Jouets nautiques à bord : paddle, seabob, wingfoil… l’été se prépare aussi dans les coffres

Glisse
Le Figaro Nautisme
Par Le Figaro Nautisme

Longtemps limités au paddle gonflable et au masque de snorkeling, les jouets nautiques embarqués sont devenus un vrai marché à part entière. À l’approche de l’été, les plaisanciers regardent désormais du côté des planches électriques, des seabobs, des wingfoils, des plateformes gonflables et des équipements pliables capables de transformer une escale en terrain de jeu.

Longtemps limités au paddle gonflable et au masque de snorkeling, les jouets nautiques embarqués sont devenus un vrai marché à part entière. À l’approche de l’été, les plaisanciers regardent désormais du côté des planches électriques, des seabobs, des wingfoils, des plateformes gonflables et des équipements pliables capables de transformer une escale en terrain de jeu.

© AdobeStock - Riley

Le bateau n’est plus seulement un moyen de rejoindre une crique ou un mouillage. Il devient de plus en plus souvent une base de loisirs flottante. Dans les coffres, les paddles côtoient les palmes, les annexes, les bouées tractées, les planches de wingfoil ou les nouveaux engins électriques. Le phénomène n’a rien d’anecdotique : le marché mondial des équipements de sports nautiques de surface est estimé à plusieurs dizaines de milliards de dollars et les produits liés au paddle restent l’un des segments les plus porteurs. 

 

Le paddle gonflable, toujours roi à bord

C’est le grand classique, celui que l’on retrouve désormais sur les voiliers familiaux, les semi-rigides, les catamarans de croisière et même les petites unités. Le stand up paddle gonflable a gagné sa place à bord pour 3 raisons très simples : il se range facilement, il ne demande pas de moteur et il permet de s’éloigner du bateau sans bruit, sans carburant et sans grosse préparation.

Le marché s’est aussi beaucoup élargi. On trouve aujourd’hui des paddles d’entrée de gamme autour de 200 à 300 €, comme des modèles plus haut de gamme conçus pour la randonnée, le surf ou le voyage. Decathlon propose par exemple des paddles gonflables compacts et accessibles, tandis que des marques spécialisées comme Red Equipment misent sur des planches plus techniques, capables de se plier dans un sac réduit sans trop sacrifier la rigidité. 

Pour un plaisancier, le paddle reste souvent le meilleur premier achat. Il sert à rejoindre la plage, explorer une anse, accompagner les enfants, faire un peu de sport au lever du jour ou transporter un petit sac étanche jusqu’à terre. Le choix se fait surtout sur la stabilité, le poids, la qualité de la pompe, la taille du sac et la vraie place disponible à bord une fois la planche rincée et repliée.

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Les jouets électriques, entre luxe et sensations fortes

À l’autre bout du marché, les jouets électriques ont complètement changé l’image des loisirs nautiques. Seabob, eFoil, jetboard, scooters sous-marins : ces engins ne sont plus réservés aux superyachts, même s’ils restent des produits premium. Le Seabob, par exemple, reste l’un des symboles de cette nouvelle génération. Les modèles F5 et F5 S affichent des vitesses pouvant atteindre environ 14 à 20 km/h selon les versions, avec une autonomie annoncée autour de 50 à 60 minutes et un poids qui tourne autour de 29 à 34 kg. 

L’intérêt est évident : le Seabob se prend en main très vite, se partage facilement et permet de glisser en surface comme sous l’eau, à condition de respecter les zones autorisées et les règles de sécurité. À bord, en revanche, il impose une vraie logistique. Il faut le charger, le manipuler, le ranger, éviter les chocs, surveiller l’autonomie et prévoir un accès facile à l’eau. Ce n’est pas le petit jouet que l’on jette dans un coffre, mais plutôt un équipement à part entière.

Même logique avec l’eFoil. Ces planches à foil électriques donnent la sensation de voler au-dessus de l’eau, sans vent ni vague. Les modèles récents de Lift Foils annoncent jusqu’à 90 minutes d’autonomie selon les configurations, mais avec des ensembles complets qui dépassent souvent 30 kg et des prix qui entrent franchement dans l’univers du haut de gamme. 

Avant l’été, c’est typiquement le genre de jouet qui fait rêver, mais qui demande de se poser les bonnes questions. Qui va l’utiliser ? Où sera-t-il stocké ? Le bateau peut-il recharger facilement les batteries ? Le plan d’eau est-il adapté ? Et surtout, l’équipage a-t-il le niveau et l’équipement nécessaires ? L’eFoil est spectaculaire, mais il se mérite davantage qu’un paddle.

 

Le wingfoil, le jouet sportif qui monte

Le wingfoil occupe une place à part. Il n’a pas besoin de moteur, mais il demande du vent, de l’équilibre et un vrai apprentissage. Une aile tenue à la main, une planche, un foil sous la coque : sur le papier, le matériel peut sembler encombrant. Dans les faits, l’arrivée de planches gonflables et de packs plus accessibles a rendu la pratique plus compatible avec la vie à bord.

Les marques spécialisées proposent désormais des planches de wingfoil gonflables avec construction renforcée, pads segmentés pour faciliter le pliage et formats pensés pour voyager. Naish met par exemple en avant des planches gonflables conçues pour le wingfoil et le SUP foil, avec des volumes adaptés aux débutants comme aux pratiquants plus avancés. 

Pour un plaisancier, le wingfoil a un vrai charme : il transforme une escale ventée en session de glisse. Là où le paddle devient vite limité dès que le vent se lève, le wingfoil prend le relais. Mais c’est aussi un achat plus engageant. Il faut accepter les chutes, choisir une aile adaptée au gabarit et aux conditions, protéger le pont lors des manipulations et prévoir de la place pour le foil, qui reste une pièce fragile et coupante.

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Le pliable et le gonflable, obsession numéro 1 des bateaux

La vraie révolution du marché ne vient pas seulement de la performance. Elle vient surtout du rangement. Les fabricants l’ont bien compris : sur un bateau, chaque centimètre compte. C’est pour cela que les paddles ultra compacts, les kayaks gonflables, les plateformes pliables, les piscines filetées, les matelas modulaires et les petits pontons gonflables gagnent du terrain.

Sur les grandes unités, l’idée est de créer une extension du bateau. Les plateformes gonflables se fixent à l’arrière, les piscines de mer permettent de se baigner dans un espace délimité, les docks flottants accueillent un jet ski ou un seabob, et certains systèmes modulaires évoluent selon les envies de l’équipage. FunAir met ainsi en avant des piscines de mer et des systèmes gonflables modulaires pensés pour agrandir l’espace de loisirs autour du yacht. 

Sur des bateaux plus modestes, le raisonnement est le même, mais avec moins de volume. Un kayak gonflable pour rejoindre la côte, un paddle compact pour 2 sorties dans la journée, un matelas robuste pour se baigner autour du bateau, une petite plateforme pour faciliter la mise à l’eau : ces équipements séduisent parce qu’ils apportent beaucoup d’usage sans transformer le bateau en garage flottant.

 

Avant d’acheter, regarder son bateau avant le catalogue

La tentation est forte de choisir le jouet le plus spectaculaire. Pourtant, le bon achat est souvent celui qui correspond le mieux au bateau. Sur un voilier de croisière, un paddle compact, un kayak léger ou une planche de wingfoil bien rangée seront parfois plus utilisés qu’un engin électrique lourd et contraignant. Sur un catamaran ou un yacht à moteur, l’espace disponible change tout : seabob, eFoil, plateformes et jouets gonflables prennent alors une autre dimension.

Il faut aussi penser à l’équipage. Avec des enfants, la stabilité, la flottabilité et la facilité de remontée à bord comptent plus que la vitesse. Avec des adultes sportifs, le wingfoil ou l’eFoil peuvent donner un vrai supplément d’adrénaline. Avec des invités peu habitués à la mer, le paddle, le snorkeling ou les plateformes flottantes restent plus immédiats et plus rassurants.

Enfin, la réglementation ne doit jamais être traitée comme un détail. En France, les règles varient selon le type d’engin, la zone de navigation et la distance à un abri. Le ministère de la Mer rappelle notamment les limites applicables aux véhicules nautiques à moteur et les obligations d’équipement selon les pratiques, tandis que les activités dans la bande des 300 m obéissent souvent à des règles locales très précises. 

 

Le jouet nautique, nouveau plaisir de l’été

Ce qui frappe aujourd’hui, c’est la diversité de l’offre. Le marché ne parle plus seulement aux sportifs confirmés ni aux propriétaires de grands yachts. Il s’adresse aussi aux plaisanciers qui veulent occuper une escale, découvrir une crique autrement, rendre une sortie plus active ou simplement donner une autre saveur à leurs vacances.

Le paddle reste la valeur sûre. Le seabob fait toujours son effet. L’eFoil attire les amateurs de sensations. Le wingfoil séduit ceux qui veulent jouer avec le vent. Les jouets pliables et gonflables, eux, répondent à la vraie contrainte de la plaisance : se faire oublier pendant la navigation, puis devenir indispensables une fois le bateau arrêté.

À l’approche de l’été, c’est peut-être le bon moment pour regarder ce marché avec un œil neuf. Pas forcément pour acheter le jouet le plus cher ou le plus impressionnant, mais pour trouver celui qui changera vraiment la vie à bord. Celui qui sortira tous les jours, qui fera lever l’équipage plus tôt, qui prolongera les baignades et qui transformera une escale réussie en vrai souvenir de vacances.

 

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L'équipe
Nathalie Moreau
Nathalie Moreau
Nathalie Moreau
Nathalie Moreau est l’atout voyage et évasion de l’équipe, elle est passionnée de croisières et de destinations nautiques. En charge du planning rédactionnel du site figaronautisme.com et des réseaux sociaux, Nathalie suit de très près l’actualité et rédige chaque jour des news et des articles pour nous dépayser et nous faire rêver aux quatre coins du monde. Avide de découvertes, vous la croiserez sur tous les salons nautiques et de voyages en quête de nouveaux sujets.
Gilles Chiorri
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Gilles Chiorri
Associant une formation d’officier C1 de la marine marchande et un MBA d’HEC, Gilles Chiorri a sillonné tous les océans lors de nombreuses courses au large ou records, dont une victoire à la Mini Transat, détenteur du Trophée Jules Verne en 2002 à bord d’Orange, et une 2ème place à La Solitaire du Figaro la même année. Il a ensuite contribué à l’organisation de nombreux évènements, comme la Coupe de l’America, les Extreme Sailing Series et des courses océaniques dont la Route du Rhum et la Solitaire du Figaro (directeur de course), la Volvo Ocean Race (team manager). Sa connaissance du monde maritime et son réseau à l’international lui donnent une bonne compréhension du milieu qui nous passionne.
Il collabore avec les équipes de METEO CONSULT et Figaro Nautisme depuis plus de 20 ans.
Sophie Savant-Ros
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Sophie Savant-Ros
Sophie Savant-Ros, architecte de formation et co-fondatrice de METEO CONSULT est entre autres, directrice de l’édition des « Bloc Marine » et du site Figaronautisme.com.
Sophie est passionnée de photographie, elle ne se déplace jamais sans son appareil photo et privilégie les photos de paysages marins. Elle a publié deux ouvrages consacrés à l’Ile de Porquerolles et photographie les côtes pour enrichir les « Guides Escales » de Figaro Nautisme.
Albert Brel
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Albert Brel, parallèlement à une carrière au CNRS, s’est toujours intéressé à l’équipement nautique. Depuis de nombreuses années, il collabore à des revues nautiques européennes dans lesquelles il écrit des articles techniques et rend compte des comparatifs effectués sur les divers équipements. De plus, il est l’auteur de nombreux ouvrages spécialisés qui vont de la cartographie électronique aux bateaux d’occasion et qui décrivent non seulement l’évolution des technologies, mais proposent aussi des solutions pour les mettre en application à bord des bateaux.
Jean-Christophe Guillaumin
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Jean-Christophe Guillaumin
Journaliste, photographe et auteur spécialisé dans le nautisme et l’environnement, Jean-Christophe Guillaumin est passionné de voyages et de bateaux. Il a réussi à faire matcher ses passions en découvrant le monde en bateau et en le faisant découvrir à ses lecteurs. De ses nombreuses navigations il a ramené une certitude : les océans offrent un terrain de jeu fabuleux mais aussi très fragile et aujourd’hui en danger. Fort d’une carrière riche en reportages et articles techniques, il a su se distinguer par sa capacité à vulgariser des sujets complexes tout en offrant une expertise pointue. À travers ses contributions régulières à Figaro Nautisme, il éclaire les plaisanciers, amateurs ou aguerris, sur les dernières tendances, innovations technologiques, et défis liés à la navigation. Que ce soit pour analyser les performances d’un voilier, explorer l’histoire ou décortiquer les subtilités de la course au large, il aborde chaque sujet avec le souci du détail et un regard expert.
Charlotte Lacroix
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Charlotte est une véritable globe-trotteuse ! Très jeune, elle a vécu aux quatre coins du monde et a pris goût à la découverte du monde et à l'évasion. Tantôt à pied, en kayak, en paddle, à voile ou à moteur, elle aime partir à la découverte de paradis méconnus. Elle collabore avec Figaro Nautisme au fil de l'eau et de ses coups de cœur.
Max Billac
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Max est tombé dedans quand il était petit ! Il a beaucoup navigué avec ses parents, aussi bien en voilier qu'en bateau moteur le long des côtes européennes mais pas que ! Avec quelques transatlantiques à son actif, il se passionne pour le monde du nautisme sous toutes ses formes. Il aime analyser le monde qui l'entoure et collabore avec Figaro Nautisme régulièrement.
Denis Chabassière
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Naviguant depuis son plus jeune âge que ce soit en croisière, en course, au large, en régate, des deux côtés de l’Atlantique, en Manche comme en Méditerranée, Denis, quittant la radiologie rochelaise en 2017, a effectué avec sa femme à bord de PretAixte leur 42 pieds une circumnavigation par Panama et Cape Town. Il ne lui déplait pas non plus de naviguer dans le temps avec une prédilection pour la marine d’Empire, celle de Trafalgar …
Michel Ulrich
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Après une carrière internationale d’ingénieur, Michel ULRICH a navigué en plaisance le long de la côte atlantique, et embarqué au long cours sur des navires de la marine marchande, accumulant une large expérience de nombreuses expéditions maritimes. Il est un bénévole engagé à la SNSM (canotier, ancien vice-président de la station de l’Herbaudière) depuis plus de dix ans. Capitaine 200 UMS, il est maintenant auteur et conférencier dans le domaine de l’histoire maritime, lauréat (mention 2024) de l’Académie de Marine, auditeur de l’Académie de Marine, membre associé de la Fédération Maritime (Maison de la Mer à Nantes).
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METEO CONSULT est un bureau d'études météorologiques opérationnel, qui assiste ses clients depuis plus de 30 ans. Les services de METEO CONSULT reposent sur une équipe scientifique de haut niveau et des moyens techniques de pointe. Son expertise en météo marine est reconnue et ses prévisionnistes accompagnent les plaisanciers, les capitaines de port et les organisateurs de courses au large depuis ses origines : Route du Rhum, Transat en double, Solitaire du Figaro…
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Titulaire d'un doctorat en Climatologie-Environnement, Cyrille est notre expert METEO CONSULT. Après avoir enseigné la climatologie et la géographie à l'université, il devient l'un des météorologues historiques de La Chaîne Météo en intégrant l'équipe en 2000. Spécialiste de la météo marine, il intervient également en tant qu'expert météo marine pour des courses de renommée mondiale, comme la Route du Rhum, la Solitaire du Figaro, la Transat Paprec...
Irwin Sonigo
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Irwin Sonigo
Capitaine 200 et ancien embarqué dans la Marine nationale, Irwin Sonigo a exploré toutes les facettes de la navigation. Des premiers bords sur un cotre aurique de 1932 à la grande plaisance sur la Côte d’Azur, en passant par les catamarans de Polynésie, les voiliers des Antilles ou plusieurs transatlantiques, il a tout expérimenté. Il participe à la construction d’Open 60 en Nouvelle-Zélande et embarque comme boat pilote lors de la 32e America’s Cup. Aujourd’hui, il met cette riche expérience au service de Figaro Nautisme, où il signe des essais et reportages ancrés dans le réel.
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