Le rafting, un sport ouvert à tous !

Par Figaronautisme.com
Mardi 5 septembre 2017 à 15h28

Sport d’équipe en eau vive praticable sur toutes les rivières, le rafting fait de nombreux adeptes dans l’Hexagone. Zoom sur une activité accessible à tous les âges et à tous les niveaux.

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Sport d’équipe en eau vive praticable sur toutes les rivières, le rafting fait de nombreux adeptes dans l’Hexagone. Zoom sur une activité accessible à tous les âges et à tous les niveaux.

Née aux États-Unis dans les années 1950 sur le fleuve Colorado, la pratique du rafting s’est bien développée depuis aux États-Unis mais également de l’autre côté de l’Atlantique. Aujourd’hui, il est possible de pratiquer le rafting sur tous les continents et sur la majeure partie des rivières. En France, il faut attendre les années 1980 pour que la discipline émerge avec la marque Aquadesign. « La pratique du rafting s’est développée très rapidement en France dans les années 1980 et a connu une belle croissance jusqu’en 1992 ou 1993, commente Alain Piedoy, directeur d’Ecolorado Rafting, basé à Samoëns. En quelques années, l’activité s’est bien installée dans le paysage mais elle a pris sa vitesse de croisière depuis quelques années et stagne même un peu, sans pour autant décroître ». Placé sous l’égide de la Fédération Française de Canoë-Kayak (FFCK), le rafting compte plusieurs centaines de milliers de pratiquants, licenciés ou pas. « Il y a 41 000 licenciés à la Fédération Française de Canoë-Kayak mais ce chiffre englobe plusieurs disciplines donc il est difficile de savoir précisément combien de personnes licenciées pratiquent le rafting. Il y a également beaucoup de pratiquants libres et occasionnels, sûrement plusieurs centaines de milliers mais nous ne connaissons pas le chiffre exact », nous indique-t-on à la FFCK.

De la simple descente au sport extrême

Facile d’accès, la pratique du rafting est ouverte à tous, quels que soient l’âge et le niveau de la personne. « Le rafting est un sport que l’on peut pratiquer dès sept ans environ même s’il n’y a pas de loi qui réglemente cela. La condition est de savoir nager et de ne pas avoir de contre-indication médicale », précise Alain Piedoy. Ainsi, le rafting met l’eau vive à la portée du plus grand nombre et ce dès les premiers coups de pagaie, permettant de découvrir le monde des rivières en toute sécurité. Pratiqué majoritairement dans les Alpes et dans les Pyrénées, le rafting fait des adeptes partout dans l’Hexagone. Mais attention, mieux vaut ne pas vous aventurer seuls à l’assaut des rivières. De nombreuses structures proposent des descentes encadrées, à l’instar d’Ecolorado Rafting. « Un moniteur diplômé d’État accompagne chaque groupe. En général, il y a six ou sept personnes par raft, ce qui permet de descendre la rivière même si les conditions sont difficiles. Tout dépend également de la taille de l’embarcation, qui peut varier de 3,90 mètres à 5 mètres sur les rivières les plus faciles. Sur les grands rafts, on peut embarquer jusqu’à 12 personnes. Dans tous les cas, les rafts sont très stables », poursuit-il.

Et en rafting, c’est la rivière qui fixe le niveau de la pratique. Celles dont la difficulté n’est pas trop élevée sont à la portée de tous. Par contre, sur les cours d’eau plus accidentés, le rafting devient rapidement un sport extrême dans l’affrontement des difficultés naturelles et s’adresse à un public plus averti. À chaque club donc d’évaluer les difficultés de chaque rivière sur lesquelles ils proposent des descentes. « On parle souvent de l’activité, mais rarement de la manière de l’appréhender du côté professionnel. Nous devons nous adapter à notre public et à nos rivières car ce sont des milieux naturels qui changent tous les jours, avance Alain Piedoy. Parfois il y a de l’eau, parfois non, les courants changent aussi. On va souvent au bord de l’eau pour observer avant de prendre la décision de descendre ou pas. Ces moments-là sont importants pour éviter toute situation délicate. C’est important de faire corps avec son milieu ».

Le rafting n’attire pas que des amateurs. En effet, l’International Rafting Federation (IRF) organise des championnats du monde de rafting en eau vive qui réunissent des équipes de plus de 20 nationalités différentes sur les plus belles sections de rapides de la planète.

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Eric Mas
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Eric Mas est l'un des fondateur de METEO CONSULT – La Chaîne Météo. Éminent spécialiste de météo, Eric est également un marin passionné qui a routé les plus grands skippers sur toutes les eaux du globe : VDH lors du premier Vendée Globe, Philippe Jeantot, Jean Maurel, Michel Desjoyeaux, Francis Joyon, et tant d'autres. Actuellement il participe au projet de Lalou Roucayrol sur son multi 50.
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Geoffroy Langlade est le directeur des contenus chez Figaro Nautisme. Il est également réalisateur et producteur de programmes tv & web dans le domaine du sport, de l'art de vivre et du nautisme. C’est également et surtout, un fan de motonautisme avec plus de 500 tests de bateaux à moteur ou yachts à son actif, à travers le monde, de Cannes à La Rochelle en passant par Istanbul ou Miami. Un métier passionnant qui lui permet de naviguer sur quelques unes des plus belles unités de la planète…
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Norbert Conchin est originaire de Paris mais très vite il prend le large pour découvrir le monde. Un premier voyage aux Antilles sur un Ketch puis un tour du monde dans la Marine lui donne le goût de la navigation. Il prend le chemin des côtes normandes pour exercer sa passion de la voile et de la régate. Décidé à vivre de sa passion, il travaille à partir de 1996 pour différents supports de la presse nautique avant de collaborer au Figaro Nautisme depuis 2017.
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Sophie Savant-Ros, architecte de formation et co-fondatrice de METEO CONSULT est entre autres, directrice de l'édition des « Bloc Marine » et du site Figaronautisme.com. Sophie est passionnée de photographie, elle ne se déplace jamais sans son appareil photo et privilégie les photos de paysages marins. Elle a publié deux ouvrages consacrés à l'Ile de Porquerolles et photographie les côtes pour enrichir les « Guides Escales » de Figaro Nautisme.
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Albert Brel, parallèlement à une carrière au CNRS, s'est toujours intéressé à l'équipement nautique. Depuis de nombreuses années, il collabore à des revues nautiques européennes dans lesquelles il écrit des articles techniques et rend compte des comparatifs effectués sur les divers équipements. De plus, il est l'auteur de nombreux ouvrages spécialisés qui vont de la cartographie électronique aux bateaux d'occasion et qui décrivent non seulement l'évolution des technologies, mais proposent aussi des solutions pour les mettre en application à bord des bateaux
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Après une carrière internationale d’ingénieur, Michel Ulrich navigue maintenant en plaisance sur son Targa 35+ le long de la côte atlantique. Par ailleurs, il ne rate pas une occasion d’embarquer sur des navires de charge, de travail ou de services maritimes. Il nous fait partager des expériences d’expédition maritime hors du commun.
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Guillaume Fourrier est un vrai passionné de la mer. Il pratique la pêche en mer depuis l'âge de 13 ans et a aujourd'hui à son actif près de 20 records de France, d'Europe et du Monde pour la prise de gros spécimens. Originaire de Boulogne-sur-Mer, il a sillonné les eaux de la façade Atlantique mais également celles de la Méditerranée. Il a également trempé ses lignes sur des contrées exotiques comme la Nouvelle-Calédonie, où il séjourna plusieurs mois à la recherche de gros poissons du lagon. Il pêche aujourd'hui en Normandie, son nouveau port d'attache.