DS Automobiles SailGP Team France n’a pas réussi à trouver le bon rythme ce week-end à Valence. Dans des conditions de vent très légères qui ont largement rebattu les cartes, Quentin Delapierre et son équipage ont manqué de régularité et reculent à la septième place du championnat. Prochain rendez-vous dans moins de deux semaines à Genève, avec l’ambition de rapidement rebondir.

Pour sa première apparition à Valence, SailGP a offert un week-end bien différent des scénarios habituels. Le vent, faible et particulièrement irrégulier, a compliqué la lecture du plan d’eau et rendu chaque erreur coûteuse. Quatre des cinq manches prévues ont finalement pu être disputées, dans des conditions où quelques mètres perdus ou une mauvaise accélération pouvaient rapidement faire basculer une course.
Cette configuration a largement bousculé la hiérarchie observée depuis le début de la saison. Plusieurs équipes habituées aux avant-postes ont souffert, tandis que d’autres ont su tirer parti du petit temps pour créer la surprise. L’Australie, qui avait remporté les trois finales auxquelles elle avait participé jusque-là, a ainsi dû se contenter de la deuxième place derrière le U.S. SailGP Team.
Les Français n’ont jamais trouvé leur rythme
Pour DS Automobiles SailGP Team France, ce week-end valencien restera surtout comme une occasion manquée. Après plusieurs épreuves convaincantes, l’équipage tricolore n’est pas parvenu à retrouver la régularité ni la capacité à se placer aux avant-postes affichées ces dernières semaines. Souvent contraints de naviguer dans le trafic, les Français ont eu du mal à exploiter les rares opportunités offertes par ces conditions de petit temps.
Quentin Delapierre reconnaissait à l’arrivée une exécution insuffisante malgré les ajustements tentés par l’équipe. « Nous sommes forcément déçus. Nous avons essayé de changer notre approche et notre état d’esprit pour aller chercher de meilleurs départs, mais cela n’a pas suffi. Avec les courses en groupes et ces conditions très légères, il faut beaucoup adapter notre manière de naviguer. Nous étions préparés à cela, mais l’exécution n’a tout simplement pas été au niveau où elle devait être. »
Le pilote français insistait néanmoins sur la nécessité de rapidement tourner la page. « C’est un week-end difficile pour nous. Il faut l’accepter, continuer à avancer et rester concentrés. » Une réaction d’autant plus importante que le classement général reste très serré à l’approche des dernières manches de la saison.
Une mauvaise opération au championnat
La victoire américaine à Valence a eu des conséquences directes au classement. Grâce à son succès, le U.S. SailGP Team a gagné deux places et s’est pleinement relancé dans la course à la Grand Final d’Abu Dhabi. Dans le même temps, DS Automobiles SailGP Team France a reculé d’un rang.
Les Français occupent désormais la septième place du championnat, à égalité de points avec NorthStar, sixième. Un recul qui ne condamne toutefois rien dans une saison où les écarts restent faibles et où chaque Grand Prix peut rapidement modifier la hiérarchie.
Le résultat contraste forcément avec les performances récentes de l’équipage. À Sassnitz, les Français avaient notamment signé une victoire de manche et établi un nouveau record absolu de vitesse en F50 à 107,63 km/h, confirmant leur capacité à rivaliser avec les meilleures équipes lorsque les conditions leur permettent d’exprimer pleinement leur potentiel.
L’Impact League au cœur du week-end valencien
Si le résultat sportif n’a pas répondu aux attentes, l’étape espagnole aura aussi permis à DS Automobiles SailGP Team France de concrétiser l’un des projets importants de son engagement dans l’Impact League. Parallèlement au championnat sportif, SailGP invite chaque équipe à développer des initiatives autour des enjeux environnementaux et sociaux.
Cette saison, l’un des axes mis en avant concerne notamment l’inclusion et l’ouverture du sport à de nouveaux publics. L’équipe française a choisi de construire son projet autour de la jeunesse, de la transmission et de la découverte de nouveaux univers professionnels et sportifs.
À Valence, neuf jeunes d’Inspired by Kylian Mbappé et huit athlètes de la K-Challenge Akademy ont ainsi participé à plusieurs jours d’immersion au cœur de SailGP, avec le soutien d’Accor. Initiation à la voile, découverte de la Tech Base, rencontres avec les membres de l’équipe, présentation des métiers liés au sport de haut niveau et suivi des courses ont rythmé leur programme.
La démarche reposait également sur une logique de mentorat. Les athlètes de la K-Challenge Akademy, habituellement accompagnés dans leur propre parcours vers le haut niveau, ont cette fois été invités à transmettre leur expérience et à partager leur trajectoire avec les jeunes d’IBKM. Une manière pour DS Automobiles SailGP Team France de prolonger son projet sportif au-delà de la seule compétition.
Genève comme première occasion de rebondir
Le calendrier offre heureusement peu de temps pour ruminer cette contre-performance. Les 19 et 20 septembre, le Rolex Switzerland Sail Grand Prix à Genève constituera déjà le prochain rendez-vous de la saison.
Les deux semaines qui séparent les deux épreuves seront consacrées à l’analyse du week-end valencien et à la préparation de cette nouvelle étape. Pour Quentin Delapierre et son équipage, l’objectif sera surtout de retrouver rapidement la qualité d’exécution et la régularité qui leur ont permis de jouer aux avant-postes lors des manches précédentes.
Valence aura rappelé à quel point SailGP laisse désormais peu de place à l’approximation, particulièrement lorsque les conditions rendent les dépassements difficiles. À Genève, les Français devront transformer cette déception en réaction immédiate pour rester pleinement dans la course au championnat.
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