Route du Rhum - Destination Guadeloupe 2026 : en Vintage Mono, des bateaux de légende et des skippers de toutes les générations
Ils ne possèdent ni les foils des IMOCA modernes ni les technologies les plus récentes de la course au large. Pourtant, les Vintage Mono devraient attirer de nombreux regards sur les pontons de Saint-Malo. Certains ont disputé plusieurs tours du monde, d'autres ont été les témoins de grandes victoires, tandis que quelques-uns ont nécessité de longs mois de rénovation avant de retrouver la mer. Pour cette 13e édition de la Route du Rhum, treize navigateurs sont annoncés au départ dans cette catégorie, anciennement appelée Rhum Mono. Une flotte particulièrement hétérogène, composée de monocoques de tailles, d'âges et de conceptions très différentes, avec des skippers professionnels, des amateurs expérimentés et une nouvelle génération désireuse de s'inscrire dans l'histoire de l'épreuve.
Et si ces bateaux appartiennent pour certains au passé de la course au large, leurs skippers entendent bien démontrer qu'ils ont encore beaucoup à offrir sur l'Atlantique.
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Parmi les figures les plus attendues de la catégorie Vintage Mono, Jean Le Cam occupe naturellement une place particulière. À 67 ans, le navigateur breton possède l'un des palmarès les plus riches de la flotte. Triple vainqueur de la Solitaire du Figaro, habitué des transatlantiques et six fois participant au Vendée Globe, il fait partie des personnalités incontournables de la course au large française. Mais pour cette Route du Rhum 2026, Jean Le Cam a choisi une approche différente. Plutôt que de s'engager à bord d'un monocoque de dernière génération, il prendra le départ sur Alegria, un Swan 59 de 17,90 mètres construit en 1986 par le chantier finlandais Nautor, sur des plans de l'architecte German Frers.
Depuis plusieurs années, le navigateur s'est investi dans la rénovation de ce voilier, avec l'ambition de conserver son caractère classique tout en l'adaptant aux exigences d'une transatlantique en solitaire. Un projet qui tranche avec la recherche permanente de vitesse et d'innovation technologique caractérisant les IMOCA modernes.
À bord, le bois et les aménagements traditionnels côtoient ainsi des équipements de navigation contemporains. L'objectif n'est pas de transformer ce Swan en machine de course ultramoderne, mais de lui permettre de retrouver le large dans de bonnes conditions.
Pour Jean Le Cam, cette participation possède aussi une dimension sentimentale. Lui qui a traversé les océans sur des bateaux toujours plus performants retrouve une navigation différente, où la gestion du voilier, les choix météorologiques et l'expérience du marin pourraient prendre une importance particulière. Reste à savoir comment Alegria, dont la conception privilégiait aussi le confort et la navigation hauturière, se comportera face à des monocoques initialement destinés à la compétition.
Autre grand nom à suivre, Sidney Gavignet retrouvera la Route du Rhum à bord d'un bateau bien connu des passionnés : Le Cigare Rouge. Construit en 1991 sur des plans de Philippe Harlé, ce monocoque possède une silhouette particulièrement reconnaissable, avec une coque longue et étroite qui lui a valu son surnom. Il appartient à une génération de voiliers conçus avant l'apparition des carènes très larges désormais répandues dans la course au large.
Le navigateur français connaît parfaitement les grandes traversées océaniques. Passé par la voile olympique, la Volvo Ocean Race et les grandes courses en solitaire, il possède un palmarès particulièrement varié. En 2018, il avait notamment remporté la Route du Rhum dans la catégorie Rhum Mono, à bord de Café Joyeux. Huit ans plus tard, Sidney Gavignet revient sur l'épreuve avec une expérience considérable et une approche de la navigation qui a évolué au fil de sa carrière. Désormais également engagé dans l'accompagnement et le coaching, il aborde ce nouveau défi avec la volonté de retrouver les sensations de la course au large tout en portant un projet qui lui tient à cœur. Sa connaissance des grandes traversées et des stratégies météorologiques pourrait constituer un avantage important dans une catégorie où les différences de performances entre les bateaux rendent les pronostics particulièrement délicats. Avec Jean Le Cam, il fera partie des navigateurs les plus expérimentés de cette flotte Vintage Mono.
Il est difficile d'évoquer la participation de Tanguy Caradec sans revenir sur l'un des épisodes les plus tragiques de l'histoire de la Route du Rhum. En 1986, son père, Loïc Caradec, disparaissait en mer lors de la quatrième édition de la transatlantique, alors qu'il naviguait à bord du maxi-catamaran Royal. Quarante ans plus tard, son fils s'apprête à prendre le départ de cette même course, avec une histoire familiale intimement liée à l'épreuve.
À 46 ans, Tanguy Caradec n'est pourtant pas un novice en matière de navigation. Passionné de voile depuis l'enfance, il a notamment participé à de nombreuses régates sur des bateaux de compétition et remporté la Fastnet Race en 2015 dans sa catégorie, ainsi que la Commodores' Cup en 2016.
Pour cette Route du Rhum 2026, il prendra la barre d'Eurvad, un monocoque de 50 pieds, soit environ 15 mètres, construit en 2003 par le chantier McConaghy sur des plans du cabinet Owen Clarke. Ce bateau appartient à une génération de monocoques océaniques conçus pour allier vitesse, robustesse et polyvalence. Avec ses dimensions plus modestes que celles des grands bateaux de la catégorie, il pourrait constituer un concurrent intéressant, notamment face aux autres unités de 50 pieds présentes au départ.
En juillet 2026, Tanguy Caradec a d'ailleurs remporté la Drheam Cup pour sa première course en solitaire à bord d'Eurvad. Un résultat encourageant à quelques mois de son premier grand rendez-vous transatlantique en solitaire. Mais au-delà du classement, cette participation conservera nécessairement une signification particulière. Quarante ans après la disparition de Loïc Caradec, voir son fils s'élancer de Saint-Malo donnera à cette édition une dimension profondément humaine.
À l'autre extrémité de la pyramide des âges, Titouan Pilliard représentera la nouvelle génération de navigateurs engagés en Vintage Mono. À seulement 20 ans, il sera le plus jeune skipper de cette Route du Rhum 2026. Un défi considérable pour un marin qui devra affronter seul les difficultés de l'Atlantique, à bord d'un monocoque de 50 pieds. Son nom n'est pas inconnu dans l'univers de la course au large. Il est le fils de Romain Pilliard, navigateur expérimenté et engagé lui aussi sur cette édition, mais dans la catégorie Vintage Multi. Une situation particulière qui verra donc un père et son fils prendre le départ de la même transatlantique, chacun à bord de son propre bateau. Titouan naviguera sous les couleurs d'Use It Again for Youth, un projet qui s'inscrit dans une démarche de réemploi et de valorisation des bateaux existants. Une philosophie particulièrement adaptée à la catégorie Vintage Mono, où la rénovation et la seconde vie des voiliers occupent une place centrale.
Face à des concurrents parfois trois fois plus âgés que lui, le jeune navigateur devra apprendre à gérer la fatigue, les changements météorologiques et les nombreuses décisions qu'impose une traversée en solitaire. Son objectif sera avant tout de réussir cette première grande aventure océanique et de rejoindre Pointe-à-Pitre. Mais son engagement témoigne également de l'attractivité de cette catégorie auprès d'une nouvelle génération de marins, qui trouve dans les bateaux plus anciens une manière différente d'accéder aux grandes courses transatlantiques.
Derrière les figures les plus médiatisées, plusieurs navigateurs possèdent de solides arguments pour espérer jouer les premiers rôles en Vintage Mono. Parmi eux, Kieran Le Borgne, Wilfrid Clerton et Patrick Isoard se distinguent autant par leur expérience que par l'histoire de leurs bateaux.
À 28 ans, Kieran Le Borgne s'est lancé dans un projet particulièrement ambitieux : remettre en état un ancien IMOCA double vainqueur du Vendée Globe. Son monocoque, autrefois connu sous les couleurs de PRB, avait permis à Michel Desjoyeaux de remporter l'édition 2000-2001, puis à Vincent Riou de renouveler l'exploit quatre ans plus tard. Construit en 2000, le bateau a ensuite connu différentes vies, notamment sous les couleurs de Roxy, avant de rester inutilisé pendant plusieurs années. Diplômé dans le domaine des matériaux composites et ancien vice-champion du monde de kitefoil, le navigateur finistérien a entrepris un important chantier de rénovation pour lui permettre de retrouver les grandes courses océaniques. Engagé aujourd'hui sous les couleurs d'Armor-Lux – Le Finistère Assurance, anciennement Aito, il tentera de mener ce monocoque historique jusqu'en Guadeloupe, quatre ans après sa première participation à la Route du Rhum en Class40.
Wilfrid Clerton possède quant à lui une connaissance exceptionnelle de son bateau, Écho Mer, l'ancien Kriter VIII, construit en 1980 sur des plans de l'architecte André Mauric. Le navigateur rochelais a déjà réalisé douze traversées de l'Atlantique à son bord et connaît parfaitement ses qualités comme ses limites. Habitué de la Route du Rhum, il avait terminé quatrième de sa catégorie en 2014, cinquième en 2018, puis troisième en Rhum Mono en 2022. Pour cette quatrième participation, il pourrait bien faire partie des concurrents à surveiller, d'autant que son expérience sera un atout précieux face à des navigateurs découvrant leur monture.
Enfin, Patrick Isoard, engagé à bord de Groupe Cogedis pour Enfants du Mékong, arrive lui aussi avec de solides références. Passionné de course au large depuis plus de vingt ans, il navigue sur un monocoque de 50 pieds construit en 1998 sur des plans du cabinet Finot. Ces dernières saisons, il s'est notamment illustré sur The Transat CIC, la Transat Québec-Saint-Malo, la RORC Transatlantic Race et le Fastnet. Des performances qui témoignent de sa capacité à mener son bateau sur de longues distances et qui pourraient lui permettre de se mêler à la lutte pour les premières places.
Trois skippers, donc, aux profils très différents, mais qui possèdent chacun des atouts importants. Entre l'expérience de Wilfrid Clerton, les résultats de Patrick Isoard et le potentiel du bateau historique de Kieran Le Borgne, la bataille pourrait être particulièrement intéressante.
La richesse de la catégorie Vintage Mono repose également sur la présence de navigateurs moins médiatisés, mais dont les parcours et les projets témoignent d'une véritable passion pour la course au large.
Gilles Colubi, engagé sur SNSM Guilvinec, fait partie de ces marins pour qui la Route du Rhum représente un accomplissement personnel. Après avoir surmonté une grave maladie, il avait réalisé son rêve en participant à l'édition 2022, terminée à la cinquième place de sa catégorie. À 66 ans, il revient avec le même bateau, un Pogo 12.50 mis à l'eau en 2011, qui sera l'un des plus petits monocoques de la flotte. Son expérience et sa connaissance de son voilier constitueront ses principaux atouts.
Rémy Gérin connaît lui aussi les exigences de cette transatlantique. Déjà engagé sur la Route du Rhum 2022, qu'il avait terminée à la septième place en Rhum Mono, il retrouvera l'Atlantique à bord de Faiaoahe, un monocoque construit en 2006. Cette nouvelle participation lui permettra de mettre à profit son expérience de la navigation en solitaire, dans une catégorie où la régularité et la préservation du matériel peuvent faire la différence.
Christophe Bachmann, architecte de profession et passionné de course au large, prendra quant à lui le départ sur Grain de Sable. Ce voilier de 25,70 mètres, dessiné par Gilles Vaton et mis à l'eau en 2001, sera l'un des plus imposants de la catégorie. Pour le navigateur installé en Bretagne, cette participation concrétise un projet construit au fil de nombreuses années de navigation. Avec un bateau aux dimensions bien supérieures à celles de plusieurs de ses concurrents, il devra notamment composer avec les contraintes des manœuvres en solitaire.
À leurs côtés, Olivier Nemsguern, engagé sur Ecolhuma, participera également à cette grande traversée. Son projet s'inscrit dans la diversité des démarches qui caractérisent la catégorie, où la participation à la Route du Rhum représente autant un défi sportif qu'un engagement personnel. Face à des navigateurs plus expérimentés ou disposant de bateaux plus performants, l'enjeu sera de trouver le bon rythme pour mener son monocoque jusqu'à Pointe-à-Pitre.
Frédéric Mailhos prendra pour sa part le départ à bord de Fève – Votre épargne finance des fermes bio. À travers ce projet, le navigateur associe son aventure océanique à une démarche de sensibilisation autour du financement de l'agriculture biologique. Comme plusieurs autres concurrents de la catégorie, il devra concilier les ambitions de son projet avec les exigences d'une transatlantique en solitaire, où l'autonomie et la capacité à anticiper les problèmes techniques jouent un rôle essentiel.
Enfin, Amaury de Jamblinne de Meux apportera une dimension internationale à la flotte Vintage Mono. Le navigateur belge s'engagera à bord de Tagaroa, avec l'ambition de rejoindre la Guadeloupe au terme de cette traversée exigeante. Sa participation illustre l'attrait que continue d'exercer la Route du Rhum auprès de marins venus de différents horizons, attirés par la possibilité de prendre le départ de l'une des transatlantiques les plus emblématiques de la voile.
Ces six navigateurs n'aborderont pas nécessairement la course avec les mêmes moyens ni les mêmes ambitions. Mais leur présence rappelle que la Route du Rhum conserve une dimension profondément humaine, en permettant à des marins passionnés de partager la même ligne de départ que les grandes figures de la discipline.
Apparue sous cette appellation en 2026, la catégorie Vintage Mono succède à l'ancienne classe Rhum Mono. Elle rassemble des monocoques de différentes générations qui ne correspondent pas nécessairement aux jauges des grandes classes modernes comme les IMOCA ou les Class40. L'objectif est de permettre à ces voiliers, dont certains possèdent une longue histoire en course au large, de continuer à participer à de grandes compétitions océaniques. Contrairement aux classes à jauge stricte, les Vintage Mono présentent des caractéristiques très différentes. La flotte réunit notamment des monocoques de 50 pieds, d'anciens IMOCA, des voiliers de course plus traditionnels et des unités de grande taille initialement conçues pour d'autres programmes.
Cette diversité constitue à la fois la richesse et la difficulté sportive de la catégorie. Un monocoque de 12 mètres ne possède évidemment pas les mêmes capacités qu'un voilier de 25 mètres. Mais les différences de conception, de poids, de surface de voilure et de comportement selon les conditions météorologiques rendent les comparaisons moins évidentes qu'il n'y paraît. Les bateaux les plus récents ne seront pas forcément avantagés dans toutes les situations, tandis que certains modèles plus anciens pourront tirer parti de leurs qualités marines et de l'expérience de leur skipper. La catégorie Vintage Mono participe ainsi à la préservation du patrimoine de la course au large. Elle démontre également qu'un bateau n'a pas nécessairement besoin d'être neuf pour continuer à faire vivre de grandes aventures océaniques.
La Route du Rhum entretient depuis sa création en 1978 une relation particulière avec les bateaux qui ont marqué son histoire. L'épreuve a vu évoluer des monocoques et multicoques aujourd'hui devenus mythiques, à une époque où les navigateurs repoussaient déjà les limites de leurs machines. En créant les catégories Vintage Mono et Vintage Multi, l'organisation entend prolonger cet héritage tout en offrant un cadre sportif à des bateaux de générations précédentes. La présence de l'ancien PRB, double vainqueur du Vendée Globe, du mythique Kriter VIII ou encore du Swan 59 de Jean Le Cam illustre cette volonté de préserver une partie de l'histoire maritime.
Mais ces bateaux ne seront pas seulement exposés sur les pontons de Saint-Malo. Ils devront affronter les mêmes difficultés que les autres concurrents de la Route du Rhum : une traversée de l'Atlantique en solitaire, sans escale et sans assistance extérieure.
Les skippers devront composer avec les dépressions automnales, les transitions météorologiques et les longues journées de navigation avant de rejoindre les alizés. Pour certains bateaux âgés de plusieurs décennies, la préservation du matériel et l'anticipation des éventuelles avaries représenteront des enjeux essentiels. Dans ces conditions, la capacité à gérer son effort, à préserver son bateau et à choisir la bonne trajectoire pourrait faire toute la différence.
Lors de la Route du Rhum 2022, Jean-Pierre Dick avait remporté la catégorie Rhum Mono à bord de Notre Méditerranée, après 16 jours, 13 heures et 57 minutes de navigation. Une victoire qui avait confirmé l'intérêt sportif de cette catégorie, où les différences entre les bateaux peuvent donner lieu à des scénarios particulièrement ouverts.
Quatre ans plus tard, le plateau a profondément évolué. Jean-Pierre Dick ne figure pas parmi les engagés de cette édition, et plusieurs navigateurs possèdent désormais les moyens de viser la première place. Sidney Gavignet, déjà vainqueur en Rhum Mono en 2018, pourra notamment faire valoir son expérience, tandis que Wilfrid Clerton tentera de transformer sa régularité en victoire. Patrick Isoard, dont les performances récentes sont encourageantes, pourrait également jouer un rôle important.
Jean Le Cam et Kieran Le Borgne disposeront quant à eux de bateaux au passé prestigieux, mais dont les performances devront être confirmées dans les conditions particulières de cette transatlantique. Reste que les écarts entre les différentes unités pourraient être importants, et que les conditions météorologiques auront une influence considérable sur le classement final.
Avec treize skippers annoncés au départ, la catégorie Vintage Mono promet de raconter certaines des histoires les plus singulières de cette 13e édition de la Route du Rhum.
Jean Le Cam retrouvera l'Atlantique sur un Swan rénové avec passion, Sidney Gavignet tentera d'ajouter une nouvelle performance à son palmarès, tandis que Tanguy Caradec prendra le départ d'une course intimement liée à son histoire familiale. À leurs côtés, Kieran Le Borgne redonnera vie à un ancien vainqueur du Vendée Globe, et Titouan Pilliard découvrira les exigences d'une grande transatlantique en solitaire à seulement 20 ans.
Des parcours différents, des ambitions parfois éloignées et des bateaux appartenant à plusieurs générations, mais une même envie de rejoindre Pointe-à-Pitre.
Le dimanche 1er novembre à 13 h 02, lorsque les Vintage Mono quitteront Saint-Malo, ils rappelleront que la Route du Rhum ne se résume pas à une course à la vitesse et à la technologie. Elle est aussi une aventure humaine, où la passion de la mer, la transmission et la mémoire des grands navigateurs occupent une place essentielle.
Et dans cette catégorie où chaque bateau possède sa propre histoire, la victoire ne sera peut-être pas la seule belle histoire à raconter à l'arrivée en Guadeloupe.
Partenaire météo de la Route du Rhum – Destination Guadeloupe, METEO CONSULT met son expertise de la météo marine au service de la course. Ses prévisionnistes suivent l’évolution des conditions sur l’Atlantique pour accompagner les skippers, informer la direction de course et décrypter les grands enjeux météo de la traversée.




