Et si une immense réserve d’eau était dissimulée… au cœur même de la planète ? Selon des travaux récents relayés par Futura-Sciences, le noyau de la Terre contiendrait une quantité colossale d’hydrogène, suffisante pour former jusqu’à 45 océans comparables aux nôtres.
Un réservoir insoupçonné sous nos pieds
Le noyau terrestre, situé à près de 3 000 kilomètres sous la surface, est principalement composé de fer et de nickel. Mais les scientifiques soupçonnent depuis longtemps qu’il renferme aussi des éléments plus légers. Parmi eux, l’hydrogène. Des expériences menées en laboratoire, reproduisant les conditions extrêmes de pression et de température du noyau, suggèrent que cet hydrogène pourrait être dissous dans le métal en fusion. En quantité, cela représenterait l’équivalent de dizaines d’océans terrestres. Attention toutefois : il ne s’agit pas d’eau liquide cachée sous forme de mers souterraines. L’hydrogène serait intégré chimiquement dans les alliages métalliques du noyau.
Un indice sur la formation de la planète
Cette découverte éclaire d’un jour nouveau la manière dont la Terre s’est formée il y a 4,5 milliards d’années. L’hydrogène aurait pu être piégé très tôt, lors de l’accrétion de la planète, à partir de matériaux riches en eau venus du système solaire primitif. Si le noyau contient autant d’hydrogène, cela signifie que les échanges entre les différentes couches de la Terre ont été plus complexes qu’on ne l’imaginait. Cela pourrait aussi modifier notre compréhension de l’origine de l’eau à la surface. Le noyau terrestre reste inaccessible à l’observation directe. Les scientifiques doivent donc s’appuyer sur des modèles, des simulations et des expériences en laboratoire pour en percer les secrets.
L’idée qu’il puisse renfermer l’équivalent de 45 océans rappelle à quel point notre planète demeure en grande partie inconnue. Sous la croûte sur laquelle nous vivons, un monde extrême et invisible continue de livrer, peu à peu, ses surprises scientifiques.
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