En pleine nuit, la tempête Goretti a transformé la Manche en zone à haut risque pour la navigation. Au large du cap de la Hague, un cargo norvégien s’est retrouvé en grande difficulté, poussé vers la côte par des vents violents et une mer très formée. Dans ce secteur connu pour ses courants puissants et ses fonds rocheux, la situation a rapidement fait craindre un échouement.
L’alerte est donnée alors que le navire peine à maintenir sa trajectoire. Sous l’effet combiné du vent et de la houle, sa dérive devient préoccupante, réduisant dangereusement la marge de manœuvre dans l’obscurité. Les autorités maritimes suivent l’évolution du cargo en temps réel, conscientes qu’une avarie supplémentaire pourrait provoquer un accident aux conséquences humaines et environnementales majeures.
Grâce à des manœuvres précises et à une coordination étroite avec les services de surveillance maritime, le cargo parvient finalement à reprendre le contrôle de sa route. Progressivement, il s’éloigne de la zone la plus exposée et échappe aux récifs du cap. Aucun blessé n’est signalé et aucune pollution n’est constatée, un dénouement rassurant au regard de la violence de l’épisode météo.
Cet incident illustre une nouvelle fois la vulnérabilité du trafic maritime dans cette partie de la Manche, régulièrement soumise à des conditions extrêmes. Même pour des navires expérimentés, la combinaison du mauvais temps, des courants et de la géographie locale peut rapidement transformer une traversée en situation critique. La nuit de la tempête Goretti rappelle à quel point la frontière entre incident maîtrisé et catastrophe maritime reste ténue.
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