Plongée en Croatie : les épaves les plus accessibles de la côte dalmate

Plongée
Par Le Figaro Nautisme

La côte dalmate ne se résume pas aux villages de pierre, aux îles lumineuses et aux mouillages de carte postale. Sous la surface, elle cache aussi quelques-unes des épaves les plus intéressantes d’Adriatique, avec un vrai avantage pour les plongeurs loisirs : plusieurs sites restent abordables sans basculer dans la plongée très engagée. Entre cargo couché dans peu d’eau, vapeur historique à profondeur progressive et grande épave visible dès les premiers mètres, la Croatie offre un terrain de jeu rare pour découvrir la plongée sur épave sans partir sur des profils extrêmes.

La côte dalmate ne se résume pas aux villages de pierre, aux îles lumineuses et aux mouillages de carte postale. Sous la surface, elle cache aussi quelques-unes des épaves les plus intéressantes d’Adriatique, avec un vrai avantage pour les plongeurs loisirs : plusieurs sites restent abordables sans basculer dans la plongée très engagée. Entre cargo couché dans peu d’eau, vapeur historique à profondeur progressive et grande épave visible dès les premiers mètres, la Croatie offre un terrain de jeu rare pour découvrir la plongée sur épave sans partir sur des profils extrêmes.
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Pourquoi la Dalmatie séduit autant les amateurs d’épaves

La force de la côte dalmate, c’est d’abord sa lisibilité sous l’eau. La visibilité y est souvent excellente en saison, et nombre de plongées s’effectuent depuis des centres bien rodés installés autour de Zadar, Primošten, Murter, Vis ou Dubrovnik. Surtout, toutes les épaves ne demandent pas le même niveau : certaines se découvrent presque en snorkeling, d’autres conviennent très bien à un plongeur loisir déjà à l’aise autour de 20 à 30 m, et quelques-unes permettent de monter en gamme vers une vraie ambiance d’exploration. En Croatie, la plongée individuelle est encadrée et payante, ce qui pousse la plupart des visiteurs à passer par un centre local, solution de loin la plus simple pour accéder aux sites, au balisage et aux consignes du jour.

Michelle, l’épave la plus facile à découvrir

 

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Pour une première approche, difficile de faire plus accessible que Michelle, au nord de Dugi Otok, près du phare de Veli Rat. Cette épave d’un cargo italien repose dans seulement 3 à 5 m d’eau, au point d’être intéressante non seulement pour les plongeurs débutants, mais aussi pour les apnéistes et même les bons snorkeleurs. C’est exactement le genre de site qui permet de goûter à l’univers des épaves sans stress technique : la coque est visible très vite, la lumière reste belle, et l’ensemble a ce côté spectaculaire immédiat qui fonctionne très bien en initiation. Pour un séjour familial ou pour quelqu’un qui veut mêler randonnée palmée et vraie découverte patrimoniale, c’est sans doute le choix le plus simple de toute la Dalmatie.

Teti, la grande classique à ne pas manquer autour de Vis

 

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S’il ne fallait retenir qu’une épave pour une vraie plongée loisir en Dalmatie, ce serait souvent Teti, près de Vis. Le site a une réputation solide parce qu’il cumule plusieurs qualités rares : l’épave commence peu profond, entre 8 et 10 m, puis s’étire jusqu’à un peu plus de 30 m, ce qui permet d’en profiter à différents niveaux d’expérience. Plusieurs centres la présentent comme une plongée idéale pour découvrir sérieusement l’univers des épaves, avec des conditions plutôt lisibles et une structure encore très photogénique. C’est aussi une plongée qui raconte immédiatement quelque chose : on descend le long du navire, on perçoit bien son volume, et la vie marine a largement recolonisé l’ensemble. Pour un plongeur certifié qui veut passer un cap sans aller chercher du très profond, c’est probablement l’une des meilleures portes d’entrée de toute l’Adriatique croate.

Le Coal Wreck de Primošten, une option très convaincante pour progresser

Moins célèbre à l’international que les sites de Vis, le Coal Wreck de Primošten mérite pourtant l’attention. Le profil annoncé par les centres locaux le rend particulièrement intéressant pour une plongée de progression : départ autour de 13 à 15 m, puis évolution vers 27 à 34 m selon le parcours choisi. Ce n’est pas une épave monumentale intacte comme peuvent l’être certains grands classiques historiques, mais un site très formateur, où l’on combine relief, restes de cargaison et lecture du terrain. C’est souvent un excellent choix pour quelqu’un qui veut une plongée sur épave sans pression excessive, avec un vrai intérêt visuel et une marge d’adaptation selon le niveau du binôme.

 

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Taranto, l’épave spectaculaire accessible aux plongeurs déjà expérimentés

Au large de Dubrovnik, Taranto change de catégorie sans tomber pour autant dans la plongée réservée à une poignée de techniciens. Cette grande épave de vapeur, posée près des Grebeni, est annoncée entre 23 et 52 m par les centres qui l’exploitent, avec une proue qui apparaît assez vite et une structure encore très lisible. Elle reste clairement destinée à des plongeurs avancés, mais elle a un atout énorme : son intérêt visuel est immédiat, et son histoire renforce encore l’expérience, avec notamment les 2 tracteurs toujours visibles sur le sable à proximité. Pour qui séjourne à Dubrovnik et possède le niveau requis, c’est l’une des plongées sur épave les plus marquantes du sud de la Dalmatie, à la fois proche, dense et très photogénique.

Francesca da Rimini, superbe mais déjà plus engagée

Du côté de Murter et Kaprije, Francesca da Rimini fait partie des épaves les plus réputées de l’Adriatique, mais il faut être honnête : on sort ici du registre “facile” au sens grand public. L’épave gît entre 38 et 50 m, avec des mâts qui remontent plus haut, ce qui la rend visuellement fascinante, d’autant qu’elle est aujourd’hui couverte d’éponges et de coraux mous. Le site est protégé et certains opérateurs précisent que l’accès est licencié. En clair, ce n’est pas la bonne idée pour un baptême de l’épave, mais c’est une étape logique pour un plongeur confirmé qui a déjà de l’expérience et veut découvrir une vraie grande classique dalmate. Elle mérite sa place dans cette sélection parce qu’elle reste accessible depuis la côte et bien organisée par les centres locaux, même si elle demande un tout autre niveau d’aisance que Michelle ou Teti.

Comment choisir la bonne épave selon son niveau
Pour simplifier, Michelle convient à la découverte très douce, Teti est la meilleure synthèse pour une vraie plongée sur épave en loisir, Coal Wreck fonctionne très bien pour progresser, tandis que Taranto et Francesca da Rimini s’adressent à des plongeurs déjà aguerris. Il faut garder en tête qu’en Croatie, la profondeur maximale généralement admise en plongée loisir est 40 m, ce qui place d’emblée certains profils dans la catégorie avancée, voire au-delà du cadre le plus classique selon le parcours retenu sur le site. La bonne approche consiste donc à choisir une base en fonction de son niveau réel, pas de la seule renommée du spot : Zadar pour la facilité, Vis pour l’équilibre, Primošten pour la progression, Dubrovnik et Murter pour les profils plus ambitieux.

La Dalmatie a un vrai talent pour rendre la plongée sur épave attirante sans la rendre forcément intimidante. C’est sans doute ce qui fait sa singularité en Méditerranée : on peut y commencer doucement, voir très vite quelque chose de beau, puis revenir avec plus d’expérience pour plonger plus profond et plus grand. Peu de destinations permettent ce passage aussi naturel entre découverte, progression et exploration. 
 

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Nathalie Moreau
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Nathalie Moreau est l’atout voyage et évasion de l’équipe, elle est passionnée de croisières et de destinations nautiques. En charge du planning rédactionnel du site figaronautisme.com et des réseaux sociaux, Nathalie suit de très près l’actualité et rédige chaque jour des news et des articles pour nous dépayser et nous faire rêver aux quatre coins du monde. Avide de découvertes, vous la croiserez sur tous les salons nautiques et de voyages en quête de nouveaux sujets.
Gilles Chiorri
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Associant une formation d’officier C1 de la marine marchande et un MBA d’HEC, Gilles Chiorri a sillonné tous les océans lors de nombreuses courses au large ou records, dont une victoire à la Mini Transat, détenteur du Trophée Jules Verne en 2002 à bord d’Orange, et une 2ème place à La Solitaire du Figaro la même année. Il a ensuite contribué à l’organisation de nombreux évènements, comme la Coupe de l’America, les Extreme Sailing Series et des courses océaniques dont la Route du Rhum et la Solitaire du Figaro (directeur de course), la Volvo Ocean Race (team manager). Sa connaissance du monde maritime et son réseau à l’international lui donnent une bonne compréhension du milieu qui nous passionne.
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Sophie Savant-Ros, architecte de formation et co-fondatrice de METEO CONSULT est entre autres, directrice de l’édition des « Bloc Marine » et du site Figaronautisme.com.
Sophie est passionnée de photographie, elle ne se déplace jamais sans son appareil photo et privilégie les photos de paysages marins. Elle a publié deux ouvrages consacrés à l’Ile de Porquerolles et photographie les côtes pour enrichir les « Guides Escales » de Figaro Nautisme.
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Albert Brel, parallèlement à une carrière au CNRS, s’est toujours intéressé à l’équipement nautique. Depuis de nombreuses années, il collabore à des revues nautiques européennes dans lesquelles il écrit des articles techniques et rend compte des comparatifs effectués sur les divers équipements. De plus, il est l’auteur de nombreux ouvrages spécialisés qui vont de la cartographie électronique aux bateaux d’occasion et qui décrivent non seulement l’évolution des technologies, mais proposent aussi des solutions pour les mettre en application à bord des bateaux.
Jean-Christophe Guillaumin
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Journaliste, photographe et auteur spécialisé dans le nautisme et l’environnement, Jean-Christophe Guillaumin est passionné de voyages et de bateaux. Il a réussi à faire matcher ses passions en découvrant le monde en bateau et en le faisant découvrir à ses lecteurs. De ses nombreuses navigations il a ramené une certitude : les océans offrent un terrain de jeu fabuleux mais aussi très fragile et aujourd’hui en danger. Fort d’une carrière riche en reportages et articles techniques, il a su se distinguer par sa capacité à vulgariser des sujets complexes tout en offrant une expertise pointue. À travers ses contributions régulières à Figaro Nautisme, il éclaire les plaisanciers, amateurs ou aguerris, sur les dernières tendances, innovations technologiques, et défis liés à la navigation. Que ce soit pour analyser les performances d’un voilier, explorer l’histoire ou décortiquer les subtilités de la course au large, il aborde chaque sujet avec le souci du détail et un regard expert.
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Charlotte est une véritable globe-trotteuse ! Très jeune, elle a vécu aux quatre coins du monde et a pris goût à la découverte du monde et à l'évasion. Tantôt à pied, en kayak, en paddle, à voile ou à moteur, elle aime partir à la découverte de paradis méconnus. Elle collabore avec Figaro Nautisme au fil de l'eau et de ses coups de cœur.
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Naviguant depuis son plus jeune âge que ce soit en croisière, en course, au large, en régate, des deux côtés de l’Atlantique, en Manche comme en Méditerranée, Denis, quittant la radiologie rochelaise en 2017, a effectué avec sa femme à bord de PretAixte leur 42 pieds une circumnavigation par Panama et Cape Town. Il ne lui déplait pas non plus de naviguer dans le temps avec une prédilection pour la marine d’Empire, celle de Trafalgar …
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Après une carrière internationale d’ingénieur, Michel Ulrich navigue maintenant en plaisance sur son TARGA 35+ le long de la côte atlantique. Par ailleurs, il ne rate pas une occasion d’embarquer sur des navires de charge, de travail ou de services maritimes. Il nous fait partager des expériences d’expédition maritime hors du commun.
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Titulaire d'un doctorat en Climatologie-Environnement, Cyrille est notre expert METEO CONSULT. Après avoir enseigné la climatologie et la géographie à l'université, il devient l'un des météorologues historiques de La Chaîne Météo en intégrant l'équipe en 2000. Spécialiste de la météo marine, il intervient également en tant qu'expert météo marine pour des courses de renommée mondiale, comme la Route du Rhum, la Solitaire du Figaro, la Transat Paprec...
Irwin Sonigo
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Capitaine 200 et ancien embarqué dans la Marine nationale, Irwin Sonigo a exploré toutes les facettes de la navigation. Des premiers bords sur un cotre aurique de 1932 à la grande plaisance sur la Côte d’Azur, en passant par les catamarans de Polynésie, les voiliers des Antilles ou plusieurs transatlantiques, il a tout expérimenté. Il participe à la construction d’Open 60 en Nouvelle-Zélande et embarque comme boat pilote lors de la 32e America’s Cup. Aujourd’hui, il met cette riche expérience au service de Figaro Nautisme, où il signe des essais et reportages ancrés dans le réel.