Silencieux au mouillage et en pêche, puissant au large : le semi-rigide entre dans l’ère hybride

Le Tiger Marine 750 Open Fishing équipé d’un système hybride BlueNav et d'un moteur Honda
Le Figaro Nautisme
Par Le Figaro Nautisme

Conserver un puissant hors-bord thermique pour rejoindre rapidement une zone de pêche, puis couper le moteur et poursuivre silencieusement en électrique : c’est la promesse d’une nouvelle génération de semi-rigides hybrides. Présentée au Grand Pavois 2026, cette technologie ouvre des perspectives intéressantes pour la pêche, les professionnels et les annexes de grande croisière. Mais entre le poids des batteries, leur autonomie, le prix de l’installation et les contraintes de recharge, est-elle vraiment pertinente pour le plaisancier ?

C’est l’heure d’appareiller. Départ du port à l’aube, quelques milles à parcourir rapidement pour rejoindre une zone prometteuse, puis on va passer plusieurs heures à faible vitesse à suivre une dérive, prospecter une cassure ou maintenir le bateau à proximité d’un point repéré au sondeur. En fin de journée, il sera temps de rentrer rapidement au port. Sur cinq ou six heures passées sur l’eau, les centaines de chevaux accrochés au tableau arrière n’auront finalement été indispensables que pendant une fraction de la sortie… C’est précisément dans cet écart entre la puissance installée et celle réellement utilisée que l’hybridation des semi-rigides commence à trouver sa raison d’être. Le Tiger Marine 750 Open Fishing équipé d’un système hybride BlueNav et présenté au Grand Pavois de La Rochelle 2026 en est une bonne illustration. Le principe peut sembler surprenant : conserver un hors-bord thermique de 250 ch et lui ajouter deux propulseurs électriques de 8 kW chacun. Autrement dit, l’électrique n’a absolument pas vocation à remplacer les centaines de chevaux disponibles à l’arrière. Et c’est justement ce qui fait tout l’intérêt du concept.

Pendant les déplacements rapides, le bateau reste un semi-rigide thermique traditionnel. Les propulseurs électriques sont relevés et le hors-bord assure la propulsion. Lorsque le bateau arrive sur sa zone de pêche, entre dans un port ou doit simplement évoluer lentement et silencieusement, le thermique peut être coupé et les moteurs électriques prennent le relais. Il ne s’agit donc pas réellement de reproduire le fonctionnement d’une automobile hybride. Le principe consiste plutôt à disposer de deux modes de propulsion spécialisés dans deux utilisations très différentes.

Pourquoi utiliser 250 ch pour avancer à trois nœuds ?

La question résume assez bien le problème du bateau à moteur moderne. Un semi-rigide de 7,50 mètres capable de naviguer rapidement a besoin d’une puissance importante pour déjauger et maintenir sa vitesse. Cette puissance devient en revanche très largement surdimensionnée lorsque le bateau avance à quelques nœuds. Le moteur thermique fonctionne alors loin de son utilisation optimale. À cela s’ajoutent le bruit, les vibrations et les gaz d’échappement. L’électrique possède justement les qualités inverses : son couple est disponible immédiatement, son fonctionnement est silencieux et il se montre particulièrement agréable à faible vitesse. En revanche, demander à des batteries de propulser rapidement pendant plusieurs dizaines de milles un semi-rigide relativement lourd conduit immédiatement à embarquer beaucoup d’énergie, donc beaucoup de poids et à faire grimper sérieusement le prix du bateau. L’hybridation consiste finalement à ne pas demander à chaque technologie ce qu’elle fait le moins bien. Le thermique conserve la vitesse et l’autonomie. L’électrique prend en charge les déplacements lents et précis. Sur le papier, difficile de faire plus logique.

Pour la pêche, le silence change réellement les choses

C’est probablement dans la pêche que ce principe prend aujourd’hui le plus de sens. Le pêcheur n’attend pas forcément d’une propulsion électrique qu’elle lui permette de parcourir 50 milles. Il souhaite surtout pouvoir travailler silencieusement une fois arrivé sur sa zone. Suivre une cassure, contrôler une dérive ou revenir précisément sur un point affiché au sondeur implique parfois des dizaines de petites corrections. Avec deux propulseurs électriques orientables et une électronique adaptée, il devient également possible de contrôler très précisément les mouvements du bateau et de maintenir sa position sans nécessairement jeter l’ancre. Le bénéfice est évident pour l’équipage. Plusieurs heures de pêche sans entendre tourner un hors-bord changent considérablement l’ambiance à bord. Cela permet également de limiter les manœuvres de mouillage sur certains fonds sensibles. Attention cependant à ne pas transformer cette commodité en argument miracle. Un maintien de position électrique consomme de l’énergie, parfois beaucoup lorsque le vent ou le courant forcissent. Un semi-rigide présentant du fardage et évoluant dans deux nœuds de courant ne demandera évidemment pas la même puissance qu’un bateau stationnaire sur une mer d’huile. L’autonomie annoncée n’a donc de sens qu’associée aux conditions réelles d’utilisation.

Deux à quatre heures d’autonomie… mais à quelle vitesse ?

C’est sans doute le chiffre qu’il faut examiner avec le plus de prudence lorsqu’on parle de propulsion électrique. Pour ce type d’installation, le dimensionnement préconisé des batteries vise environ deux à quatre heures d’utilisation à mi-puissance. La capacité des batteries pouvant varier, l’autonomie finale dépend directement de l’énergie réellement embarquée. Le calcul permet de comprendre rapidement les enjeux. Deux moteurs de 8 kW représentent une puissance électrique maximale de 16 kW. Les utiliser constamment à pleine puissance pendant deux heures nécessiterait théoriquement 32 kWh d’énergie, sans même prendre en compte les pertes et la marge qu’il est préférable de conserver dans les batteries. Mais ce calcul ne correspond pas à l’utilisation recherchée. Pour entrer dans un port, suivre une dérive ou déplacer doucement le bateau, les moteurs demanderont souvent une fraction seulement de leur puissance maximale. L’autonomie pourra alors augmenter sensiblement. À l’inverse, vouloir parcourir plusieurs milles contre du vent et de la mer en sollicitant fortement les deux moteurs réduira rapidement la réserve disponible. C’est toute la différence entre une autonomie annoncée en heures et une autonomie mesurée en milles. Avec un hors-bord et un réservoir de carburant, le plaisancier raisonne naturellement en distance : jusqu’où puis-je aller avant le prochain plein ? Avec une propulsion électrique auxiliaire, il faut davantage raisonner en mission : combien de temps vais-je pêcher, manœuvrer ou naviguer lentement avant de devoir recharger ?

Le thermique reste indispensable pour aller loin

Il faut donc éviter un malentendu : un semi-rigide hybride de cette génération ne double pas son autonomie grâce à ses batteries. Le réservoir de carburant reste la principale réserve énergétique du bateau. C’est lui qui autorise les longues distances et les navigations rapides. Cette différence vient d’une réalité physique difficile à contourner. Les carburants liquides concentrent énormément d’énergie dans un poids et un volume réduits. Même en tenant compte du rendement nettement supérieur d’une propulsion électrique, embarquer suffisamment de batteries pour obtenir les performances et surtout l’autonomie d’un gros hors-bord reste très pénalisant sur un bateau de moins de huit mètres. Or chaque kilogramme supplémentaire compte sur un semi-rigide. Les deux propulseurs électriques de 8 kW représentent déjà plusieurs dizaines de kilos, auxquels il faut ajouter batteries, électronique, câblage et systèmes de recharge. Et contrairement à un réservoir d’essence, une batterie vide ne devient pas plus légère au fil de la navigation.

Pour les professionnels, l’équation devient plus séduisante

C’est probablement la raison pour laquelle cette technologie semble particulièrement adaptée aux utilisations intensives. Prenons une navette portuaire effectuant chaque jour de nombreux petits déplacements. Le bateau accélère quelques minutes, ralentit, attend, manœuvre puis repart. Même chose pour un professionnel de la pêche passant plusieurs heures par jour à faible vitesse ou une embarcation de surveillance travaillant quotidiennement dans une zone portuaire. Dans ces situations, couper le moteur thermique pendant une partie importante de la journée peut réduire considérablement ses heures de fonctionnement. Or, pour un professionnel, une heure moteur n’est pas une notion abstraite : elle représente du carburant, de l’entretien et de l’usure mécanique.

C’est ici que l’hybridation se distingue profondément de son utilisation par le plaisancier occasionnel. Les études consacrées à la décarbonation de la plaisance montrent d’ailleurs que l’intérêt environnemental et économique des solutions hybrides augmente avec le nombre d’heures d’utilisation. Un bateau professionnel ou de location naviguant plusieurs centaines d’heures par an peut amortir une installation qu’un bateau de loisir utilisé quelques dizaines d’heures aura beaucoup plus de mal à rentabiliser. Le nombre d’heures annuelles devient finalement presque plus important que la longueur du bateau.

Une solution idéale pour les annexes de grande croisière ?

Voilà un autre usage particulièrement séduisant. Quiconque a vécu plusieurs mois au mouillage connaît l’importance de l’annexe. Elle devient rapidement la voiture familiale du bord : courses, débarquement des enfants, plongée, pêche, visite des bateaux voisins et parfois plusieurs allers-retours quotidiens entre le mouillage et la terre. Une annexe silencieuse possède alors un charme évident. Quitter le bateau tôt le matin sans réveiller tout le mouillage, rejoindre une plage sans odeur d’essence ou rentrer le soir sans le bruit du hors-bord constituent des avantages très concrets. Mais une annexe de grande croisière doit avant tout rester simple et fiable. Chaque équipement supplémentaire apporte son lot de câbles, d’électronique et de connexions susceptibles de tomber en panne. L’autonomie énergétique est essentielle lorsqu’on voyage longtemps, mais la multiplication des équipements augmente aussi les besoins de maintenance. Pour une petite annexe de trois mètres, une propulsion entièrement électrique peut donc être plus cohérente qu’une hybridation complexe. Sur un gros tender de yacht ou l’annexe d’un grand catamaran utilisée pour parcourir plusieurs milles, conserver une motorisation thermique rapide tout en disposant d’un mode électrique silencieux devient en revanche beaucoup plus intéressant. À condition que le bateau principal puisse fournir l’énergie nécessaire.

En grande croisière, où trouver les kilowattheures ?

Sur un ponton équipé d’une alimentation électrique, recharger les batteries ne présente pas de difficulté majeure. Au mouillage, à plusieurs jours d’une marina correctement équipée, l’équation change. Un bateau de grande croisière dispose souvent de panneaux solaires, parfois d’un hydrogénérateur ou d’un groupe électrogène. Ces équipements sont déjà sollicités par le réfrigérateur, le dessalinisateur, l’électronique, les communications et toute la vie quotidienne du bord. La production énergétique est justement l’un des éléments essentiels de la préparation d’un bateau destiné au voyage. Prélever plusieurs kilowattheures supplémentaires pour recharger régulièrement une annexe n’est donc pas anodin. Et utiliser du gasoil dans un groupe électrogène pour produire l’électricité qui alimentera ensuite l’annexe électrique crée un paradoxe difficile à ignorer. L’équation sera différente sur un grand yacht disposant d’une importante capacité de production électrique. Le silence lors des transferts de passagers peut alors justifier largement cette technologie. Sur un voilier familial autonome énergétiquement, il faudra en revanche sortir la calculatrice.

Plus cher à l’achat, vraiment moins cher à utiliser ?

Reste la question essentielle : combien cela coûte-t-il ? Ajouter deux moteurs électriques, leurs contrôleurs, une batterie de propulsion, le câblage, l’électronique et le système de recharge à un bateau qui possède déjà un moteur thermique augmente nécessairement son prix d’achat. Le plaisancier occasionnel doit donc se méfier d’un raisonnement basé uniquement sur l’économie de carburant. Beaucoup de bateaux de loisir motorisés ne naviguent que quelques dizaines d’heures par an. Dans ces conditions, économiser quelques litres à chaque sortie mettra longtemps à compenser un investissement supplémentaire important. Pour le professionnel utilisant quotidiennement son bateau, l’équation change complètement. Il faut intégrer le carburant, mais aussi les heures de fonctionnement du thermique, son entretien, l’usure, le confort de travail et les nuisances sonores. Le retour sur investissement ne se calcule alors plus seulement à la pompe.

L’hybridation plutôt que la révolution électrique

L’arrivée de ces semi-rigides annonce finalement une évolution plus subtile que la disparition du moteur thermique. Le bateau électrique universel capable d’aller vite, loin et longtemps avec une batterie légère n’existe toujours pas. En revanche, utiliser l’électricité précisément là où elle est la plus efficace devient crédible. C’est probablement la véritable leçon de cette nouvelle génération de bateaux. 

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Nathalie Moreau
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Nathalie Moreau est l’atout voyage et évasion de l’équipe, elle est passionnée de croisières et de destinations nautiques. En charge du planning rédactionnel du site figaronautisme.com et des réseaux sociaux, Nathalie suit de très près l’actualité et rédige chaque jour des news et des articles pour nous dépayser et nous faire rêver aux quatre coins du monde. Avide de découvertes, vous la croiserez sur tous les salons nautiques et de voyages en quête de nouveaux sujets.
Gilles Chiorri
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Associant une formation d’officier C1 de la marine marchande et un MBA d’HEC, Gilles Chiorri a sillonné tous les océans lors de nombreuses courses au large ou records, dont une victoire à la Mini Transat, détenteur du Trophée Jules Verne en 2002 à bord d’Orange, et une 2ème place à La Solitaire du Figaro la même année. Il a ensuite contribué à l’organisation de nombreux évènements, comme la Coupe de l’America, les Extreme Sailing Series et des courses océaniques dont la Route du Rhum et la Solitaire du Figaro (directeur de course), la Volvo Ocean Race (team manager). Sa connaissance du monde maritime et son réseau à l’international lui donnent une bonne compréhension du milieu qui nous passionne.
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Sophie Savant-Ros
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Sophie Savant-Ros, architecte de formation et co-fondatrice de METEO CONSULT est entre autres, directrice de l’édition des « Bloc Marine » et du site Figaronautisme.com.
Sophie est passionnée de photographie, elle ne se déplace jamais sans son appareil photo et privilégie les photos de paysages marins. Elle a publié deux ouvrages consacrés à l’Ile de Porquerolles et photographie les côtes pour enrichir les « Guides Escales » de Figaro Nautisme.
Albert Brel
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Albert Brel, parallèlement à une carrière au CNRS, s’est toujours intéressé à l’équipement nautique. Depuis de nombreuses années, il collabore à des revues nautiques européennes dans lesquelles il écrit des articles techniques et rend compte des comparatifs effectués sur les divers équipements. De plus, il est l’auteur de nombreux ouvrages spécialisés qui vont de la cartographie électronique aux bateaux d’occasion et qui décrivent non seulement l’évolution des technologies, mais proposent aussi des solutions pour les mettre en application à bord des bateaux.
Jean-Christophe Guillaumin
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Journaliste, photographe et auteur spécialisé dans le nautisme et l’environnement, Jean-Christophe Guillaumin est passionné de voyages et de bateaux. Il a réussi à faire matcher ses passions en découvrant le monde en bateau et en le faisant découvrir à ses lecteurs. De ses nombreuses navigations il a ramené une certitude : les océans offrent un terrain de jeu fabuleux mais aussi très fragile et aujourd’hui en danger. Fort d’une carrière riche en reportages et articles techniques, il a su se distinguer par sa capacité à vulgariser des sujets complexes tout en offrant une expertise pointue. À travers ses contributions régulières à Figaro Nautisme, il éclaire les plaisanciers, amateurs ou aguerris, sur les dernières tendances, innovations technologiques, et défis liés à la navigation. Que ce soit pour analyser les performances d’un voilier, explorer l’histoire ou décortiquer les subtilités de la course au large, il aborde chaque sujet avec le souci du détail et un regard expert.
Charlotte Lacroix
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Charlotte est une véritable globe-trotteuse ! Très jeune, elle a vécu aux quatre coins du monde et a pris goût à la découverte du monde et à l'évasion. Tantôt à pied, en kayak, en paddle, à voile ou à moteur, elle aime partir à la découverte de paradis méconnus. Elle collabore avec Figaro Nautisme au fil de l'eau et de ses coups de cœur.
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Max est tombé dedans quand il était petit ! Il a beaucoup navigué avec ses parents, aussi bien en voilier qu'en bateau moteur le long des côtes européennes mais pas que ! Avec quelques transatlantiques à son actif, il se passionne pour le monde du nautisme sous toutes ses formes. Il aime analyser le monde qui l'entoure et collabore avec Figaro Nautisme régulièrement.
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Naviguant depuis son plus jeune âge que ce soit en croisière, en course, au large, en régate, des deux côtés de l’Atlantique, en Manche comme en Méditerranée, Denis, quittant la radiologie rochelaise en 2017, a effectué avec sa femme à bord de PretAixte leur 42 pieds une circumnavigation par Panama et Cape Town. Il ne lui déplait pas non plus de naviguer dans le temps avec une prédilection pour la marine d’Empire, celle de Trafalgar …
Michel Ulrich
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Après une carrière internationale d’ingénieur, Michel ULRICH a navigué en plaisance le long de la côte atlantique, et embarqué au long cours sur des navires de la marine marchande, accumulant une large expérience de nombreuses expéditions maritimes. Il est un bénévole engagé à la SNSM (canotier, ancien vice-président de la station de l’Herbaudière) depuis plus de dix ans. Capitaine 200 UMS, il est maintenant auteur et conférencier dans le domaine de l’histoire maritime, lauréat (mention 2024) de l’Académie de Marine, auditeur de l’Académie de Marine, membre associé de la Fédération Maritime (Maison de la Mer à Nantes).
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Titulaire d'un doctorat en Climatologie-Environnement, Cyrille est notre expert METEO CONSULT. Après avoir enseigné la climatologie et la géographie à l'université, il devient l'un des météorologues historiques de La Chaîne Météo en intégrant l'équipe en 2000. Spécialiste de la météo marine, il intervient également en tant qu'expert météo marine pour des courses de renommée mondiale, comme la Route du Rhum, la Solitaire du Figaro, la Transat Paprec...
Irwin Sonigo
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Capitaine 200 et ancien embarqué dans la Marine nationale, Irwin Sonigo a exploré toutes les facettes de la navigation. Des premiers bords sur un cotre aurique de 1932 à la grande plaisance sur la Côte d’Azur, en passant par les catamarans de Polynésie, les voiliers des Antilles ou plusieurs transatlantiques, il a tout expérimenté. Il participe à la construction d’Open 60 en Nouvelle-Zélande et embarque comme boat pilote lors de la 32e America’s Cup. Aujourd’hui, il met cette riche expérience au service de Figaro Nautisme, où il signe des essais et reportages ancrés dans le réel.