Lagoon et Coral Guardian : plus de 5 000 coraux restaurés pour une plaisance plus responsable
Chez Lagoon, la transition environnementale ne se joue plus seulement dans les bureaux d’études ou sur les lignes de production. Elle se prolonge désormais jusque sous la surface, là où les récifs coralliens concentrent une biodiversité essentielle mais de plus en plus fragilisée. En s’associant à Coral Guardian, le constructeur français de catamarans donne une dimension très concrète à son engagement : plus de 5 000 coraux ont été restaurés dans des zones menacées, avec l’objectif de contribuer à la régénération de récifs abîmés. Cette initiative s’inscrit dans une démarche plus large baptisée Sailing for Change. L’idée est claire : ne plus limiter la durabilité à un argument de conception, mais l’intégrer à toutes les étapes de la vie d’un bateau, depuis les matériaux utilisés jusqu’à l’usage en mer, en passant par l’énergie embarquée, le refit et le soutien à des projets de préservation marine.
Le choix de Coral Guardian n’est pas anodin. Les récifs coralliens jouent un rôle majeur dans l’équilibre des écosystèmes marins, tout en étant particulièrement exposés au réchauffement des eaux, aux pressions humaines et à la dégradation des habitats. Pour une marque dont l’univers repose sur la navigation, les lagons et les grandes croisières, soutenir leur restauration revient à agir directement sur l’un des symboles les plus fragiles de l’océan.
Avec plus de 5 000 coraux restaurés, Lagoon ne présente pas ce partenariat comme une simple opération de communication, mais comme l’un des volets de son engagement environnemental. La marque soutient également d’autres initiatives, comme l’Alliance Posidonia pour la protection des herbiers de posidonie en Méditerranée, ou l’APER, l’éco organisme chargé du recyclage des bateaux de plaisance en fin de vie. L’ensemble dessine une stratégie qui dépasse le seul produit pour toucher à la préservation des milieux marins.
Le partenariat avec Coral Guardian prend davantage de sens lorsqu’il est replacé dans la transformation industrielle engagée par Lagoon et le Groupe Beneteau. Depuis 2025, 45 % de la résine utilisée pour la construction de certains catamarans Lagoon à Bordeaux bénéficie du principe de bio attribution, avec des matières premières d’origine naturelle et recyclée intégrées dans la chaîne de production du fournisseur.
Sur les Lagoon EIGHTY 2 et EIGHTY 3, cette évolution représente près de 10 tonnes de CO2 évitées par bateau. Ces 2 modèles introduisent également une part importante de fibre de verre recyclée, à hauteur de 80 % de la quantité totale de fibres utilisées. À cela s’ajoute l’emploi de fibres naturelles pour certaines petites pièces non structurelles, une façon de réduire progressivement la dépendance aux matériaux traditionnels issus de ressources fossiles.
L’intérêt de cette approche tient à son pragmatisme. Lagoon ne promet pas un bateau « zéro impact », mais cherche à réduire l’empreinte de ses catamarans là où les leviers sont réellement disponibles : choix des matériaux, procédés industriels, consommation d’énergie, recyclage et prolongation de la durée de vie des unités existantes.
La réflexion ne s’arrête pas au chantier. Lagoon rappelle que la phase d’usage reste la plus émettrice dans le cycle de vie d’un bateau. La marque met donc en avant une navigation qui s’appuie d’abord sur la voile, le vent restant le moyen le plus naturel de se déplacer en mer.
Les équipements de bord suivent la même logique. Les catamarans peuvent recevoir de nombreux panneaux solaires intégrés au design, capables de couvrir 30 à 50 % des besoins en énergie liés au confort à bord. Sur le Lagoon EIGHTY 2, cette production solaire permet même d’activer un « silent mode », où les équipements fonctionnent uniquement grâce à l’énergie solaire ou stockée. Des systèmes de climatisation à basse consommation complètent cette recherche d’autonomie, tout comme les dispositifs de purification de l’eau, pensés pour limiter l’usage des bouteilles en plastique.
Lagoon travaille aussi sur l’hybridation depuis plusieurs années. Dès 2006, la marque lançait le Lagoon 420, présenté comme le premier catamaran hybride du marché. En 2026, le Groupe Beneteau et le Groupe Fountaine Pajot ont franchi une nouvelle étape avec la création d’E-LEKTRA MARINE, une co-entreprise dédiée à la propulsion électrique et à la gestion intelligente de l’énergie embarquée. La solution doit être progressivement proposée sur la gamme Lagoon à partir de 2027.
Autre point important : la durabilité passe aussi par la seconde vie des bateaux. Avec le programme Lagoon NEO, la marque développe le refit de catamarans existants, afin de prolonger leur usage plutôt que de les remplacer trop vite. C’est une évolution importante pour une filière nautique confrontée à une question de fond : comment faire durer davantage les unités, moderniser les équipements, limiter les déchets et structurer une vraie logique circulaire ?
Dans ce contexte, le partenariat avec Coral Guardian apparaît comme la partie visible d’une stratégie plus globale. Restaurer des coraux, c’est agir sur le vivant. Réduire l’empreinte des matériaux, c’est agir en amont. Développer l’énergie solaire, l’hybridation et le refit, c’est agir pendant toute la durée de vie du bateau.
Avec Sailing for Change, Lagoon cherche à montrer qu’un constructeur nautique ne peut plus se contenter de faire naviguer ses bateaux dans de beaux paysages. Il doit aussi participer à la protection de ces paysages, en mer comme à terre. Le partenariat avec Coral Guardian résume bien cette évolution : les récifs ne sont plus seulement un décor de croisière, mais des écosystèmes à préserver.
La démarche reste évidemment progressive, car la construction d’un catamaran mobilise encore des matériaux complexes et des procédés industriels lourds. Mais l’ensemble donne une direction claire. En travaillant à la fois sur les matériaux, l’énergie, l’usage, le refit et la restauration corallienne, Lagoon veut faire de la plaisance responsable un chantier concret, mesurable et durable. Et dans un secteur aussi lié à la beauté des océans, ce cap devient difficile à ignorer.