
Nicolas Lunven était venu pour retrouver tout ce qui fait le sel de la Solitaire du Figaro Paprec. Et sur cette première étape, il n’a pas été déçu ! Régate à couteaux tirés, conditions de mer et de vent solides puis une fin dans une zone de molle : tous les ingrédients étaient réunis pour une entame parfaite. Le skipper de PRB a d’ailleurs très vite retrouvé ses marques et le plaisir de la compétition en solitaire sur monotype. « Je me suis plutôt bien amusé. C’était une bonne étape de Figaro. Il y a eu un peu de tout. C’est un peu comme d’habitude : tu t’arraches pendant 3 ou 4 jours pour que ça se termine dans la pétole à 20 milles de l’arrivée. C’est un peu la grande classique d’une étape de Figaro. Mais l’ensemble a été plutôt sympa. C’était un peu viril la première partie, les 3 premiers quarts. J’ai bien trouvé ma place » explique Nicolas à son arrivée à Vigo.
Dès le passage de Wolfrock (phare situé dans le nord ouest de l’Angleterre), le double vainqueur de l’épreuve intègre le groupe de tête. Il ne le quittera plus dans le long bord vers Vigo. Lundi après-midi, il s’installe pour la première fois comme leader au coude à coude avec Tom Dolan et Loîs Berrehar. Il impressionne pour son retour sur l’épreuve après 9 ans d’absence. Sur l’eau, il fait preuve d’une grande maitrise et quitte rarement cette première place dans sa descente vers le Cap Finisterre. Mais la journée de mercredi sourit à l’irlandais Tom Dolan qui bénéficie de meilleures conditions grâce à un léger décalage dans le nord ouest de PRB. Toujours un peu plus rapide, il prend la tête mercredi soir pour ne plus la lâcher et creuser l’écart la dernière nuit de course. Il s’impose ce matin à Vigo peu avant 7h. Nicolas termine finalement 5è à 53 minutes et 59 secondes du tableau arrière du Figaro vainqueur. L’échiquier à l’issue de cette première étape est donc en place et les deux étapes à venir vont rendre le jeu encore plus passionnant. Si évidemment, Nicolas épreuve un peu d’amertume d’avoir laissé échapper une première victoire d’étape sur cette édition, il a surtout fait la démonstration d’une grande maîtrise stratégique et d’une bonne gestion du sommeil. « Je suis content de la course. Le résultat oui, je suis content parce que je fais 5e. Je disais au départ de Perros que l’objectif c’était de pas être ridicule, donc je pense que je n’ai pas été ridicule. Je pense que le contrat est rempli, après je me dis qu’à un moment ce n’était pas loin d’être beaucoup mieux que 5e. La victoire d’étape forcément, on y pense quand on se retrouve en tête. On se prend à y rêver mais c’est surtout que je prends une heure par rapport à Tom Dolan, bravo à lui » commente ce soir Nicolas.
À bord de PRB, les automatismes sont revenus. Comme le vélo, le Figaro ne s’oublie pas. Le goût de la victoire non plus… Le solitaire n’a donc qu’un objectif en tête : recharger les batteries sur les trois nuits à venir pour repartir frais dimanche en direction de Pornichet.
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