Pilote automatique : comment limiter sa consommation électrique ?

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Mark Bernie
Par Mark Bernie

Indispensable en croisière, le pilote automatique est aussi l’un des équipements les plus gourmands en électricité à bord d’un voilier. Selon l’état de la mer, le réglage des voiles ou le type de vérin, sa consommation peut varier du simple au triple, parfois davantage. Une différence considérable sur une traversée de plusieurs semaines ! Pourtant, quelques ajustements permettent de réaliser de belles économies sans sacrifier la sécurité. Explications et conseils pour préserver vos batteries et gagner en autonomie.

Vous naviguez depuis plusieurs jours au large, sous pilote automatique. Le vent est régulier, le bateau avance correctement et tout semble fonctionner normalement. Pourtant, en consultant votre contrôleur de batteries, vous constatez que la consommation électrique est beaucoup plus importante que prévu. Le pilote automatique, qui devait consommer 2 ampères en moyenne, en réclame désormais 5 ou 6 ! À ce rythme, votre autonomie énergétique fond comme neige au soleil et vous risquez de devoir faire tourner le moteur pour recharger vos batteries. Un problème bien connu qui concerne absolument tous les navigateurs. Car contrairement à un réfrigérateur, dont la consommation reste relativement prévisible, le pilote automatique a des besoins électriques qui varient considérablement selon les conditions de navigation. La force du vent, l'état de la mer, l'équilibre du bateau, le réglage des voiles ou encore la technologie du vérin influencent directement la quantité d'énergie nécessaire pour maintenir le cap. Et c'est là que le sujet devient intéressant : un pilote qui consomme beaucoup n'est pas forcément un équipement mal conçu ou vieillissant. Il peut simplement être le révélateur d'un voilier mal équilibré. Autrement dit, avant d'investir dans des panneaux solaires supplémentaires ou un parc de batteries plus important, il peut être judicieux de commencer par régler ses voiles…

Pourquoi le pilote automatique consomme-t-il autant ?

Pour comprendre les différences de consommation, il faut revenir au fonctionnement du pilote. Son rôle est relativement simple : maintenir le bateau sur une trajectoire définie en compensant les écarts provoqués par le vent, les vagues et les mouvements naturels de la coque. Pour cela, un calculateur analyse les informations provenant du compas électronique et, selon les installations, des capteurs de vent et de mouvement. Il commande ensuite un vérin électrique ou une pompe hydraulique qui agit sur le gouvernail. Chaque correction demande de l'énergie. Plus le bateau s'écarte de sa trajectoire, plus le pilote doit intervenir. Et plus les efforts sur le gouvernail sont importants, plus le moteur du système de commande est sollicité. Prenons l'exemple d'un voilier de croisière de 12 mètres, affichant environ 9 tonnes en charge. Par mer relativement calme, avec des voiles bien réglées, son pilote peut consommer entre 1 et 2 ampères en moyenne sous 12 volts. Dans une mer agitée, avec un bateau ardent qui cherche constamment à remonter au vent, cette consommation peut grimper à 4, 5 ou 6 ampères, parfois davantage. Ces chiffres sont bien évidemment des ordres de grandeur illustratifs, les valeurs réelles dépendant fortement de l'installation.

La différence paraît finalement assez faible. Après tout, quelques ampères supplémentaires, est-ce réellement important ? Oui, surtout si vous partez pour plusieurs jours en mer !

À 2 ampères de moyenne, votre pilote consomme 48 ampères-heures (Ah) en 24 heures. À 6 ampères, il en réclame 144. Une différence de 96 Ah par jour, soit environ 1,15 kWh sous 12 volts. Sur une transatlantique de quinze jours, cela représente théoriquement plus de 17 kWh supplémentaires à produire. De quoi bouleverser le bilan énergétique d'un voilier de voyage !

Le bon réglage des voiles : la première source d'économie

On l'oublie parfois, mais un pilote automatique n'est finalement qu'un barreur électronique. Or, lorsqu'un équipier doit constamment lutter contre une barre trop dure, le problème vient souvent de l'équilibre général du bateau. Sur un voilier, l'équilibre entre les forces aérodynamiques exercées sur les voiles et les forces hydrodynamiques de la carène détermine en grande partie les efforts sur le gouvernail. Lorsque cet équilibre est satisfaisant, le bateau conserve assez naturellement sa trajectoire. À l'inverse, lorsque les forces sont déséquilibrées, le pilote doit compenser en permanence. Imaginez un monocoque naviguant au près avec une grand-voile trop puissante. Le bateau gîte fortement et devient ardent, c'est-à-dire qu'il cherche naturellement à remonter au vent. Pour conserver le cap demandé, le pilote maintient un angle de barre important et multiplie éventuellement les corrections. Résultat : la consommation électrique augmente.

En reprenant le réglage de la grand-voile, en aplatissant son profil ou en prenant un ris, il est souvent possible de diminuer sensiblement les efforts sur le gouvernail. Le bateau navigue plus à plat, sa trajectoire devient plus régulière et le pilote travaille moins. Attention toutefois : une légère tendance ardente est généralement souhaitable pour conserver un comportement sain. Il ne s'agit donc pas de rechercher une barre parfaitement neutre à tout prix, mais d'éviter les efforts excessifs. La gîte joue également un rôle important. Sur certains monocoques, quelques degrés supplémentaires suffisent à modifier l'équilibre hydrodynamique et à accroître les efforts sur le safran. C'est pourquoi réduire la toile suffisamment tôt peut présenter un triple avantage : améliorer le confort, préserver la sécurité et économiser l'électricité.

Reste une subtilité : réduire les voiles ne garantit pas systématiquement une baisse de consommation. Un bateau devenu trop lent peut perdre de son efficacité de gouverne et subir davantage les mouvements de la mer. Il faut donc rechercher le meilleur compromis entre vitesse, équilibre et stabilité.

Vérin électrique ou hydraulique : des consommations très différentes

Tous les pilotes automatiques ne fonctionnent pas de la même manière. Et selon la technologie employée, les besoins électriques peuvent varier sensiblement. Sur les petits voiliers équipés d'une barre franche, le pilote à vérin électrique reste une solution relativement simple. Un petit moteur déplace une tige qui pousse ou tire la barre. Sur un bateau léger, correctement équilibré, la consommation moyenne peut rester inférieure à 1 ampère dans des conditions favorables. Mais dès que le vent forcit ou que la mer se forme, le moteur doit travailler plus fréquemment. Sur les voiliers plus importants, les systèmes électromécaniques installés sous le cockpit sont généralement plus puissants. Ils agissent directement sur le secteur de barre et permettent de développer des efforts importants. Leur intérêt réside notamment dans le fait que le moteur ne fonctionne que lorsqu'une correction est nécessaire. Selon la conception du système, certains mécanismes peuvent maintenir la position du gouvernail sans consommation motrice continue. L'embrayage peut toutefois nécessiter une alimentation permanente.

Les installations hydrauliques utilisent une pompe électrique pour déplacer un vérin. Elles sont particulièrement adaptées aux voiliers lourds ou aux bateaux disposant déjà d'une direction hydraulique. Leur principal avantage est leur capacité à développer des efforts importants. En contrepartie, l'intensité absorbée par la pompe peut être élevée lorsqu'elle fonctionne. Faut-il en conclure qu'un pilote hydraulique consomme systématiquement davantage ? Pas nécessairement. Tout dépend du dimensionnement, du rendement et du temps de fonctionnement. Une installation hydraulique correctement adaptée à un voilier lourd peut se révéler plus efficace qu'un vérin électrique trop petit, constamment sollicité à la limite de ses capacités.

Autre élément important : le poids réel du bateau. Un voilier annoncé à 8 tonnes à vide peut dépasser largement ce déplacement une fois chargé pour un grand voyage. Eau, carburant, annexe, matériel de sécurité, nourriture et équipements supplémentaires représentent rapidement plusieurs centaines de kilos. Le pilote doit donc être dimensionné pour le déplacement en charge et les efforts réels sur le gouvernail, pas simplement pour les caractéristiques commerciales du bateau.

La mer : le facteur qui peut faire exploser la consommation

L'équilibre des voiles n'explique pas tout. L'état de la mer joue également un rôle majeur dans le fonctionnement du pilote automatique, parfois davantage que la force du vent. Imaginons deux navigations avec un vent établi à 18 nœuds. Dans le premier cas, vous progressez au travers sur une mer relativement plate, avec une houle longue et régulière. Le bateau conserve naturellement sa trajectoire et le pilote intervient ponctuellement.

Dans le second cas, avec exactement la même force de vent, une mer courte et croisée vient perturber la navigation. À chaque vague, le bateau roule, accélère, ralentit ou change légèrement de direction. Le pilote doit multiplier les corrections pour maintenir le cap. À vent égal, la consommation peut donc être radicalement différente… Le phénomène devient particulièrement sensible au portant. Lorsqu'une vague soulève l'arrière du bateau, celui-ci peut accélérer brutalement et amorcer une embardée. Le pilote doit réagir rapidement pour éviter une modification importante de trajectoire, voire un départ au lof ou un empannage involontaire.

Les pilotes les plus évolués disposent de capteurs gyroscopiques et d'accéléromètres permettant de mieux analyser les mouvements du bateau. Ils peuvent ainsi anticiper certaines réactions et adapter leurs corrections. Mais même les systèmes les plus sophistiqués restent soumis aux lois de la physique : lorsqu'il faut déplacer un gouvernail fortement chargé, cela demande de l'énergie. C'est pourquoi la préparation météorologique joue un rôle important dans la gestion électrique. En consultant les prévisions, il convient de s'intéresser non seulement à la force et à la direction du vent, mais également à la hauteur, à la période et à la direction des vagues. Une mer courte et croisée peut se révéler beaucoup plus exigeante pour le pilote qu'une houle longue, même à hauteur significative équivalente. Et parfois, modifier légèrement son allure permet de retrouver un comportement beaucoup plus stable, avec des corrections moins fréquentes.

Bien régler son pilote pour éviter les corrections inutiles

Les pilotes modernes proposent de nombreux paramètres permettant d'adapter leur comportement : gain de barre, sensibilité, contre-barre, vitesse de réaction ou encore mode économique. Derrière ces termes techniques se cache un potentiel intéressant d'économie électrique. Le principe est simple : plus vous demandez au pilote de maintenir rigoureusement le cap, plus il risque de multiplier les corrections. À l'inverse, en acceptant une certaine tolérance, vous pouvez permettre au bateau de suivre ses mouvements naturels sans déclencher systématiquement le vérin. Sur une mer plate, la différence sera parfois modeste. Dans une mer agitée, elle peut devenir importante.

Attention cependant à ne pas tomber dans l'excès inverse. Un pilote trop peu réactif peut laisser le bateau s'écarter exagérément de sa trajectoire avant d'effectuer une correction importante. Non seulement l'économie recherchée risque de disparaître, mais la sécurité peut également être compromise. La contre-barre mérite aussi une attention particulière. Ce réglage permet au pilote d'anticiper l'arrêt d'une rotation afin d'éviter que le bateau dépasse le cap demandé. Mal paramétrée, elle peut provoquer des oscillations permanentes : le gouvernail travaille alternativement à bâbord et à tribord, tandis que le bateau serpente autour de sa trajectoire. Ce phénomène de pompage augmente la consommation électrique et accélère l'usure mécanique. À l'inverse, un réglage adapté permet de limiter les corrections inutiles.

Le choix entre le mode compas et le mode vent mérite également quelques essais. Sous voiles, le mode vent peut permettre au bateau de conserver un angle cohérent avec le réglage de sa voilure lorsque la direction du vent évolue progressivement. Mais il n'est pas systématiquement plus économique, notamment lorsque les rafales provoquent des variations rapides du vent apparent. Le meilleur mode reste donc celui qui assure une trajectoire sûre et régulière avec un minimum de corrections.

Combien peut-on réellement économiser ?

Pour mesurer concrètement l'influence des conditions de navigation, imaginons un voilier de 12 mètres équipé d'un pilote électromécanique sous 12 volts. Le calculateur et ses capteurs consomment en permanence 0,5 ampère. Lorsque le vérin fonctionne, son moteur absorbe 8 ampères supplémentaires. Par mer calme, avec des voiles équilibrées, le vérin fonctionne pendant 15 % du temps. La consommation moyenne atteint alors 1,7 ampère, soit environ 41 Ah par jour.

Lorsque la mer se forme et que les corrections deviennent plus fréquentes, le vérin fonctionne pendant 35 % du temps. La consommation passe à 3,3 ampères, soit 79 Ah par jour. Enfin, imaginons une mer croisée, des voiles mal équilibrées et un pilote trop réactif. Le vérin travaille désormais pendant 60 % du temps. La consommation grimpe à 5,3 ampères, soit 127 Ah par jour.

Dans cette simulation théorique, le même pilote consomme donc 3,1 fois plus d'électricité dans les conditions les plus défavorables. La différence atteint 86 Ah en seulement 24 heures.

Comment connaître les besoins réels de votre installation ? Le plus efficace consiste à mesurer la consommation moyenne du pilote sur une période d'au moins trente minutes, idéalement une heure, en utilisant un appareil adapté au circuit électrique. Commencez par noter la consommation avec vos réglages habituels. Modifiez ensuite un seul paramètre, comme la tension de la bordure de grand-voile, le gain du pilote ou son mode de fonctionnement. Recommencez les mesures en conservant autant que possible les mêmes conditions de navigation. Si votre consommation passe de 3,8 à 2,7 ampères, vous réalisez une économie de près de 29 %, soit 26,4 Ah par jour. Une différence loin d'être négligeable ! Il faudra toutefois répéter l'expérience pour vérifier que le gain provient réellement du réglage et non d'une évolution de la mer ou du vent…

Et si le problème venait de la mécanique ?

Un pilote particulièrement gourmand peut également révéler un défaut mécanique. Un secteur de barre qui force, des drosses trop tendues, des roulements de safran usés ou un vérin mal aligné augmentent les efforts nécessaires pour déplacer le gouvernail. Sur les systèmes hydrauliques, une fuite interne, la présence d'air dans le circuit ou une pompe fatiguée peuvent également dégrader le rendement. Un contrôle régulier de la direction et des fixations du pilote est donc indispensable, particulièrement avant une longue traversée. Si vous constatez une augmentation inhabituelle de la consommation, accompagnée de bruits suspects, d'échauffements ou de corrections difficiles, il est préférable de rechercher l'origine du problème plutôt que de simplement augmenter la capacité de production électrique.

L'autonomie électrique, mais surtout la sécurité !

Sur une longue traversée, le pilote automatique n'est pas seulement un équipement de confort. Pour un équipage réduit, il devient rapidement indispensable. Une consommation excessive peut donc avoir des conséquences bien plus importantes que quelques heures de moteur supplémentaires pour recharger les batteries. Reprenons notre exemple : avec un pilote consommant 127 Ah par jour, auxquels s'ajoutent 100 Ah pour le réfrigérateur, les instruments, les communications et les autres équipements, les besoins quotidiens atteignent 227 Ah. Si les moyens de production ne fournissent que 150 Ah, le déficit s'élève à 77 Ah toutes les 24 heures. En trois jours, plus de 230 Ah devront être puisés dans les batteries. Une situation potentiellement problématique si les conditions météorologiques limitent la production solaire… 

Économiser 50 Ah par jour sur le pilote représente environ 600 Wh sous 12 volts. Sur quinze jours de traversée, cela correspond à 9 kWh d'énergie qui n'auront pas besoin d'être produits. Il ne faut cependant jamais sacrifier la sécurité pour économiser quelques ampères. Dans une mer difficile, un pilote trop peu réactif peut devenir dangereux. Et pour les longues navigations, disposer d'une solution de secours reste une précaution essentielle : second pilote indépendant, régulateur d'allure lorsque le bateau s'y prête ou possibilité de barrer manuellement.

Finalement, la consommation du pilote automatique illustre parfaitement une réalité parfois oubliée : l'autonomie énergétique d'un voilier ne dépend pas uniquement de ses panneaux solaires, de son hydrogénérateur ou de la capacité de ses batteries. Elle dépend aussi de la manière dont on navigue…

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Nathalie Moreau
Nathalie Moreau
Nathalie Moreau
Nathalie Moreau est l’atout voyage et évasion de l’équipe, elle est passionnée de croisières et de destinations nautiques. En charge du planning rédactionnel du site figaronautisme.com et des réseaux sociaux, Nathalie suit de très près l’actualité et rédige chaque jour des news et des articles pour nous dépayser et nous faire rêver aux quatre coins du monde. Avide de découvertes, vous la croiserez sur tous les salons nautiques et de voyages en quête de nouveaux sujets.
Gilles Chiorri
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Associant une formation d’officier C1 de la marine marchande et un MBA d’HEC, Gilles Chiorri a sillonné tous les océans lors de nombreuses courses au large ou records, dont une victoire à la Mini Transat, détenteur du Trophée Jules Verne en 2002 à bord d’Orange, et une 2ème place à La Solitaire du Figaro la même année. Il a ensuite contribué à l’organisation de nombreux évènements, comme la Coupe de l’America, les Extreme Sailing Series et des courses océaniques dont la Route du Rhum et la Solitaire du Figaro (directeur de course), la Volvo Ocean Race (team manager). Sa connaissance du monde maritime et son réseau à l’international lui donnent une bonne compréhension du milieu qui nous passionne.
Il collabore avec les équipes de METEO CONSULT et Figaro Nautisme depuis plus de 20 ans.
Sophie Savant-Ros
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Sophie Savant-Ros, architecte de formation et co-fondatrice de METEO CONSULT est entre autres, directrice de l’édition des « Bloc Marine » et du site Figaronautisme.com.
Sophie est passionnée de photographie, elle ne se déplace jamais sans son appareil photo et privilégie les photos de paysages marins. Elle a publié deux ouvrages consacrés à l’Ile de Porquerolles et photographie les côtes pour enrichir les « Guides Escales » de Figaro Nautisme.
Albert Brel
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Albert Brel, parallèlement à une carrière au CNRS, s’est toujours intéressé à l’équipement nautique. Depuis de nombreuses années, il collabore à des revues nautiques européennes dans lesquelles il écrit des articles techniques et rend compte des comparatifs effectués sur les divers équipements. De plus, il est l’auteur de nombreux ouvrages spécialisés qui vont de la cartographie électronique aux bateaux d’occasion et qui décrivent non seulement l’évolution des technologies, mais proposent aussi des solutions pour les mettre en application à bord des bateaux.
Jean-Christophe Guillaumin
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Journaliste, photographe et auteur spécialisé dans le nautisme et l’environnement, Jean-Christophe Guillaumin est passionné de voyages et de bateaux. Il a réussi à faire matcher ses passions en découvrant le monde en bateau et en le faisant découvrir à ses lecteurs. De ses nombreuses navigations il a ramené une certitude : les océans offrent un terrain de jeu fabuleux mais aussi très fragile et aujourd’hui en danger. Fort d’une carrière riche en reportages et articles techniques, il a su se distinguer par sa capacité à vulgariser des sujets complexes tout en offrant une expertise pointue. À travers ses contributions régulières à Figaro Nautisme, il éclaire les plaisanciers, amateurs ou aguerris, sur les dernières tendances, innovations technologiques, et défis liés à la navigation. Que ce soit pour analyser les performances d’un voilier, explorer l’histoire ou décortiquer les subtilités de la course au large, il aborde chaque sujet avec le souci du détail et un regard expert.
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Charlotte est une véritable globe-trotteuse ! Très jeune, elle a vécu aux quatre coins du monde et a pris goût à la découverte du monde et à l'évasion. Tantôt à pied, en kayak, en paddle, à voile ou à moteur, elle aime partir à la découverte de paradis méconnus. Elle collabore avec Figaro Nautisme au fil de l'eau et de ses coups de cœur.
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Max est tombé dedans quand il était petit ! Il a beaucoup navigué avec ses parents, aussi bien en voilier qu'en bateau moteur le long des côtes européennes mais pas que ! Avec quelques transatlantiques à son actif, il se passionne pour le monde du nautisme sous toutes ses formes. Il aime analyser le monde qui l'entoure et collabore avec Figaro Nautisme régulièrement.
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Naviguant depuis son plus jeune âge que ce soit en croisière, en course, au large, en régate, des deux côtés de l’Atlantique, en Manche comme en Méditerranée, Denis, quittant la radiologie rochelaise en 2017, a effectué avec sa femme à bord de PretAixte leur 42 pieds une circumnavigation par Panama et Cape Town. Il ne lui déplait pas non plus de naviguer dans le temps avec une prédilection pour la marine d’Empire, celle de Trafalgar …
Michel Ulrich
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Après une carrière internationale d’ingénieur, Michel ULRICH a navigué en plaisance le long de la côte atlantique, et embarqué au long cours sur des navires de la marine marchande, accumulant une large expérience de nombreuses expéditions maritimes. Il est un bénévole engagé à la SNSM (canotier, ancien vice-président de la station de l’Herbaudière) depuis plus de dix ans. Capitaine 200 UMS, il est maintenant auteur et conférencier dans le domaine de l’histoire maritime, lauréat (mention 2024) de l’Académie de Marine, auditeur de l’Académie de Marine, membre associé de la Fédération Maritime (Maison de la Mer à Nantes).
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Titulaire d'un doctorat en Climatologie-Environnement, Cyrille est notre expert METEO CONSULT. Après avoir enseigné la climatologie et la géographie à l'université, il devient l'un des météorologues historiques de La Chaîne Météo en intégrant l'équipe en 2000. Spécialiste de la météo marine, il intervient également en tant qu'expert météo marine pour des courses de renommée mondiale, comme la Route du Rhum, la Solitaire du Figaro, la Transat Paprec...
Irwin Sonigo
Irwin Sonigo
Irwin Sonigo
Capitaine 200 et ancien embarqué dans la Marine nationale, Irwin Sonigo a exploré toutes les facettes de la navigation. Des premiers bords sur un cotre aurique de 1932 à la grande plaisance sur la Côte d’Azur, en passant par les catamarans de Polynésie, les voiliers des Antilles ou plusieurs transatlantiques, il a tout expérimenté. Il participe à la construction d’Open 60 en Nouvelle-Zélande et embarque comme boat pilote lors de la 32e America’s Cup. Aujourd’hui, il met cette riche expérience au service de Figaro Nautisme, où il signe des essais et reportages ancrés dans le réel.