
Oléron, un décor brut pour une préparation de haut niveau
Sur la façade atlantique, Île d’Oléron offre un cadre aussi spectaculaire qu’implacable. Ici, la mer impose ses règles et ne pardonne aucune approximation. Le documentaire s’ancre dans cette réalité maritime, loin des images idéalisées, pour montrer un environnement qui forge les pêcheurs autant qu’il les met à l’épreuve.
La côte nord de l’île porte une mémoire lourde. La légende raconte que, jadis, des feux étaient allumés dans la nuit pour tromper les navires et les attirer vers les rochers. Vent, houle et marées faisaient alors le reste. Pour mettre fin à ces drames, une balise s’est imposée dans le paysage : le Phare d’Antioche, devenu depuis un repère majeur de ce secteur de navigation redouté.
Antioche, des épaves à l’écosystème
Le film explique pourquoi ce secteur est aujourd’hui l’un des plus recherchés pour la pêche sportive. Les bateaux échoués sur les rochers n’ont pas seulement disparu avec le temps. Leurs structures, lentement colonisées, ont formé de véritables récifs artificiels. Autour de ces épaves, un écosystème dense s’est développé, attirant poissons fourrage et prédateurs.
Cette richesse biologique fait d’Antioche un spot de choix pour la pêche, aussi bien de loisir que sportive. Courants puissants, fonds structurés et abondance de poissons en font un terrain idéal pour se préparer à une compétition où la lecture du milieu et la précision sont décisives. Un laboratoire grandeur nature pour qui vise une performance au plus haut niveau.

Deux hommes, une préparation tournée vers la compétition
Au cœur de L’Île aux épaves, Sébastien et Jérémie avancent avec une même échéance en tête : le Grand Pavois Fishing. Jérémie s’est lancé dans la construction d’un bateau ultra-performant, pensé pour répondre aux contraintes spécifiques de l’Atlantique et optimiser chaque sortie. La préparation est méthodique, exigeante, parfois risquée, mais toujours orientée vers la compétition.
Sébastien, lui, aborde cette phase avec le statut de vainqueur à défendre. L’expérience devient une arme, mais aussi une pression supplémentaire. Le documentaire montre cette dualité, entre confiance acquise et remise en question permanente, à mesure que l’échéance se rapproche.
Le Grand Pavois Fishing n’est pas un simple point final du récit, il en est l’ossature. L’édition 2026 se déroulera les vendredi 25 et dimanche 27 septembre 2026. Autour de la compétition, l’événement déploie un véritable village pêche, avec un espace de vente dédié, une galerie de bateaux de pêche, une marina et plusieurs animations spécialisées.
Moment clé du programme, le tournoi de pêche aux leurres en "no kill" incarne une approche sportive moderne, technique et respectueuse du milieu marin. C’est cette philosophie que le documentaire met en lumière, sans discours appuyé, à travers la préparation de ses protagonistes.

Un documentaire ancré dans la réalité sportive et maritime
Réalisé par Arthur Habudzik et Antoine Rocher, L’Île aux épaves propose une immersion de 52 minutes dans l’envers du décor d’une grande compétition. En montrant la préparation bien avant le jour J, le film rappelle que le Grand Pavois Fishing se joue longtemps avant le premier lancer, dans les choix, les doutes et les heures passées sur l’eau.
Entre Oléron, Antioche et cette échéance clairement assumée dès les premières images, le documentaire dresse le portrait d’une pêche sportive exigeante, ancrée dans son territoire et tournée vers la performance.
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