
Le couple prendra le départ de la Mini Fastnet dimanche. Après un début de saison mitigé à bord du prototype Mini 6.50 « Nicomatic – Petit Bateau », Caroline Boule et Benoît Marie comptent redresser la barre au grand large sur un parcours qui convient parfaitement aux qualités hauturières de leur voilier volant.
La course au large n’est pas un long fleuve tranquille. C’est un sport mécanique, technique, mental et physique, et il faut que de nombreuses planètes soient alignées pour remporter des compétitions. Le début de saison de la navigatrice Caroline Boule, accompagnée de Benoît Marie, n’a pas été à la hauteur des espérances. Il a fallu à Caroline se remettre dans le bain après plus d’un an de pause et la naissance de son fils, puis surtout réaligner techniquement le Mini 6.50 volant après un important chantier hivernal et une saison 2025 de très haut niveau pour Benoît.
« La course au large, c’est difficile. Elle demande un très haut niveau d’expertise sur de nombreuses composantes », explique Benoît. « Même si tout ne s’est pas déroulé comme prévu, Caroline, qui revient en mer cette année, a progressé et reprend de plus en plus confiance en la machine et en ses compétences. Les trois premières courses étaient avant tout des courses de préparation et l’objectif affiché a toujours été d’être à nouveau prêt pour la Mini Atlantique, à laquelle Caroline participera en juillet. Nous sommes dans cette optique et la Mini Fastnet, que nous disputons en double, va nous permettre d’avancer dans ce sens. »
Tenant du titre de cette épreuve majeure du circuit Mini 6.50, Benoît s’apprête à disputer sa septième Mini Fastnet. Avec 600 milles au programme, un aller souvent mouvementé vers le mythique phare du Fastnet, point le plus au sud de l’Irlande, puis un retour direct vers Douarnenez, la Mini Fastnet offre aux 66 duos inscrits un parcours de choix.
« J’adore la Mini Fastnet », enchaîne Benoît. « Mes deux passions dans ce métier sont la technicité des bateaux et le voyage. Avec cette course, nous sommes servis. C’est magique de passer par les Scilly puis par l’Irlande en partant de la magnifique baie de Douarnenez. Il y a aussi les passages du chenal du Four, des îles du Ponant, d’Ouessant… Le passage du phare du Fastnet est toujours un moment très attendu. Les lumières, les couleurs sont différentes à chaque fois. Il a un côté étrange, presque hitchcockien. »
Les conditions météorologiques s’annoncent, pour l’instant, favorables au prototype « Nicomatic – Petit Bateau », équipé de foils et qui a besoin d’espace et de vent pour exprimer tout son potentiel. De son côté, Caroline a profité des quelques jours séparant le Trophée MAP du départ, dimanche, pour se reposer et préparer au mieux son voilier afin de performer.
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