Au fond des océans, les cheminées hydrothermales abritent une vie sans soleil

Culture nautique
Charline David
Par Charline David

Au fond des océans, là où la lumière du Soleil ne pénètre jamais, des sources d’eau brûlante jaillissent de la croûte terrestre. Autour de leurs cheminées minérales prospèrent des animaux que les scientifiques n’imaginaient pas trouver en si grand nombre dans les profondeurs. Leur découverte, en 1977 près des Galápagos, a bouleversé les idées sur les limites de la vie.

Au fond des océans, là où la lumière du Soleil ne pénètre jamais, des sources d’eau brûlante jaillissent de la croûte terrestre. Autour de leurs cheminées minérales prospèrent des animaux que les scientifiques n’imaginaient pas trouver en si grand nombre dans les profondeurs. Leur découverte, en 1977 près des Galápagos, a bouleversé les idées sur les limites de la vie.

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Une expédition partie chercher de la chaleur

En février 1977, le navire de recherche américain Knorr gagne le rift des Galápagos, à plusieurs centaines de kilomètres à l’ouest de l’Équateur. L’équipe veut mesurer le flux de chaleur qui s’échappe des dorsales océaniques, ces longues chaînes volcaniques où deux plaques tectoniques s’écartent et où se forme du plancher océanique. Les chercheurs savent que l’eau de mer peut circuler dans la roche fissurée et se réchauffer. Ils ne savent pas encore ce que cette circulation a construit ni qui peut vivre à proximité.

À bord, une caméra tractée nommée ANGUS photographie le fond en remontant une pente sous-marine. Les images montrent des zones décolorées et des eaux qui semblent onduler au-dessus de la roche. Le 17 février, le submersible Alvin descend vérifier. À environ 2 500 mètres de profondeur, ses instruments repèrent des eaux plus chaudes que leur environnement glacé. Les chercheurs observent des fluides qui sortent de fissures et se troublent en se mélangeant à l’eau de mer. Ils viennent d’identifier le premier champ hydrothermal actif connu.

La surprise la plus forte est biologique. Des moules, des palourdes et des vers tubicoles couvrent des portions du fond. L’équipe, composée surtout de géologues et de géochimistes, n’avait pas embarqué de biologiste : personne n’avait prévu une telle abondance animale. Faute de matériel de conservation, des échantillons seront même placés dans de la vodka rapportée de Panama. Ce détail raconte le caractère imprévu de la découverte.

Il faut distinguer cette découverte de celle des « fumeurs noirs ». En 1977, Alvin observe près des Galápagos des fluides relativement tièdes et des communautés animales inattendues. Les premières cheminées noires sont filmées deux ans plus tard, le 21 avril 1979, sur la dorsale du Pacifique oriental, à 21 degrés de latitude nord. Les scientifiques y voient une cheminée d’environ six pieds, soit 1,8 mètre, qui rejette un fluide chargé de particules sombres. Cette chronologie compte : les sources hydrothermales et les fumeurs noirs sont liés, mais les seconds ne sont pas ce que l’équipe avait initialement découvert.

Comment se forme une cheminée noire

L’eau de mer s’infiltre par des fractures de la croûte, près d’une zone volcanique. En profondeur, elle se réchauffe au contact des roches chaudes et réagit avec elles. Elle se charge alors de minéraux et de composés chimiques, dont du sulfure d’hydrogène. Devenue moins dense, cette eau remonte et ressort par des évents du plancher océanique.

Quand le fluide très chaud rencontre l’eau de mer froide, les minéraux dissous précipitent, c’est-à-dire qu’ils se solidifient en particules. Ils s’accumulent autour de la sortie et construisent peu à peu une structure en forme de cheminée. Les « fumeurs noirs » doivent leur couleur aux fines particules de sulfures métalliques, notamment de fer. Les « fumeurs blancs » rejettent des dépôts plus clairs, riches en composés de baryum, de calcium ou de silice. La température des fluides peut dépasser 340 °C, sans que l’eau ne bouille comme à la surface : la pression des grandes profondeurs élève fortement son point d’ébullition.

Une cheminée n’est pas un conduit immuable. Elle grandit tant que les flux minéraux l’alimentent, puis peut s’effondrer ou s’éteindre si les circulations changent. Les sources hydrothermales se déplacent et évoluent avec la tectonique et l’activité volcanique. Les équipes les étudient avec des submersibles habités, des robots téléopérés, des capteurs et des prélèvements d’eau et de roche.

La taille et la durée de vie des édifices varient beaucoup. Certaines cheminées s’élèvent sur plusieurs mètres avant de se fissurer sous leur propre poids ; les fragments s’accumulent alors au pied et contribuent à former des reliefs minéraux. D’autres évents diffusent de l’eau moins chaude à travers une zone plus large et ne construisent pas de tour. Cartographier un champ hydrothermal revient donc à repérer des sorties de fluides, des conduits, des dépôts et des vestiges d’anciennes phases d’activité.

Une chaîne alimentaire sans lumière solaire

Ces communautés ne reposent pas sur la photosynthèse. À la base, des bactéries et d’autres micro-organismes tirent leur énergie de réactions chimiques : ils oxydent notamment le sulfure d’hydrogène ou le méthane et utilisent cette énergie pour fabriquer de la matière organique. Ce processus porte le nom de chimiosynthèse. Des animaux hébergent ces microbes dans leurs tissus ou se nourrissent directement d’eux ; d’autres consomment les premiers organismes.

Les vers tubicoles géants, les moules et certaines palourdes sont devenus les emblèmes de ces écosystèmes. Les vers adultes n’ont pas de bouche ni de tube digestif fonctionnel : des bactéries symbiotiques installées dans un organe interne leur fournissent une grande partie de leur nourriture. La découverte a démontré que des communautés denses pouvaient s’organiser sans dépendre directement de l’énergie lumineuse, à partir d’une source géologique.

Les animaux ne vivent pas tous dans les jets les plus chauds. Ils occupent des zones où les fluides hydrothermaux se diluent et où la température et la chimie deviennent supportables. À quelques centimètres de distance, les conditions peuvent changer fortement. Cette mosaïque explique en partie la diversité des niches écologiques autour d’une même cheminée. Les champs diffèrent selon les bassins. Dans l’Atlantique, des crevettes dominent certains sites où les vers tubicoles géants du Pacifique sont absents. Lost City est un autre cas : ses fluides alcalins et moins chauds résultent de réactions entre l’eau de mer et les roches du manteau.

La plongée de 1979 a aussi révélé la violence physique du phénomène. Le pilote Dudley Foster s’approche d’une cheminée ; un contact avec le submersible la fragilise et élargit son ouverture. Le panache noir s’épaissit alors au point de gêner la visibilité. La sonde de température atteint sa limite de mesure et son embout en plastique fond, indice qui conduit l’équipe à concevoir un instrument plus résistant. Les mesures ultérieures donnent environ 350 °C pour ces fluides. Le « fumeur » ne brûle donc pas : l’aspect de fumée vient des minéraux qui se solidifient au contact de l’eau froide.

Une plongée menée dans l’obscurité

À plusieurs milliers de mètres sous la surface, la lumière du jour a disparu depuis longtemps. La pression y atteint plusieurs centaines de fois celle de l’atmosphère au niveau de la mer ; un submersible doit donc résister à une force qui s’exerce sur chaque centimètre de sa coque. L’eau avoisine souvent 2 °C, tandis que les fluides qui sortent d’une bouche hydrothermale peuvent dépasser 340 °C. Cette différence n’est pas une contradiction : la température maximale concerne un jet concentré au contact de la roche, alors que l’eau environnante est froide et que la température chute rapidement à mesure que le fluide se mélange à l’océan.

Les chercheurs repèrent les sources avant de les voir. Un panache hydrothermal transporte des particules et modifie les propriétés de l’eau. Des capteurs mesurent la température, la conductivité électrique ou la turbidité, c’est-à-dire la quantité de particules en suspension. Un navire peut alors remonter le gradient jusqu’à une zone active. Au fond, le submersible Alvin a joué un rôle décisif dans les premières campagnes. Ses bras manipulateurs permettent de prélever roches et organismes ; des sondes enregistrent les températures ; des caméras filment sans éclairer toute la zone d’un seul coup. L’observation reste ponctuelle : un plongeon ne donne qu’un aperçu d’un milieu vaste, accidenté et parfois difficile à retrouver.

La lumière artificielle change elle-même la scène. Les animaux y réagissent parfois, et les prélèvements perturbent un habitat où les organismes se concentrent autour de sorties de fluide très localisées. Les équipes doivent donc décider où poser les instruments, combien de temps mesurer et comment comparer les sites sans multiplier les interventions. Cette difficulté explique l’intérêt des véhicules téléopérés et des observatoires installés sur le fond : ils permettent de revenir sur un même secteur, de suivre les variations et de réduire certains déplacements du submersible. Les données ainsi obtenues montrent que la cheminée n’est pas un décor fixe, mais un système qui change avec l’activité géologique et les courants.

Fumeurs blancs
Fumeurs blancs © Wikimédia

Un même nom recouvre des milieux différents

Les cheminées hydrothermales se forment principalement le long des dorsales océaniques, là où les plaques tectoniques s’écartent, et dans certaines zones volcaniques. Pourtant, elles ne sont pas toutes alimentées par la même roche et ne rejettent pas les mêmes mélanges chimiques. À la dorsale Est-Pacifique, l’eau qui circule dans une croûte riche en basaltes se charge souvent en sulfures métalliques. Dans d’autres régions, la circulation rencontre des roches du manteau, plus riches en olivine. La réaction entre l’eau et ces roches, appelée serpentinisation, peut produire de l’hydrogène et du méthane, qui alimentent des communautés microbiennes différentes.

Le site de Lost City, découvert en 2000 sur la dorsale médio-atlantique, illustre cette diversité. Ses édifices carbonatés ne sont pas les hautes cheminées de sulfures que l’on associe aux « fumeurs noirs ». Ils se dressent sur un massif composé en grande partie de roches du manteau remontées vers le fond. Les fluides y sont moins chauds que ceux des sources les plus brûlantes, mais très alcalins, autrement dit riches en bases chimiques. Les tours blanches peuvent atteindre plusieurs dizaines de mètres et sont construites par précipitation de carbonates. Cette différence de chimie influe sur les microbes présents, les animaux qui les consomment et la durée de vie du champ.

La comparaison entre les bassins océaniques révèle aussi des provinces biologiques. Certains groupes d’espèces sont caractéristiques du Pacifique, d’autres de l’Atlantique ou de l’océan Indien. Les dorsales ne forment pas un réseau uniforme : les continents, les reliefs sous-marins, la profondeur et les courants limitent le déplacement des larves. Une espèce observée sur une cheminée ne colonise donc pas forcément le champ voisin. Pour comprendre les liens entre populations, les biologistes comparent leur ADN, leurs larves et les courants locaux. La cartographie des sites actifs devient alors une question de biogéographie : où les organismes peuvent-ils vivre, et par quelles voies les générations se rejoignent-elles ?

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La vie s’organise autour d’une mosaïque chimique

Une cheminée n’offre pas une température unique. Dans le conduit central, les fluides chauds peuvent être dépourvus d’oxygène et contenir des substances toxiques pour la plupart des animaux. À la surface de l’édifice, ils rencontrent une eau froide, oxygénée et chargée en particules. Entre les deux, des gradients très courts créent des zones où la température et la composition changent de quelques degrés ou de quelques centimètres. Les microorganismes exploitent ces frontières : certaines bactéries oxydent le sulfure d’hydrogène, d’autres le méthane ou l’hydrogène. Ces réactions fournissent l’énergie nécessaire à la fabrication de matière organique à partir du dioxyde de carbone.

Les bactéries vivent libres dans les tapis qui recouvrent les roches, mais elles peuvent aussi être hébergées dans les tissus d’animaux. Le ver tubicole Riftia pachyptila est l’exemple le plus connu. L’adulte n’a ni bouche ni intestin fonctionnel. Dans son corps se trouve un organe, le trophosome, rempli de bactéries symbiotiques. Le ver leur fournit du sulfure, de l’oxygène et du dioxyde de carbone grâce à un sang riche en hémoglobine ; les microbes produisent des composés organiques que l’animal utilise. La symbiose, association durable entre deux espèces, remplace ici une alimentation ordinaire. Les palourdes et les moules des sources hébergent elles aussi des microorganismes, tandis que des crevettes, crabes, escargots et vers se nourrissent de bactéries ou d’animaux. La faune n’est pas répartie au hasard. Les espèces adaptées aux eaux les plus chaudes se tiennent près des sorties diffuses, là où le fluide reste mélangé à l’eau de mer. D’autres s’installent plus loin, dans des zones moins riches en sulfure mais plus oxygénées. Une crevette peut se rassembler par milliers sur une paroi, tandis qu’un poisson ou un crabe s’aventure dans le champ pour capturer des proies. Les microbes constituent la base de la production, mais la chaîne alimentaire comprend aussi des prédateurs et des organismes qui profitent des débris. Le fonctionnement réel est donc plus complexe qu’un tête-à-tête entre bactéries et vers géants.

Des oasis reliées par des larves et des courants

Les champs hydrothermaux forment des îlots d’habitat séparés par de grandes étendues de fond marin pauvres en nourriture. Beaucoup d’animaux adultes restent sur place, mais leur reproduction produit des œufs ou des larves qui peuvent dériver. Leur trajet dépend des courants proches du fond, de la durée de leur développement et de leur capacité à se maintenir dans une couche d’eau particulière. Certains panaches peuvent transporter des larves ou des particules au-dessus du relief. Les chercheurs décrivent ainsi les cheminées comme des habitats en réseau : la persistance d’une population dépend parfois de l’arrivée de jeunes issus d’un autre site.

Le réseau est vulnérable aux bouleversements naturels. Une éruption peut recouvrir une communauté, modifier le débit des fluides ou faire disparaître une cheminée. Les espèces pionnières recolonisent ensuite les nouvelles surfaces, puis les assemblages évoluent au fil des mois et des années. Des suivis photographiques après des éruptions sur la dorsale Juan de Fuca ont montré que les communautés changent avec l’intensité des écoulements et l’arrivée de larves. Le retour de la vie ne signifie pas forcément le retour à l’état initial : une communauté peut se recomposer différemment si les courants, la chimie ou les sources voisines ont changé. Cette dynamique complique la définition d’une « bonne » zone de protection. Préserver une cheminée isolée ne suffit pas nécessairement si les larves doivent circuler entre plusieurs sites pour maintenir les populations. Les cartes des champs actifs, les données génétiques et la modélisation des courants servent à identifier les connexions possibles. Les scientifiques tentent aussi de mesurer le rythme auquel les milieux se rétablissent après une perturbation. Les résultats varient selon les espèces et les sites ; il n’existe pas de durée de récupération unique applicable à toutes les cheminées.

Fumeurs éteints
Fumeurs éteints © Wikimédia

L’exploration minière pose une question de temps

Les dépôts métalliques formés autour des sources hydrothermales contiennent notamment du cuivre, du zinc, du fer et des métaux plus rares. Ils attirent l’attention des entreprises et des États qui envisagent l’exploitation des fonds marins. Or, l’extraction d’un dépôt pourrait détruire les organismes fixés sur les sulfures, soulever des sédiments et modifier les écoulements. L’impact ne se limiterait pas à la zone creusée : les particules transportées par le panache minier pourraient se déposer ailleurs, tandis que le bruit et la lumière des engins affecteraient les animaux mobiles.

L’Autorité internationale des fonds marins encadre l’exploration minérale des fonds situés au-delà des juridictions nationales et discute les règles qui s’appliqueraient à une exploitation commerciale. Les débats portent sur les données nécessaires avant toute décision, la surveillance des effets et les zones de référence laissées intactes. Les cheminées sont particulièrement difficiles à évaluer parce que leurs espèces sont souvent spécialisées, que certaines n’ont pas encore été décrites et que les sites diffèrent fortement entre eux. Un inventaire fait sur quelques champs ne peut donc pas être transformé sans précaution en diagnostic global.

La découverte de 1977 avait déjà déplacé une frontière intellectuelle : une production biologique abondante pouvait exister loin de la lumière, grâce à l’énergie chimique du sous-sol. Aujourd’hui, la même particularité impose une exigence de connaissance. Il faut savoir quelles communautés vivent dans chaque type de champ, comment elles se renouvellent et quels dommages seraient réversibles avant de modifier un habitat que l’on n’observe encore qu’en quelques points du globe. Les sources hydrothermales intéressent aussi l’astrobiologie, car des océans sous la glace de mondes comme Europe, satellite de Jupiter, pourraient présenter de l’eau liquide et une énergie chimique. Cette piste ne prouve pas qu’une vie y existe ; elle élargit les lieux où les chercheurs peuvent la rechercher.

Ce que les cheminées apprennent sur la vie

Les sources hydrothermales nourrissent des recherches sur les limites du vivant, l’évolution des écosystèmes et les échanges entre l’océan et la croûte terrestre. Elles inspirent aussi des hypothèses sur l’origine de la vie, car elles réunissent eau, chaleur et composés chimiques réactifs. Elles ne prouvent pas que la vie est apparue là : elles offrent plutôt des environnements actuels où tester certains mécanismes possibles.

Leur intérêt scientifique s’accompagne de questions de conservation. Les dépôts de sulfures métalliques qui se forment autour de certaines sources attirent l’attention de l’industrie minière sous-marine. Or les écosystèmes concernés sont fragiles, localisés et parfois endémiques, c’est-à-dire propres à un site. Comprendre leur fonctionnement et leur capacité de recolonisation est donc indispensable avant toute intervention.

Depuis la plongée d’Alvin aux Galápagos, des centaines de sites hydrothermaux ont été répertoriés, mais de vastes portions des fonds restent peu explorées. Ces cheminées ne sont ni des volcans miniatures ni de simples curiosités géologiques : elles révèlent une manière de faire vivre un écosystème grâce à l’énergie de la Terre elle-même.

 

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Nathalie Moreau
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Nathalie Moreau est l’atout voyage et évasion de l’équipe, elle est passionnée de croisières et de destinations nautiques. En charge du planning rédactionnel du site figaronautisme.com et des réseaux sociaux, Nathalie suit de très près l’actualité et rédige chaque jour des news et des articles pour nous dépayser et nous faire rêver aux quatre coins du monde. Avide de découvertes, vous la croiserez sur tous les salons nautiques et de voyages en quête de nouveaux sujets.
Gilles Chiorri
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Associant une formation d’officier C1 de la marine marchande et un MBA d’HEC, Gilles Chiorri a sillonné tous les océans lors de nombreuses courses au large ou records, dont une victoire à la Mini Transat, détenteur du Trophée Jules Verne en 2002 à bord d’Orange, et une 2ème place à La Solitaire du Figaro la même année. Il a ensuite contribué à l’organisation de nombreux évènements, comme la Coupe de l’America, les Extreme Sailing Series et des courses océaniques dont la Route du Rhum et la Solitaire du Figaro (directeur de course), la Volvo Ocean Race (team manager). Sa connaissance du monde maritime et son réseau à l’international lui donnent une bonne compréhension du milieu qui nous passionne.
Il collabore avec les équipes de METEO CONSULT et Figaro Nautisme depuis plus de 20 ans.
Sophie Savant-Ros
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Sophie Savant-Ros, architecte de formation et co-fondatrice de METEO CONSULT est entre autres, directrice de l’édition des « Bloc Marine » et du site Figaronautisme.com.
Sophie est passionnée de photographie, elle ne se déplace jamais sans son appareil photo et privilégie les photos de paysages marins. Elle a publié deux ouvrages consacrés à l’Ile de Porquerolles et photographie les côtes pour enrichir les « Guides Escales » de Figaro Nautisme.
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Albert Brel, parallèlement à une carrière au CNRS, s’est toujours intéressé à l’équipement nautique. Depuis de nombreuses années, il collabore à des revues nautiques européennes dans lesquelles il écrit des articles techniques et rend compte des comparatifs effectués sur les divers équipements. De plus, il est l’auteur de nombreux ouvrages spécialisés qui vont de la cartographie électronique aux bateaux d’occasion et qui décrivent non seulement l’évolution des technologies, mais proposent aussi des solutions pour les mettre en application à bord des bateaux.
Jean-Christophe Guillaumin
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Journaliste, photographe et auteur spécialisé dans le nautisme et l’environnement, Jean-Christophe Guillaumin est passionné de voyages et de bateaux. Il a réussi à faire matcher ses passions en découvrant le monde en bateau et en le faisant découvrir à ses lecteurs. De ses nombreuses navigations il a ramené une certitude : les océans offrent un terrain de jeu fabuleux mais aussi très fragile et aujourd’hui en danger. Fort d’une carrière riche en reportages et articles techniques, il a su se distinguer par sa capacité à vulgariser des sujets complexes tout en offrant une expertise pointue. À travers ses contributions régulières à Figaro Nautisme, il éclaire les plaisanciers, amateurs ou aguerris, sur les dernières tendances, innovations technologiques, et défis liés à la navigation. Que ce soit pour analyser les performances d’un voilier, explorer l’histoire ou décortiquer les subtilités de la course au large, il aborde chaque sujet avec le souci du détail et un regard expert.
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Charlotte est une véritable globe-trotteuse ! Très jeune, elle a vécu aux quatre coins du monde et a pris goût à la découverte du monde et à l'évasion. Tantôt à pied, en kayak, en paddle, à voile ou à moteur, elle aime partir à la découverte de paradis méconnus. Elle collabore avec Figaro Nautisme au fil de l'eau et de ses coups de cœur.
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Naviguant depuis son plus jeune âge que ce soit en croisière, en course, au large, en régate, des deux côtés de l’Atlantique, en Manche comme en Méditerranée, Denis, quittant la radiologie rochelaise en 2017, a effectué avec sa femme à bord de PretAixte leur 42 pieds une circumnavigation par Panama et Cape Town. Il ne lui déplait pas non plus de naviguer dans le temps avec une prédilection pour la marine d’Empire, celle de Trafalgar …
Michel Ulrich
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Après une carrière internationale d’ingénieur, Michel ULRICH a navigué en plaisance le long de la côte atlantique, et embarqué au long cours sur des navires de la marine marchande, accumulant une large expérience de nombreuses expéditions maritimes. Il est un bénévole engagé à la SNSM (canotier, ancien vice-président de la station de l’Herbaudière) depuis plus de dix ans. Capitaine 200 UMS, il est maintenant auteur et conférencier dans le domaine de l’histoire maritime, lauréat (mention 2024) de l’Académie de Marine, auditeur de l’Académie de Marine, membre associé de la Fédération Maritime (Maison de la Mer à Nantes).
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Titulaire d'un doctorat en Climatologie-Environnement, Cyrille est notre expert METEO CONSULT. Après avoir enseigné la climatologie et la géographie à l'université, il devient l'un des météorologues historiques de La Chaîne Météo en intégrant l'équipe en 2000. Spécialiste de la météo marine, il intervient également en tant qu'expert météo marine pour des courses de renommée mondiale, comme la Route du Rhum, la Solitaire du Figaro, la Transat Paprec...
Irwin Sonigo
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Capitaine 200 et ancien embarqué dans la Marine nationale, Irwin Sonigo a exploré toutes les facettes de la navigation. Des premiers bords sur un cotre aurique de 1932 à la grande plaisance sur la Côte d’Azur, en passant par les catamarans de Polynésie, les voiliers des Antilles ou plusieurs transatlantiques, il a tout expérimenté. Il participe à la construction d’Open 60 en Nouvelle-Zélande et embarque comme boat pilote lors de la 32e America’s Cup. Aujourd’hui, il met cette riche expérience au service de Figaro Nautisme, où il signe des essais et reportages ancrés dans le réel.