Menton en été : l’escale azuréenne qui regarde déjà vers l’Italie

Charline David
Par Charline David

À l’extrémité de la Côte d’Azur, Menton offre une Méditerranée plus douce, plus colorée, presque italienne. Entre plages familiales, ports de plaisance, ruelles pastel et jardins luxuriants, la ville cultive en été une élégance tranquille, loin de l’agitation des grandes stations voisines.

Menton a ce charme particulier des villes de frontière. Elle est encore française, mais déjà un peu italienne. À quelques minutes de Vintimille, au pied des montagnes et face à la Méditerranée, la dernière grande ville de la Côte d’Azur déroule un décor lumineux, fait de façades ocre, de ruelles étroites, de palmiers, de plages et de ports ouverts sur le large. En plein été, lorsque la Riviera attire les foules, Menton garde une atmosphère plus apaisée. La ville vit au rythme des baignades, des marchés, des promenades du soir et des terrasses face à la mer, sans perdre cette douceur qui fait sa différence. On y vient pour profiter de la Côte d’Azur autrement : avec moins de bruit, plus de couleurs, et cette impression délicieuse d’être déjà un peu ailleurs.

 

Une ville colorée entre mer et montagne

Le plus beau visage de Menton se découvre souvent depuis le front de mer. Au-dessus de la plage des Sablettes et du Vieux Port, la vieille ville grimpe en cascade, dominée par la basilique Saint-Michel-Archange. Les façades jaunes, roses et orangées composent l’un des panoramas les plus reconnaissables de la Riviera. À pied, le charme opère immédiatement. Il faut monter les escaliers, traverser les ruelles, s’arrêter sur une petite place, puis redescendre vers la mer. Menton se visite lentement, sans itinéraire trop strict. Le matin, la lumière est idéale pour flâner dans le centre ancien, passer par le marché des Halles, goûter une spécialité au citron ou simplement regarder la ville s’éveiller. Le citron, justement, fait partie de l’identité mentonnaise. On le retrouve dans les desserts, les confiseries, les liqueurs et les vitrines des artisans. Plus qu’un symbole touristique, il raconte le climat exceptionnel de Menton, cette douceur presque subtropicale qui a longtemps attiré voyageurs, botanistes et amateurs de jardins.

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Les Sablettes, la plage à ne pas manquer

En été, la plage des Sablettes est l’un des meilleurs points de départ pour profiter de Menton. Située au pied de la vieille ville, entre le Vieux Port et Garavan, elle offre un décor superbe sur les façades colorées et la basilique. C’est une plage agréable pour se baigner, se promener ou simplement s’installer quelques heures face à la mer. Son grand atout est sa situation. On peut s’y baigner le matin, rejoindre la vieille ville pour déjeuner, puis revenir en fin de journée lorsque la chaleur baisse et que la lumière devient plus dorée. La promenade aménagée permet aussi de prolonger facilement la journée autour d’un verre ou d’un dîner en bord de mer. D’autres plages jalonnent le littoral mentonnais, du Fossan au Borrigo, en passant par la plage du Marché, celle du Casino ou Rondelli, côté Garavan. Certaines sont plus urbaines, d’autres plus familiales ou plus tournées vers les loisirs nautiques. Comme souvent sur la Côte d’Azur, les galets font partie du décor, mais la clarté de l’eau et la beauté de la baie compensent largement.

 

Ports, voile et kayak : Menton côté mer

Menton est aussi une belle escale pour les plaisanciers. La ville dispose de deux ports principaux : le Vieux Port, au pied de la vieille ville, et le port de Garavan, plus vaste, situé tout près de la frontière italienne. Pour ceux qui naviguent entre Monaco, la Riviera française et la Ligurie, Menton représente une halte à la fois pratique et séduisante. Le Vieux Port a pour lui le charme du décor. Les bateaux y sont amarrés face aux façades pastel, dans une ambiance méditerranéenne très photogénique. Garavan, de son côté, regarde déjà vers l’Italie. C’est une escale intéressante pour poursuivre vers Vintimille, Bordighera ou San Remo, tout en restant à proximité immédiate du centre de Menton.

La baie se prête également aux activités nautiques. Kayak de mer, paddle, voile légère, catamaran ou planche à voile permettent de découvrir la ville depuis l’eau. Depuis le large, Menton prend une autre dimension : la vieille ville semble posée entre mer et montagne, avec cette silhouette colorée qui résume à elle seule toute la douceur de la Riviera.

En juillet et en août, il faut toutefois garder les bons réflexes de navigation : consulter la météo marine, surveiller le vent, respecter les zones de baignade et anticiper la fréquentation sur l’eau. La Méditerranée paraît souvent calme, mais elle demande toujours un minimum de vigilance, surtout en pleine saison.

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Des jardins pour retrouver la fraîcheur

Menton ne se limite pas à son front de mer. La ville est aussi connue pour ses jardins, rendus possibles par un climat particulièrement doux. En été, ces lieux offrent de précieuses parenthèses à l’ombre, loin de la chaleur des plages. Le Val Rahmeh, Serre de la Madone ou encore la Villa Maria Serena rappellent combien Menton a été une terre d’accueil pour les plantes rares et les essences méditerranéennes. Palmiers, agrumes, fleurs exotiques, bassins et allées ombragées composent un autre visage de la ville, plus secret et plus végétal.

Ces jardins donnent de la profondeur au séjour. On peut passer la matinée à la plage, déjeuner près du port, puis consacrer l’après-midi à une visite plus calme. C’est aussi ce qui rend Menton si agréable en été : la destination permet d’alterner facilement baignade, promenade, culture et pauses au frais.

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Une échappée italienne en quelques minutes

L’un des grands plaisirs de Menton tient à sa situation géographique. L’Italie est toute proche, au point qu’une escapade à Vintimille peut s’improviser très facilement. Pour un marché, un déjeuner, une balade en Ligurie ou une simple envie de changer d’ambiance, la frontière devient une invitation. Cette proximité italienne se ressent aussi dans la ville elle-même. On la retrouve dans les sonorités, dans les assiettes, dans l’architecture, dans le rythme plus doux des fins de journée. Menton appartient pleinement à la Côte d’Azur, mais elle possède une couleur à part, plus transfrontalière, plus méditerranéenne encore.

Depuis Nice, le train reste l’un des moyens les plus simples pour rejoindre Menton en été. La ligne longe la côte et évite les contraintes de circulation et de stationnement. Une fois sur place, la ville se découvre très bien à pied, notamment entre la gare, le centre, la vieille ville, les plages et les ports.

 

Pourquoi Menton séduit autant en été

Menton plaît parce qu’elle ne cherche pas à impressionner. Elle a tout ce que l’on attend d’une destination azuréenne, la mer, la lumière, les plages, les ports, les terrasses, les jardins  mais avec une douceur plus discrète. Ici, l’été se vit sans excès, entre baignades, balades et dîners face à la Méditerranée. C’est une destination idéale pour ceux qui veulent profiter de la Côte d’Azur sans se retrouver au cœur de l’agitation. Les familles apprécient ses plages accessibles, les plaisanciers son emplacement stratégique, les amateurs de culture ses ruelles et ses jardins, les voyageurs curieux sa proximité immédiate avec l’Italie.

Aux portes de la Ligurie, Menton offre une Riviera plus calme, plus intime, mais toujours solaire. Une escale parfaite pour savourer l’été au bord de l’eau, avec le sentiment rare d’avoir trouvé un coin de Côte d’Azur encore capable de respirer.

 

Et avant de vous y rendre, pensez à consulter les prévisions météo sur METEO CONSULT et à télécharger l'application mobile gratuite Bloc Marine

Crédit photo de couverture : Illustration AdobeStock -  monticellllo

 

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Nathalie Moreau
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Nathalie Moreau est l’atout voyage et évasion de l’équipe, elle est passionnée de croisières et de destinations nautiques. En charge du planning rédactionnel du site figaronautisme.com et des réseaux sociaux, Nathalie suit de très près l’actualité et rédige chaque jour des news et des articles pour nous dépayser et nous faire rêver aux quatre coins du monde. Avide de découvertes, vous la croiserez sur tous les salons nautiques et de voyages en quête de nouveaux sujets.
Gilles Chiorri
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Associant une formation d’officier C1 de la marine marchande et un MBA d’HEC, Gilles Chiorri a sillonné tous les océans lors de nombreuses courses au large ou records, dont une victoire à la Mini Transat, détenteur du Trophée Jules Verne en 2002 à bord d’Orange, et une 2ème place à La Solitaire du Figaro la même année. Il a ensuite contribué à l’organisation de nombreux évènements, comme la Coupe de l’America, les Extreme Sailing Series et des courses océaniques dont la Route du Rhum et la Solitaire du Figaro (directeur de course), la Volvo Ocean Race (team manager). Sa connaissance du monde maritime et son réseau à l’international lui donnent une bonne compréhension du milieu qui nous passionne.
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Sophie Savant-Ros, architecte de formation et co-fondatrice de METEO CONSULT est entre autres, directrice de l’édition des « Bloc Marine » et du site Figaronautisme.com.
Sophie est passionnée de photographie, elle ne se déplace jamais sans son appareil photo et privilégie les photos de paysages marins. Elle a publié deux ouvrages consacrés à l’Ile de Porquerolles et photographie les côtes pour enrichir les « Guides Escales » de Figaro Nautisme.
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Albert Brel, parallèlement à une carrière au CNRS, s’est toujours intéressé à l’équipement nautique. Depuis de nombreuses années, il collabore à des revues nautiques européennes dans lesquelles il écrit des articles techniques et rend compte des comparatifs effectués sur les divers équipements. De plus, il est l’auteur de nombreux ouvrages spécialisés qui vont de la cartographie électronique aux bateaux d’occasion et qui décrivent non seulement l’évolution des technologies, mais proposent aussi des solutions pour les mettre en application à bord des bateaux.
Jean-Christophe Guillaumin
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Journaliste, photographe et auteur spécialisé dans le nautisme et l’environnement, Jean-Christophe Guillaumin est passionné de voyages et de bateaux. Il a réussi à faire matcher ses passions en découvrant le monde en bateau et en le faisant découvrir à ses lecteurs. De ses nombreuses navigations il a ramené une certitude : les océans offrent un terrain de jeu fabuleux mais aussi très fragile et aujourd’hui en danger. Fort d’une carrière riche en reportages et articles techniques, il a su se distinguer par sa capacité à vulgariser des sujets complexes tout en offrant une expertise pointue. À travers ses contributions régulières à Figaro Nautisme, il éclaire les plaisanciers, amateurs ou aguerris, sur les dernières tendances, innovations technologiques, et défis liés à la navigation. Que ce soit pour analyser les performances d’un voilier, explorer l’histoire ou décortiquer les subtilités de la course au large, il aborde chaque sujet avec le souci du détail et un regard expert.
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Charlotte est une véritable globe-trotteuse ! Très jeune, elle a vécu aux quatre coins du monde et a pris goût à la découverte du monde et à l'évasion. Tantôt à pied, en kayak, en paddle, à voile ou à moteur, elle aime partir à la découverte de paradis méconnus. Elle collabore avec Figaro Nautisme au fil de l'eau et de ses coups de cœur.
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Naviguant depuis son plus jeune âge que ce soit en croisière, en course, au large, en régate, des deux côtés de l’Atlantique, en Manche comme en Méditerranée, Denis, quittant la radiologie rochelaise en 2017, a effectué avec sa femme à bord de PretAixte leur 42 pieds une circumnavigation par Panama et Cape Town. Il ne lui déplait pas non plus de naviguer dans le temps avec une prédilection pour la marine d’Empire, celle de Trafalgar …
Michel Ulrich
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Après une carrière internationale d’ingénieur, Michel ULRICH a navigué en plaisance le long de la côte atlantique, et embarqué au long cours sur des navires de la marine marchande, accumulant une large expérience de nombreuses expéditions maritimes. Il est un bénévole engagé à la SNSM (canotier, ancien vice-président de la station de l’Herbaudière) depuis plus de dix ans. Capitaine 200 UMS, il est maintenant auteur et conférencier dans le domaine de l’histoire maritime, lauréat (mention 2024) de l’Académie de Marine, auditeur de l’Académie de Marine, membre associé de la Fédération Maritime (Maison de la Mer à Nantes).
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Titulaire d'un doctorat en Climatologie-Environnement, Cyrille est notre expert METEO CONSULT. Après avoir enseigné la climatologie et la géographie à l'université, il devient l'un des météorologues historiques de La Chaîne Météo en intégrant l'équipe en 2000. Spécialiste de la météo marine, il intervient également en tant qu'expert météo marine pour des courses de renommée mondiale, comme la Route du Rhum, la Solitaire du Figaro, la Transat Paprec...
Irwin Sonigo
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Capitaine 200 et ancien embarqué dans la Marine nationale, Irwin Sonigo a exploré toutes les facettes de la navigation. Des premiers bords sur un cotre aurique de 1932 à la grande plaisance sur la Côte d’Azur, en passant par les catamarans de Polynésie, les voiliers des Antilles ou plusieurs transatlantiques, il a tout expérimenté. Il participe à la construction d’Open 60 en Nouvelle-Zélande et embarque comme boat pilote lors de la 32e America’s Cup. Aujourd’hui, il met cette riche expérience au service de Figaro Nautisme, où il signe des essais et reportages ancrés dans le réel.