
La façade Sud Atlantique se prépare à jouer un rôle important dans le développement de l’éolien en mer en France. Le projet Oléron 1, d’une puissance prévue de 1,2 GW, doit être intégré au prochain appel d’offres national, dans le cadre d’une planification maritime qui cherche à concilier production d’électricité, environnement et usages en mer.
Un développement encadré sur la façade Sud Atlantique
L’éolien en mer avance en Nouvelle Aquitaine dans un cadre présenté comme progressif et concerté. L’État met en avant une planification qui tient compte des enjeux environnementaux, économiques et sociaux propres au territoire maritime. La façade Sud Atlantique dispose de caractéristiques favorables à cette filière, avec l’objectif de contribuer à la transition énergétique et à la souveraineté électrique du pays. Le projet Oléron 1 doit être intégré au futur appel d’offres n°10 consacré à l’éolien en mer. Ce parc représenterait une puissance de 1,2 GW pour la façade Sud Atlantique. À l’échelle nationale, cet appel d’offres doit regrouper 10 projets de parcs éoliens en mer, pour une puissance cumulée de 10 GW. Il s’inscrit dans l’objectif français d’atteindre 45 GW d’éolien en mer en service à l’horizon 2050.
Une filière stratégique pour l’électricité française
La programmation énergétique prévoit une première étape à 15 GW installés en 2035. Aujourd’hui, la France compte 2 GW en service et 5,6 GW en développement. L’enjeu dépasse donc le seul littoral charentais. L’éolien en mer devient l’un des piliers de la stratégie électrique française, avec une ambition affichée : produire une part significative de l’électricité nationale tout en réduisant la dépendance aux énergies fossiles.
Les zones retenues s’appuient sur la cartographie des secteurs prioritaires pour l’éolien en mer à horizon 10 ans, publiée en octobre 2024. Cette décision découle d’un processus de planification maritime nourri par un grand débat public sur les enjeux de la mer, puis intégré aux documents stratégiques de façade. Dans un espace maritime déjà très utilisé, la réussite du projet dépendra autant de sa performance énergétique que de sa capacité à s’insérer dans le paysage local, entre pêche, biodiversité, navigation et acceptabilité territoriale.
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