Bateaux abandonnés : peut-on vraiment faire l’affaire du siècle ?

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Virginie Lepoutre
Par Virginie Lepoutre

Ils sommeillent parfois depuis des années au fond d’un port ou sur un terre-plein, couverts de mousse et d’embruns. Ces bateaux oubliés font rêver les amateurs de bonnes affaires. Mais entre propriétaire introuvable, procédure administrative, dettes éventuelles et remise en état coûteuse, racheter une unité abandonnée ne s’improvise pas. Voici comment procéder, vers qui se tourner et surtout comment éviter qu’un bateau à petit prix ne devienne un gouffre financier.

Bateaux abandonnés : peut-on vraiment faire l’affaire du siècle ?

Ils sont là, parfois depuis cinq, dix ou quinze ans. Un vieux voilier au fond d’un port, les aussières couvertes d’algues, un bateau à moteur dont personne n’a vu le propriétaire depuis plusieurs saisons, une coque posée sur un terre-plein avec un mât démonté et un cockpit rempli d’eau de pluie. Forcément, la question finit par se poser : et si ce bateau pouvait être racheté pour presque rien ? L’idée n’est pas absurde. Certains bateaux délaissés changent effectivement de propriétaire pour une somme très faible et quelques passionnés réussissent de belles opérations. Mais avant d’imaginer une affaire exceptionnelle, il faut comprendre une règle essentielle : un bateau qui semble abandonné n’est pas forcément un bateau sans propriétaire. Et toute la difficulté est là.

Un bateau abandonné appartient toujours à quelqu’un

La scène est classique. Vous avez repéré depuis plusieurs années un voilier qui ne bouge jamais. Son antifouling a disparu sous les coquillages, les voiles sont verdies et les défenses semblent ne plus avoir été déplacées depuis une éternité. Vous interrogez les voisins de ponton. L’un croit savoir que le propriétaire est parti à l’étranger. Un autre affirme qu’il est décédé. Un troisième assure que le port « cherche à s’en débarrasser ». Autrement dit, personne ne sait vraiment.

Pourtant, ce bateau reste la propriété de quelqu’un tant qu’aucune procédure officielle n’a modifié cette situation. Un propriétaire peut avoir cessé de naviguer tout en continuant à payer sa place. Il peut être malade, engagé dans une succession compliquée ou simplement avoir perdu tout intérêt pour son bateau. Dans tous les cas, impossible de considérer que le bateau est libre sous prétexte qu’il paraît abandonné. La situation est exactement la même que pour une maison vide depuis plusieurs années. Des volets cassés et un jardin en friche ne suffisent pas à faire disparaître le propriétaire.

La capitainerie, première porte à pousser

Si vous êtes intéressé par une unité qui semble abandonnée, la première démarche est simple : prendre contact avec la capitainerie ou le gestionnaire du port. Il ne s’agit pas d’exiger les coordonnées du propriétaire, qui ne pourront pas nécessairement vous être communiquées, mais plutôt de signaler votre intérêt. Vous pouvez laisser vos coordonnées et demander qu’elles soient transmises au propriétaire si celui-ci est connu et joignable. Cette démarche peut réellement aboutir.

Derrière certains bateaux abandonnés en apparence se cachent simplement des propriétaires qui ne savent plus quoi en faire. Le bateau acheté vingt ou trente ans auparavant n’est plus utilisé. Les enfants n’en veulent pas. L’entretien devient pénible. Les frais de port continuent pourtant à tomber. Dans ce cas, tout le monde peut avoir intérêt à trouver rapidement un repreneur. Le propriétaire se débarrasse d’une charge devenue encombrante. Le port récupère une place. Et l’acheteur peut accéder à une unité pour une somme très inférieure au prix du marché. Sur le papier, le scénario est idéal.

Le bateau à 1 euro existe

Il ne s’agit pas d’une légende. Certains propriétaires sont prêts à céder leur bateau pour un prix symbolique. Lorsque les frais d’entretien et de stationnement deviennent supérieurs à la valeur du bateau, l’objectif n’est plus forcément d’en tirer de l’argent. Le propriétaire cherche simplement quelqu’un qui acceptera de reprendre l’unité et, surtout, les dépenses qui l’accompagnent. Mais un bateau acheté 1 000 euros n’est pas nécessairement un bateau à 1 000 euros. Prenons l’exemple d’un monocoque de dix mètres construit dans les années 1980. Immobilisé depuis sept ans, il pourrait valoir 20 000 ou 25 000 euros en bon état. Vous réussissez à le racheter 2 000 euros. Bonne affaire ?

Peut-être.

Mais si le gréement dormant est à remplacer, les voiles détruites, le moteur à réviser sérieusement, les batteries hors service et plusieurs vannes à changer, l’addition grimpe rapidement. Ajoutez une électronique dépassée, quelques infiltrations et une installation électrique à reprendre et vous pouvez facilement engager plusieurs dizaines de milliers d’euros. Le prix d’achat devient alors presque secondaire. La seule vraie question à se poser est donc de savoir combien coutera vraiment le bateau remis en état de naviguer !

Plus le bateau est bon marché, plus l’expertise est importante

Sur un bateau entretenu, l’acheteur recherche des défauts. Sur un bateau délaissé depuis plusieurs années, il vaut mieux partir du principe inverse : tout ce qui n’a pas été contrôlé peut être à réparer ou à remplacer. Une expertise sérieuse est donc particulièrement importante. L’état de la coque, des appendices, du pont et du gréement doit naturellement être vérifié. Mais l’immobilisation prolongée entraîne aussi des problèmes plus discrets. Un moteur qui n’a pas tourné depuis quatre ou cinq ans peut réserver davantage de mauvaises surprises qu’un moteur utilisé régulièrement. Les joints vieillissent, les pompes peuvent se gripper, le circuit de carburant se contaminer et la corrosion progresser silencieusement. L’humidité est tout aussi redoutable à l’intérieur. Connexions électriques oxydées, vaigrages décollés, boiseries gonflées ou réservoirs attaqués peuvent transformer une rénovation raisonnable en chantier interminable.

Sans oublier le pont. Une petite infiltration autour d’un chandelier ou d’un rail d’écoute peut cacher un délaminage beaucoup plus important. Dépenser quelques centaines d’euros dans une expertise pour un bateau acheté quelques milliers d’euros paraît parfois excessif. C’est pourtant exactement dans ce type d’achat qu’elle est la plus utile.

Quand le propriétaire a réellement disparu

La situation se complique lorsque le bateau est véritablement abandonné et que son propriétaire ne répond plus. Dans un port, le gestionnaire ne peut pas simplement décider de vendre le bateau au premier intéressé. Une procédure administrative doit être engagée. Elle passe notamment par des recherches permettant d’identifier le propriétaire et par des mises en demeure. Lorsque l’état d’abandon persiste et que le bateau devient gênant ou dangereux, des procédures peuvent aboutir à la déchéance des droits du propriétaire. Le bateau peut ensuite, selon les circonstances, être vendu ou envoyé vers une filière de déconstruction. Ces démarches prennent du temps. Beaucoup de temps parfois.

Si vous avez repéré une unité dans cette situation, la meilleure stratégie consiste donc à vous faire connaître auprès du port et à demander à être informé si une vente devient possible. Il faut simplement accepter qu’entre le moment où vous découvrez le bateau et celui où il devient éventuellement disponible, plusieurs mois peuvent s’écouler.

Les chantiers navals, une autre piste

Les ports ne sont pas les seuls endroits où dorment des bateaux oubliés. Certains chantiers et professionnels du nautisme conservent également des unités qui n’ont jamais été récupérées par leur propriétaire. Le scénario est souvent le même : le bateau est déposé pour une réparation, une expertise ou un stockage. Les travaux sont effectués, mais le propriétaire ne règle pas la facture ou cesse tout simplement de répondre. Le bateau reste alors sur son ber pendant des mois, parfois des années. La loi prévoit là encore une procédure permettant, sous certaines conditions, d’organiser la vente du bateau.

Pour un amateur de restauration, ces unités peuvent être intéressantes, notamment parce qu’elles sont souvent plus facilement accessibles pour une inspection complète. Mais le principe reste identique : tant que la propriété n’a pas été légalement transférée, le bateau ne peut pas être acheté.

Les enchères, entre opportunité et risque

Certains bateaux abandonnés, saisis ou issus de procédures administratives finissent par être proposés aux enchères. C’est probablement là que l’on peut trouver les prix les plus étonnants. Un voilier dont la valeur théorique atteint 30 000 euros peut être mis en vente pour quelques milliers d’euros. L’annonce précise parfois simplement que le moteur est « à contrôler » et que le bateau est vendu dans l’état. Évidemment, l’affaire paraît tentante. Mais une vente aux enchères change complètement la logique d’un achat.

L’acheteur dispose souvent de peu de temps pour inspecter le bateau et les informations disponibles peuvent être limitées. Une fois la vente conclue, il ne sera généralement pas possible de revenir négocier sous prétexte qu’un problème a été découvert. Il faut donc fixer à l’avance un prix maximum. Et surtout s’y tenir.

Ce plafond doit intégrer les réparations probables, mais également une marge importante pour les travaux imprévus. Si vos calculs indiquent que le bateau ne vaut pas plus de 8 000 euros dans son état actuel et que les enchères atteignent 8 500 euros, il faut simplement laisser partir le bateau. Même si vous avez déjà imaginé votre première croisière à son bord.

Les papiers avant les coussins

Sur un bateau ancien, la situation administrative peut rapidement devenir aussi complexe que la rénovation. Un propriétaire décédé, une succession inachevée, des documents perdus, un moteur remplacé sans mise à jour administrative ou des informations contradictoires peuvent transformer une opération séduisante en véritable casse-tête. Avant de dépenser le moindre euro dans l’équipement ou la rénovation, il faut donc vérifier que le bateau peut être légalement transféré à votre nom. L’identité de l’unité doit être parfaitement établie, tout comme celle du propriétaire ou de l’organisme habilité à la vendre. Il faut également vérifier l’éventuelle présence d’une hypothèque ou d’un autre droit inscrit sur le bateau. Un voilier magnifique dont la propriété ne peut pas être clairement démontrée ne constitue pas une bonne affaire. C’est un problème administratif flottant !

Et les dettes ?

C’est un autre aspect parfois négligé. Un bateau abandonné peut accumuler des frais : place de port, manutentions, stockage, interventions techniques ou procédures diverses. Le futur acheteur doit donc savoir précisément dans quelles conditions la vente est réalisée et quelles charges restent éventuellement attachées au dossier. C’est pourquoi une cession officielle et parfaitement documentée est indispensable. Les clés du bateau ne constituent pas une preuve de propriété. Pas davantage qu’une facture ancienne retrouvée dans un tiroir.

Sauver un bateau ou acheter une épave ?

Il arrive un moment où une restauration n’a plus de sens économique. Ce seuil dépend évidemment de la personne qui achète. Un mécanicien marine pourra accepter un moteur entièrement à reprendre. Un charpentier disposant d’un atelier pourra sauver une unité qui serait totalement irréaliste pour un plaisancier ne sachant pas effectuer lui-même les travaux. Et certains passionnés passent plusieurs années à restaurer un bateau en sachant parfaitement qu’ils ne récupéreront jamais l’argent investi. Cela n’a rien d’irrationnel si le plaisir réside précisément dans la restauration.

Le problème commence lorsqu’on croit acheter un moyen de naviguer à bas prix alors que l’on achète en réalité plusieurs années de chantier. Pour celui dont le seul objectif est de partir naviguer rapidement et économiquement, un bateau plus cher mais régulièrement entretenu reste souvent une bien meilleure affaire.

Une flotte vieillissante qui alimente le phénomène

La question des bateaux abandonnés devrait d’ailleurs rester d’actualité dans les prochaines années. La flotte française de plaisance compte plus d’un million d’unités immatriculées et une part importante d’entre elles est aujourd’hui vieillissante. En parallèle, la filière de déconstruction s’est considérablement développée. Plus de 13 000 bateaux avaient été déconstruits entre 2019 et la fin de l’année 2024. Pour la seule année 2024, plus de 3 000 unités ont été prises en charge. Une évolution logique. Pendant longtemps, un vieux bateau sans grande valeur pouvait rester des années derrière un hangar parce que son propriétaire ne savait pas quoi en faire. Aujourd’hui, une véritable filière existe pour traiter une partie des bateaux arrivés en fin de vie.

Cela signifie également que toutes les unités abandonnées ne finiront pas en vente. Certaines sont tout simplement trop dégradées pour justifier une remise en état.

Faire le calcul avant de tomber amoureux

La meilleure façon de savoir si un bateau abandonné constitue une bonne affaire reste finalement assez simple. Il faut imaginer le bateau entièrement remis en état, prêt à partir en croisière. Puis refaire le chemin en sens inverse. Combien coûteront la coque, le moteur, le gréement, les voiles, l’électricité, l’électronique, les batteries, le matériel de sécurité et l’annexe ? Combien faudra-t-il ajouter pour le stockage, les sorties d’eau, les mises à l’eau et les manutentions ?

Et surtout, quelle marge conserver pour les surprises ? Sur un bateau abandonné depuis plusieurs années, elles sont presque inévitables.

Si vous réalisez alors que vous allez investir 40 000 euros pour obtenir un bateau que vous pourriez acheter 35 000 euros en état de naviguer, l’affaire est vite entendue…

Sauf si, précisément, votre rêve est de le restaurer. Car c’est sans doute là que réside toute l’ambiguïté de ces bateaux oubliés. Il y a quelque chose de particulièrement séduisant à sauver une unité condamnée à disparaître. La voir reprendre la mer après dix années passées au fond d’un port procure certainement une satisfaction que l’achat d’un bateau impeccable ne donnera jamais…

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Nathalie Moreau
Nathalie Moreau
Nathalie Moreau
Nathalie Moreau est l’atout voyage et évasion de l’équipe, elle est passionnée de croisières et de destinations nautiques. En charge du planning rédactionnel du site figaronautisme.com et des réseaux sociaux, Nathalie suit de très près l’actualité et rédige chaque jour des news et des articles pour nous dépayser et nous faire rêver aux quatre coins du monde. Avide de découvertes, vous la croiserez sur tous les salons nautiques et de voyages en quête de nouveaux sujets.
Gilles Chiorri
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Associant une formation d’officier C1 de la marine marchande et un MBA d’HEC, Gilles Chiorri a sillonné tous les océans lors de nombreuses courses au large ou records, dont une victoire à la Mini Transat, détenteur du Trophée Jules Verne en 2002 à bord d’Orange, et une 2ème place à La Solitaire du Figaro la même année. Il a ensuite contribué à l’organisation de nombreux évènements, comme la Coupe de l’America, les Extreme Sailing Series et des courses océaniques dont la Route du Rhum et la Solitaire du Figaro (directeur de course), la Volvo Ocean Race (team manager). Sa connaissance du monde maritime et son réseau à l’international lui donnent une bonne compréhension du milieu qui nous passionne.
Il collabore avec les équipes de METEO CONSULT et Figaro Nautisme depuis plus de 20 ans.
Sophie Savant-Ros
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Sophie Savant-Ros, architecte de formation et co-fondatrice de METEO CONSULT est entre autres, directrice de l’édition des « Bloc Marine » et du site Figaronautisme.com.
Sophie est passionnée de photographie, elle ne se déplace jamais sans son appareil photo et privilégie les photos de paysages marins. Elle a publié deux ouvrages consacrés à l’Ile de Porquerolles et photographie les côtes pour enrichir les « Guides Escales » de Figaro Nautisme.
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Albert Brel, parallèlement à une carrière au CNRS, s’est toujours intéressé à l’équipement nautique. Depuis de nombreuses années, il collabore à des revues nautiques européennes dans lesquelles il écrit des articles techniques et rend compte des comparatifs effectués sur les divers équipements. De plus, il est l’auteur de nombreux ouvrages spécialisés qui vont de la cartographie électronique aux bateaux d’occasion et qui décrivent non seulement l’évolution des technologies, mais proposent aussi des solutions pour les mettre en application à bord des bateaux.
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Journaliste, photographe et auteur spécialisé dans le nautisme et l’environnement, Jean-Christophe Guillaumin est passionné de voyages et de bateaux. Il a réussi à faire matcher ses passions en découvrant le monde en bateau et en le faisant découvrir à ses lecteurs. De ses nombreuses navigations il a ramené une certitude : les océans offrent un terrain de jeu fabuleux mais aussi très fragile et aujourd’hui en danger. Fort d’une carrière riche en reportages et articles techniques, il a su se distinguer par sa capacité à vulgariser des sujets complexes tout en offrant une expertise pointue. À travers ses contributions régulières à Figaro Nautisme, il éclaire les plaisanciers, amateurs ou aguerris, sur les dernières tendances, innovations technologiques, et défis liés à la navigation. Que ce soit pour analyser les performances d’un voilier, explorer l’histoire ou décortiquer les subtilités de la course au large, il aborde chaque sujet avec le souci du détail et un regard expert.
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Charlotte est une véritable globe-trotteuse ! Très jeune, elle a vécu aux quatre coins du monde et a pris goût à la découverte du monde et à l'évasion. Tantôt à pied, en kayak, en paddle, à voile ou à moteur, elle aime partir à la découverte de paradis méconnus. Elle collabore avec Figaro Nautisme au fil de l'eau et de ses coups de cœur.
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Naviguant depuis son plus jeune âge que ce soit en croisière, en course, au large, en régate, des deux côtés de l’Atlantique, en Manche comme en Méditerranée, Denis, quittant la radiologie rochelaise en 2017, a effectué avec sa femme à bord de PretAixte leur 42 pieds une circumnavigation par Panama et Cape Town. Il ne lui déplait pas non plus de naviguer dans le temps avec une prédilection pour la marine d’Empire, celle de Trafalgar …
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Après une carrière internationale d’ingénieur, Michel ULRICH a navigué en plaisance le long de la côte atlantique, et embarqué au long cours sur des navires de la marine marchande, accumulant une large expérience de nombreuses expéditions maritimes. Il est un bénévole engagé à la SNSM (canotier, ancien vice-président de la station de l’Herbaudière) depuis plus de dix ans. Capitaine 200 UMS, il est maintenant auteur et conférencier dans le domaine de l’histoire maritime, lauréat (mention 2024) de l’Académie de Marine, auditeur de l’Académie de Marine, membre associé de la Fédération Maritime (Maison de la Mer à Nantes).
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Titulaire d'un doctorat en Climatologie-Environnement, Cyrille est notre expert METEO CONSULT. Après avoir enseigné la climatologie et la géographie à l'université, il devient l'un des météorologues historiques de La Chaîne Météo en intégrant l'équipe en 2000. Spécialiste de la météo marine, il intervient également en tant qu'expert météo marine pour des courses de renommée mondiale, comme la Route du Rhum, la Solitaire du Figaro, la Transat Paprec...
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Capitaine 200 et ancien embarqué dans la Marine nationale, Irwin Sonigo a exploré toutes les facettes de la navigation. Des premiers bords sur un cotre aurique de 1932 à la grande plaisance sur la Côte d’Azur, en passant par les catamarans de Polynésie, les voiliers des Antilles ou plusieurs transatlantiques, il a tout expérimenté. Il participe à la construction d’Open 60 en Nouvelle-Zélande et embarque comme boat pilote lors de la 32e America’s Cup. Aujourd’hui, il met cette riche expérience au service de Figaro Nautisme, où il signe des essais et reportages ancrés dans le réel.