
Dans la course au large, la performance ne se joue plus seulement en mer. Elle se construit bien en amont, dans les bureaux d’études, les échanges techniques et la maîtrise des données. Engagé dans la construction d’un IMOCA de dernière génération, signé Antoine Koch et construit chez Multiplast en collaboration avec le Team Paprec de Yoann Richomme, Benjamin Dutreux franchit aujourd’hui un cap structurant dans son projet. À ses côtés, 4CAD Group ne se contente pas d’un rôle de partenaire : l’expert de la transformation digitale se positionne comme un véritable acteur de la conception, au service de la fiabilité, de l’efficacité et de la performance globale du bateau.
Une approche industrielle au service d’un prototype d’exception
Derrière les lignes d’un IMOCA de dernière génération se cache une complexité comparable à celle des équipements industriels les plus avancés. Si un monocoque de 60 pieds reste un prototype en constante évolution, la rigueur de sa conception n’a plus rien d’artisanal. C’est précisément là que l’expertise de 4CAD Group prend tout son sens. « Ce projet illustre concrètement notre capacité à transposer les technologies industrielles à des environnements extrêmes. La voile de compétition devient ici un véritable terrain d'expérimentation pour démontrer la valeur de la data et de la simulation dans l'amélioration de la performance », souligne Stéphane Letheule, Président de 4CAD Group. « L’idée, c’est d’apporter une approche un peu plus industrielle dans le suivi de la construction du bateau », explique Benjamin Dutreux. « On veut que toutes les pièces soient cadrées dans un logiciel paramétrique, avec un historique précis. »
Grâce aux outils de gestion de données et de continuité numérique, chaque élément de la future machine est ainsi tracé, documenté et intégré dans un cycle de vie global. Un cap structurant dans un univers où l’information peut vite se fragmenter.
Pour Stéphane Arnaud, consultant avant-vente digital engineering, l’enjeu est clair : « On met en place une vraie traçabilité des données pour suivre la vie du bateau dans le temps. Un IMOCA évolue en permanence, donc il faut pouvoir revenir sur l’historique, comprendre, analyser, et accompagner ces changements. » Une logique directement inspirée de l’aéronautique ou de l’industrie, adaptée ici à un projet unique, où chaque détail peut avoir un impact sur la performance ou la fiabilité.
Concevoir, tester, ajuster : une collaboration au cœur du projet
Au-delà des outils, c’est toute une manière de travailler qui se réinvente. Architectes, bureau d’études, équipe technique et skipper avancent dans un environnement toujours plus collaboratif, structuré et fluide, où les échanges sont constants, entre expertise terrain et contraintes techniques. « On adapte des outils industriels à notre utilisation », précise Benjamin. « Et on s’est rendu compte qu’il y avait énormément de bonnes idées à prendre, notamment sur le suivi des pièces ou l’organisation globale du projet. »
L’un des apports les plus concrets réside dans l’utilisation de la modélisation avancée et de la réalité virtuelle. Un levier qui change concrètement la manière de concevoir le bateau. « Pour moi en tant que skipper, c’est indiscutablement la plus grosse plus-value », confie le navigateur sablais. « Pouvoir se retrouver dans le bateau avant même qu’il existe, tester les positions, les accès, l’ergonomie… c’est énorme. On gagne un temps précieux. » Une façon d’anticiper des situations de course avant même la mise à l’eau, et de valider des choix qui, en navigation, feront la différence. Dans le cockpit, les équipes peuvent désormais simuler les manœuvres, ajuster les placements, anticiper les contraintes. « On se retrouve à quatre pattes dans la maquette digitale, à vérifier si on passe, si on voit bien, si on peut intervenir facilement. Ce sont des choses impossibles à valider uniquement sur écran », poursuit-il. Même constat du côté de l’architecte naval Daniele Capua, intégré au team : « Cette immersion offre la possibilité d’affiner l’ergonomie du bateau de manière très concrète. On peut simuler les déplacements, vérifier les angles de vue, analyser l’utilisation réelle. » Cette approche collective permet aussi de confronter les idées, d’anticiper les contraintes d’usage et d’éviter des erreurs coûteuses une fois le bateau à l’eau.
De la conception à la performance : la donnée comme fil conducteur
Si cette phase initiale constitue un premier terrain d’expression, l’apport de 4CAD Group s’inscrit dans la durée. « On réfléchit déjà aux capteurs et aux données qu’on veut récupérer à bord », explique le navigateur vendéen. « L’objectif, ce sera ensuite de mettre en place les bons outils pour les analyser. » Une continuité numérique qui fait le lien entre conception, navigation et vie du bateau. « La donnée va nous accompagner sur toute la vie du projet », confirme Stéphane Arnaud. « Que ce soit pour la maintenance, les évolutions ou l’analyse de performance, on pourra s’appuyer sur des informations fiables et structurées, jusqu’à nourrir les choix stratégiques et techniques une fois en mer. »
Du côté de l’ingénierie, les perspectives sont nombreuses : simulation de pièces, validation de cinématiques complexes, optimisation de systèmes. « On peut intervenir sur des analyses de comportement ou de fiabilité si nécessaire », précise Stéphane. « L’idée, c’est d’apporter des outils prédictifs pour sécuriser et optimiser. » Pour Daniele Capua, cette approche change en profondeur la manière de concevoir : « On part des contraintes, et le logiciel permet de construire la solution. C’est une méthode très puissante, qui correspond bien à la complexité d’un projet IMOCA. »
Une collaboration au service d’un objectif clair
Au croisement de l’innovation technologique et de l’exigence sportive, cette collaboration illustre une évolution majeure de la course au large : celle d’un sport où la performance se construit autant dans les data que sur l’eau. Pour Benjamin Dutreux, le constat est limpide : « Ce n’est clairement pas neutre. On gagne du temps, de l’énergie, et surtout on anticipe énormément de choses. C’est un vrai plus en termes d’efficacité et de compétitivité. »
Bien plus qu’un soutien, 4CAD Group s’impose ainsi comme un partenaire structurant du projet. Un acteur de l’ombre, mais essentiel, qui participe pleinement à la construction d’un IMOCA taillé pour les plus hautes ambitions. Cap désormais sur la suite du chantier… et sur un objectif qui, lui, ne laisse aucune place au hasard : être au rendez-vous du Vendée Globe 2028 avec un bateau pensé, construit et maîtrisé dans ses moindres détails.
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