Bateau d’occasion : les 15 points à inspecter avant de signer

Le Figaro Nautisme
Par Le Figaro Nautisme

Un bateau de dix, quinze ou vingt ans peut être une excellente affaire. Mais derrière un antifouling neuf, un moteur nettoyé ou un intérieur impeccable peuvent se cacher des réparations à plusieurs dizaines de milliers d’euros. Structure, quille, safran, gréement, moteur, réservoirs, électricité : voici les quinze contrôles essentiels à effectuer avant de signer.

Acheter un bateau de plus de dix ans n’a rien d’inquiétant en soi. Sur le marché de l’occasion, certaines unités de plusieurs dizaines d’années sont parfaitement entretenues et prêtes à repartir pour des milliers de milles. À l’inverse, un bateau beaucoup plus récent peut avoir été mal entretenu, avoir talonné, subi une infiltration ou accumulé les réparations approximatives. L’âge n’est donc jamais le seul critère. Ce qui compte vraiment, c’est l’état réel du bateau, son historique et surtout le montant des travaux nécessaires après l’achat. C’est précisément le rôle d’une expertise pré-achat : aller chercher ce que l’œil enthousiaste de l’acheteur ne voit pas forcément. Car au moment de visiter le bateau dont on rêve depuis des mois, il est difficile de rester totalement objectif. Et sur une unité de plus de dix ans, quelques défauts peuvent très vite représenter plusieurs dizaines de milliers d’euros.

 

Commencer par sortir le bateau de l’eau

Une expertise sérieuse doit idéalement comprendre une inspection à sec et un essai en mer. À flot, impossible d’examiner correctement la carène, la quille, les passe-coques, l’hélice ou le safran. La sortie d’eau permet aussi de rechercher les traces de talonnage, réparations anciennes et fissures parfois invisibles lorsque le bateau est au port. L’expert commence généralement par observer l’ensemble de la coque : différences de teinte, reprises de peinture, déformations, fissures du gelcoat ou anciennes réparations. Un bateau repeint n’est pas forcément suspect. Il faut simplement comprendre pourquoi il l’a été.

 

1. La coque et le stratifié

Sur une coque polyester, le contrôle par percussion reste particulièrement utile. En frappant légèrement le stratifié avec un petit marteau, l’expert recherche des différences de sonorité pouvant révéler une réparation ou un délaminage. Sur une construction sandwich, la vigilance doit être encore plus grande. Une infiltration d’eau autour d’un chandelier, d’une cadène ou d’un taquet peut progressivement contaminer l’âme du sandwich. Le défaut est parfois invisible en surface. Une zone molle sous les pieds ou présentant une sonorité inhabituelle peut annoncer une réparation lourde.

 

2. L’humidité de la coque

L’humidimètre est devenu l’un des outils classiques des expertises maritimes. Mais ses résultats sont souvent mal interprétés. Il n’existe pas de chiffre magique permettant d’affirmer qu’une coque est saine ou humide. Les valeurs varient selon l’appareil utilisé, la température, le matériau et le temps écoulé depuis la sortie de l’eau. L’important est donc surtout de comparer les différentes zones de la coque. Une augmentation nette autour d’un passe-coque, d’une réparation ou dans une zone précise de la carène peut révéler une infiltration. La cartographie générale compte davantage que la valeur affichée sur l’écran.

 

3. L’osmose

L’osmose reste l’une des grandes peurs des acheteurs de bateaux anciens. La présence de quelques cloques sous la ligne de flottaison n’annonce pourtant pas systématiquement une catastrophe. Encore faut-il déterminer leur nombre, leur profondeur et l’état du stratifié. L’expert peut ouvrir certaines cloques pour observer ce qui se passe sous le gelcoat. Une odeur légèrement vinaigrée peut être caractéristique d’un phénomène osmotique. Quelques zones localisées peuvent rester relativement simples à traiter. Une osmose généralisée nécessitant le décapage de toute la carène, un séchage prolongé puis une protection époxy représente en revanche un chantier important. Ce défaut n’interdit pas forcément l’achat. Mais il doit impérativement être intégré au prix.

 

4. La quille et les traces de talonnage

Sur un voilier, la liaison entre la quille et la coque mérite une attention maximale. Un talonnage peut avoir laissé très peu de traces visibles à l’extérieur mais généré des dégâts importants dans les structures internes. L’expert recherche des fissures à l’avant ou à l’arrière de la quille, des reprises de mastic, des zones repeintes ou des déformations. À l’intérieur, il inspecte les varangues et les renforts chargés de reprendre les efforts de la quille. Une fissuration ou un décollement du stratifié dans cette zone doit toujours être pris au sérieux.

 

5. Les boulons de quille

Il faut soulever les planchers. Les boulons de quille doivent être accessibles et inspectés. Une légère oxydation superficielle peut être normale sur une unité ancienne. Une corrosion importante, des coulures ou une humidité permanente autour des écrous sont beaucoup plus inquiétantes. Le problème est que seule une petite partie de la fixation est visible. En cas de doute, notamment après un talonnage connu ou suspecté, des investigations complémentaires peuvent être nécessaires.

 

6. Le safran

Une fois le bateau au sec, le safran doit être manipulé à la main. Un jeu excessif peut révéler l’usure des bagues ou des paliers. Une fissure, une déformation ou une humidité importante dans la pelle sont également à rechercher. Sur certains safrans composites, de l’eau peut pénétrer à l’intérieur sans laisser immédiatement de trace spectaculaire. Pour un bateau destiné au grand large, cette zone doit être irréprochable. Un problème de gouverne loin des côtes n’est évidemment pas une simple panne de confort.

 

7. Le pont

Un pont paraît souvent impeccable au premier regard. Pourtant, les infiltrations sont fréquentes autour des chandeliers, cadènes, taquets, rails d’écoute, guindeaux ou panneaux de pont. Sur une construction sandwich, l’eau peut progressivement endommager l’âme. Il faut rechercher les zones molles sous les pieds et effectuer des contrôles par percussion. Réparer une petite zone reste relativement simple. Reprendre plusieurs mètres carrés de pont est une toute autre affaire.

 

8. Les cadènes

Sur un voilier, les cadènes reprennent les efforts du gréement. Elles sont pourtant souvent difficiles d’accès et dissimulées derrière les meubles ou les vaigrages. La moindre infiltration d’eau peut favoriser la corrosion ou dégrader la structure sur laquelle elles sont fixées. Rouille, fissures, traces d’humidité ou déformation doivent immédiatement attirer l’attention. Une cadène fragilisée fait partie des défauts majeurs, car elle touche directement à la sécurité du gréement.

 

9. Le gréement dormant

La fameuse règle du remplacement systématique du gréement au bout de dix ans doit être nuancée. Un gréement utilisé intensivement sous les tropiques n’a pas vieilli comme celui d’un bateau qui navigue quelques semaines par an. Mais au-delà d’une dizaine d’années, l’absence d’historique devient clairement un facteur de risque. Les câbles, sertissages, ridoirs, axes et terminaisons doivent être inspectés soigneusement. Sur un bateau destiné à traverser l’Atlantique ou partir en grande croisière, un gréement de quinze ou vingt ans sans historique fiable doit être considéré comme un remplacement probable dans le budget de préparation.

 

10. Le moteur

Ne vous laissez pas hypnotiser par le nombre d’heures. Un diesel de 3 000 heures parfaitement entretenu peut être en bien meilleur état qu’un moteur ayant fonctionné seulement quelques centaines d’heures sans entretien régulier. Il faut rechercher les factures et retracer les vidanges, remplacements de filtres, turbines de pompe à eau, courroies, échangeurs et interventions sur les injecteurs. L’idéal est de demander un démarrage moteur froid. Le moteur doit démarrer facilement et stabiliser son régime rapidement. Une fumée persistante, des vibrations importantes ou des bruits inhabituels méritent une investigation supplémentaire. Un contrôle des compressions peut être utile. Une différence supérieure à environ 10 à 15 % entre cylindres mérite généralement d’être approfondie.

 

11. La transmission

L’arbre, l’inverseur, le presse-étoupe, la bague hydrolube et l’hélice doivent également être contrôlés. Un jeu excessif, une fuite ou des vibrations peuvent révéler un mauvais alignement ou une usure avancée. Sur les bateaux équipés d’une embase, il faut surveiller particulièrement les joints et rechercher toute présence d’eau dans l’huile. Sur un bateau à moteur bimoteur, les deux transmissions doivent présenter des comportements comparables.

 

12. Les réservoirs de carburant

Les réservoirs sont souvent les grands oubliés des visites. Un réservoir métallique peut paraître impeccable sur sa partie supérieure et être fortement corrodé dessous. Lorsque cela est possible, il faut inspecter les fonds et rechercher la présence d’eau, de boues ou de dépôts. Un vieux gasoil contaminé peut colmater les filtres précisément lorsqu’une mer agitée remet les impuretés en suspension. Pour un futur voyageur, disposer d’une trappe permettant de nettoyer facilement le réservoir est un véritable avantage.

 

13. Les réseaux d’eau et les passe-coques

Avec les années, les circuits d’eau douce deviennent parfois une accumulation de réparations et modifications successives. La pompe doit être mise sous pression. Si elle se réenclenche régulièrement alors qu’aucun robinet n’est ouvert, il faut rechercher une fuite. Les réservoirs doivent également être inspectés autant que possible. Plus important encore : toutes les vannes des passe-coques doivent être accessibles et pouvoir être manœuvrées facilement. Une vanne sous la ligne de flottaison bloquée en position ouverte constitue une véritable faiblesse de sécurité.

 

14. L’électricité

Un bateau de quinze ou vingt ans peut comporter plusieurs générations d’installations électriques. Panneaux solaires, convertisseur, pilote automatique, électronique moderne ou batteries lithium ont parfois été ajoutés au fil des propriétaires. Le problème n’est pas le nombre d’équipements mais la qualité de leur installation. Câbles sous-dimensionnés, connexions oxydées, fusibles absents ou branchements directement réalisés sur les batteries sont autant de signaux d’alerte. Avec des batteries au plomb 12 V, une tension au repos autour de 12,6 à 12,8 V correspond généralement à une batterie bien chargée. Une valeur proche de 12 V indique déjà une forte décharge. Les systèmes lithium demandent quant à eux une vérification particulière des protections et des moyens de charge.

 

15. Le gaz et l’essai en mer

Le coffre à gaz doit être ventilé vers l’extérieur du bateau. Les durites, raccords et détendeurs doivent être en bon état et le circuit testé pour vérifier son étanchéité. Les extincteurs, pompes de cale et détecteurs méritent également un contrôle. Puis vient l’essai en mer, absolument indispensable. Sur un voilier, il faut sortir les voiles, tester les winchs, enrouleurs, pilote automatique, guindeau et système de barre. Sur un bateau à moteur, il est essentiel de vérifier que les moteurs atteignent leur régime normal sans surchauffe, vibration ou fumée excessive. Certaines pannes n’apparaissent qu’après vingt ou trente minutes sous charge, alors qu’au port, tout fonctionnait parfaitement.

 

Le prix affiché n’est jamais le vrai prix

C’est probablement la conclusion la plus importante d’une expertise pré-achat. Un voilier proposé à un prix donné n’est pas forcément un bateau qui vaut ce prix. Dernier point : vous achetez un bateau et non pas une remise ou une bonne affaire…

 

 

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Nathalie Moreau
Nathalie Moreau
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Nathalie Moreau est l’atout voyage et évasion de l’équipe, elle est passionnée de croisières et de destinations nautiques. En charge du planning rédactionnel du site figaronautisme.com et des réseaux sociaux, Nathalie suit de très près l’actualité et rédige chaque jour des news et des articles pour nous dépayser et nous faire rêver aux quatre coins du monde. Avide de découvertes, vous la croiserez sur tous les salons nautiques et de voyages en quête de nouveaux sujets.
Gilles Chiorri
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Associant une formation d’officier C1 de la marine marchande et un MBA d’HEC, Gilles Chiorri a sillonné tous les océans lors de nombreuses courses au large ou records, dont une victoire à la Mini Transat, détenteur du Trophée Jules Verne en 2002 à bord d’Orange, et une 2ème place à La Solitaire du Figaro la même année. Il a ensuite contribué à l’organisation de nombreux évènements, comme la Coupe de l’America, les Extreme Sailing Series et des courses océaniques dont la Route du Rhum et la Solitaire du Figaro (directeur de course), la Volvo Ocean Race (team manager). Sa connaissance du monde maritime et son réseau à l’international lui donnent une bonne compréhension du milieu qui nous passionne.
Il collabore avec les équipes de METEO CONSULT et Figaro Nautisme depuis plus de 20 ans.
Sophie Savant-Ros
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Sophie Savant-Ros, architecte de formation et co-fondatrice de METEO CONSULT est entre autres, directrice de l’édition des « Bloc Marine » et du site Figaronautisme.com.
Sophie est passionnée de photographie, elle ne se déplace jamais sans son appareil photo et privilégie les photos de paysages marins. Elle a publié deux ouvrages consacrés à l’Ile de Porquerolles et photographie les côtes pour enrichir les « Guides Escales » de Figaro Nautisme.
Albert Brel
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Albert Brel, parallèlement à une carrière au CNRS, s’est toujours intéressé à l’équipement nautique. Depuis de nombreuses années, il collabore à des revues nautiques européennes dans lesquelles il écrit des articles techniques et rend compte des comparatifs effectués sur les divers équipements. De plus, il est l’auteur de nombreux ouvrages spécialisés qui vont de la cartographie électronique aux bateaux d’occasion et qui décrivent non seulement l’évolution des technologies, mais proposent aussi des solutions pour les mettre en application à bord des bateaux.
Jean-Christophe Guillaumin
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Journaliste, photographe et auteur spécialisé dans le nautisme et l’environnement, Jean-Christophe Guillaumin est passionné de voyages et de bateaux. Il a réussi à faire matcher ses passions en découvrant le monde en bateau et en le faisant découvrir à ses lecteurs. De ses nombreuses navigations il a ramené une certitude : les océans offrent un terrain de jeu fabuleux mais aussi très fragile et aujourd’hui en danger. Fort d’une carrière riche en reportages et articles techniques, il a su se distinguer par sa capacité à vulgariser des sujets complexes tout en offrant une expertise pointue. À travers ses contributions régulières à Figaro Nautisme, il éclaire les plaisanciers, amateurs ou aguerris, sur les dernières tendances, innovations technologiques, et défis liés à la navigation. Que ce soit pour analyser les performances d’un voilier, explorer l’histoire ou décortiquer les subtilités de la course au large, il aborde chaque sujet avec le souci du détail et un regard expert.
Charlotte Lacroix
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Charlotte est une véritable globe-trotteuse ! Très jeune, elle a vécu aux quatre coins du monde et a pris goût à la découverte du monde et à l'évasion. Tantôt à pied, en kayak, en paddle, à voile ou à moteur, elle aime partir à la découverte de paradis méconnus. Elle collabore avec Figaro Nautisme au fil de l'eau et de ses coups de cœur.
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Max est tombé dedans quand il était petit ! Il a beaucoup navigué avec ses parents, aussi bien en voilier qu'en bateau moteur le long des côtes européennes mais pas que ! Avec quelques transatlantiques à son actif, il se passionne pour le monde du nautisme sous toutes ses formes. Il aime analyser le monde qui l'entoure et collabore avec Figaro Nautisme régulièrement.
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Naviguant depuis son plus jeune âge que ce soit en croisière, en course, au large, en régate, des deux côtés de l’Atlantique, en Manche comme en Méditerranée, Denis, quittant la radiologie rochelaise en 2017, a effectué avec sa femme à bord de PretAixte leur 42 pieds une circumnavigation par Panama et Cape Town. Il ne lui déplait pas non plus de naviguer dans le temps avec une prédilection pour la marine d’Empire, celle de Trafalgar …
Michel Ulrich
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Après une carrière internationale d’ingénieur, Michel ULRICH a navigué en plaisance le long de la côte atlantique, et embarqué au long cours sur des navires de la marine marchande, accumulant une large expérience de nombreuses expéditions maritimes. Il est un bénévole engagé à la SNSM (canotier, ancien vice-président de la station de l’Herbaudière) depuis plus de dix ans. Capitaine 200 UMS, il est maintenant auteur et conférencier dans le domaine de l’histoire maritime, lauréat (mention 2024) de l’Académie de Marine, auditeur de l’Académie de Marine, membre associé de la Fédération Maritime (Maison de la Mer à Nantes).
METEO CONSULT
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METEO CONSULT est un bureau d'études météorologiques opérationnel, qui assiste ses clients depuis plus de 30 ans. Les services de METEO CONSULT reposent sur une équipe scientifique de haut niveau et des moyens techniques de pointe. Son expertise en météo marine est reconnue et ses prévisionnistes accompagnent les plaisanciers, les capitaines de port et les organisateurs de courses au large depuis ses origines : Route du Rhum, Transat en double, Solitaire du Figaro…
Cyrille Duchesne
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Titulaire d'un doctorat en Climatologie-Environnement, Cyrille est notre expert METEO CONSULT. Après avoir enseigné la climatologie et la géographie à l'université, il devient l'un des météorologues historiques de La Chaîne Météo en intégrant l'équipe en 2000. Spécialiste de la météo marine, il intervient également en tant qu'expert météo marine pour des courses de renommée mondiale, comme la Route du Rhum, la Solitaire du Figaro, la Transat Paprec...
Irwin Sonigo
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Capitaine 200 et ancien embarqué dans la Marine nationale, Irwin Sonigo a exploré toutes les facettes de la navigation. Des premiers bords sur un cotre aurique de 1932 à la grande plaisance sur la Côte d’Azur, en passant par les catamarans de Polynésie, les voiliers des Antilles ou plusieurs transatlantiques, il a tout expérimenté. Il participe à la construction d’Open 60 en Nouvelle-Zélande et embarque comme boat pilote lors de la 32e America’s Cup. Aujourd’hui, il met cette riche expérience au service de Figaro Nautisme, où il signe des essais et reportages ancrés dans le réel.