Maxime Sorel et son voilier à dérive droite ont rejoint le peloton de tête !

A la faveur d’une météo qui a été dans son sens, Maxime est revenu dans le groupe de tête profitant d’un large anticyclone qui a compressé la flotte. En ce lundi matin, au milieu de l’océan Pacifique, non loin de la zone d’exclusion des glaces, il est à 363 milles du leader, Yannick Bestaven, et continue sa belle route sur cette neuvième édition tenant la dragée haute à plusieurs concurrents bénéficiant de voiliers plus puissants, pourvus notamment de foils.
« C’est une édition particulière tant au niveau de la météo qui n’est vraiment pas classique qu’au niveau des classements » explique Maxime à la vacation du matin avec son équipe. « Si on m’avait dit que j’allais me retrouver après plus d’un demi-tour du monde huitième au classement entouré de concurrents souvent un peu plus chevronnés que moi, j’aurais signé de suite. Je navigue aux côtés de voiliers bien plus véloces que moi. Il est clair que pour l’instant ce n’est pas une édition pour les foilers. Nous sommes quatre voiliers à dérives droites dans le top 10 ! Je dois avouer que même si je suis content de mon positionnement, j’ai pas mal de frustration car mon V and B – Mayenne manque tout de même d’un peu de puissante par rapport à certains. Je dois cravacher pour rester au contact. J’ai donc un sentiment mitigé. Mon côté « compétiteur » est présent et j’ai envie de rester au contact de ce groupe tout en faisant attention et en gardant en tête que mon objectif premier est de boucler le Vendée Globe. Je sens le matériel usé. Je dois faire attention et ne pas me laisser trop griser par mon deuxième objectif qui est de terminer sur le podium officieux des voiliers à dérives droites. »
Actuellement, V and B – Mayenne évolue dans 20 à 30 nœuds de vent au portant. Maxime cherche le bon compromis entre sauvegarde technique et attaque afin de rester dans le top 10. Il surveille une dépression qui est en train de se former sur la route du cap Horn. « Nous allons vers la zone des glaces sur ce bord, puis je vais me recaler à quelques reprises en restant dans le flux actuel jusqu’au 30 décembre. La météo paraît plus instable ensuite » conclut Maxime toujours aussi lucide et professionnel alors qu’il participe à son premier Vendée Globe.