En retrouvant l'eau de mer, la thalasso du Touquet sort d'un sommeil prolongé

Escales
Mercredi 9 juin 2021 à 7h08

Nettoyer, désinfecter et remplir d'eau de mer les bassins restés vides pendant sept mois: face à l'immense plage de sable blond, sur la côte d'Opale, la thalassothérapie du Touquet est sorti d'un sommeil prolongé ce mercredi, avec la deuxième phase du déconfinement, et fait déjà le plein les week-ends.

Les thalassos du pays vont reprendre les "soins à base d'eau de mer, qui font leur ADN", explique à l'AFP Claire Bartholus, la directrice de Thalassa Sea and Spa, dont la piscine et les différents bassins rouvrent aujourd'hui, avec la jauge imposée par l'Etat dans le cadre d'une réouverture progressive, 35% de leur capacité d'accueil, jusqu'au 30 juin.

"Les clients devront garder leurs masques pour les soins, tout comme nos équipes, et nous allons rouvrir les cabines sur créneaux, pour respecter cette jauge", dit-elle, les yeux rivés sur l'horizon, alors qu'une tenace brume matinale cache l'océan.

Avec 64 cabines de soins et deux hôtels -un Ibis 3 étoiles et un Novotel 4 étoiles, deux enseignes du groupe Accor- c'est l'un des plus gros établissements du pays, qui emploie 150 à 180 salariés et faisait, avant la crise sanitaire, 19 millions d'euros de chiffre d'affaires annuel, en accueillant jusqu'à 300 curistes par jour.

"Aujourd'hui on nettoie complètement les cabines, selon des protocoles stricts, pour rassurer tout le monde", dit Mme Bartholus. Tous les "points de contact", interrupteurs, poignées, patères, bords de baignoires, etc, sont désinfectés entre les clients.

L'été dernier, à la réouverture au terme du premier couvre-feu, "travailler avec un masque surprenait tout le monde, parce qu'on est un métier d'accueil, de contact: ne pas avoir de sourire, c'est déstabilisant", se remémore Mme Bartholus. Mais aujourd'hui "tout le monde comprend l'importance de ces gestes" et des stricts protocoles mis en place, estime-t-elle.

Depuis le 19 mai, seuls les soins esthétiques, sans eau de mer, ont pu reprendre et la restauration, jusque-là cantonnée aux repas servis en chambre ("room service"), a pu à nouveau être servie en salle aux clients des hôtels, avec une jauge à 50%.

A partir de mercredi les deux services du soir organisés très tôt, à 18h30 et 19h30, pour respecter le couvre-feu à 21h, seront espacés, le couvre-feu passant à 23 h, ce qui permettra aux clients de "retrouver le plaisir de venir à l'hôtel", espère la directrice.

Alors que la thalasso du Touquet fait déjà le plein les week-ends, et que les réservations pour l'été démarrent, l'activité pourrait reprendre "sur les chapeaux de roues" jusqu'en septembre, comme il y a un an, selon Mme Bartholus. "L'été dernier tout le monde a voulu sortir, respirer: on a eu beaucoup de monde. Là les gens ont à nouveau besoin de se régénérer, de prendre soin d'eux".

Depuis sept mois, la piscine restée vide a dû être surveillée par les équipes, pour "qu'il n'y ait pas de dégâts: d'habitude elle ne ferme pour nettoyage que 15 jours par an", explique Fabrice Paul, le responsable technique.

Avant la crise sanitaire, les 52 centres français réalisaient plus de 160 millions d'euros de chiffre d'affaires annuel pour la seule thalassothérapie, et le double avec les services complémentaires (hôtel, restaurant, boutiques), selon le cabinet Deloitte.

En 2020, ces établissements ont perdu en moyenne, quelle que soit leur taille, 42% de leur chiffre d'affaires, du fait des cinq mois de fermeture, estime le Syndicat national professionnel de la thalassothérapie en France.

Ces dernières années les thalassos, à l'offre axée sur les bienfaits de l'eau de mer et de l'environnement marin riche en sels minéraux, ont développé des services plus hauts de gamme, misant sur le bien-être, avec des séjours plus centrés sur la "gestion du stress" (yoga, sophrologie, aquabiking, coaching sportif, diététique...) que sur le "curatif" (séjours post-nataux...).

Ces séjours ne sont pas remboursés par la Sécurité sociale, à la différence des cures thermales.

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Nathalie Moreau
Nathalie Moreau
Nathalie Moreau est l'atout voyage et évasion de l'équipe, elle est passionnée de croisières et de destinations nautiques. En charge du planning rédactionnel du site figaronautisme.com et des réseaux sociaux, Nathalie suit de très près l'actualité et rédige chaque jour des news et des articles pour nous dépayser et nous faire rêver aux quatre coins du monde. Avide de découvertes, vous la croiserez sur tous les salons nautiques et de voyages en quête de nouveaux sujets.
Gilles Chiorri
Gilles Chiorri
Associant une formation d’officier C1 de la marine marchande et un MBA d’HEC, Gilles Chiorri a sillonné tous les océans lors de nombreuses courses au large ou records, dont une victoire à la Mini Transat, détenteur du Trophée Jules Verne en 2002 à bord d’Orange, et une 2ème place à La Solitaire du Figaro la même année. Il a ensuite contribué à l’organisation de nombreux évènements, comme la Coupe de l’America, les Extreme Sailing Series et des courses océaniques dont la Route du Rhum et la Solitaire du Figaro (directeur de course), la Volvo Ocean Race (team manager). Sa connaissance du monde maritime et son réseau à l’international lui donnent une bonne compréhension du milieu qui nous passionne. Il collabore avec les équipes de METEO CONSULT et Figaro Nautisme depuis plus de 20 ans.
Sophie Savant Ros
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Sophie Savant-Ros, architecte de formation et co-fondatrice de METEO CONSULT est entre autres, directrice de l'édition des « Bloc Marine » et du site Figaronautisme.com. Sophie est passionnée de photographie, elle ne se déplace jamais sans son appareil photo et privilégie les photos de paysages marins. Elle a publié deux ouvrages consacrés à l'Ile de Porquerolles et photographie les côtes pour enrichir les « Guides Escales » de Figaro Nautisme.
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Depuis toujours, François est passionné de voile en général et de multicoques en particulier. En croisière ou en course, de l’Europe à l’Australie, il ne les délaisse que lorsque le règlement l’exige : Mini-transat, Fastnet, Giraglia… Jamais rassasié de nouveautés, il a assisté à la plupart des salons sur les cinq continents. Depuis 2018 il se consacre entièrement à la rédaction et à l’information, notamment pour Figaro Nautisme.
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Albert Brel, parallèlement à une carrière au CNRS, s'est toujours intéressé à l'équipement nautique. Depuis de nombreuses années, il collabore à des revues nautiques européennes dans lesquelles il écrit des articles techniques et rend compte des comparatifs effectués sur les divers équipements. De plus, il est l'auteur de nombreux ouvrages spécialisés qui vont de la cartographie électronique aux bateaux d'occasion et qui décrivent non seulement l'évolution des technologies, mais proposent aussi des solutions pour les mettre en application à bord des bateaux
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Charlotte est une véritable globe-trotteuse ! Très jeune, elle a vécu aux quatre coins du monde et a pris goût à la découverte du monde et à l'évasion. Tantôt à pied, en kayak, en paddle, à voile ou à moteur, elle aime partir à la découverte de paradis méconnus. Elle collabore avec Figaro Nautisme au fil de l'eau et de ses coups de cœur.
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Naviguant depuis son plus jeune âge que ce soit en croisière, en course, au large, en régate, des deux côtés de l’Atlantique, en Manche comme en Méditerranée, Denis, quittant la radiologie rochelaise en 2017, a effectué avec sa femme à bord de PretAixte leur 42 pieds une circumnavigation par Panama et Cape Town. Il ne lui déplait pas non plus de naviguer dans le temps avec une prédilection pour la marine d’Empire, celle de Trafalgar …
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Norbert Conchin est originaire de Paris mais très vite il prend le large pour découvrir le monde. Un premier voyage aux Antilles sur un Ketch puis un tour du monde dans la Marine lui donne le goût de la navigation. Il prend le chemin des côtes normandes pour exercer sa passion de la voile et de la régate. Décidé à vivre de sa passion, il travaille à partir de 1996 pour différents supports de la presse nautique avant de collaborer au Figaro Nautisme depuis 2017.
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Après une carrière internationale d’ingénieur, Michel Ulrich navigue maintenant en plaisance sur son Targa 35+ le long de la côte atlantique. Par ailleurs, il ne rate pas une occasion d’embarquer sur des navires de charge, de travail ou de services maritimes. Il nous fait partager des expériences d’expédition maritime hors du commun.
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Eric Mas est l'un des fondateur de METEO CONSULT – La Chaîne Météo. Éminent spécialiste de météo, Eric est également un marin passionné qui a routé les plus grands skippers sur toutes les eaux du globe : VDH lors du premier Vendée Globe, Philippe Jeantot, Jean Maurel, Michel Desjoyeaux, Francis Joyon, et tant d'autres. Actuellement il participe au projet de Lalou Roucayrol sur son multi 50.