Tous à la plage pour échapper à la canicule !

Carnet de voyage
Mardi 23 juillet 2019 à 6h35

Alors qu'une deuxième canicule envahit la quasi totalité de la France cette semaine, seules trois solutions s'offrent à vous pour y échapper : trouver un endroit climatisé, monter en altitude ou aller à la plage. Nous avons retenu cette troisième option.

Alors qu'une deuxième canicule envahit la quasi totalité de la France cette semaine, seules trois solutions s'offrent à vous pour y échapper : trouver un endroit climatisé, monter en altitude ou aller à la plage. Nous avons retenu cette troisième option.

La vague de chaleur actuelle est exceptionnelle, mais d'une manière générale, les plages constituent un abri anti canicule naturel efficace dès qu'il fait très chaud en été, en raison des brises marines et de la fraîcheur de la mer.

Un refuge anti-canicule naturel

Chaque été, les plages sont prises d'assaut par les vacanciers et par tous ceux qui ne supportent pas les fortes chaleurs qui règnent dans l'intérieur des terres. Encore faut-il avoir des vacances, mais les habitants des grandes villes proches des littoraux ne s'y trompent pas : après une journée passée au bureau et dans les embouteillages, les bordelais, marseillais, rouennais, rennais ou encore caennais se ruent sur les voies express menant à la plage la plus proche. La température sur la plage pourra afficher parfois une bonne dizaine de degrés de moins que dans les villes surchauffées.

Le rôle rafraîchissant de la brise

Le phénomène est bien connu mais il peut étonner tous ceux qui ne connaissent pas le climat marin. On retrouve d'ailleurs ce principe dans tous les pays littoraux bien connus tels que l'Espagne, la Grèce et surtout le Portugal, où l'eau est plus fraîche. En effet, le paramètre déclencheur de ce régime de brise est la température de l'eau de mer : même quand elle vous semble tiède, l'eau de mer reste toujours plus fraîche que la température de l'air sous nos climats tempérés. Du coup, un phénomène d'échange thermique se met en place entre l'air frais au-dessus de l'eau et l'air chaud au-dessus de la terre. Cela produit des courants d'air, en l’occurrence les brises.

Brise de mer et brise de terre

Pour faire simple, l'air se réchauffe le jour sur les terres à la faveur de l'ensoleillement, et en particulier lors des vagues de chaleur. L'air chaud étant plus léger que l'air frais, il va s'élever en altitude, formant parfois de petits cumulus au-dessus des terres, tandis que le ciel reste tout bleu au-dessus de la mer. Cet air chaud s'élevant, il permet à l'air frais de la mer de venir vers la terre. A son tour il se réchauffe et poursuit le cycle entamé. Ce cycle se lève vers 11h ou midi, régulier comme une horloge suisse, de telle sorte que les températures les plus chaudes sur les plages s'observent vers midi : on croit que l'on va mourir de chaleur, sans un souffle d'air, puis "miraculeusement", la brise se lève vers 13 h et on respire enfin ! Cet air rafraîchissant peut s'étendre sur plusieurs kilomètres dans l'intérieur des terres, pouvant en faire bénéficier quelques villes proches (Montpellier, Caen). En fonction des conditions météorologiques (anticycloniques, dépressionnaires...), la brise n'aura pas toujours la même vigueur, mais elle est souvent fidèle au rendez-vous.

La nuit, le phénomène est inversé : les brises tombent en soirée car la différence de température entre la mer et les terres s'estompe. Puis, au fil de la nuit, la terre se rafraîchit plus vite que la mer, et les brises se lèvent dans le sens inverse : des terres vers la plage. Cette brise "de terre" souffle généralement moins fort que la brise de mer, mais elle est parfois assez sensible, apportant une sensation de fraîcheur le soir : une petite laine est parfois utile pour dîner en front de mer après une chaude journée de plage.

Quand le vent brûlant vient de la terre...

Dans certaines configurations météo, la brise ne se lève pas, au grand désespoir des voileux ou des kittesurfeurs qui restent scotchés sur une mer d'huile. Et du coup, il fait très chaud et lourd sur la plage. Ces pannes de brises sont assez rares et sont liées à des types de temps trop calmes avec un ciel souvent voilé. Il faut un peu d'instabilité de l'air pour que les brises soient dynamiques : en cas de temps trop stable, sous un anticyclone ou entre deux centres d'action, il se peut que la brise ne se lève pas. C'est parfois aussi le signe de l'approche d'une perturbation qui fait tomber le vent avant qu'il ne se relève le lendemain. Dans d'autres cas, la chaleur caniculaire envahit les plages, poussée par un vent de terre : vent de sud-est sur l'arc atlantique, vent d'est en Bretagne et vent du sud pour les côtes de la Manche et de la mer du Nord. C'est ce qui se produit en ce début de semaine, avec des températures atteignant 37° jusque sur les plages. Ce fut le cas, aussi, lors de la canicule de juin dernier où la température est montée à 40°C à La Rochelle. Mercredi et jeudi, la vague de chaleur remontera jusque sur les plages des Hauts-de-France : il pourra y faire jusqu'à 38°C et des records seront battus. Mais ces coups de chaud littoraux ne durent jamais bien longtemps, un jour ou deux au grand maximum. Car la présence de la mer provoque rapidement la formation d'orages, et après de telles chaleurs, on se retrouve souvent plongé dans les brouillards de mer dès le lendemain matin.

L'équipe
Nathalie Moreau
Nathalie Moreau
Nathalie Moreau est l'atout voyage et évasion de l'équipe, elle est passionnée de croisières et de destinations nautiques. En charge du planning rédactionnel du site figaronautisme.com et des réseaux sociaux, Nathalie suit de très près l'actualité et rédige chaque jour des news et des articles pour nous dépayser et nous faire rêver aux quatre coins du monde. Avide de découvertes, vous la croiserez sur tous les salons nautiques et de voyages en quête de nouveaux sujets.
Gilles Chiorri
Gilles Chiorri
Associant une formation d’officier C1 de la marine marchande et un MBA d’HEC, Gilles Chiorri a sillonné tous les océans lors de nombreuses courses au large ou records, dont une victoire à la Mini Transat, détenteur du Trophée Jules Verne en 2002 à bord d’Orange, et une 2ème place à La Solitaire du Figaro la même année. Il a ensuite contribué à l’organisation de nombreux évènements, comme la Coupe de l’America, les Extreme Sailing Series et des courses océaniques dont la Route du Rhum et la Solitaire du Figaro (directeur de course), la Volvo Ocean Race (team manager). Sa connaissance du monde maritime et son réseau à l’international lui donnent une bonne compréhension du milieu qui nous passionne. Il collabore avec les équipes de METEO CONSULT et Figaro Nautisme depuis plus de 20 ans.
Sophie Savant Ros
Sophie Savant Ros
Sophie Savant-Ros, architecte de formation et co-fondatrice de METEO CONSULT est entre autres, directrice de l'édition des « Bloc Marine » et du site Figaronautisme.com. Sophie est passionnée de photographie, elle ne se déplace jamais sans son appareil photo et privilégie les photos de paysages marins. Elle a publié deux ouvrages consacrés à l'Ile de Porquerolles et photographie les côtes pour enrichir les « Guides Escales » de Figaro Nautisme.
François Tregouet
François Tregouet
Depuis toujours, François est passionné de voile en général et de multicoques en particulier. En croisière ou en course, de l’Europe à l’Australie, il ne les délaisse que lorsque le règlement l’exige : Mini-transat, Fastnet, Giraglia… Jamais rassasié de nouveautés, il a assisté à la plupart des salons sur les cinq continents. Depuis 2018 il se consacre entièrement à la rédaction et à l’information, notamment pour Figaro Nautisme.
Albert Brel
Albert Brel
Albert Brel, parallèlement à une carrière au CNRS, s'est toujours intéressé à l'équipement nautique. Depuis de nombreuses années, il collabore à des revues nautiques européennes dans lesquelles il écrit des articles techniques et rend compte des comparatifs effectués sur les divers équipements. De plus, il est l'auteur de nombreux ouvrages spécialisés qui vont de la cartographie électronique aux bateaux d'occasion et qui décrivent non seulement l'évolution des technologies, mais proposent aussi des solutions pour les mettre en application à bord des bateaux
Charlotte Lacroix
Charlotte Lacroix
Charlotte est une véritable globe-trotteuse ! Très jeune, elle a vécu aux quatre coins du monde et a pris goût à la découverte du monde et à l'évasion. Tantôt à pied, en kayak, en paddle, à voile ou à moteur, elle aime partir à la découverte de paradis méconnus. Elle collabore avec Figaro Nautisme au fil de l'eau et de ses coups de cœur.
Max Billac
Max Billac
Max est tombé dedans quand il était petit ! Il a beaucoup navigué avec ses parents, aussi bien en voilier qu'en bateau moteur le long des côtes européennes mais pas que ! Avec quelques transatlantiques à son actif, il se passionne pour le monde du nautisme sous toutes ses formes. Il aime analyser le monde qui l'entoure et collabore avec Figaro Nautisme régulièrement
Denis Chabassière
Denis Chabassière
Naviguant depuis son plus jeune âge que ce soit en croisière, en course, au large, en régate, des deux côtés de l’Atlantique, en Manche comme en Méditerranée, Denis, quittant la radiologie rochelaise en 2017, a effectué avec sa femme à bord de PretAixte leur 42 pieds une circumnavigation par Panama et Cape Town. Il ne lui déplait pas non plus de naviguer dans le temps avec une prédilection pour la marine d’Empire, celle de Trafalgar …
Michel Ulrich
Michel Ulrich
Après une carrière internationale d’ingénieur, Michel Ulrich navigue maintenant en plaisance sur son Targa 35+ le long de la côte atlantique. Par ailleurs, il ne rate pas une occasion d’embarquer sur des navires de charge, de travail ou de services maritimes. Il nous fait partager des expériences d’expédition maritime hors du commun.
Eric Mas
Eric Mas
Eric Mas est l'un des fondateur de METEO CONSULT – La Chaîne Météo. Éminent spécialiste de météo, Eric est également un marin passionné qui a routé les plus grands skippers sur toutes les eaux du globe : VDH lors du premier Vendée Globe, Philippe Jeantot, Jean Maurel, Michel Desjoyeaux, Francis Joyon, et tant d'autres. Actuellement il participe au projet de Lalou Roucayrol sur son multi 50.