Route du Rhum – Destination Guadeloupe : Violette Dorange passe à l’offensive
Violette Dorange n’a rien perdu de ce qui a séduit le public lors du dernier Vendée Globe : ce sourire spontané, cette énergie communicative et cette capacité à raconter simplement ce qu’elle vit en mer. Deux ans après son tour du monde, la skippeuse a pourtant changé de dimension. Il lui a d’abord fallu apprivoiser une popularité nouvelle, jusqu’à s’accorder une vraie coupure l’été suivant pour souffler et se retrouver. Mais c’est surtout sur le plan sportif que la transformation est la plus nette.
En rejoignant Initiatives-Cœur et en prenant les commandes d’un IMOCA à foils, Violette Dorange a franchi un nouveau cap. Pour sa première saison en solitaire à bord de ce bateau, elle affiche déjà une progression remarquable : 6e de la Transat Café L’Or l’an dernier, elle a décroché deux podiums cette année, sur la 1000 Race puis sur la Vendée Arctique, à chaque fois à la 3e place. Sur cette dernière épreuve, elle s’est même invitée dans la lutte pour la victoire. De quoi aborder sa première Route du Rhum – Destination Guadeloupe avec des ambitions bien différentes de celles de la simple découverte.
" Oui, même si tout est toujours en train d’évoluer. J’ai l’impression que tout s’équilibre bien entre les entraînements, d’une part, les obligations envers mes sponsors et le reste. C’est un peu plus facile parce que je suis vraiment très bien entourée. Et j’ai hâte que ça continue comme ça !
" Oui, j’étais à fond dans ma recherche de sponsors, je cherchais des contacts pour agrandir mon réseau et tout me semblait lointain et compliqué… Mais j’avais apprécié de vivre l’événement de l’autre côté et de longer les pontons. La Route du Rhum, c’est un concentré d’histoires mythiques qu’on m’a racontées : Mike Birch, Florence Arthaud, Laurent Bourgnon…
" Oui, c’est ma première Route du Rhum ! C’est un nouveau parcours, de nouveaux concurrents, une nouvelle disposition de départ… Je sais que tout l’événement s’annonce particulièrement intense ! Concrètement, je n’ai jamais pris un départ avec autant de bateaux sur la ligne ! Je vais aussi découvrir la ville de Saint-Malo, que je connais peu. Ce qui est intéressant sportivement, c’est que la route est directe, il n’y a pas de points de passage et on peut avoir une route plus ou moins au nord… En tout cas, j’ai hâte d’y être !
" C’est une année importante pour moi puisque c’est celle de la prise en main, en solitaire, d’un bateau à foils. Il y a une réelle différence entre les bateaux à dérives et les bateaux à foils. C’est la même catégorie, mais on change tout : la façon de naviguer, la vitesse du bateau, la taille de l’équipe, le niveau de préparation aussi… Mais je savais que le bateau était capable de terminer sur le podium…
" J’étais plutôt fière de moi à l’issue des deux courses (3e de la 1000 Race et de la Vendée Arctique). Ce qui est intéressant surtout, c’est le fait d’avoir fait très peu d’erreurs, d’avoir réussi à bien anticiper les manœuvres et de n’avoir quasiment rien cassé à bord. Mais c’est une réussite collective, je le dois vraiment à toute l’équipe !
" L’an dernier, j’avais vraiment l’impression que le bateau était très exigeant. C’était parfois dur de prendre du plaisir à naviguer. Mais plus on navigue, moins c’est impressionnant, moins la peur est présente et, progressivement, on accepte davantage. Surtout, ça permet de prendre plus de plaisir. C’est agréable de pouvoir maîtriser ces bateaux incroyables !
" C’est encore un peu tôt pour se prononcer, mais c’est indéniable que la technologie avance vite et que ça créer des écarts de vitesse difficiles à combler. Là où j’ai tout à jouer, c’est sur l’endurance, la manière de naviguer, la stratégie météo… J’ai la chance d’avoir un bateau très fiable et ça rebat les cartes.
" C’est une année importante pour moi puisque c’est celle de la prise en main, en solitaire, d’un bateau à foils. Il y a une réelle différence entre les bateaux à dérives et les bateaux à foils. C’est la même catégorie, mais on change tout : la façon de naviguer, la vitesse du bateau, la taille de l’équipe, le niveau de préparation aussi… Mais je savais que le bateau était capable de terminer sur le podium…
" J’étais plutôt fière de moi à l’issue des deux courses (3e de la 1000 Race et de la Vendée Arctique). Ce qui est intéressant surtout, c’est le fait d’avoir fait très peu d’erreurs, d’avoir réussi à bien anticiper les manœuvres et de n’avoir quasiment rien cassé à bord. Mais c’est une réussite collective, je le dois vraiment à toute l’équipe ! "
Retrouvez toute l’actualité de la Route du Rhum – Destination Guadeloupe dans notre dossier spécial, et suivez les conditions météo tout au long de la course sur METEO CONSULT Marine.