Wakeboard : les bases pour se lancer derrière un bateau cet été

Glisse
Le Figaro Nautisme
Par Le Figaro Nautisme

Envie de glisse, de vitesse et de sensations fortes sur l’eau ? Accessible dès les premières sorties à condition d’être bien encadré, le wakeboard séduit chaque été de nouveaux pratiquants. Du choix du matériel à la position de départ, voici les bases à connaître avant de se lancer derrière un bateau.

Envie de glisse, de vitesse et de sensations fortes sur l’eau ? Accessible dès les premières sorties à condition d’être bien encadré, le wakeboard séduit chaque été de nouveaux pratiquants. Du choix du matériel à la position de départ, voici les bases à connaître avant de se lancer derrière un bateau.

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À mi-chemin entre le snowboard et le ski nautique, le wakeboard consiste à glisser sur l’eau, les deux pieds fixés sur une même planche, tout en étant tracté par un bateau. Spectaculaire lorsqu’il est pratiqué à haut niveau, ce sport nautique reste pourtant relativement accessible aux débutants. Les premières minutes demandent un peu de patience, mais une fois le départ maîtrisé, les sensations arrivent rapidement.

Un équipement adapté pour débuter

Pour une première expérience, mieux vaut privilégier une planche suffisamment large et stable. Les modèles destinés aux débutants facilitent la sortie de l’eau et pardonnent davantage les petites erreurs d’équilibre. La taille de la planche doit être choisie en fonction du poids du pratiquant, tandis que les chausses doivent maintenir correctement les pieds sans les comprimer. Le port d’un gilet d’aide à la flottabilité adapté aux sports tractés est indispensable. Un casque est également vivement recommandé, notamment lors des premières séances ou lorsque le pratiquant commence à franchir le sillage du bateau.
La corde de traction, appelée palonnier, doit être spécialement conçue pour le wakeboard. Contrairement à certaines cordes de ski nautique, elle se déforme très peu, ce qui permet de conserver une traction régulière et un meilleur contrôle de la planche.

Bien choisir le bateau et la zone de pratique

Le wakeboard peut être pratiqué derrière différents types de bateaux à moteur, à condition que ceux-ci soient suffisamment puissants et adaptés à la traction. Les bateaux spécialement conçus pour les sports nautiques produisent un sillage plus marqué, apprécié des pratiquants expérimentés pour réaliser des sauts. Pour débuter, un sillage modéré est cependant largement suffisant. La zone de navigation doit être dégagée, suffisamment profonde et éloignée des baigneurs, des mouillages, des rochers et des autres embarcations. Avant de partir, il convient également de se renseigner sur la réglementation locale, certaines zones pouvant interdire ou limiter les activités nautiques tractées.
À bord, une personne doit piloter tandis qu’une autre surveille en permanence le pratiquant. Cette vigie avertit le conducteur en cas de chute et conserve un contact visuel avec le wakeboardeur.

Réussir son premier départ

Le départ s’effectue généralement dans l’eau, face au bateau. Le pratiquant flotte sur le dos, les genoux repliés vers la poitrine et la planche placée perpendiculairement à la direction de traction. Les bras restent tendus, les mains tiennent fermement le palonnier et le regard se porte vers le bateau. Lorsque la corde se tend, il ne faut surtout pas chercher à se lever immédiatement. L’erreur la plus fréquente consiste à vouloir lutter contre la traction en tirant sur les bras ou en tendant les jambes trop tôt. Il est préférable de rester regroupé et de laisser le bateau sortir progressivement le corps de l’eau.
Une fois la planche en surface, le pratiquant peut se redresser doucement, puis orienter la planche dans l’axe de la navigation. Le pied placé à l’avant dépend des préférences de chacun : pied gauche pour une position dite « regular », pied droit pour une position « goofy ».

Trouver la bonne position sur la planche

Une fois debout, la position doit rester souple et détendue. Les genoux sont légèrement fléchis afin d’absorber les mouvements de l’eau, le dos reste droit et le poids du corps se répartit sur les deux jambes, avec une légère pression sur le pied arrière. Les bras doivent rester presque tendus, le palonnier placé près de la hanche avant. Tirer constamment la corde vers soi fatigue rapidement les épaules et déséquilibre la planche. Le regard joue également un rôle essentiel. Plutôt que de fixer ses pieds ou l’eau juste devant la planche, mieux vaut regarder vers le bateau et anticiper sa trajectoire. Cette simple habitude améliore immédiatement la stabilité.

Une vitesse progressive

Inutile de rechercher une vitesse élevée lors des premières tentatives. Pour un adulte débutant, le bateau avance généralement à une allure modérée, souvent autour de 25 à 30 km/h selon le poids du pratiquant, le matériel utilisé et les conditions de navigation. Pour les enfants, la vitesse doit être réduite et adaptée par un encadrant expérimenté. Le conducteur doit accélérer progressivement, sans démarrage brutal, puis maintenir une trajectoire et une vitesse aussi régulières que possible. Une eau calme, notamment le matin ou en fin de journée, facilite considérablement l’apprentissage.

Apprendre à diriger la planche

Pour modifier sa trajectoire, le wakeboardeur utilise principalement l’inclinaison de la planche. En appuyant légèrement sur les talons, il se déplace d’un côté du sillage. En prenant appui sur les orteils, il se dirige dans l’autre sens. Les premiers exercices consistent à rester dans l’axe du bateau, puis à effectuer de petits déplacements latéraux. Lorsque l’équilibre devient plus naturel, il est possible de sortir progressivement du sillage, puis de le traverser en gardant les genoux fléchis. Les sauts et les figures peuvent attendre. Avant de chercher à décoller, il est préférable de savoir démarrer régulièrement, contrôler sa vitesse, changer de direction et franchir le sillage sans perdre l’équilibre.

Savoir chuter sans paniquer

Les chutes font partie de l’apprentissage. Lorsqu’elles surviennent, il faut lâcher immédiatement le palonnier plutôt que de tenter de le conserver. Le gilet permet de remonter rapidement à la surface. Une fois dans l’eau, le pratiquant doit signaler sa présence à l’équipage, notamment en levant un bras. Il est important de rester attentif à l’environnement jusqu’au retour du bateau, qui doit s’approcher lentement et couper son moteur avant la récupération du wakeboardeur.
La fatigue augmente aussi le risque de chute et de blessure. Plusieurs séances courtes sont souvent plus efficaces qu’une longue série de tentatives effectuées avec les bras et les jambes épuisés.

Quelques précautions avant de partir

Une séance réussie commence par une vérification du matériel : chausses correctement serrées, corde en bon état, gilet ajusté et zone de départ dégagée. Un échauffement rapide des épaules, des bras, du dos et des jambes permet également de préparer le corps à l’effort.
Le wakeboard ne doit pas être pratiqué par mauvaise visibilité, dans une zone très fréquentée ou lorsque l’état de la mer rend la navigation trop instable. Le pilote doit rester sobre, attentif et habitué à la conduite d’un bateau tractant un pratiquant. Pour une première fois, l’idéal reste de se faire accompagner par un moniteur ou un pratiquant expérimenté. Quelques conseils donnés au bon moment permettent souvent d’éviter une succession de départs manqués.

Des premières glisses rapidement accessibles

Le wakeboard demande de la coordination, mais pas nécessairement une grande force physique. En laissant travailler le bateau, en gardant les bras détendus et en adoptant une position souple, de nombreux débutants parviennent à sortir de l’eau après quelques essais.
Une fois lancé, le plaisir vient autant de la vitesse que de la sensation de liberté procurée par la glisse. Une planche, un bateau adapté, une zone sécurisée et quelques bons réflexes suffisent alors pour découvrir l’un des sports nautiques les plus réjouissants de l’été.
 

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Nathalie Moreau
Nathalie Moreau
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Nathalie Moreau est l’atout voyage et évasion de l’équipe, elle est passionnée de croisières et de destinations nautiques. En charge du planning rédactionnel du site figaronautisme.com et des réseaux sociaux, Nathalie suit de très près l’actualité et rédige chaque jour des news et des articles pour nous dépayser et nous faire rêver aux quatre coins du monde. Avide de découvertes, vous la croiserez sur tous les salons nautiques et de voyages en quête de nouveaux sujets.
Gilles Chiorri
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Associant une formation d’officier C1 de la marine marchande et un MBA d’HEC, Gilles Chiorri a sillonné tous les océans lors de nombreuses courses au large ou records, dont une victoire à la Mini Transat, détenteur du Trophée Jules Verne en 2002 à bord d’Orange, et une 2ème place à La Solitaire du Figaro la même année. Il a ensuite contribué à l’organisation de nombreux évènements, comme la Coupe de l’America, les Extreme Sailing Series et des courses océaniques dont la Route du Rhum et la Solitaire du Figaro (directeur de course), la Volvo Ocean Race (team manager). Sa connaissance du monde maritime et son réseau à l’international lui donnent une bonne compréhension du milieu qui nous passionne.
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Sophie Savant-Ros
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Sophie Savant-Ros, architecte de formation et co-fondatrice de METEO CONSULT est entre autres, directrice de l’édition des « Bloc Marine » et du site Figaronautisme.com.
Sophie est passionnée de photographie, elle ne se déplace jamais sans son appareil photo et privilégie les photos de paysages marins. Elle a publié deux ouvrages consacrés à l’Ile de Porquerolles et photographie les côtes pour enrichir les « Guides Escales » de Figaro Nautisme.
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Albert Brel, parallèlement à une carrière au CNRS, s’est toujours intéressé à l’équipement nautique. Depuis de nombreuses années, il collabore à des revues nautiques européennes dans lesquelles il écrit des articles techniques et rend compte des comparatifs effectués sur les divers équipements. De plus, il est l’auteur de nombreux ouvrages spécialisés qui vont de la cartographie électronique aux bateaux d’occasion et qui décrivent non seulement l’évolution des technologies, mais proposent aussi des solutions pour les mettre en application à bord des bateaux.
Jean-Christophe Guillaumin
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Journaliste, photographe et auteur spécialisé dans le nautisme et l’environnement, Jean-Christophe Guillaumin est passionné de voyages et de bateaux. Il a réussi à faire matcher ses passions en découvrant le monde en bateau et en le faisant découvrir à ses lecteurs. De ses nombreuses navigations il a ramené une certitude : les océans offrent un terrain de jeu fabuleux mais aussi très fragile et aujourd’hui en danger. Fort d’une carrière riche en reportages et articles techniques, il a su se distinguer par sa capacité à vulgariser des sujets complexes tout en offrant une expertise pointue. À travers ses contributions régulières à Figaro Nautisme, il éclaire les plaisanciers, amateurs ou aguerris, sur les dernières tendances, innovations technologiques, et défis liés à la navigation. Que ce soit pour analyser les performances d’un voilier, explorer l’histoire ou décortiquer les subtilités de la course au large, il aborde chaque sujet avec le souci du détail et un regard expert.
Charlotte Lacroix
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Charlotte est une véritable globe-trotteuse ! Très jeune, elle a vécu aux quatre coins du monde et a pris goût à la découverte du monde et à l'évasion. Tantôt à pied, en kayak, en paddle, à voile ou à moteur, elle aime partir à la découverte de paradis méconnus. Elle collabore avec Figaro Nautisme au fil de l'eau et de ses coups de cœur.
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Max est tombé dedans quand il était petit ! Il a beaucoup navigué avec ses parents, aussi bien en voilier qu'en bateau moteur le long des côtes européennes mais pas que ! Avec quelques transatlantiques à son actif, il se passionne pour le monde du nautisme sous toutes ses formes. Il aime analyser le monde qui l'entoure et collabore avec Figaro Nautisme régulièrement.
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Naviguant depuis son plus jeune âge que ce soit en croisière, en course, au large, en régate, des deux côtés de l’Atlantique, en Manche comme en Méditerranée, Denis, quittant la radiologie rochelaise en 2017, a effectué avec sa femme à bord de PretAixte leur 42 pieds une circumnavigation par Panama et Cape Town. Il ne lui déplait pas non plus de naviguer dans le temps avec une prédilection pour la marine d’Empire, celle de Trafalgar …
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Après une carrière internationale d’ingénieur, Michel ULRICH a navigué en plaisance le long de la côte atlantique, et embarqué au long cours sur des navires de la marine marchande, accumulant une large expérience de nombreuses expéditions maritimes. Il est un bénévole engagé à la SNSM (canotier, ancien vice-président de la station de l’Herbaudière) depuis plus de dix ans. Capitaine 200 UMS, il est maintenant auteur et conférencier dans le domaine de l’histoire maritime, lauréat (mention 2024) de l’Académie de Marine, auditeur de l’Académie de Marine, membre associé de la Fédération Maritime (Maison de la Mer à Nantes).
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Titulaire d'un doctorat en Climatologie-Environnement, Cyrille est notre expert METEO CONSULT. Après avoir enseigné la climatologie et la géographie à l'université, il devient l'un des météorologues historiques de La Chaîne Météo en intégrant l'équipe en 2000. Spécialiste de la météo marine, il intervient également en tant qu'expert météo marine pour des courses de renommée mondiale, comme la Route du Rhum, la Solitaire du Figaro, la Transat Paprec...
Irwin Sonigo
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Capitaine 200 et ancien embarqué dans la Marine nationale, Irwin Sonigo a exploré toutes les facettes de la navigation. Des premiers bords sur un cotre aurique de 1932 à la grande plaisance sur la Côte d’Azur, en passant par les catamarans de Polynésie, les voiliers des Antilles ou plusieurs transatlantiques, il a tout expérimenté. Il participe à la construction d’Open 60 en Nouvelle-Zélande et embarque comme boat pilote lors de la 32e America’s Cup. Aujourd’hui, il met cette riche expérience au service de Figaro Nautisme, où il signe des essais et reportages ancrés dans le réel.