
Après les entraînements, la reprise ! Yoann Richomme disputera sa première course à bord du Figaro Paprec, la Solo Guy Cotten, à partir de ce samedi à Concarneau. Une première occasion de se mesurer avec la concurrence et l’occasion de retrouver ses automatismes à bord de ces bateaux (Figaro Beneteau 3 - 9,75 m de long) où le niveau est toujours particulièrement élevé. Un entraînement grandeur nature avec en ligne de mire la Solitaire du Figaro Paprec, dans moins de trois mois.
Vainqueur de deux Solitaire du Figaro Paprec (2016, 2019) et acteur de la classe Figaro Beneteau pendant huit saisons (de 2010 à 2019), Yoann Richomme revient dans cette catégorie qui est l’essence même de la course au large : un championnat à armes égales, à bord du même bateau, où il faut faire preuve d’abnégation, de courage, de gestion des conditions météos, de stratégie… Pour Yoann, ce retour est un mélange de sentiments. « Je suis très enthousiaste de retrouver la classe, confie-t-il. Mais en même temps, je suis impressionné par le challenge. Je sais que rien ne sera facile, qu’il faudra faire preuve de beaucoup d’humilité pour me mesurer aux spécialistes de la classe ».
Le temps des premières
Afin d’entamer sa saison, qui s’inscrit en parallèle de la construction du futur IMOCA Paprec, Yoann Richomme s’élancera donc à Concarneau à la Solo Guy Cotten, la première course de la saison, à partir de ce samedi et jusqu’au 14 mars. Il en détaille le programme : « nous aurons deux parcours côtiers, lundi et mardi pour nous mettre en jambe. Ensuite, un grand parcours offshore débutera le mercredi avec deux jours en mer ». Ce sera donc le retour aux grandes premières pour Yoann : première course, premières nuits en Figaro, première confrontation avec le reste de la flotte.
« C’est une course de calage, précise le skipper de Paprec. Ça doit me permettre de retrouver mes repères, de savoir où je me situe. Je vais essayer d’être dans le bon tempo, constater si je suis capable de prendre les bonnes décisions et cela me servira à m’améliorer pour la suite ». Face à lui, en plus des jeunes marins qui n’en finissent plus de progresser, il retrouvera d’anciens figaristes, comme lui, à l’instar de Xavier Macaire, Nicolas Lunven ou encore Jérémie Beyou. Cette Solo Guy Cotten sera définitivement un défi qui n’a rien d’anodin pour le 2e du dernier Vendée Globe : « Bien sûr qu’il y a un peu de tension, reconnaît le marin. Je sais que je suis attendu au tournant, j’ai hâte de voir où se situe mon niveau »
Un challenge partagé
Pour Yoann, il y a toujours l’idée que chaque challenge et chaque course est une opportunité pour apprendre. C’est aussi le cas de son préparateur qui l’accompagnera tout au long de sa saison en Figaro, Alexandre Derrien. « Alexandre est le plus jeune de l’équipe, il est arrivé en alternance et se charge de tous les aspects techniques, détaille Yoann. Nous lui donnons l’opportunité de découvrir la classe Figaro Beneteau, de nouvelles courses, de s’aguerrir, de gagner en expérience ». Un apprentissage qui résonne forcément dans le parcours de Yoann : « moi aussi j’ai vécu la même chose en étant préparateur de Nicolas Lunven et Charles Caudrelier. Dans l’équipe Paprec, ça nous tient particulièrement à cœur d’accompagner et de former des jeunes ». De quoi donner un surplus de motivation, aussi, pour tout donner au fil de cette saison si particulière.
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