SailGP à Rio de Janeiro : un week-end historique pour la voile mondiale dans la baie de Guanabara

Régates
Par Le Figaro Nautisme

Ce week-end des 11 et 12 avril 2026, la baie de Guanabara s’apprête à vivre un moment fort de son histoire maritime. Pour la première fois, le championnat mondial SailGP pose ses étraves en Amérique du Sud, au cœur de l’une des villes les plus emblématiques de la planète voile : Rio de Janeiro.

Ce week-end des 11 et 12 avril 2026, la baie de Guanabara s’apprête à vivre un moment fort de son histoire maritime. Pour la première fois, le championnat mondial SailGP pose ses étraves en Amérique du Sud, au cœur de l’une des villes les plus emblématiques de la planète voile : Rio de Janeiro.

 

Face au Pain de Sucre et aux plages mythiques de la capitale brésilienne, les catamarans volants F50 transformeront le plan d’eau en véritable arène de vitesse. Plus de 8 000 spectateurs sont attendus le long du rivage pour assister à ce spectacle où chaque manche se joue à plus de 90 km/h, dans un mélange d’adrénaline, de stratégie et de précision extrême. Cette quatrième étape de la saison 2026 s’annonce déjà comme un rendez-vous majeur du calendrier nautique international. Au-delà du spectacle sportif, l’événement mettra à l’honneur l’héritage maritime du Brésil, un pays qui a formé de nombreux champions olympiques et dont la culture nautique est profondément ancrée dans l’histoire.

 

Le retour à domicile très attendu de la famille Grael

L’un des moments les plus chargés d’émotion de ce Sail Grand Prix sera sans aucun doute la participation de l’équipe brésilienne à domicile, menée par la double championne olympique Martine Grael. Pour elle comme pour son frère Marco Grael, naviguer dans la baie de Guanabara représente bien plus qu’une simple compétition. C’est ici qu’ils ont appris à naviguer, à se former, à rêver de médailles et de titres. Leur présence sur cette épreuve symbolise une véritable boucle bouclée, dans une ville qui a vu naître leur passion et leur carrière. La dimension familiale ajoute encore à l’intensité du moment. Les deux navigateurs sont les enfants de Torben Grael, figure légendaire de la voile brésilienne et multiple médaillé olympique. Voir cette nouvelle génération défendre ses couleurs sur ses propres eaux donne à l’événement une portée presque historique, mêlant mémoire sportive et ambition contemporaine.

 

Une rivalité olympique qui renaît sur l’eau

Le scénario pourrait presque être celui d’un film. À Rio, deux anciennes coéquipières victorieuses des Jeux olympiques de 2016 vont se retrouver face à face… mais cette fois dans des camps opposés. Martine Grael affrontera en effet Kahena Kunze, aujourd’hui stratège de l’équipe ROCKWOOL Racing. Ensemble, elles avaient décroché l’or olympique dans ces mêmes eaux il y a une décennie. Leur duel annoncé ajoute une dimension dramatique et symbolique à la compétition. Pour les spectateurs, assister à cette confrontation entre deux figures majeures de la voile mondiale promet un spectacle chargé d’émotion et de suspense, où l’expérience et la tactique pourraient faire toute la différence.

 

Les États-Unis lancés sur une nouvelle dynamique

L’équipe américaine arrive au Brésil avec une confiance retrouvée après sa victoire spectaculaire à Sydney le mois dernier. Ce succès, le premier depuis octobre 2023 et le premier sous la direction du skipper Taylor Canfield, a redonné un élan à l’équipage. Cette performance a confirmé que les États-Unis disposent désormais d’une formation capable de rivaliser avec les meilleures équipes du circuit. À Rio, leur objectif sera clair : prouver que leur victoire en Australie n’était pas un coup d’éclat isolé, mais le début d’une nouvelle phase de progression. Cette dynamique est d’autant plus stratégique que l’équipe prépare déjà son grand rendez-vous à domicile, prévu à New York en mai prochain.

 

Le retour attendu de l’équipe de France

L’étape de Rio marque également le retour sur l’eau de l’équipe française après un épisode difficile en Nouvelle-Zélande. Lors de la manche d’Auckland, un accident en course avait lourdement endommagé leur catamaran, contraignant l’équipage de Quentin Delapierre à interrompre sa progression dans la saison. Depuis, les techniciens et les navigateurs ont travaillé intensivement pour remettre le bateau en état et retrouver leur niveau de performance.

Leur présence au départ au Brésil symbolise une volonté claire : relancer la saison et revenir dans la lutte pour le titre. Dans un championnat aussi serré, chaque étape peut redistribuer les cartes, et Rio pourrait bien marquer un tournant pour l’équipe tricolore.

Après trois épreuves, la saison 2026 s’annonce particulièrement ouverte. Trois équipes différentes ont déjà remporté une victoire, preuve du niveau d’équilibre entre les nations engagées. L’équipe britannique occupe actuellement la tête du classement avec 28 points, suivie de près par l’Australie avec 25 points. Les États-Unis et la France se partagent la troisième place avec 20 points chacun, tandis que l’Allemagne et la Suède restent en embuscade. Cette situation rend l’étape de Rio cruciale. Une victoire pourrait propulser une équipe en tête du championnat, tandis qu’un résultat décevant risquerait de creuser un écart difficile à combler dans la course au titre et à la dotation record de 12,8 millions de dollars mise en jeu cette saison.

 

Rio, nouvelle capitale mondiale de la voile le temps d’un week-end

En accueillant pour la première fois le SailGP, Rio de Janeiro confirme son statut de place forte de la voile internationale. La combinaison d’un plan d’eau spectaculaire, d’un public passionné et d’une histoire sportive riche crée les conditions idéales pour un événement d’envergure mondiale. Durant deux jours, la baie de Guanabara deviendra le théâtre d’une compétition intense, où la vitesse, la stratégie et l’émotion se mêleront dans un décor unique. Pour les équipes comme pour les spectateurs, cette première sud-américaine du SailGP s’annonce déjà comme l’un des moments forts de la saison 2026.

 

L'équipe
Nathalie Moreau
Nathalie Moreau
Nathalie Moreau
Nathalie Moreau est l’atout voyage et évasion de l’équipe, elle est passionnée de croisières et de destinations nautiques. En charge du planning rédactionnel du site figaronautisme.com et des réseaux sociaux, Nathalie suit de très près l’actualité et rédige chaque jour des news et des articles pour nous dépayser et nous faire rêver aux quatre coins du monde. Avide de découvertes, vous la croiserez sur tous les salons nautiques et de voyages en quête de nouveaux sujets.
Gilles Chiorri
Gilles Chiorri
Gilles Chiorri
Associant une formation d’officier C1 de la marine marchande et un MBA d’HEC, Gilles Chiorri a sillonné tous les océans lors de nombreuses courses au large ou records, dont une victoire à la Mini Transat, détenteur du Trophée Jules Verne en 2002 à bord d’Orange, et une 2ème place à La Solitaire du Figaro la même année. Il a ensuite contribué à l’organisation de nombreux évènements, comme la Coupe de l’America, les Extreme Sailing Series et des courses océaniques dont la Route du Rhum et la Solitaire du Figaro (directeur de course), la Volvo Ocean Race (team manager). Sa connaissance du monde maritime et son réseau à l’international lui donnent une bonne compréhension du milieu qui nous passionne.
Il collabore avec les équipes de METEO CONSULT et Figaro Nautisme depuis plus de 20 ans.
Sophie Savant-Ros
Sophie Savant-Ros
Sophie Savant-Ros
Sophie Savant-Ros, architecte de formation et co-fondatrice de METEO CONSULT est entre autres, directrice de l’édition des « Bloc Marine » et du site Figaronautisme.com.
Sophie est passionnée de photographie, elle ne se déplace jamais sans son appareil photo et privilégie les photos de paysages marins. Elle a publié deux ouvrages consacrés à l’Ile de Porquerolles et photographie les côtes pour enrichir les « Guides Escales » de Figaro Nautisme.
Albert Brel
Albert Brel
Albert Brel
Albert Brel, parallèlement à une carrière au CNRS, s’est toujours intéressé à l’équipement nautique. Depuis de nombreuses années, il collabore à des revues nautiques européennes dans lesquelles il écrit des articles techniques et rend compte des comparatifs effectués sur les divers équipements. De plus, il est l’auteur de nombreux ouvrages spécialisés qui vont de la cartographie électronique aux bateaux d’occasion et qui décrivent non seulement l’évolution des technologies, mais proposent aussi des solutions pour les mettre en application à bord des bateaux.
Jean-Christophe Guillaumin
Jean-Christophe Guillaumin
Jean-Christophe Guillaumin
Journaliste, photographe et auteur spécialisé dans le nautisme et l’environnement, Jean-Christophe Guillaumin est passionné de voyages et de bateaux. Il a réussi à faire matcher ses passions en découvrant le monde en bateau et en le faisant découvrir à ses lecteurs. De ses nombreuses navigations il a ramené une certitude : les océans offrent un terrain de jeu fabuleux mais aussi très fragile et aujourd’hui en danger. Fort d’une carrière riche en reportages et articles techniques, il a su se distinguer par sa capacité à vulgariser des sujets complexes tout en offrant une expertise pointue. À travers ses contributions régulières à Figaro Nautisme, il éclaire les plaisanciers, amateurs ou aguerris, sur les dernières tendances, innovations technologiques, et défis liés à la navigation. Que ce soit pour analyser les performances d’un voilier, explorer l’histoire ou décortiquer les subtilités de la course au large, il aborde chaque sujet avec le souci du détail et un regard expert.
Charlotte Lacroix
Charlotte Lacroix
Charlotte Lacroix
Charlotte est une véritable globe-trotteuse ! Très jeune, elle a vécu aux quatre coins du monde et a pris goût à la découverte du monde et à l'évasion. Tantôt à pied, en kayak, en paddle, à voile ou à moteur, elle aime partir à la découverte de paradis méconnus. Elle collabore avec Figaro Nautisme au fil de l'eau et de ses coups de cœur.
Max Billac
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Max est tombé dedans quand il était petit ! Il a beaucoup navigué avec ses parents, aussi bien en voilier qu'en bateau moteur le long des côtes européennes mais pas que ! Avec quelques transatlantiques à son actif, il se passionne pour le monde du nautisme sous toutes ses formes. Il aime analyser le monde qui l'entoure et collabore avec Figaro Nautisme régulièrement.
Denis Chabassière
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Denis Chabassière
Naviguant depuis son plus jeune âge que ce soit en croisière, en course, au large, en régate, des deux côtés de l’Atlantique, en Manche comme en Méditerranée, Denis, quittant la radiologie rochelaise en 2017, a effectué avec sa femme à bord de PretAixte leur 42 pieds une circumnavigation par Panama et Cape Town. Il ne lui déplait pas non plus de naviguer dans le temps avec une prédilection pour la marine d’Empire, celle de Trafalgar …
Michel Ulrich
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Après une carrière internationale d’ingénieur, Michel Ulrich navigue maintenant en plaisance sur son TARGA 35+ le long de la côte atlantique. Par ailleurs, il ne rate pas une occasion d’embarquer sur des navires de charge, de travail ou de services maritimes. Il nous fait partager des expériences d’expédition maritime hors du commun.
METEO CONSULT
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METEO CONSULT est un bureau d'études météorologiques opérationnel, qui assiste ses clients depuis plus de 30 ans. Les services de METEO CONSULT reposent sur une équipe scientifique de haut niveau et des moyens techniques de pointe. Son expertise en météo marine est reconnue et ses prévisionnistes accompagnent les plaisanciers, les capitaines de port et les organisateurs de courses au large depuis ses origines : Route du Rhum, Transat en double, Solitaire du Figaro…
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Titulaire d'un doctorat en Climatologie-Environnement, Cyrille est notre expert METEO CONSULT. Après avoir enseigné la climatologie et la géographie à l'université, il devient l'un des météorologues historiques de La Chaîne Météo en intégrant l'équipe en 2000. Spécialiste de la météo marine, il intervient également en tant qu'expert météo marine pour des courses de renommée mondiale, comme la Route du Rhum, la Solitaire du Figaro, la Transat Paprec...
Irwin Sonigo
Irwin Sonigo
Irwin Sonigo
Capitaine 200 et ancien embarqué dans la Marine nationale, Irwin Sonigo a exploré toutes les facettes de la navigation. Des premiers bords sur un cotre aurique de 1932 à la grande plaisance sur la Côte d’Azur, en passant par les catamarans de Polynésie, les voiliers des Antilles ou plusieurs transatlantiques, il a tout expérimenté. Il participe à la construction d’Open 60 en Nouvelle-Zélande et embarque comme boat pilote lors de la 32e America’s Cup. Aujourd’hui, il met cette riche expérience au service de Figaro Nautisme, où il signe des essais et reportages ancrés dans le réel.