Pas de plan B pour Thomas Ruyant : « je serai au départ du Vendée Globe 2020 »

En début de semaine, Thomas Ruyant s’est rendu à Bergame (Italie) au chantier Persico, pour constater l’état d’avancement de son futur IMOCA, un plan Verdier qui devrait être transféré à Lorient en juin prochain avant son lancement fin juillet. « La coque est terminée, la structure à l’intérieur du bateau le sera prochainement. En parallèle, le pont est également en train d’être finalisé. Les foils sont en construction chez Persico. J’ai vu les moules, c’est assez impressionnant ! La quille et le mât, des pièces monotypes, sont construits en France. Nous travaillons avec beaucoup de fournisseurs : North Sails pour les voiles, Karver pour l’accastillage, Mad Intec pour l’électronique et le pilotage… Toutes les pièces sont prêtes ou en construction et le puzzle va bientôt s’assembler. L’intégration des systèmes et la pose de l’accastillage se feront en partie à Persico pour gagner du temps. Courant juin, le bateau sera transféré à Lorient. Il faudra ensuite compter un gros mois pour l’assemblage de la quille, du mât et les derniers détails avant la mise à l’eau prévue fin juillet ou au plus tard début août. »
En parallèle, le skipper nordiste poursuit activement la recherche d’un ou plusieurs partenaires principaux prêts à le suivre dans sa deuxième campagne pour le Vendée Globe . « C’est LE gros dossier du moment pour moi. Nous avons pris le problème dans l’autre sens en lançant la construction du bateau (grâce à des investisseurs) avant de trouver le ou les partenaires principaux. Nous n’avions pas le choix si nous voulions porter un projet très performant avec un bateau de dernière génération. Nous proposons un projet unique, clé en main, avec un fort potentiel, une équipe constituée, un superbe bateau. Il suffit d’appuyer sur le bouton pour vivre l’aventure avec nous. On connaît le niveau de retombées du circuit IMOCA et du Vendée Globe, le retour sur investissements pour une entreprise n’est plus à démontrer. La voile est parfois vue comme la « danseuse du patron » mais là ce n’est plus du tout le cas, il y a de vrais projets stratégiques derrière. Pour nous accompagner jusqu’au Vendée Globe 2020, nous avons besoin de 4 à 5 millions d’euros répartis sur trois exercices. »
« Compte tenu du timing, il sera très compliqué de participer à la Rolex Fastnet Race (départ le 3 août prochain). Mais je ne louperai pour rien au monde la Transat Jacques Vabre. Le plateau va être énorme. Ce sera une occasion idéale pour découvrir et fiabiliser le bateau en double, mais aussi pour se qualifier au Vendée Globe. Je serai aussi au départ des deux transats en 2020, The Transat et la New York-Vendée. »