Eaux noires à bord : la plaisance européenne bientôt sommée de ne plus rien rejeter ?

Mark Bernie
Par Mark Bernie

Longtemps considérée comme un détail technique, la gestion des eaux noires, des eaux grises et des déchets en général devient un enjeu central pour les plaisanciers. Sous la pression des réglementations européennes, des ports, des zones protégées et des pays les plus stricts, la croisière côtière entre dans une nouvelle ère : celle du bateau autonome, propre, capable de ne rien laisser derrière lui. Le “zéro rejet” n’est pas encore une obligation uniforme partout en Europe, mais il devient déjà la nouvelle norme de fait.

Gestion des déchets et des eaux noires à bord : vers le “zéro rejet” obligatoire en Europe ?

La scène pourrait se dérouler dans une calanque méditerranéenne, un mouillage breton, une baie croate ou un archipel suédois. Quelques bateaux sont à l’ancre, l’eau est claire, les annexes circulent entre les coques, les enfants sautent depuis les jupes arrière, les équipages préparent le déjeuner après la baignade du matin. À bord, tout semble simple : on prend une douche rapide, on fait la vaisselle, on utilise les toilettes, on range les déchets dans un sac avant la prochaine escale. Et pourtant, derrière cette apparente normalité, une révolution discrète est en cours. Ce que la mer a longtemps semblé absorber sans broncher ne peut plus être considéré comme anodin. Les eaux noires issues des toilettes, les eaux grises provenant des douches, lavabos et éviers, les déchets ménagers ou techniques, les produits ménagers, les huiles, les lingettes, les plastiques et les résidus de cuisine sont désormais au cœur d’un changement profond de culture maritime et ne peuvent plus être, tout simplement, jetés à la mer.

Le “zéro rejet” n’est pas encore une règle unique et harmonisée pour tous les bateaux de plaisance en Europe. Mais il avance. Par la loi, par les usages, par la pression des ports, par les obligations locales, par les zones protégées et par les attentes des plaisanciers eux-mêmes. À bord, le sujet n’est plus seulement écologique. Il devient pratique, réglementaire, sanitaire, technique et même patrimonial. Un bateau bien équipé, capable de stocker ou de traiter ses eaux usées, sera demain plus facile à utiliser, plus agréable à vivre et même plus facile à revendre.

Une Europe encore morcelée, mais une trajectoire commune

La première difficulté, pour le plaisancier, est de s’y retrouver. Contrairement à ce que l’on pourrait imaginer, il n’existe pas encore une grande règle européenne simple qui imposerait à tous les voiliers et bateaux à moteur de plaisance un “zéro rejet” absolu partout et tout le temps. La réalité est plus complexe, plus progressive, parfois plus déroutante aussi. Au niveau international, la convention MARPOL encadre les pollutions générées par les navires, notamment les eaux usées. Elle concerne d’abord les navires professionnels, les grandes unités et les bateaux transportant un certain nombre de personnes. Mais son esprit descend progressivement vers la plaisance : les rejets d’eaux usées non traitées près des côtes sont de moins en moins tolérés, et le stockage ou le traitement deviennent la norme sur les bateaux modernes. Au niveau européen, la réglementation impose aux ports de mieux organiser la réception des déchets des navires. L’objectif est évident : si l’on demande aux bateaux de ne pas rejeter en mer, il faut leur donner les moyens de déposer à terre ce qu’ils ne doivent plus évacuer au large. Cette logique concerne les déchets solides, les huiles, certains résidus techniques, mais aussi, progressivement, les eaux usées. Les ports de plaisance sont donc poussés à s’équiper en stations de pompage et en filières de collecte plus efficaces.

Puis viennent les réglementations nationales. C’est là que la cartographie devient particulièrement intéressante. En France, les bateaux de plaisance équipés de toilettes et construits depuis 2008 doivent disposer d’un système permettant de stocker ou de traiter les eaux noires lorsqu’ils accèdent aux ports, aux mouillages organisés et à certaines zones d’accueil. En clair, les bateaux récents doivent être capables de ne pas rejeter directement leurs eaux de toilettes dans les zones sensibles. Dans les pays nordiques, la logique est souvent plus stricte. La Suède interdit depuis plusieurs années le rejet des eaux de toilettes des bateaux de plaisance dans ses eaux territoriales, lacs et eaux intérieures. Les Pays-Bas encadrent sévèrement les rejets d’eaux noires, notamment en eaux intérieures. La Finlande avance également vers des restrictions renforcées, y compris sur certaines eaux traitées et, à terme, sur les eaux grises pour des navires de taille ou d’usage spécifiques. En Méditerranée, les règles varient selon les pays et les zones, mais la tendance est claire : ports, parcs marins, réserves naturelles et mouillages réglementés demandent de plus en plus aux plaisanciers de limiter, voire d’interdire, tout rejet. 

La conclusion est simple : même si le “zéro rejet” obligatoire n’est pas encore uniforme, le plaisancier qui navigue en Europe a tout intérêt à considérer qu’il deviendra la règle pratique dans les années à venir.

Les eaux noires, premier front de la croisière propre

Les eaux noires sont les plus faciles à identifier. Elles proviennent des toilettes et contiennent des matières organiques, des bactéries, des germes, parfois des produits chimiques si l’équipage utilise des additifs inadaptés. Dans un port ou un mouillage abrité, leur rejet pose un problème évident d’hygiène et de qualité de l’eau. Sur de nombreux bateaux anciens, les toilettes marines fonctionnent encore selon un schéma très simple : une prise d’eau de mer, une pompe, une cuvette, un tuyau, une vanne et un rejet direct. Ce système a longtemps été considéré comme robuste, économique et facile à entretenir. Il l’est encore d’un point de vue mécanique. Mais il devient de moins en moins compatible avec les usages actuels de la croisière côtière. La solution la plus répandue est la cuve à eaux noires. Elle permet de stocker les eaux issues des toilettes avant de les évacuer soit dans une station de pompage au port, soit au large lorsque la réglementation l’autorise. Sur le papier, tout paraît simple. Dans la réalité, l’installation doit être pensée avec soin. Une cuve trop petite devient vite inutilisable pour un équipage familial. Une ventilation mal conçue entraîne des odeurs. Des tuyaux de mauvaise qualité se bouchent rapidement. Une vanne mal placée se transforme en source d’erreur. Et une pompe inaccessible tombe toujours en panne au mauvais moment. Pour un bateau de croisière, le bon équipement n’est donc pas seulement une question de conformité. C’est une question de confort à bord. Un système sanitaire bien conçu s’oublie. Un mauvais système devient le sujet numéro un de la croisière. Il faut aussi adapter les habitudes. À bord, les toilettes ne sont pas celles de la maison. On n’y jette rien d’autre que ce qu’elles peuvent accepter. Pas de lingettes, pas de protections hygiéniques, pas d’essuie-tout, pas de coton, pas de produits agressifs. On limite la quantité d’eau utilisée, on explique le fonctionnement aux invités et l’on vérifie régulièrement les vannes. Cette pédagogie n’a rien d’anecdotique. Un équipier mal informé peut bloquer tout le système en quelques secondes.

Les eaux grises, le prochain grand sujet

Si les eaux noires concentrent l’attention, les eaux grises pourraient bien devenir le prochain front réglementaire. Elles proviennent des douches, lavabos, éviers et parfois des machines à laver sur les grandes unités. Elles ne présentent pas le même risque sanitaire direct que les eaux noires, mais elles transportent des savons, shampoings, graisses, détergents, résidus alimentaires, microfibres textiles et produits ménagers. Dans un mouillage ouvert et bien brassé, l’impact d’un bateau isolé reste limité. Dans une crique fermée en plein mois d’août, avec plusieurs dizaines d’unités qui font leur vaisselle, prennent des douches et rincent leur cockpit, la question devient très différente. Les eaux grises sont moins visibles que les déchets plastiques et moins choquantes que les eaux noires, mais elles participent à la dégradation progressive de certains milieux très fréquentés. Le défi est technique. Stocker les eaux noires est relativement simple, car les volumes restent maîtrisables. Stocker toutes les eaux grises d’un bateau de croisière est beaucoup plus contraignant. Une douche quotidienne pour quatre personnes, la vaisselle, les lavages et les rinçages représentent vite des dizaines de litres. Cela suppose des cuves plus grandes, des pompes supplémentaires, des circuits séparés, de la place, du poids et de la maintenance. 

Sur un catamaran récent de grande croisière, la question peut être intégrée dès la conception. Sur un monocoque de 9 ou 10 mètres construit dans les années 1980 ou 1990, l’exercice devient beaucoup plus compliqué. C’est pourquoi l’évolution de la gestion des eaux grises passera probablement autant par la sobriété que par l’équipement. La meilleure solution consiste déjà à réduire ce que l’on rejette. Essuyer les assiettes avant de les laver, utiliser très peu de produit, choisir des savons réellement compatibles avec le milieu marin, privilégier les douches courtes, se rincer d’abord à l’eau de mer avant un rinçage final à l’eau douce, ne jamais verser de graisse ou d’huile dans l’évier, installer des filtres simples dans les bondes : autant de gestes modestes qui, répétés par des milliers de plaisanciers, changent réellement les pratiques.

Toilettes sèches : une solution de plus en plus crédible

Il y a quelques années encore, parler de toilettes sèches à bord d’un bateau de croisière faisait sourire. Le sujet était perçu comme marginal, militant, réservé à quelques équipages très engagés. Cette époque est révolue. Les toilettes sèches à séparation deviennent une option sérieuse, en particulier pour les bateaux de voyage, les petites unités difficiles à équiper en cuve et les plaisanciers qui recherchent une autonomie maximale. Le principe est simple : séparer les urines des matières solides, limiter ou supprimer l’usage de l’eau, ventiler correctement le système et organiser l’évacuation à terre. Le grand avantage est évident : plus de pompe de toilettes capricieuse, plus de tuyaux imprégnés, plus de passe-coque sous la flottaison dédié aux WC, plus de cuve à eaux noires pleine au mauvais moment. Pour un bateau qui passe beaucoup de temps au mouillage, c’est une vraie libération. Mais la solution demande un changement culturel. Les toilettes sèches imposent de gérer les contenants, de vider régulièrement, de stocker temporairement les matières et de trouver des points d’évacuation adaptés. Pour un couple de grande croisière bien organisé, cela peut devenir très naturel. Pour une semaine de location avec un équipage nombreux et peu habitué, c’est plus délicat. La toilette sèche n’est donc pas une solution miracle. Elle est une réponse pertinente pour certains programmes. Elle oblige surtout à changer de question. On ne se demande plus seulement où l’on peut rejeter. On cherche à ne plus produire d’eaux noires liquides. C’est exactement le basculement culturel vers lequel se dirige la plaisance propre.

Traitement embarqué : prometteur, mais pas universel

L’autre piste technique est celle du traitement embarqué. Certains systèmes broient, filtrent, désinfectent ou traitent biologiquement les eaux usées avant rejet autorisé. Sur les grands yachts, les navires de charter ou les unités transportant de nombreux passagers, ces solutions existent déjà. Sur la plaisance privée de taille moyenne, elles restent plus rares. La raison est simple : un bateau n’est pas une maison. Il manque de place, d’énergie, de régularité d’usage et d’accès technique. Une micro-station aime fonctionner de manière stable. Or un bateau peut rester inutilisé pendant plusieurs semaines, puis accueillir soudainement six personnes pendant quinze jours. Il peut gîter, taper dans la mer, manquer d’électricité ou être soumis à des variations importantes de température. Ces systèmes vont progresser. Ils trouveront sans doute leur place sur les grandes unités neuves, les catamarans de voyage, les bateaux à moteur habitables et certaines flottes professionnelles. Mais il faut garder la tête froide. Un traitement embarqué demande de l’entretien, de l’énergie, une surveillance et parfois des consommables. Il ne dispense pas toujours de l’interdiction de rejet dans les ports, les zones protégées ou les mouillages réglementés. À court terme, la solution la plus réaliste pour la majorité des plaisanciers reste une combinaison : cuve à eaux noires bien dimensionnée, vidange au port dès que possible, réduction des eaux grises, produits soigneusement choisis et gestion stricte des déchets solides.

Les déchets solides : le zéro rejet est déjà la règle

Pour les déchets solides, le débat est plus simple : rien ne doit partir à la mer. Plastiques, emballages, mégots, bouteilles, canettes, piles, batteries, filtres, huiles, chiffons gras, vieux bouts, fusées périmées, pots de peinture, solvants ou cartouches de gaz doivent revenir à terre dans une filière adaptée. Sur un bateau, la gestion des déchets commence avant le départ. L’avitaillement est déterminant. Plus on embarque d’emballages, plus on devra les stocker. Les équipages expérimentés déconditionnent au port, évitent les portions individuelles, privilégient les contenants réutilisables, séparent les déchets dangereux et prévoient des sacs solides et bien fermés. Une croisière de trois semaines révèle très vite l’absurdité de certains emballages. Le sujet des mégots mérite aussi d’être rappelé. Jeter un mégot à la mer n’a rien d’un petit geste sans conséquence. C’est un déchet polluant, persistant, parfaitement évitable. La même logique vaut pour les microdéchets du quotidien : opercules, bouts de plastique, colliers de serrage, emballages de piles, morceaux de ruban adhésif. En mer, ce qui tombe disparaît vite à la vue. Cela ne signifie pas que cela disparaît du milieu. 

Le “zéro rejet” commence donc dans le cockpit, à la table à cartes, dans la cuisine et dans les coffres. Il relève moins d’un équipement sophistiqué que d’une discipline simple : tout ce qui est monté à bord doit pouvoir être ramené à terre, trié et évacué proprement.

Une carte européenne à plusieurs vitesses

Pour le plaisancier qui prépare une croisière en Europe, on peut distinguer trois grandes zones de vigilance. La première est l’Europe du Nord et la Baltique. C’est souvent la zone la plus stricte et la mieux organisée. Suède, Finlande, Danemark, Allemagne, Pays-Bas : les rejets d’eaux noires y sont fortement encadrés, voire interdits dans de nombreuses situations. Les stations de pompage sont plus fréquentes, les habitudes plus installées, les contrôles mieux acceptés. Naviguer dans ces eaux sans solution de stockage devient de moins en moins réaliste. La deuxième zone regroupe l’Atlantique, la Manche et une partie de l’Europe occidentale. En France, en Espagne, au Portugal, en Irlande ou au Royaume-Uni, la situation varie selon les bassins, les ports et les zones protégées. Les équipements progressent, mais restent inégaux. Certains ports disposent de pompes efficaces et accessibles ; d’autres sont encore en retard. Pour un plaisancier, la bonne pratique consiste à anticiper les escales de vidange comme on anticipe le plein d’eau ou de carburant. 

La troisième zone est la Méditerranée, sans doute la plus sensible. La densité de bateaux y est énorme en saison. Les mouillages sont souvent proches des plages, les baies parfois peu renouvelées, les herbiers de posidonie fragiles et les parcs naturels de plus en plus encadrés. Baléares, Côte d’Azur, Corse, Sardaigne, Croatie, Grèce : partout, la pression augmente. Le paradoxe est que les infrastructures de pompage ne sont pas toujours à la hauteur de l’ambition réglementaire. On demande aux plaisanciers de mieux faire, mais tous les ports ne leur offrent pas encore des solutions simples, rapides et fiables. Cette transition imparfaite ne doit pas servir d’excuse. Elle rappelle simplement que le “zéro rejet” n’est pas seulement l’affaire des plaisanciers. Il suppose aussi des ports équipés, des consignes claires, des contrôles cohérents et des filières de traitement capables d’absorber les volumes collectés.

Le casse-tête des bateaux anciens

Le parc européen de plaisance est ancien. Beaucoup de bateaux naviguent encore parfaitement après vingt, trente ou quarante ans. Ils ont été conçus à une époque où la cuve à eaux noires n’était pas systématique et où les eaux grises n’étaient presque jamais prises en compte. Installer une cuve sur un bateau existant peut être simple… ou très compliqué. Sur un petit voilier, chaque litre de volume disponible compte. Sur un bateau de voyage déjà chargé, chaque kilo supplémentaire se discute. Pour autant, cette adaptation deviendra de plus en plus incontournable. Les bateaux de location y seront poussés rapidement, car ils naviguent beaucoup et accueillent des équipages nombreux. Les bateaux récents le sont déjà largement. Les bateaux anciens suivront progressivement, notamment au moment des refits, des changements de propriétaire ou des départs en grande croisière. 

Le marché de l’occasion jouera aussi son rôle. Demain, un bateau bien équipé pour la gestion de ses eaux usées, sans odeur, avec une installation claire et entretenue, sera plus attractif qu’un bateau dont le système sanitaire est resté figé dans les années 1980. La conformité environnementale deviendra un argument de valeur, au même titre que l’énergie solaire, le dessalinisateur ou l’électronique récente…

Crédit photo couverture : Illustration AdobeStock - ThomasLENNE 

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Associant une formation d’officier C1 de la marine marchande et un MBA d’HEC, Gilles Chiorri a sillonné tous les océans lors de nombreuses courses au large ou records, dont une victoire à la Mini Transat, détenteur du Trophée Jules Verne en 2002 à bord d’Orange, et une 2ème place à La Solitaire du Figaro la même année. Il a ensuite contribué à l’organisation de nombreux évènements, comme la Coupe de l’America, les Extreme Sailing Series et des courses océaniques dont la Route du Rhum et la Solitaire du Figaro (directeur de course), la Volvo Ocean Race (team manager). Sa connaissance du monde maritime et son réseau à l’international lui donnent une bonne compréhension du milieu qui nous passionne.
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Sophie Savant-Ros, architecte de formation et co-fondatrice de METEO CONSULT est entre autres, directrice de l’édition des « Bloc Marine » et du site Figaronautisme.com.
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Albert Brel, parallèlement à une carrière au CNRS, s’est toujours intéressé à l’équipement nautique. Depuis de nombreuses années, il collabore à des revues nautiques européennes dans lesquelles il écrit des articles techniques et rend compte des comparatifs effectués sur les divers équipements. De plus, il est l’auteur de nombreux ouvrages spécialisés qui vont de la cartographie électronique aux bateaux d’occasion et qui décrivent non seulement l’évolution des technologies, mais proposent aussi des solutions pour les mettre en application à bord des bateaux.
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Journaliste, photographe et auteur spécialisé dans le nautisme et l’environnement, Jean-Christophe Guillaumin est passionné de voyages et de bateaux. Il a réussi à faire matcher ses passions en découvrant le monde en bateau et en le faisant découvrir à ses lecteurs. De ses nombreuses navigations il a ramené une certitude : les océans offrent un terrain de jeu fabuleux mais aussi très fragile et aujourd’hui en danger. Fort d’une carrière riche en reportages et articles techniques, il a su se distinguer par sa capacité à vulgariser des sujets complexes tout en offrant une expertise pointue. À travers ses contributions régulières à Figaro Nautisme, il éclaire les plaisanciers, amateurs ou aguerris, sur les dernières tendances, innovations technologiques, et défis liés à la navigation. Que ce soit pour analyser les performances d’un voilier, explorer l’histoire ou décortiquer les subtilités de la course au large, il aborde chaque sujet avec le souci du détail et un regard expert.
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Après une carrière internationale d’ingénieur, Michel ULRICH a navigué en plaisance le long de la côte atlantique, et embarqué au long cours sur des navires de la marine marchande, accumulant une large expérience de nombreuses expéditions maritimes. Il est un bénévole engagé à la SNSM (canotier, ancien vice-président de la station de l’Herbaudière) depuis plus de dix ans. Capitaine 200 UMS, il est maintenant auteur et conférencier dans le domaine de l’histoire maritime, lauréat (mention 2024) de l’Académie de Marine, auditeur de l’Académie de Marine, membre associé de la Fédération Maritime (Maison de la Mer à Nantes).
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Titulaire d'un doctorat en Climatologie-Environnement, Cyrille est notre expert METEO CONSULT. Après avoir enseigné la climatologie et la géographie à l'université, il devient l'un des météorologues historiques de La Chaîne Météo en intégrant l'équipe en 2000. Spécialiste de la météo marine, il intervient également en tant qu'expert météo marine pour des courses de renommée mondiale, comme la Route du Rhum, la Solitaire du Figaro, la Transat Paprec...
Irwin Sonigo
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Capitaine 200 et ancien embarqué dans la Marine nationale, Irwin Sonigo a exploré toutes les facettes de la navigation. Des premiers bords sur un cotre aurique de 1932 à la grande plaisance sur la Côte d’Azur, en passant par les catamarans de Polynésie, les voiliers des Antilles ou plusieurs transatlantiques, il a tout expérimenté. Il participe à la construction d’Open 60 en Nouvelle-Zélande et embarque comme boat pilote lors de la 32e America’s Cup. Aujourd’hui, il met cette riche expérience au service de Figaro Nautisme, où il signe des essais et reportages ancrés dans le réel.
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