Golden Globe Race : Damien Guillou s’est élancé pour un tour du monde de six mois à bord de Solarem

Le Figaro Nautisme
Par Le Figaro Nautisme

© polaRYSE | Effets Mer | Solarem

À 15h précises ce dimanche, Damien Guillou a quitté le ponton Vendée Globe de Port Olona, à bord de Solarem, pour prendre le départ de la Golden Globe Race 2026. Entouré de sa famille, de ses proches et de ses partenaires dans une ambiance feutrée et toute en retenue, le skipper s’est élancé pour une aventure d’au moins six mois autour du monde, en solitaire, sans escale, sans assistance et sans GPS.

Sur le ponton, les derniers instants à terre ont été chargés d’émotion. Pour Damien Guillou comme pour ceux qui restent à terre, le moment était particulier : celui d’un départ pour relever un défi authentique d’une durée exceptionnelle. « C’est un départ de course qui est très, très long, donc c’est probablement plus émouvant qu’un départ de Vendée Globe ou qu’une autre course. Il y a des gens qui sont tristes au moment du départ, d’autres plus émus, et finalement cette émotion se transmet à tous. Ce n’est pas simple pour les gens qui restent à terre, ce n’est pas simple pour moi non plus. En fait, ce n’est simple pour personne », confiait Damien avant de quitter le ponton.

Une grande sérénité face au défi à relever

Quatre ans après sa première participation à la Golden Globe Race, Damien Guillou aborde cette nouvelle aventure avec une expérience précieuse. Il connaît désormais le parcours, les longues périodes de solitude et surtout la réalité d’un départ pour plusieurs mois : « La chance que j’ai, c’est d’avoir vécu un départ il y a quatre ans. Ça me donne de l’expérience et ça m’a permis d’être moins dans l’inconnu sur cette édition. Je suis beaucoup plus reposé, plus détendu et plus serein. »

Pour autant, le skipper sait que la réalité de la course ne commencera véritablement qu’une fois éloigné de la côte, lorsque les bateaux accompagnateurs et les nombreux spectateurs auront disparu : « Tant qu’il y a du monde, on ne peut pas être totalement dans sa course. […] Je pense que mon cerveau va vraiment commencer à comprendre que je pars sur quelque chose de très, très long ce soir, quand on se sera écarté de la côte, que les bateaux seront éparpillés et que je pourrai commencer à rentrer dans ma bulle. »

Plutôt que de se projeter immédiatement sur les six mois à venir, Damien a choisi de découper mentalement son tour du monde en plusieurs étapes : « Je me projette jusqu’aux Canaries, dans environ huit jours, et je prends ça comme un échauffement, comme un entraînement. »

Une manière pragmatique d’aborder cette course hors norme, dont le véritable défi commencera, selon lui, à l’approche des mers du Sud : « Le vrai début de course, il est à l’entrée de l’océan Indien, dans les mers du Sud. Maintenant que je connais bien le parcours jusqu’aux portes des mers du Sud, je pense que les choses sérieuses vont vraiment commencer quand je passerai le cap de Bonne-Espérance. »

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Une énergie précieuse avant le grand départ

La veille, le baptême de Solarem, célébré en présence de nombreux supporters et partenaires et de Violette Dorange dans le rôle de marraine, avait offert à Damien un dernier grand moment de partage avant de prendre le large.

Un moment fort qui lui a permis de mesurer l’engouement autour de son projet et de puiser une dernière dose d’énergie avant de partir : « C’était un très bon moment. Il y avait beaucoup de monde et c’était très émouvant. Le partager avec mes partenaires, avec Violette et avec le public, ça montre qu’il y a de l’engouement sur cette course. On n’est pas tout seul à partir autour du monde : il y a du monde qui suit derrière. Ça m’a vraiment donné de l’énergie la veille du départ. Et ça, c’était important ». Et avec un sourire, Damien n’oublie pas de souligner que la bouteille de champagne, lancée par Violette Dorange lors du baptême, s’est brisée du premier coup : « Je ne sais pas si je suis superstitieux, mais ça m’aurait un petit peu inquiété que la bouteille ne casse pas ! »

Une baie des Sables-d’Olonne en spectacle

À 15h, Solarem a finalement quitté le ponton dans un vent très faible. Mais sur l’eau, la baie des Sables-d’Olonne offrait un spectacle exceptionnel : une multitude de bateaux accompagnateurs, de semi-rigides et de voiliers venus saluer les concurrents pour leurs premiers milles. Dans cette atmosphère particulière, entre silence et effervescence, Damien Guillou a progressivement laissé derrière lui la côte vendéenne et les siens pour entrer dans une nouvelle dimension de son aventure. Dans les prochaines heures, lorsque les bateaux se disperseront et que la côte s’éloignera, le skipper de Solarem retrouvera ce qu’il est venu chercher : l’océan, la solitude et le temps long. Le tour du monde pourra alors véritablement commencer.
Pour lui, le long temps de la préparation touche désormais à sa fin. Aux Sables-d’Olonne, à moins d’un mois du départ, une autre période commence : celle de l’attente, des derniers jours à terre et de ces dernières heures avant de partir pour plusieurs mois seul en mer autour du monde. 

 

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Nathalie Moreau
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Gilles Chiorri
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Associant une formation d’officier C1 de la marine marchande et un MBA d’HEC, Gilles Chiorri a sillonné tous les océans lors de nombreuses courses au large ou records, dont une victoire à la Mini Transat, détenteur du Trophée Jules Verne en 2002 à bord d’Orange, et une 2ème place à La Solitaire du Figaro la même année. Il a ensuite contribué à l’organisation de nombreux évènements, comme la Coupe de l’America, les Extreme Sailing Series et des courses océaniques dont la Route du Rhum et la Solitaire du Figaro (directeur de course), la Volvo Ocean Race (team manager). Sa connaissance du monde maritime et son réseau à l’international lui donnent une bonne compréhension du milieu qui nous passionne.
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Sophie Savant-Ros
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Sophie Savant-Ros, architecte de formation et co-fondatrice de METEO CONSULT est entre autres, directrice de l’édition des « Bloc Marine » et du site Figaronautisme.com.
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Albert Brel
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Albert Brel, parallèlement à une carrière au CNRS, s’est toujours intéressé à l’équipement nautique. Depuis de nombreuses années, il collabore à des revues nautiques européennes dans lesquelles il écrit des articles techniques et rend compte des comparatifs effectués sur les divers équipements. De plus, il est l’auteur de nombreux ouvrages spécialisés qui vont de la cartographie électronique aux bateaux d’occasion et qui décrivent non seulement l’évolution des technologies, mais proposent aussi des solutions pour les mettre en application à bord des bateaux.
Jean-Christophe Guillaumin
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Journaliste, photographe et auteur spécialisé dans le nautisme et l’environnement, Jean-Christophe Guillaumin est passionné de voyages et de bateaux. Il a réussi à faire matcher ses passions en découvrant le monde en bateau et en le faisant découvrir à ses lecteurs. De ses nombreuses navigations il a ramené une certitude : les océans offrent un terrain de jeu fabuleux mais aussi très fragile et aujourd’hui en danger. Fort d’une carrière riche en reportages et articles techniques, il a su se distinguer par sa capacité à vulgariser des sujets complexes tout en offrant une expertise pointue. À travers ses contributions régulières à Figaro Nautisme, il éclaire les plaisanciers, amateurs ou aguerris, sur les dernières tendances, innovations technologiques, et défis liés à la navigation. Que ce soit pour analyser les performances d’un voilier, explorer l’histoire ou décortiquer les subtilités de la course au large, il aborde chaque sujet avec le souci du détail et un regard expert.
Charlotte Lacroix
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Charlotte est une véritable globe-trotteuse ! Très jeune, elle a vécu aux quatre coins du monde et a pris goût à la découverte du monde et à l'évasion. Tantôt à pied, en kayak, en paddle, à voile ou à moteur, elle aime partir à la découverte de paradis méconnus. Elle collabore avec Figaro Nautisme au fil de l'eau et de ses coups de cœur.
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Naviguant depuis son plus jeune âge que ce soit en croisière, en course, au large, en régate, des deux côtés de l’Atlantique, en Manche comme en Méditerranée, Denis, quittant la radiologie rochelaise en 2017, a effectué avec sa femme à bord de PretAixte leur 42 pieds une circumnavigation par Panama et Cape Town. Il ne lui déplait pas non plus de naviguer dans le temps avec une prédilection pour la marine d’Empire, celle de Trafalgar …
Michel Ulrich
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Après une carrière internationale d’ingénieur, Michel ULRICH a navigué en plaisance le long de la côte atlantique, et embarqué au long cours sur des navires de la marine marchande, accumulant une large expérience de nombreuses expéditions maritimes. Il est un bénévole engagé à la SNSM (canotier, ancien vice-président de la station de l’Herbaudière) depuis plus de dix ans. Capitaine 200 UMS, il est maintenant auteur et conférencier dans le domaine de l’histoire maritime, lauréat (mention 2024) de l’Académie de Marine, auditeur de l’Académie de Marine, membre associé de la Fédération Maritime (Maison de la Mer à Nantes).
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Titulaire d'un doctorat en Climatologie-Environnement, Cyrille est notre expert METEO CONSULT. Après avoir enseigné la climatologie et la géographie à l'université, il devient l'un des météorologues historiques de La Chaîne Météo en intégrant l'équipe en 2000. Spécialiste de la météo marine, il intervient également en tant qu'expert météo marine pour des courses de renommée mondiale, comme la Route du Rhum, la Solitaire du Figaro, la Transat Paprec...
Irwin Sonigo
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Capitaine 200 et ancien embarqué dans la Marine nationale, Irwin Sonigo a exploré toutes les facettes de la navigation. Des premiers bords sur un cotre aurique de 1932 à la grande plaisance sur la Côte d’Azur, en passant par les catamarans de Polynésie, les voiliers des Antilles ou plusieurs transatlantiques, il a tout expérimenté. Il participe à la construction d’Open 60 en Nouvelle-Zélande et embarque comme boat pilote lors de la 32e America’s Cup. Aujourd’hui, il met cette riche expérience au service de Figaro Nautisme, où il signe des essais et reportages ancrés dans le réel.