitement exécuté », a expliqué Taylor Canfield après l’arrivée. Le pilote américain a également salué le travail tactique de son équipage dans une finale où il fallait rapidement saisir la moindre opportunité. « Tout le monde à bord a été impeccable, donc nous sommes évidemment très heureux. »

Une victoire capitale dans la course à Abu Dhabi

Ce deuxième succès de Taylor Canfield en SailGP, qui compte désormais 30 victoires en manches de flotte, permet surtout aux États-Unis de réaliser une excellente opération au championnat. Les Américains dépassent Artemis et Emirates GBR et occupent désormais la troisième place du classement général, la dernière qualificative pour la Grand Final d’Abu Dhabi.

Une remontée qui redonne de l’élan à un équipage particulièrement à l’aise dans les petits airs. Taylor Canfield considère néanmoins que son équipe a progressé dans tous les domaines. « Nous sommes devenus une équipe beaucoup plus complète, mais nous aimons vraiment ces conditions. Nous sommes très à l’aise dans la manière de faire évoluer le bateau et nous avons confiance dans nos décisions », a-t-il expliqué.

À trois Grands Prix de la fin de la saison, rien n’est cependant acquis. Seulement cinq points séparent désormais le U.S. SailGP Team, Artemis et Emirates GBR dans la lutte pour la troisième place qualificative. En tête, les Bonds Flying Roos disposent en revanche d’une avance beaucoup plus confortable, avec 17 points de marge sur Los Gallos.

Red Bull Italy confirme sa progression

Le week-end valencien restera également comme une étape importante pour Red Bull Italy. L’équipage italien a remporté dimanche la dernière manche qualificative du groupe A, portant son bilan à trois victoires en quatre courses de flotte. Une performance qui lui a permis de décrocher sa première qualification en finale depuis son arrivée en SailGP en 2025.

Phil Robertson a qualifié ce week-end de « meilleur réalisé par cette équipe » depuis ses débuts dans le championnat. Red Bull Italy a certes compromis ses chances de victoire avec un départ anticipé de 0,2 seconde en finale, mais l’équipage est ensuite revenu dans le match au point de pouvoir encore envisager la victoire dans les derniers instants.

« Nous avons énormément travaillé ces derniers mois et nous avions le sentiment de progresser sans que cela se traduise réellement dans les résultats. Ce week-end valide en quelque sorte le travail effectué », a expliqué Phil Robertson. Avec cette troisième place, l’équipe italienne confirme qu’elle se rapproche progressivement des meilleures formations du circuit.

Cruelle désillusion pour Los Gallos à domicile

La journée a été beaucoup plus difficile pour Los Gallos. Leaders après une excellente première journée, marquée par deux victoires et une deuxième place, les Espagnols semblaient pourtant idéalement placés pour disputer une finale devant leur public. Leur week-end a finalement basculé lors de l’unique manche qualificative du groupe B, conclue à la dernière place.

Cette contre-performance a directement privé Diego Botín et son équipage d’une finale à domicile, au profit notamment de ROCKWOOL Denmark et des Américains. Une énorme déception après la domination affichée la veille, même si le pilote espagnol refusait de chercher des excuses à l’arrivée.

« Nous voulions évidemment gagner ici à Valence, surtout après l’excellente journée que nous avions réalisée hier. Mais nous avons tout simplement fait une mauvaise course », a reconnu Diego Botín. « Les Danois et les Américains méritent leur place en finale. Nous devons tirer les enseignements de ce moment difficile et continuer à progresser, particulièrement dans ces conditions de vent léger. »

Les Bonds Flying Roos laissent échapper une victoire presque acquise

Pour les Australiens, la deuxième place a également laissé quelques regrets. Tom Slingsby estimait après la course que son équipage avait réalisé « 95 % d’une bonne finale », avant de commettre une erreur stratégique dans les derniers instants. Le choix de la mauvaise porte à la dernière marque a ouvert la voie au retour des Américains et coûté aux Bonds Flying Roos ce qui aurait constitué leur sixième victoire de la saison.

Malgré cette défaite, l’équipage australien conserve une position très solide en tête du championnat et affiche une régularité impressionnante quelles que soient les conditions. Avec seulement trois épreuves encore au programme avant Abu Dhabi, la bataille devrait surtout se concentrer derrière les leaders, où les écarts restent minimes.

La victoire américaine à Valence a en tout cas complètement rebattu les cartes pour la troisième place. Désormais installés dans la position du dernier qualifié virtuel pour la Grand Final, Taylor Canfield et son équipage ont repris leur destin en main au meilleur moment de la saison.

 

 

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Nathalie Moreau
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Gilles Chiorri
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Associant une formation d’officier C1 de la marine marchande et un MBA d’HEC, Gilles Chiorri a sillonné tous les océans lors de nombreuses courses au large ou records, dont une victoire à la Mini Transat, détenteur du Trophée Jules Verne en 2002 à bord d’Orange, et une 2ème place à La Solitaire du Figaro la même année. Il a ensuite contribué à l’organisation de nombreux évènements, comme la Coupe de l’America, les Extreme Sailing Series et des courses océaniques dont la Route du Rhum et la Solitaire du Figaro (directeur de course), la Volvo Ocean Race (team manager). Sa connaissance du monde maritime et son réseau à l’international lui donnent une bonne compréhension du milieu qui nous passionne.
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Sophie Savant-Ros, architecte de formation et co-fondatrice de METEO CONSULT est entre autres, directrice de l’édition des « Bloc Marine » et du site Figaronautisme.com.
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Journaliste, photographe et auteur spécialisé dans le nautisme et l’environnement, Jean-Christophe Guillaumin est passionné de voyages et de bateaux. Il a réussi à faire matcher ses passions en découvrant le monde en bateau et en le faisant découvrir à ses lecteurs. De ses nombreuses navigations il a ramené une certitude : les océans offrent un terrain de jeu fabuleux mais aussi très fragile et aujourd’hui en danger. Fort d’une carrière riche en reportages et articles techniques, il a su se distinguer par sa capacité à vulgariser des sujets complexes tout en offrant une expertise pointue. À travers ses contributions régulières à Figaro Nautisme, il éclaire les plaisanciers, amateurs ou aguerris, sur les dernières tendances, innovations technologiques, et défis liés à la navigation. Que ce soit pour analyser les performances d’un voilier, explorer l’histoire ou décortiquer les subtilités de la course au large, il aborde chaque sujet avec le souci du détail et un regard expert.
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Charlotte est une véritable globe-trotteuse ! Très jeune, elle a vécu aux quatre coins du monde et a pris goût à la découverte du monde et à l'évasion. Tantôt à pied, en kayak, en paddle, à voile ou à moteur, elle aime partir à la découverte de paradis méconnus. Elle collabore avec Figaro Nautisme au fil de l'eau et de ses coups de cœur.
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Naviguant depuis son plus jeune âge que ce soit en croisière, en course, au large, en régate, des deux côtés de l’Atlantique, en Manche comme en Méditerranée, Denis, quittant la radiologie rochelaise en 2017, a effectué avec sa femme à bord de PretAixte leur 42 pieds une circumnavigation par Panama et Cape Town. Il ne lui déplait pas non plus de naviguer dans le temps avec une prédilection pour la marine d’Empire, celle de Trafalgar …
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Après une carrière internationale d’ingénieur, Michel ULRICH a navigué en plaisance le long de la côte atlantique, et embarqué au long cours sur des navires de la marine marchande, accumulant une large expérience de nombreuses expéditions maritimes. Il est un bénévole engagé à la SNSM (canotier, ancien vice-président de la station de l’Herbaudière) depuis plus de dix ans. Capitaine 200 UMS, il est maintenant auteur et conférencier dans le domaine de l’histoire maritime, lauréat (mention 2024) de l’Académie de Marine, auditeur de l’Académie de Marine, membre associé de la Fédération Maritime (Maison de la Mer à Nantes).
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Titulaire d'un doctorat en Climatologie-Environnement, Cyrille est notre expert METEO CONSULT. Après avoir enseigné la climatologie et la géographie à l'université, il devient l'un des météorologues historiques de La Chaîne Météo en intégrant l'équipe en 2000. Spécialiste de la météo marine, il intervient également en tant qu'expert météo marine pour des courses de renommée mondiale, comme la Route du Rhum, la Solitaire du Figaro, la Transat Paprec...
Irwin Sonigo
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Capitaine 200 et ancien embarqué dans la Marine nationale, Irwin Sonigo a exploré toutes les facettes de la navigation. Des premiers bords sur un cotre aurique de 1932 à la grande plaisance sur la Côte d’Azur, en passant par les catamarans de Polynésie, les voiliers des Antilles ou plusieurs transatlantiques, il a tout expérimenté. Il participe à la construction d’Open 60 en Nouvelle-Zélande et embarque comme boat pilote lors de la 32e America’s Cup. Aujourd’hui, il met cette riche expérience au service de Figaro Nautisme, où il signe des essais et reportages ancrés dans le réel.