Comment fonctionne un ascenseur à bateaux, cette incroyable machine capable de soulever des navires de plusieurs milliers de tonnes ?

Culture nautique

Faire monter un bateau de plusieurs dizaines de mètres sans le sortir de l'eau : l'idée paraît presque impossible. Pourtant, depuis plus d'un siècle, d'impressionnantes constructions permettent aux péniches et aux bateaux de plaisance de franchir d'importantes différences de niveau entre deux canaux. Véritables prouesses d'ingénierie, les ascenseurs à bateaux peuvent fonctionner verticalement, sur des rails ou même grâce à une gigantesque roue en rotation. De la Moselle à l'Écosse, en passant par la Belgique et la Chine, ces ouvrages spectaculaires reposent sur un principe physique étonnamment simple.

Faire monter un bateau de plusieurs dizaines de mètres sans le sortir de l'eau : l'idée paraît presque impossible. Pourtant, depuis plus d'un siècle, d'impressionnantes constructions permettent aux péniches et aux bateaux de plaisance de franchir d'importantes différences de niveau entre deux canaux. Véritables prouesses d'ingénierie, les ascenseurs à bateaux peuvent fonctionner verticalement, sur des rails ou même grâce à une gigantesque roue en rotation. De la Moselle à l'Écosse, en passant par la Belgique et la Chine, ces ouvrages spectaculaires reposent sur un principe physique étonnamment simple.

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Un ascenseur à bateaux, comment ça fonctionne exactement ?

Lorsqu'un bateau navigue sur un canal, il peut être amené à franchir des différences de niveau importantes. Contrairement à la mer, où la surface de l'eau suit globalement un même niveau, les voies navigables intérieures traversent des territoires vallonnés, des plateaux et parfois des régions montagneuses. Pour permettre aux embarcations de poursuivre leur route, les ingénieurs ont longtemps privilégié les écluses, qui font monter ou descendre les bateaux en modifiant progressivement la hauteur de l'eau dans un bassin fermé. Mais lorsque la dénivellation devient particulièrement importante, cette solution peut nécessiter la construction de nombreuses écluses successives, ralentissant considérablement la navigation.

C'est précisément pour résoudre ce problème que les ascenseurs à bateaux ont été imaginés. Leur principe consiste à transporter directement une embarcation d'un niveau à un autre, sans qu'elle ait besoin de quitter l'eau. Pour cela, le bateau entre dans un immense caisson métallique rempli d'eau, comparable à une piscine mobile. Une fois l'embarcation installée, des portes étanches se referment et l'ensemble du bassin est déplacé mécaniquement jusqu'au niveau du canal situé plus haut ou plus bas. À l'arrivée, les portes s'ouvrent de nouveau, permettant au bateau de reprendre tranquillement sa navigation.

Contrairement à ce que l'on pourrait imaginer, le mécanisme ne consiste donc pas à soulever directement le navire par sa coque. Celui-ci continue de flotter pendant toute l'opération, exactement comme s'il se trouvait dans un canal classique. Cette particularité permet de transporter aussi bien de petites embarcations de plaisance que de lourdes péniches commerciales, sous réserve de respecter les dimensions et les capacités de l'installation. Certains ascenseurs modernes peuvent même accueillir des navires de plusieurs milliers de tonnes, une performance qui semble presque irréelle lorsqu'on observe ces immenses structures métalliques en mouvement.

 

Le principe d'Archimède, le secret qui permet de soulever des bateaux gigantesques

Le fonctionnement d'un ascenseur à bateaux repose sur une loi physique connue depuis l'Antiquité : le principe d'Archimède. Celui-ci explique qu'un objet immergé dans un liquide subit une poussée verticale égale au poids du liquide qu'il déplace. Pour un bateau qui flotte, cela signifie que son poids est compensé par celui de l'eau déplacée par sa coque. Ce principe, utilisé naturellement par tous les navires, devient particulièrement intéressant lorsqu'il s'agit de déplacer un immense bassin contenant plusieurs centaines de tonnes d'eau.

Imaginons qu'un caisson d'ascenseur soit rempli d'eau jusqu'à un niveau déterminé. Lorsqu'un bateau pénètre à l'intérieur, il déplace une quantité d'eau équivalente à son propre poids. Si le niveau est maintenu constant, l'eau excédentaire est évacuée. Ainsi, contrairement à une intuition répandue, un caisson contenant une lourde péniche ne pèse pratiquement pas davantage qu'un caisson rempli uniquement d'eau au même niveau. Le poids du bateau remplace simplement celui d'une certaine quantité d'eau, ce qui permet de conserver un ensemble relativement équilibré.

Cette propriété est essentielle au fonctionnement des ascenseurs à bateaux, car elle réduit considérablement l'effort nécessaire pour les déplacer. Les ingénieurs peuvent utiliser des contrepoids, des systèmes hydrauliques ou des mécanismes de compensation pour équilibrer les masses. Les moteurs n'ont alors plus besoin de soulever seuls la totalité du poids du bassin, mais principalement de compenser les déséquilibres, les frottements et les pertes mécaniques. Cette conception explique comment des machines capables de déplacer des centaines, voire des milliers de tonnes, peuvent fonctionner avec une consommation d'énergie relativement limitée par rapport à la masse transportée.

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Des ascenseurs verticaux, inclinés ou rotatifs : trois façons de faire voyager les bateaux

Tous les ascenseurs à bateaux ne fonctionnent pas de la même manière. Leur conception dépend principalement de la topographie, de la hauteur à franchir et des caractéristiques des voies navigables. La solution la plus intuitive est l'ascenseur vertical, qui ressemble à un gigantesque monte-charge. Le bateau entre dans un bassin suspendu ou guidé à l'intérieur d'une structure, puis monte ou descend verticalement grâce à un ensemble de câbles, de moteurs et de contrepoids. Ce dispositif permet de franchir une importante dénivellation sur une emprise au sol relativement réduite, même s'il nécessite des ouvrages particulièrement robustes.

Une autre solution consiste à utiliser un plan incliné. Dans ce cas, le caisson contenant le bateau est installé sur un chariot qui se déplace sur des rails, le long d'une pente. Le bassin reste horizontal pendant toute l'opération, tandis que le chariot progresse vers le niveau supérieur ou inférieur du canal. Ce système présente l'avantage de s'adapter à certaines configurations géographiques où la construction d'un ascenseur vertical serait moins appropriée. Il existe également des installations qui transportent les embarcations à sec, sur des chariots spécialement conçus, mais les grands plans inclinés destinés à la navigation commerciale ou touristique privilégient généralement le transport à flot.

Enfin, certains ingénieurs ont imaginé une solution particulièrement originale : l'ascenseur rotatif. Au lieu de déplacer le bateau verticalement ou le long d'une pente, le mécanisme fait tourner deux bassins disposés de part et d'autre d'une immense roue. Lorsque l'un monte, l'autre descend, dans un mouvement parfaitement synchronisé. Les deux caissons restent horizontaux grâce à un système mécanique spécifique, permettant aux embarcations de conserver leur stabilité. Cette technologie, spectaculaire à observer, est notamment utilisée en Écosse, où elle est devenue une véritable attraction touristique.

 

Le plan incliné de Saint-Louis-Arzviller : en Moselle, les bateaux montent une pente de 45 mètres

En France, l'un des exemples les plus impressionnants se trouve en Moselle, sur le canal de la Marne au Rhin. Inauguré en 1969, le plan incliné de Saint-Louis-Arzviller permet aux bateaux de franchir une différence de niveau de 44,55 mètres, au cœur d'un paysage vallonné situé à proximité du massif des Vosges. Avant sa construction, les péniches devaient emprunter une succession de dix-sept écluses réparties sur environ quatre kilomètres. Le franchissement de cette portion particulièrement contraignante pouvait demander une journée entière de navigation, ralentissant considérablement le transport des marchandises entre l'Alsace et l'intérieur du pays.

Pour résoudre ce problème, les ingénieurs ont conçu une installation particulièrement audacieuse. Le bateau entre dans un immense bac métallique de 41,50 mètres de longueur et de 5,50 mètres de largeur, capable de contenir plusieurs centaines de mètres cubes d'eau. Ce bassin repose sur un chariot se déplaçant transversalement le long d'une pente de 41 %, grâce à un système de rails, de câbles et de contrepoids. Deux masses de béton de 450 tonnes chacune contribuent à équilibrer l'ensemble. Lorsque le mécanisme se met en mouvement, le bassin et les embarcations qu'il contient progressent lentement sur la pente, offrant aux passagers une vue particulièrement étonnante sur la vallée.

La traversée mécanique ne dure qu'environ quatre minutes, même si l'ensemble des opérations d'entrée, de sortie et de manœuvre nécessite davantage de temps. Ce dispositif représente donc un gain considérable par rapport au passage des dix-sept anciennes écluses. Initialement conçu pour faciliter le transport commercial, le plan incliné est progressivement devenu un équipement majeur du tourisme fluvial. Chaque année, des milliers de bateaux de plaisance l'empruntent, tandis que des visiteurs viennent spécialement découvrir son fonctionnement et observer les embarcations franchir la dénivellation.

L'ouvrage est aujourd'hui considéré comme un élément remarquable du patrimoine industriel français. Son architecture spectaculaire, son système de contrepoids et son intégration dans la vallée en font une curiosité particulièrement appréciée des amateurs de navigation. Il est également possible de découvrir les anciennes écluses, qui témoignent des difficultés rencontrées autrefois par les bateliers pour traverser cette portion du canal de la Marne au Rhin.

La roue de Falkirk, en Écosse : un ascenseur à bateaux qui tourne comme une grande roue

En Écosse, près de la ville de Falkirk, les ingénieurs ont choisi une solution encore plus spectaculaire pour relier deux voies navigables historiques. Inaugurée en 2002, la roue de Falkirk est un ascenseur à bateaux rotatif, souvent présenté comme une véritable sculpture mécanique. Sa silhouette évoque une gigantesque roue à deux bras, au bout desquels sont installés des bassins capables de transporter des embarcations. Lorsqu'elle se met en mouvement, les deux extrémités tournent lentement autour d'un axe central, faisant monter un bateau pendant qu'un autre descend.

L'ouvrage a été construit pour rétablir la liaison entre le canal de Forth and Clyde et l'Union Canal, deux voies navigables autrefois reliées par une succession de onze écluses. Ces installations avaient progressivement été abandonnées, entraînant la disparition de la connexion directe entre les deux réseaux. La construction de la roue de Falkirk a permis de redonner vie à cet itinéraire historique, tout en créant une attraction touristique devenue emblématique de l'ingénierie écossaise.

Le fonctionnement de la roue repose sur un équilibre particulièrement précis entre ses deux caissons. Chacun contient une importante quantité d'eau et peut accueillir des bateaux de plaisance. Grâce au principe d'Archimède, leurs masses restent sensiblement équivalentes, qu'ils transportent une embarcation ou non. Un système d'engrenages permet de maintenir les bassins parfaitement horizontaux pendant la rotation, évitant ainsi que l'eau ne se renverse. L'installation soulève les bateaux sur une hauteur d'environ 24 mètres, tandis que deux écluses complètent le franchissement de la différence de niveau entre les canaux.

Ce qui rend la roue de Falkirk particulièrement étonnante, c'est la faible quantité d'énergie nécessaire pour effectuer une rotation. Grâce à l'équilibrage des masses, le mécanisme peut transporter ses énormes caissons avec une dépense énergétique limitée. Pour les passagers, l'expérience est tout aussi surprenante : installés à bord de leur bateau, ils voient progressivement le paysage se transformer tandis que leur embarcation s'élève lentement au-dessus du sol. Aujourd'hui, la roue attire des visiteurs venus du monde entier, curieux d'assister au fonctionnement de cette machine unique.

En Belgique, Strépy-Thieu soulève des péniches sur plus de 73 mètres

La Belgique possède elle aussi un ouvrage particulièrement impressionnant : l'ascenseur funiculaire de Strépy-Thieu, situé sur le canal du Centre, en Wallonie. Mis en service en 2002, il permet aux bateaux de franchir une dénivellation de 73,15 mètres en une seule opération. Cette hauteur considérable en a longtemps fait l'un des ascenseurs à bateaux les plus remarquables au monde. Contrairement au plan incliné de Saint-Louis-Arzviller ou à la roue de Falkirk, Strépy-Thieu fonctionne grâce à deux immenses caissons qui se déplacent verticalement à l'intérieur d'une structure monumentale.

Le bâtiment lui-même impressionne par ses dimensions. Haut d'un peu plus de cent mètres, il abrite deux bassins indépendants, suspendus à des câbles et équilibrés par des contrepoids. Chaque caisson peut accueillir de grandes péniches, notamment des unités d'un gabarit pouvant atteindre 2 000 tonnes. Lorsqu'un bateau pénètre dans l'un des bassins, les portes se ferment et le mécanisme commence à le déplacer lentement vers le niveau souhaité. La translation dure environ quarante minutes, tandis que le passage complet, incluant les manœuvres, peut être réalisé en moins d'une heure.

La construction de Strépy-Thieu répondait notamment à la nécessité de moderniser la navigation commerciale sur le canal du Centre. L'ancien itinéraire utilisait plusieurs ascenseurs hydrauliques historiques, remarquables sur le plan patrimonial, mais devenus inadaptés aux dimensions des grandes péniches modernes. Ces anciens ouvrages, aujourd'hui inscrits au patrimoine mondial de l'UNESCO, témoignent de l'évolution des techniques de navigation intérieure depuis la fin du XIXe siècle. Strépy-Thieu permet désormais de transporter des unités beaucoup plus importantes, tout en limitant la consommation d'eau nécessaire au franchissement de cette différence de niveau.

En Chine, un ascenseur géant permet aux navires de franchir le barrage des Trois-Gorges

Les ascenseurs à bateaux ne se limitent pas aux canaux européens. En Chine, le barrage des Trois-Gorges, construit sur le fleuve Yangtsé, possède l'un des dispositifs les plus spectaculaires jamais réalisés. Cet immense ouvrage hydroélectrique, connu pour ses dimensions exceptionnelles, représente un obstacle majeur pour la navigation fluviale. Afin de permettre aux navires de franchir le barrage, les autorités chinoises ont notamment construit un système de plusieurs écluses successives, mais aussi un ascenseur à bateaux vertical capable de transporter des unités particulièrement lourdes.

Mis en service en 2016, cet ascenseur peut franchir une différence de niveau atteignant environ 113 mètres, en fonction des conditions d'exploitation. Son caisson métallique mesure 132 mètres de longueur et peut accueillir des navires d'un gabarit allant jusqu'à 3 000 tonnes. L'ensemble mobile, comprenant la structure, l'eau et le bateau transporté, représente une masse considérable, supérieure à 15 000 tonnes. Pour déplacer un tel poids, les ingénieurs ont conçu un dispositif complexe associant des systèmes mécaniques d'entraînement, de compensation et de sécurité.

L'intérêt de cette installation est avant tout de réduire le temps nécessaire au franchissement du barrage. Alors que le passage par les écluses successives peut demander plusieurs heures, l'ascenseur permet à certains navires d'effectuer la traversée beaucoup plus rapidement. Il accueille notamment des bateaux de transport de passagers et certaines unités commerciales compatibles avec ses dimensions. Son existence illustre l'évolution spectaculaire des technologies de navigation intérieure, désormais capables de transporter des navires de plusieurs milliers de tonnes sur des hauteurs comparables à celles de grands immeubles.

Pourquoi utiliser un ascenseur à bateaux plutôt qu'une écluse traditionnelle ?

À première vue, les écluses semblent constituer une solution plus simple pour franchir les différences de niveau entre deux voies navigables. Leur fonctionnement est connu depuis plusieurs siècles et repose sur un principe relativement facile à comprendre : le bateau entre dans un sas, les portes se ferment, puis le niveau d'eau monte ou descend jusqu'à rejoindre celui du canal suivant. Ce dispositif reste extrêmement répandu, notamment en France, où le réseau fluvial compte plusieurs milliers d'ouvrages permettant d'assurer la continuité de la navigation.

Cependant, lorsqu'une dénivellation importante doit être franchie, les écluses peuvent devenir particulièrement contraignantes. Il faut parfois en construire plusieurs dizaines à la suite, ce qui représente des travaux considérables et nécessite un temps de passage important. Chaque remplissage ou vidange entraîne également un transfert d'eau entre les différents niveaux du canal. Dans les régions où cette ressource est limitée, notamment pendant les périodes de sécheresse, l'alimentation des voies navigables peut devenir un véritable enjeu.

Les ascenseurs à bateaux présentent alors plusieurs avantages. Ils permettent de franchir une grande différence de niveau en une seule opération, réduisant le temps de navigation et, dans de nombreux cas, les quantités d'eau transférées entre les bassins. Ils peuvent également faciliter l'aménagement de certaines zones où la construction d'une succession d'écluses serait difficile. En revanche, ces installations nécessitent des équipements mécaniques complexes, une maintenance rigoureuse et des systèmes de sécurité particulièrement fiables. Leur construction représente un investissement important, et leurs dimensions imposent des limites précises aux bateaux pouvant les emprunter.

 

Comment se déroule le passage d'un ascenseur à bateaux pour les plaisanciers ?

Pour les plaisanciers, emprunter un ascenseur à bateaux constitue souvent l'un des moments les plus marquants d'une navigation fluviale. Même si le mécanisme semble impressionnant depuis l'extérieur, le passage reste généralement assez simple pour les usagers, à condition de respecter les consignes de l'exploitant. Avant de s'engager, il est indispensable de vérifier les dimensions maximales autorisées, notamment la longueur, la largeur et le tirant d'eau du bateau. Certains ouvrages fonctionnent selon des horaires précis et peuvent imposer des réservations ou une organisation particulière du trafic.

À l'approche de l'installation, le plaisancier doit attendre l'autorisation d'entrer, généralement donnée par un agent ou par un système de signalisation. L'embarcation pénètre ensuite lentement dans le caisson, où elle doit être positionnée conformément aux indications reçues. Selon le type d'ascenseur, les amarres peuvent être fixées ou maintenues de manière à permettre les éventuelles variations de niveau et les petits mouvements du bateau. Il est essentiel de ne jamais bloquer une amarre de façon inadaptée et de respecter les instructions locales, car les procédures peuvent varier d'un ouvrage à l'autre.

Une fois les embarcations correctement installées, les portes du bassin se referment et le mécanisme commence son déplacement. Les passagers peuvent alors ressentir un mouvement lent et régulier, généralement très différent des sensations rencontrées dans une écluse traditionnelle. Sur un plan incliné, le bateau se déplace avec le bassin le long de la pente, tandis que dans un ascenseur vertical, l'ensemble monte ou descend directement. À bord de la roue de Falkirk, les plaisanciers vivent une expérience encore plus inhabituelle, puisque leur bateau décrit une trajectoire circulaire tout en restant parfaitement horizontal.

Pendant toute l'opération, il convient de suivre les consignes de sécurité et de rester attentif aux indications du personnel. Selon l'installation, l'arrêt du moteur peut être demandé et les déplacements à bord peuvent être limités. Il ne faut jamais tenter de débarquer pendant la manœuvre ni quitter le bassin avant que l'ouverture des portes et l'autorisation de sortie aient été clairement annoncées. Une fois le caisson arrivé à destination, les niveaux d'eau sont ajustés, les portes s'ouvrent et les embarcations reprennent leur route sur le canal.

Au-delà de leur utilité pour la navigation, les ascenseurs à bateaux constituent de véritables monuments du patrimoine fluvial. Leur fonctionnement associe des principes physiques connus depuis l'Antiquité à des technologies mécaniques parfois extrêmement sophistiquées. Qu'ils se déplacent sur des rails, montent verticalement ou tournent comme une gigantesque roue, ces ouvrages démontrent qu'il est possible de franchir des obstacles géographiques considérables sans sortir les bateaux de l'eau. Une prouesse technique qui continue, aujourd'hui encore, d'impressionner aussi bien les navigateurs que les visiteurs.

 

 

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Nathalie Moreau
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Nathalie Moreau est l’atout voyage et évasion de l’équipe, elle est passionnée de croisières et de destinations nautiques. En charge du planning rédactionnel du site figaronautisme.com et des réseaux sociaux, Nathalie suit de très près l’actualité et rédige chaque jour des news et des articles pour nous dépayser et nous faire rêver aux quatre coins du monde. Avide de découvertes, vous la croiserez sur tous les salons nautiques et de voyages en quête de nouveaux sujets.
Gilles Chiorri
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Associant une formation d’officier C1 de la marine marchande et un MBA d’HEC, Gilles Chiorri a sillonné tous les océans lors de nombreuses courses au large ou records, dont une victoire à la Mini Transat, détenteur du Trophée Jules Verne en 2002 à bord d’Orange, et une 2ème place à La Solitaire du Figaro la même année. Il a ensuite contribué à l’organisation de nombreux évènements, comme la Coupe de l’America, les Extreme Sailing Series et des courses océaniques dont la Route du Rhum et la Solitaire du Figaro (directeur de course), la Volvo Ocean Race (team manager). Sa connaissance du monde maritime et son réseau à l’international lui donnent une bonne compréhension du milieu qui nous passionne.
Il collabore avec les équipes de METEO CONSULT et Figaro Nautisme depuis plus de 20 ans.
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Sophie Savant-Ros, architecte de formation et co-fondatrice de METEO CONSULT est entre autres, directrice de l’édition des « Bloc Marine » et du site Figaronautisme.com.
Sophie est passionnée de photographie, elle ne se déplace jamais sans son appareil photo et privilégie les photos de paysages marins. Elle a publié deux ouvrages consacrés à l’Ile de Porquerolles et photographie les côtes pour enrichir les « Guides Escales » de Figaro Nautisme.
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Albert Brel, parallèlement à une carrière au CNRS, s’est toujours intéressé à l’équipement nautique. Depuis de nombreuses années, il collabore à des revues nautiques européennes dans lesquelles il écrit des articles techniques et rend compte des comparatifs effectués sur les divers équipements. De plus, il est l’auteur de nombreux ouvrages spécialisés qui vont de la cartographie électronique aux bateaux d’occasion et qui décrivent non seulement l’évolution des technologies, mais proposent aussi des solutions pour les mettre en application à bord des bateaux.
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Journaliste, photographe et auteur spécialisé dans le nautisme et l’environnement, Jean-Christophe Guillaumin est passionné de voyages et de bateaux. Il a réussi à faire matcher ses passions en découvrant le monde en bateau et en le faisant découvrir à ses lecteurs. De ses nombreuses navigations il a ramené une certitude : les océans offrent un terrain de jeu fabuleux mais aussi très fragile et aujourd’hui en danger. Fort d’une carrière riche en reportages et articles techniques, il a su se distinguer par sa capacité à vulgariser des sujets complexes tout en offrant une expertise pointue. À travers ses contributions régulières à Figaro Nautisme, il éclaire les plaisanciers, amateurs ou aguerris, sur les dernières tendances, innovations technologiques, et défis liés à la navigation. Que ce soit pour analyser les performances d’un voilier, explorer l’histoire ou décortiquer les subtilités de la course au large, il aborde chaque sujet avec le souci du détail et un regard expert.
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Charlotte est une véritable globe-trotteuse ! Très jeune, elle a vécu aux quatre coins du monde et a pris goût à la découverte du monde et à l'évasion. Tantôt à pied, en kayak, en paddle, à voile ou à moteur, elle aime partir à la découverte de paradis méconnus. Elle collabore avec Figaro Nautisme au fil de l'eau et de ses coups de cœur.
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Naviguant depuis son plus jeune âge que ce soit en croisière, en course, au large, en régate, des deux côtés de l’Atlantique, en Manche comme en Méditerranée, Denis, quittant la radiologie rochelaise en 2017, a effectué avec sa femme à bord de PretAixte leur 42 pieds une circumnavigation par Panama et Cape Town. Il ne lui déplait pas non plus de naviguer dans le temps avec une prédilection pour la marine d’Empire, celle de Trafalgar …
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Après une carrière internationale d’ingénieur, Michel ULRICH a navigué en plaisance le long de la côte atlantique, et embarqué au long cours sur des navires de la marine marchande, accumulant une large expérience de nombreuses expéditions maritimes. Il est un bénévole engagé à la SNSM (canotier, ancien vice-président de la station de l’Herbaudière) depuis plus de dix ans. Capitaine 200 UMS, il est maintenant auteur et conférencier dans le domaine de l’histoire maritime, lauréat (mention 2024) de l’Académie de Marine, auditeur de l’Académie de Marine, membre associé de la Fédération Maritime (Maison de la Mer à Nantes).
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Titulaire d'un doctorat en Climatologie-Environnement, Cyrille est notre expert METEO CONSULT. Après avoir enseigné la climatologie et la géographie à l'université, il devient l'un des météorologues historiques de La Chaîne Météo en intégrant l'équipe en 2000. Spécialiste de la météo marine, il intervient également en tant qu'expert météo marine pour des courses de renommée mondiale, comme la Route du Rhum, la Solitaire du Figaro, la Transat Paprec...
Irwin Sonigo
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Capitaine 200 et ancien embarqué dans la Marine nationale, Irwin Sonigo a exploré toutes les facettes de la navigation. Des premiers bords sur un cotre aurique de 1932 à la grande plaisance sur la Côte d’Azur, en passant par les catamarans de Polynésie, les voiliers des Antilles ou plusieurs transatlantiques, il a tout expérimenté. Il participe à la construction d’Open 60 en Nouvelle-Zélande et embarque comme boat pilote lors de la 32e America’s Cup. Aujourd’hui, il met cette riche expérience au service de Figaro Nautisme, où il signe des essais et reportages ancrés dans le réel.