Coulé en mars au large de Port-en-Bessin, le chalutier P’tit Vox a été retrouvé à la dérive au nord d’Arromanches, dans le Calvados. Signalée par un pêcheur, l’épave a été localisée par l’hélicoptère Dragon 76 puis récupérée par l’Argonaute, avec l’appui de plongeurs-démineurs de la Marine nationale.
Une épave signalée en pleine Manche
Près de 2 mois après son naufrage, le P’tit Vox a refait surface. Le chalutier, qui avait coulé dans la soirée du 9 mars 2026 au large de Port-en-Bessin, a été repéré mardi 12 mai au nord d’Arromanches. C’est un pêcheur qui a donné l’alerte en signalant la présence de l’épave à la dérive au CROSS Jobourg, chargé de la surveillance et du sauvetage en mer dans ce secteur de la Manche.
Cette découverte a immédiatement déclenché une opération de sécurisation. Dans une zone fréquentée par les navires de pêche, les plaisanciers et le trafic maritime local, une coque flottant librement représente un danger réel. Invisible à certains moments, difficile à anticiper selon l’état de la mer, une épave de cette taille peut devenir un obstacle sérieux pour les bateaux qui croisent dans le secteur.
L’opération a été coordonnée avec la préfecture maritime. Le Centre des opérations maritimes de Cherbourg a engagé le bâtiment de soutien et d’assistance affrété Argonaute, tandis qu’une équipe du groupement des plongeurs-démineurs de la Manche, déjà en opération à proximité, a été mobilisée pour intervenir sur l’épave.
Vers 16h, l’hélicoptère de la Sécurité civile Dragon 76 est parvenu à relocaliser précisément le P’tit Vox. Cette phase était essentielle avant toute tentative de récupération. En mer, une épave peut dériver rapidement sous l’effet des courants, du vent et de la marée, rendant l’intervention complexe même après un premier signalement.
L’Argonaute récupère l’épave au large d’Arromanches
Une fois le chalutier repéré, l’Argonaute est intervenu avec l’appui des plongeurs-démineurs. L’épave a été relevée puis hissée à bord du navire d’assistance. L’objectif était clair : retirer au plus vite ce danger de la zone de navigation et éviter tout risque de collision avec d’autres bateaux.
L’opération s’est poursuivie jusqu’au retour de l’Argonaute à Cherbourg dans la soirée. L’épave doit désormais y être prise en charge, en concertation avec l’expert maritime et le propriétaire du navire. Cette étape permettra notamment d’organiser la suite du traitement du bateau, après son naufrage puis sa récupération.
Un naufrage survenu en mars au large de Port-en-Bessin
Le P’tit Vox avait sombré le 9 mars 2026 au large de Port-en-Bessin, dans le Calvados. Plusieurs semaines plus tard, sa réapparition au large d’Arromanches rappelle combien une épave peut rester mobile et imprévisible après un naufrage, surtout dans une zone comme la Manche, soumise à des courants puissants et à une activité maritime constante.
Au-delà de l’image impressionnante de cette coque repêchée en mer, l’intervention illustre le travail discret mais essentiel des services engagés dans la sécurité maritime. Entre le signalement du pêcheur, la coordination du CROSS Jobourg, l’appui aérien de Dragon 76, l’intervention de l’Argonaute et le rôle des plongeurs-démineurs, la récupération du P’tit Vox a mobilisé une chaîne d’acteurs habitués à agir vite pour sécuriser le littoral normand.
Une opération nécessaire pour sécuriser la navigation
Le retrait de l’épave met fin à un risque immédiat pour les navires évoluant au nord d’Arromanches. Dans ce secteur chargé d’histoire maritime et régulièrement fréquenté, la présence d’un bateau dérivant entre 2 eaux aurait pu poser un problème sérieux, en particulier par visibilité réduite ou mer formée.
La récupération du P’tit Vox referme ainsi un épisode ouvert 2 mois plus tôt au large de Port-en-Bessin. Le chalutier n’est plus une menace pour la navigation, mais son parcours, du naufrage à la dérive puis au repêchage, rappelle la difficulté de suivre et de maîtriser une épave en mer, même dans une zone surveillée de près.
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