Route du Rhum - Destination Guadeloupe : cap sur la mer Celtique pour une première nuit stratégique

© Loïc Venance / AFP
Le Figaro Nautisme
Par Le Figaro Nautisme
Carte de la course Route du Rhum Destination Guadeloupe

La 13e édition de la Route du Rhum - Destination Guadeloupe est lancée ! Après un départ ensoleillé de Saint-Malo, les 115 skippers ont pris la direction de la mer Celtique, bien loin de la route directe vers les Antilles. Les favoris ont rapidement pris les commandes, tandis que les premiers choix météorologiques pourraient déjà redistribuer les cartes. Entre accélérations, empannages et passage délicat entre deux anticyclones, les prochaines 48 heures s'annoncent décisives.

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Un départ spectaculaire et un premier duel entre les Ultim

Sous un soleil presque estival, les 115 concurrents de la Route du Rhum - Destination Guadeloupe ont quitté Saint-Malo dans des conditions particulièrement clémentes pour la saison. Un départ spectaculaire, marqué notamment par les impressionnants Ultim, capables de s'élever au-dessus de l'eau dès les premières risées. Mais derrière ces images de multicoques volants, la compétition s'est immédiatement engagée, avec un premier affrontement très attendu entre deux prétendants à la victoire.

À bord de SVR Lazartigue, Tom Laperche a rapidement montré ses ambitions face à Armel Le Cléac'h, aux commandes de Banque Populaire XI. Les deux navigateurs se sont livré un duel serré jusqu'au cap Fréhel, où le plus jeune concurrent de la catégorie Ultim a finalement pris l'avantage. Grâce à des manœuvres mieux enchaînées, Tom Laperche est parvenu à dépasser son rival, signant une première démonstration de maîtrise dans cette traversée de l'Atlantique.

Derrière ce duo, les autres favoris n'ont pas tardé à se positionner. Anthony Marchand, sur Actual Ultim 3, s'est installé dans le groupe de tête, tandis que Thomas Coville, à bord de Sodebo Ultim 3, reste au contact. Louis Burton, qui découvre la catégorie Ultim sur Armand Thierry, a également réussi son entrée en matière en se mêlant aux premiers échanges. Une performance encourageante pour le navigateur, qui doit encore prendre ses marques sur ces géants des mers.
 

Gitana 18, une vitesse prometteuse mais des manœuvres délicates

Parmi les bateaux les plus observés de cette 13e édition, le nouveau Maxi Edmond de Rothschild, Gitana 18, suscite une attention particulière. Mené par Charles Caudrelier, le trimaran a connu un départ moins convaincant que ses principaux adversaires. Ses imposants appendices, encore immergés dans les premières conditions de vent léger, ont pénalisé sa progression et retardé ses premières accélérations.

Le bateau a toutefois rapidement montré son potentiel dès que le vent s'est renforcé. Capable de décoller et d'atteindre des vitesses impressionnantes, Gitana 18 a rassuré sur ses performances en ligne droite. En revanche, les changements de direction semblent encore lui coûter de précieuses minutes. À chaque transition, Charles Caudrelier doit composer avec un trimaran qui peine à retrouver immédiatement sa vitesse optimale.

Cette difficulté pourrait peser dans les prochaines heures. Le début de la Route du Rhum - Destination Guadeloupe s'annonce en effet particulièrement riche en changements de trajectoire, avec plusieurs ajustements imposés par l'évolution des vents. Pour rester dans la course à la victoire, Charles Caudrelier devra donc exploiter pleinement la vitesse de son bateau afin de compenser le temps perdu lors des manœuvres.
 

© Jean-Louis Carli / Factsory

Les favoris déjà aux commandes dans les six catégories

Si les Ultim concentrent une grande partie de l'attention, la bataille est également engagée dans les autres catégories. Les premiers milles ont confirmé les ambitions de plusieurs skippers attendus aux avant-postes, chacun cherchant à prendre rapidement l'ascendant sur ses concurrents.

En Ocean Fifty, Basile Bourgnon, à bord d'Edenred, a pris les commandes du début de course. Guillaume Pirouelle, sur Sogestran Seafrigo, s'est distingué en Class40, tandis que Sam Goodchild, aux commandes de Macif Santé Prévoyance, a imposé son rythme dans la catégorie IMOCA. Du côté des Vintage Multi, Éric Péron, sur French Touch Oceans Club, a réalisé une entrée en matière convaincante. Enfin, Kieran Leborgne, à bord d'Armor-Lux - Le Finistère Assurance, s'est rapidement installé en tête des Vintage Mono.

Ces premières positions restent néanmoins provisoires. Avec des conditions météorologiques appelées à évoluer rapidement et des trajectoires encore très ouvertes, les écarts pourraient se creuser ou, au contraire, se resserrer selon les options retenues. Les premières 36 à 48 heures devraient ainsi offrir une lecture plus précise des forces en présence.
 

Direction l'Irlande plutôt que la Guadeloupe

À première vue, la trajectoire des concurrents pourrait surprendre. Alors que l'arrivée est prévue à Pointe-à-Pitre, en Guadeloupe, les skippers prennent actuellement la direction du nord-ouest, vers la mer Celtique et les côtes irlandaises. Un détour apparent qui répond pourtant à une logique météorologique bien précise : profiter d'un vent portant appelé à se renforcer pour progresser rapidement avant de réorienter leur route vers l'Atlantique.

Après avoir franchi le cap Fréhel, les navigateurs ont infléchi leur trajectoire d'environ 30 degrés vers les Héaux de Bréhat. Les leaders ont ensuite longé les côtes bretonnes en profitant d'une rotation favorable du vent, avant de poursuivre leur progression vers le large.

Dans la soirée et au cours de la nuit, les conditions devraient devenir plus soutenues. Le vent va progressivement se renforcer tout en tournant dans une direction favorable, permettant aux bateaux d'accélérer. Les premiers concurrents pourraient bénéficier de cette évolution avant le reste de la flotte, avec un risque de voir les écarts augmenter rapidement.

Cette montée en puissance exigera toutefois une vigilance constante. À l'approche de la Cornouaille britannique, les navigateurs devront composer avec un trafic maritime important et plusieurs zones interdites à la navigation. À haute vitesse, particulièrement sur les multicoques, la surveillance de l'environnement et l'anticipation des trajectoires seront essentielles.
 

© Guillaume Saligot / AFP

Un empannage décisif au sud-ouest du Fastnet

Le premier grand rendez-vous stratégique de cette Route du Rhum - Destination Guadeloupe devrait intervenir au sud-ouest du Fastnet, célèbre rocher situé au large de l'Irlande. C'est dans cette zone que les concurrents devraient effectuer leur premier changement de direction majeur pour commencer à se rapprocher de la route vers les Antilles.

Avec un vent qui va progressivement s'orienter à l'est, les skippers devront choisir le meilleur moment pour empanner, une manœuvre consistant à changer d'amure en faisant passer l'arrière du bateau face au vent. Pour les Ultim, cette opération est attendue au milieu de la nuit. Les IMOCA, les Ocean Fifty et les Vintage Multi les plus rapides devraient suivre le lendemain matin, tandis que les premiers Class40 pourraient effectuer cette manœuvre lundi soir.

Toute la difficulté résidera dans le choix du bon emplacement. La rotation du vent étant progressive, les concurrents disposeront de plusieurs options. Certains pourraient prolonger leur route vers le nord afin de conserver plus longtemps un vent soutenu, tandis que d'autres préféreront raccourcir leur trajectoire en revenant plus rapidement vers la route directe.

Ce choix pourrait avoir des conséquences importantes pour la suite de la course. En effet, la position adoptée après cet empannage déterminera en grande partie les conditions dans lesquelles les navigateurs aborderont le prochain obstacle météorologique.
 

Deux anticyclones et un passage délicat à négocier

Après cette première accélération en mer Celtique, les skippers devront s'attaquer à un passage météorologique particulièrement stratégique : un thalweg situé entre deux zones anticycloniques qui dominent actuellement l'Atlantique Nord.

Ce couloir de basses pressions relatives constitue un passage presque incontournable pour les leaders, qui devraient l'atteindre lundi soir. Mais toutes les trajectoires ne permettront pas de le franchir dans les mêmes conditions. Selon leur positionnement, certains bateaux pourraient conserver un vent favorable, tandis que d'autres risquent de subir une baisse de vitesse ou des transitions plus difficiles.

Dans une course où quelques milles d'écart peuvent rapidement se transformer en plusieurs heures de retard, cette séquence pourrait représenter un premier tournant. Les navigateurs devront donc anticiper les évolutions du vent et ajuster leur trajectoire pour traverser cette zone dans les meilleures conditions possibles.

Les prochaines heures seront d'autant plus intéressantes que les différences de performances entre les bateaux pourraient modifier les stratégies. Les multicoques les plus rapides auront la possibilité de choisir leur positionnement avec davantage de liberté, tandis que les monocoques devront composer avec une arrivée plus tardive dans des systèmes météorologiques susceptibles d'avoir évolué.
 

Une première nuit pour retrouver le rythme du large

Au-delà des choix tactiques, cette première nuit marque aussi le véritable retour des skippers à la vie en solitaire. Après près de deux semaines passées dans l'effervescence du village de Saint-Malo, entre rencontres avec le public, préparatifs et sollicitations médiatiques, les 115 concurrents doivent désormais retrouver leurs automatismes de marins.

Les conditions relativement paisibles du départ devraient progressivement laisser place à une mer plus désordonnée. En mer Celtique, un clapot irrégulier, associé à une houle de nord-ouest, pourrait compliquer la navigation et rendre la vie à bord moins confortable. Les skippers devront s'habituer aux mouvements de leur bateau, organiser leurs premières périodes de repos et trouver le rythme nécessaire pour tenir sur la durée.

Cette phase d'amarinage prendra probablement entre 24 et 48 heures. Un temps indispensable pour retrouver les sensations du large, ajuster les réglages et entrer pleinement dans la course.

Alors que les leaders se préparent à accélérer vers les eaux irlandaises, les premières décisions stratégiques commencent déjà à dessiner les contours de cette 13e édition. Entre la vitesse des Ultim, les ambitions des favoris et l'incertitude des prochains passages météorologiques, la Route du Rhum - Destination Guadeloupe promet une entrée en matière particulièrement animée. Et si les concurrents naviguent pour l'instant à l'opposé de leur destination finale, chaque mille parcouru vers la mer Celtique pourrait déjà compter dans la bataille pour Pointe-à-Pitre.

 

Information de dernières minutes 

Use it Again a subi une collision

Romain Pilliard doit mettre sa course entre parenthèses. Le skipper de Use It Again (Vintage Multi) déplore une avarie après avoir subi une collision avec Violette Dorange (Initiatives Coeur - IMOCA). Son flotteur ayant été endommagé, il est contraint de faire route vers un port, vraisemblablement celui de Roscoff. La navigatrice poursuit sa route.

 


Fronts, dépressions, anticyclone des Açores ou alizés : chaque système météo peut bouleverser la hiérarchie. Tout au long de la Route du Rhum – Destination Guadeloupe, les experts de METEO CONSULT analysent les conditions rencontrées par les skippers et expliquent les stratégies qui se dessinent sur l’Atlantique.

 

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Nathalie Moreau
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Nathalie Moreau est l’atout voyage et évasion de l’équipe, elle est passionnée de croisières et de destinations nautiques. En charge du planning rédactionnel du site figaronautisme.com et des réseaux sociaux, Nathalie suit de très près l’actualité et rédige chaque jour des news et des articles pour nous dépayser et nous faire rêver aux quatre coins du monde. Avide de découvertes, vous la croiserez sur tous les salons nautiques et de voyages en quête de nouveaux sujets.
Gilles Chiorri
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Associant une formation d’officier C1 de la marine marchande et un MBA d’HEC, Gilles Chiorri a sillonné tous les océans lors de nombreuses courses au large ou records, dont une victoire à la Mini Transat, détenteur du Trophée Jules Verne en 2002 à bord d’Orange, et une 2ème place à La Solitaire du Figaro la même année. Il a ensuite contribué à l’organisation de nombreux évènements, comme la Coupe de l’America, les Extreme Sailing Series et des courses océaniques dont la Route du Rhum et la Solitaire du Figaro (directeur de course), la Volvo Ocean Race (team manager). Sa connaissance du monde maritime et son réseau à l’international lui donnent une bonne compréhension du milieu qui nous passionne.
Il collabore avec les équipes de METEO CONSULT et Figaro Nautisme depuis plus de 20 ans.
Sophie Savant-Ros
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Sophie Savant-Ros, architecte de formation et co-fondatrice de METEO CONSULT est entre autres, directrice de l’édition des « Bloc Marine » et du site Figaronautisme.com.
Sophie est passionnée de photographie, elle ne se déplace jamais sans son appareil photo et privilégie les photos de paysages marins. Elle a publié deux ouvrages consacrés à l’Ile de Porquerolles et photographie les côtes pour enrichir les « Guides Escales » de Figaro Nautisme.
Albert Brel
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Albert Brel, parallèlement à une carrière au CNRS, s’est toujours intéressé à l’équipement nautique. Depuis de nombreuses années, il collabore à des revues nautiques européennes dans lesquelles il écrit des articles techniques et rend compte des comparatifs effectués sur les divers équipements. De plus, il est l’auteur de nombreux ouvrages spécialisés qui vont de la cartographie électronique aux bateaux d’occasion et qui décrivent non seulement l’évolution des technologies, mais proposent aussi des solutions pour les mettre en application à bord des bateaux.
Jean-Christophe Guillaumin
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Journaliste, photographe et auteur spécialisé dans le nautisme et l’environnement, Jean-Christophe Guillaumin est passionné de voyages et de bateaux. Il a réussi à faire matcher ses passions en découvrant le monde en bateau et en le faisant découvrir à ses lecteurs. De ses nombreuses navigations il a ramené une certitude : les océans offrent un terrain de jeu fabuleux mais aussi très fragile et aujourd’hui en danger. Fort d’une carrière riche en reportages et articles techniques, il a su se distinguer par sa capacité à vulgariser des sujets complexes tout en offrant une expertise pointue. À travers ses contributions régulières à Figaro Nautisme, il éclaire les plaisanciers, amateurs ou aguerris, sur les dernières tendances, innovations technologiques, et défis liés à la navigation. Que ce soit pour analyser les performances d’un voilier, explorer l’histoire ou décortiquer les subtilités de la course au large, il aborde chaque sujet avec le souci du détail et un regard expert.
Charlotte Lacroix
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Charlotte est une véritable globe-trotteuse ! Très jeune, elle a vécu aux quatre coins du monde et a pris goût à la découverte du monde et à l'évasion. Tantôt à pied, en kayak, en paddle, à voile ou à moteur, elle aime partir à la découverte de paradis méconnus. Elle collabore avec Figaro Nautisme au fil de l'eau et de ses coups de cœur.
Max Billac
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Max est tombé dedans quand il était petit ! Il a beaucoup navigué avec ses parents, aussi bien en voilier qu'en bateau moteur le long des côtes européennes mais pas que ! Avec quelques transatlantiques à son actif, il se passionne pour le monde du nautisme sous toutes ses formes. Il aime analyser le monde qui l'entoure et collabore avec Figaro Nautisme régulièrement.
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Naviguant depuis son plus jeune âge que ce soit en croisière, en course, au large, en régate, des deux côtés de l’Atlantique, en Manche comme en Méditerranée, Denis, quittant la radiologie rochelaise en 2017, a effectué avec sa femme à bord de PretAixte leur 42 pieds une circumnavigation par Panama et Cape Town. Il ne lui déplait pas non plus de naviguer dans le temps avec une prédilection pour la marine d’Empire, celle de Trafalgar …
Michel Ulrich
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Après une carrière internationale d’ingénieur, Michel ULRICH a navigué en plaisance le long de la côte atlantique, et embarqué au long cours sur des navires de la marine marchande, accumulant une large expérience de nombreuses expéditions maritimes. Il est un bénévole engagé à la SNSM (canotier, ancien vice-président de la station de l’Herbaudière) depuis plus de dix ans. Capitaine 200 UMS, il est maintenant auteur et conférencier dans le domaine de l’histoire maritime, lauréat (mention 2024) de l’Académie de Marine, auditeur de l’Académie de Marine, membre associé de la Fédération Maritime (Maison de la Mer à Nantes).
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METEO CONSULT est un bureau d'études météorologiques opérationnel, qui assiste ses clients depuis plus de 30 ans. Les services de METEO CONSULT reposent sur une équipe scientifique de haut niveau et des moyens techniques de pointe. Son expertise en météo marine est reconnue et ses prévisionnistes accompagnent les plaisanciers, les capitaines de port et les organisateurs de courses au large depuis ses origines : Route du Rhum, Transat en double, Solitaire du Figaro…
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Titulaire d'un doctorat en Climatologie-Environnement, Cyrille est notre expert METEO CONSULT. Après avoir enseigné la climatologie et la géographie à l'université, il devient l'un des météorologues historiques de La Chaîne Météo en intégrant l'équipe en 2000. Spécialiste de la météo marine, il intervient également en tant qu'expert météo marine pour des courses de renommée mondiale, comme la Route du Rhum, la Solitaire du Figaro, la Transat Paprec...
Irwin Sonigo
Irwin Sonigo
Irwin Sonigo
Capitaine 200 et ancien embarqué dans la Marine nationale, Irwin Sonigo a exploré toutes les facettes de la navigation. Des premiers bords sur un cotre aurique de 1932 à la grande plaisance sur la Côte d’Azur, en passant par les catamarans de Polynésie, les voiliers des Antilles ou plusieurs transatlantiques, il a tout expérimenté. Il participe à la construction d’Open 60 en Nouvelle-Zélande et embarque comme boat pilote lors de la 32e America’s Cup. Aujourd’hui, il met cette riche expérience au service de Figaro Nautisme, où il signe des essais et reportages ancrés dans le réel.